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Sur les motivations des électeurs du Front National

L'article suivant est une réponse à une question posée sur Quora, qui portait sur les motivations des gens qui soutiennent le FN.

Je préfère dire ce qu’il me semble avoir compris des motivations générales des gens qui votent FN (ou autre parti nationaliste en Europe : UKIP, AfD, PvV…).

1) la motivation fondamentale de ces électeurs est la volonté de réduire l’immigration. C’est ce qui ressort généralement des sondages. D’où l’idée absurde que les électeurs FN “se tromperaient de colère”. Par rapport à ce qu’ils veulent, les électeurs frontistes font un vote parfaitement logique (et ils n’ont pas d’autres choix).

 

2) le vote FN (ou autres nationalistes en Europe) n’est que partiellement associé aux problèmes de chômage, crise, etc… Un exemple : l’Espagne, qui a vu le chômage remonter à plus de 20% au début des années 2010, n’a pas vu un parti nationaliste émerger depuis des décennies. De même, en Grèce, Aube Dorée, qui a tant fait jaser, n’a pas dépassé 10% des voix nationalement. Pour l’Espagne, l’explication usuelle est que le passé franquiste inhiberait le retour de la droite nationaliste. Explication très peu satisfaisante selon moi : l’Allemagne a un passé beaucoup plus lourd, et a néanmoins vu une forme de nationalisme - très différente de l’hitlérisme - fulgurer avec l’AfD. 

La véritable raison est que l’Espagne : 1) se vit psychologiquement toujours comme un pays d’émigration, alors qu’elle est en réalité devenue un pays d’immigration; 2) les 5 millions d’immigrés vivant en Espagne sont souvent latino-américains (un tiers) ou européens (un autre tiers). Bref, ce sont souvent des gens proches, ethniquement, des Espagnols : de type européen (les latinoaméricains qui émigrent sont souvent des Blancs), de tradition chrétienne, et s’hispanisant (linguistiquement) rapidement (ou étant déjà hispanophones de naissance). Seuls 20% des immigrés en Espagne viennent de pays musulmans (il y a 2–3% de musulmans dans ce pays, contre 7.5% en France en 2010 selon le Pew Research Center, et un point de plus sans doute aujourd’hui en France). La Grèce, si elle est un lieu de passage pour les “migrants”, n’est pas un pays où ils s’installent. A l’inverse, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France connaissent de forts mouvements d’immigration extra-européenne (du sous-continent indien, d’Afrique noire, des Caraïbes, du Maghreb, du Machrek), amenant avec eux des religions très différentes du christianisme européen (un peu l’hindouisme au Royaume-Uni, mais surtout l’Islam dans plusieurs pays). De toute évidence, c’est le changement (ressenti ou réel) de composition ethnique des pays européens qui explique l’émergence des partis anti-immigration, et pas ou peu le chômage ou la pauvreté - auquel cas il devrait sans doute déjà y avoir une “extrême-droite” (terme très flou, que je n’emploie pas d’habitude) au pouvoir à Madrid ou Athènes.

 

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Helmut Kohl, premier chancelier du nouvel empire allemand

 

Comme Bismarck en 1898, Kohl meurt à l'apogée de la puissance allemande.

Bismarck

 

L'ancien chancelier allemand (1982-1998) Helmut Kohl (1930-2017) est et sera célébré dans les jours qui viennent par tous - enfin dans la politique européenne.

Il faut rappeler ces quelques points :

- Kohl fut le "chancelier de la réunification", réunification qui aurait dû avoir lieu d'une façon ou d'une autre après la chute du Mur...mais une autre façon n'aurait pas forcément été pire. Il est de bon ton de pointer l'écart économique abyssal entre RDA et RFA, en termes de revenus ou de productivité...En oubliant souvent de préciser de quelle année on parle. Car, entre 1989 et 1991, la RDA va connaître une chute de 35% de son produit intérieur brut, soit une récession supérieure à celle enregistrée dans les pays d'Europe centrale (Pologne, République Tchèque...). L'une des raisons majeures fut le choix d'établir une parité entre les marks ouest- et est-allemands.

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10 thèses de l'entre-deux-tours - ou pourquoi le FN a intérêt à perdre l'élection

Courbes 2nd tour opinionway 1

 

Les jeux semblent faits. Mais la défaite de Marine Le Pen, si elle reste dans ces ordres de grandeurs, ne sera pas forcément une mauvaise chose pour elle et son parti.

 

Malgré le mépris que m'inspirent le personnage politique d’Emmanuel Macron, son programme ou ce qui en tient lieu, je voudrais, juste avant le débat du 3 mai 2017, égréner quelques thèses, dont les premières disent que, rationnellement, dans l’intérêt de la France, il vaut mieux que le Front National ne gagne pas l’élection du 7 mai prochain. L’hypothèse n’est pas risquée de toute façon, les sondages de la candidate stagnant autour de 40% d’intentions de vote depuis quelques jours.

Foin d’ « antifascisme » et de « bête immonde » ici. La campagne de « re-diabolisation » du Front National qu’Emmanuel Macron essaie de nous infliger depuis le 24 avril me sort par les yeux, surtout lorsqu’il s’est abaissé à manipuler des morts français, ceux d’Oradour-sur-Glane, pour en faire un argument électoral contre d’autres Français.

Mais il y a des raisons, objectives ou très probables pour les motifs que je vais donner, qui font que la victoire du Front National n’est pas dans l’intérêt du pays…ni du parti lui-même, de sa présidente, et même des souverainistes en général. Du moins pas en 2017, dans l'état actuel du FN et de la France. En fait, je pense même que les seules personnes qui auraient vraiment intérêt à souhaiter une telle (et très improbable) victoire devraient être les anti-lepénistes radicaux, qui auraient tout à parier que cette première victoire du FN serait sa dernière.


Voici pourquoi.

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Les cadavres dans le placard

Ou : des mauvaises raisons de voter contre Le Pen.

Cadavre dans le placard

 

Depuis dimanche dernier, on voit fleurir les prises de positions pour Emmanuel Macron, pour Marine Le Pen (nettement moins, disons-le), voire pour l’abstention.

C’est tout à fait normal en démocratie, mais ça ne justifie pas tous les arguments.

Pour la deuxième fois en 15 ans, le Front National est au second tour de l’élection présidentielle. Et inévitablement, on récolte, de la part de ceux qui n’ont pas voté Macron au premier tour, mais qui veulent quand même voter « contre Le Pen » au second, les habituels « rappels historiques sur ce qu’est le Front National ».

A savoir que ce parti a été, incontestablement, fondé par d’anciens collaborateurs vichystes, voire des ultra-collabos qui ont participé à la Légion des Volontaires Français (LVF) ou la Division SS Charlemagne, mais aussi des anciens de l’OAS, etc…

Et il s’en suivrait que « au nom des heures les plus sombres de notre histoire », il faut voter contre Le Pen.

Que l’on s’entende bien : il y a plusieurs motivations qui rendent tout à fait compréhensible la décision de ne pas voter Le Pen ou de préférer son adversaire.

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Pavé de campagne

Evolution des intentions de vote a l election presidentielle 2017

 

Dans ce texte bien trop long pour être lu, je vais essayer de faire un tour de vue du spectacle offert par les Présidentielles à quelques jours du scrutin.

Sommaire (comme mes propos) :

Contexte international

Contexte économique européen et français

Contexte social français

Contexte politique

Contexte identitaire

Présentation des différentes candidatures

Les trotskystes : Arthaud et Poutou

Les « dissidents » inclassables : Asselineau et Cheminade

Les dissidents de droite : Dupont-Aignan et Lassalle

Le syndicat de faillite du PS : Hamon

Les candidats « de gouvernement » : Macron et Fillon

Les postures de défense : Mélenchon et Le Pen

Conclusion

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Pourquoi François Fillon a raison de se maintenir dans la présidentielle

François Fillon a raison.

Pas sur son programme, bien sûr.
Et pas sur ce qu'il a fait concernant sa famille et ses enveloppes de parlementaire, pendant plus de trente ans.

Mais sur le maintien de sa candidature.

Pourquoi ?

- parce que toute autre solution aurait été politiquement plus désastreuse encore en termes d'image, image qui, contrairement à ce que certains semblent penser, ne se résume pas à votre casier judiciaire. Choisir un autre candidat que Fillon obligerait à prendre l'une des deux options : 1) un-e candidat-e vaincu-e à la primaire reviendrait à dire aux millions de sympathisants de droite qui ont voté à la primaire qu'ils n'auraient pas le projet politique, économique, social, international, sociétal etc... pour lequel ils se sont clairement prononcés. Et donc, on leur envoie le message que : le projet politique ne compte pas, seul le casier judiciaire compte.

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La guerre pour le sens de l'existence (4)

(lire la partie précédente)

 

Partie 4 : notre monde a besoin de frontières

 

Pour conclure ces longs développements, je ne vais pas rappeler qu'il faut combattre l'Etat Islamique ou autres banalités, pas plus que je ne prétendrai avoir de solutions définitives pour y parvenir.

 

Mais comme idée générale pour maintenir la paix entre des peuples différents inquiets de leurs postérité, voyons la seule solution qui s’offre : le rétablissement des frontières. La principale alternative serait de croire qu’une « conscience morale » se « mondialiserait », et que, par les progrès de la communication et de l’éducation, les rivalités entre nations, communautés religieuses, ethnies… se dissoudraient par la simple intelligence, et que l’Humanité dans son ensemble communierait finalement, par delà ses différences, autour des seuls vrais problèmes : la lutte contre la destruction de l’environement, la grande pauvreté, la maladie et la violence.

 

Problème : ce rêve passe au-dessus de cette réalité que nous avons exposée tout au long de ce texte, qui est que la plupart des individus cherchent la perpétuation de leur groupe, culturellement et généalogiquement. Et que la tension qui se crée entre deux groupes qui se font concurrence par le nombre ou par les idées et croyances est un problème dont la résolution n’a rien à voir avec le niveau d’intelligence et d’éducation des populations concernées. Si vous prenez un peuple dont le QI moyen serait de 140, et que vous l’informez que leurs descendants seront de toute façon submergés par ceux d’un autre peuple, vous aurez une radicalisation pouvant aller jusqu’à la violence la plus extrême. Le XXème siècle a enterré l’idée que la culture empêchait des hommes de sombrer dans la barbarie.

 

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La guerre pour le sens de l'existence (3)

(lire la partie précédente)

Abudhabimosque

Partie 3 : dans le camp d’en face, la lutte est aussi existentielle

 

Tout comme le vote nationaliste, le fondamentalisme islamique est aussi analysé trop facilement par la pauvreté et les inégalités au sein du monde musulman, voire des pays occidentaux où une communauté musulmane conséquente est présente. Alors que de nombreux militants de l’Islam politique, radical, voire terroriste, n’ont aucun problème de subsistance, et parfois même sont issus de classes aisées des pays arabes, à commencer par un des plus célèbres, Oussama Ben Laden. Des études ont montré que certaines catégories professionnelles, telles que les ingénieurs, avaient plus facilement tendance à s’engager dans la voie du terrorisme que d’autres, et que les raisons étaient plus intellectuelles que sociales.

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La guerre pour le sens de l'existence (2)

(lire la partie précédente)

Bouclier ct america

Partie 2 : Trump, Brexit, Le Pen, AfD : de quoi sont-ils les noms ?

 

Réduits au larmoiement sur ces millions d’électeurs qui « sortent du cercle de la Raison », nos plumitifs et autres encombrants des ondes et des réseaux nous parlent du « repli sur soi », des « peurs identitaires », ou, quand leurs capacités conceptuelles sont encore plus basses, de la montée du « populisme ». « Populisme » étant, dans les années 2010, le successeur de ce que fut « communautarisme » dans les années 2000, à savoir un terme flou servant d’épouvantail, qu’il y ait un début de pertinence dans la critique des faits mis derrière ce terme, ou non.

 

Bien qu’ils tombent dans le moralisme et le psychologisme de bas étage, les larmoyants n’ont pas tout faux. Qu’il y ait un mouvement de défense identitaire à l’œuvre chez un nombre croissant de peuples – les Allemands s’y sont ajoutés depuis 2013 et la création d’Alternativ fur Deutschland (AfD) -, c’est un fait. Mais sa motivation profonde échappe à la raison médiatique, qui n’y voit que peur et autres sentiments déplorables. Et ce à cause des limitations du logiciel dominant dans la caste médiatique.

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La guerre pour le sens de l'existence (1)

Ceci est le début d'un article assez long, rédigé en décembre 2016 et censé faire le bilan de cette année 2016, et du tournant "populiste", "réactionnaire" que la scène politique internationale semble prendre depuis 24 mois.

Counterstrike

Partie 1 : le mythe de l’ère de la « post-vérité »

 

La victoire du Brexit et de Donald Trump (au collège électoral américain) ont lancé, chez les journalistes et la sphère médiatique, qui s’étaient majoritairement (mais pas unanimement) rangés dans le camp du Remain lors du référendum britannique, et presque entièrement contre Donald J. Trump aux USA, le thème de « l’ère de la post-vérité ». Les deux succès s’expliqueraient par la montée des peurs et des passions irrationnelles, qui auraient rendu une fraction considérable de l’électorat insensible aux faits et à la raison. Faits et raison qui, faut-il le comprendre, auraient massivement penché contre le Brexit et contre Trump.

 

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Donald Trump, un candidat républicain normal

Resultats par comte us 2017

Addendum : cet article a été écrit peu après l'élection, plusieurs semaines avant que le dépouillement des bulletins ait été terminé. Je ne savais pas, à ce moment-là, que Hillary Clinton aurait 2.8 millions de voix d'avance sur Trump au final, ce qui ne changea rien aux nombres de Grands Electeurs, électeurs qui désignèrent bel et bien Donald J. Trump comme nouveau président le 19 décembre 2016. Le bémol que l'on pourrait mettre à l'une des affirmations de l'article, est que Clinton, en nombre absolu, n'a pas eu vraiment moins de voix en 2016 (65 millions) qu'Obama en 2012 (le même chiffre, quasiment). Mais la population américaine inscrite a nettement augmenté en 4 ans, et en proportion des suffrages exprimés, la sénatrice de New York a bien perdu trois points en 2016 par rapport au président sortant en 2012 (48% contre 51%). Tandis que Trump, loin de progresser, et encore moins de faire un "raz-de-marée" comme cela est souligné par cet article, a fait un score moins élevé que Mitt Romney (46% contre 47%), mais gagna là où il le fallait, dans les "états-clés", à population blanche et ouvrière. Les conclusions de cet article, sur la relativité du succès républicain et la tendance démographique favorable aux démocrates, sont donc préservées.

La victoire de Donald J. Trump (en nombre de grands électeurs, mais pas de voix) dans l’élection du 8 novembre 2016 a généré deux récits dominants. Le premier est celui de ses adversaires : le candidat Trump, raciste, misogyne, islamophobe, démagogue, aurait gagné en rassemblant les hommes blancs frustrés, incultes, haineux, repliés sur eux-mêmes et aigris. Aucune femme, aucun hispanique disposant d’un peu de conscience n’aurait pu voter pour lui. Et il en aurait été de même pour toute personne ayant un peu d’éducation.

Le second est celui de ses partisans : l’entrepreneur Trump aurait défié les politiciens professionnels, d’abord ceux de son parti, puis ceux du parti démocrate, en prenant la défense des oubliés de la mondialisation, des gens modestes, des ouvriers menacés par la concurrence étrangère, et aurait ainsi vaincu un parti démocrate arrogant et coupé de la population.

Tout n’est pas faux dans ces deux récits. Mais les sondages à la sortie des urnes (“exit polls”) publiés par le New York Times, et permettant la comparaison rétrospective jusqu’à 1972, montrent autre chose. Ce qui frappe dans la répartition du vote Trump entre les différents segments démographiques, c’est... sa grande normalité par rapport aux scores des autres candidats républicains depuis Reagan.

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Le Royaume-Uni est le premier pays à quitter l'Union Européenne

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D'abord, félicitations aux 17 millions d'électeurs britanniques qui ont voté "Leave". Aucune aigreur pour les 16 millions d'autres qui ont cru bien faire en votant "Remain".

Quelques observations et réflexions en vrac sur le Brexit :

- oui, en soi, ça ne changera rien au quotidien des Britanniques dans les deux ans à venir. Mais cela écarte pour très longtemps la possibilité d'une entrée du R-U dans l'Euro (la monnaie) et permettra de changer la politique migratoire britannique;

- pour rappel, le R-U est le pays d'Europe de l'Ouest qui, sur le long terme (en excluant l'année 2015) reçoit le plus d'immigrants par an (500 000, moitié UE et moitié hors UE);

- oui, le vote "Leave" avait majoritairement des motivations "de droite" : réduire l'immigration, reprendre le contrôle des frontières;

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2015, l'année de sang (2)

Suite de l'article de la veille

Secours migrants

Avril

                Vagues de sang

Environ un million de personnes ont tenté de franchir la Méditerranée soit illégalement, soit en tant que réfugiés (déposant donc des demandes d’asile) au cours de l’année 2015, se dirigeant principalement vers l’Europe du Nord et du Nord-Ouest. Trois mille périrent en mer, sans compter certains disparus dans des naufrages éventuels, dont on n’aurait nul témoin, mais probables. Le mois d’avril, avec plus de mille morts, fut le plus meurtrier.

Ce phénomène a d’abord un nom : celui des « migrants ». Cette appellation amalgame (ce qui est autorisé, ce coup-ci, faut-il croire) la grande majorité des migrants qui arrivent en Europe de façon totalement légale, au moins lors de leur arrivée, tant que leurs titres de séjour sont valables, et une minorité qui arrive sans titres. Minorité qui, certes, devient de plus en plus importante en cette année. Mais une minorité qui ne peut s’approprier le titre de « migrants ». En réalité, le seul nom valable pour désigner ce phénomène et les populations franchissant les frontières sans que les lois puissent les arrêter, même le temps d'étudier leurs demandes d'asile, serait celui de "migrants illégaux". 

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2015, l'année de sang (1)

              Video attentat charlie hebdo

                2012, 2013 et 2014 avaient été des années de stagnation. Des pays s’enfonçaient dans la guerre civile (Syrie, Libye). Les Etats d’Europe s’acharnaient à courir pour ne pas régresser (ce qui se produit quand même, de la Grèce au Portugal). La Chine ralentit, les Etats-Unis ne créent plus la dynamique que l’on attend d’eux.

                2015 fut une autre affaire. Les deux séries d’attentats commis en France signent un air du temps plus qu’ils n’ouvrent une guerre qui existait déjà, entre la France, engagée aux côtés des Etats-Unis en Iraq contre l’Etat Islamique, depuis 2014.

                2015 fut une année de sangs. Une année de tensions, qui ont toutes les raisons d’aller croissantes.

                Ici, une petite revue en deux courts articles, dont voici le premier.

Janvier

Mahomet prélève l’impôt du sang

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Définir le racisme, une fois pour toutes

Antiracisme

La prochaine fois que vous aurez l’impression que l’on parle de « RACISME » pour un oui ou un non, …partagez ce statut.

Demandez à la personne qui parle de racisme quelle définition elle donne à ce mot.

Et donnez-lui cette définition rigoureuse :


« Le racisme est une idéologie visant à hiérarchiser les populations humaines divisées en races, c’est-à-dire à différencier leurs droits individuels en fonction de critères liés à la naissance et à la généalogie, comme l’apparence anatomique, le lieu de naissance, ou celui des ancêtres, et sans justification valable telle que la sécurité ou le bon fonctionnement d'une communauté politique. »

CE QUI VEUT DIRE :

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Impasse Asselineau ?

Alors que l'UPR vient d'avoir une nouvelle désillusion lors de la législative partielle du Doubs, je publie ce texte écrit il y a un peu plus d'un mois, en forme de commentaire sur un parti où je n'ai pas renouvelé ma cotisation depuis 2012.

Le passage de François Asselineau à "On n'est pas couché", en septembre 2014. Un moment qu'on aimerait oublier...mais fort instructif.

L’UPR est une histoire de gens plutôt courageux. Avoir créé, avec cinquante personnes, un mouvement se donnant pour but ni plus ni moins que faire sortir la France de l’Union Européenne, et forcer la main à une entreprise soutenue par plusieurs dizaines de gouvernements en Europe depuis trente ans, et une soixantaine si l’on remonte au traité de Rome de 1957, est toute une aventure. Une odyssée qui a le mérite d’avoir un objectif identifiable, pas éthéré comme les rêves de révolutions de l’extrême-gauche actuelle, dont on ne sait même pas quel est le projet économique, puisque, selon nos alternatifs de gauche, tout serait à remettre en cause : le travail, la nation, les rapports entre individus dans tous les aspects possibles (nationaux, genrés, culturels…). C’est sans doute cette différence, entre ceux qui ont un objectif simple (mais pas simpliste) à comprendre et ceux qui veulent tout changer, qui explique une partie de la haine que des gens d’extrême-gauche portent au mouvement de François Asselineau.

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Commentaire de "Soumission" de Michel Houellebecq

Par Pablito Waal
 

Soumission 2

Attention, on s’poile. Et non, je ne ferai pas d’article sur tout ce que je lis.

Initialement, je ne voulais pas lire le « phénomène » qu’est le dernier Houellebecq. Je l’ai fait…dans un mélange du contexte des attentats des 7 et 9 janvier, ou de la mauvaise publicité (donc publicité quand même) faite sur ce livre, et sur l’avis d’un ami qui l’a lu en me disant que, non, ce livre n’est pas « islamophobe » (ce n’est pourtant pas un caractère qui me ferait fuir).

Je précise que j’avais déjà lu deux œuvres du même auteur : « Extension du domaine de la lutte » (EDDDLL) et « La possibilité d’une île » (LPDUI). Je me suis même tapé le film de 2007 tiré du second titre (et mon avis sur ce film est : que dire qu’il n’y a rien dedans serait insulter le Rien ; par contre, il y a Arielle Dombasle qui y joue, ce qui n’est généralement pas bon signe).

Après avoir refermé « Soumission », j’ai donc quelques remarques à faire, que je vais organiser point par point, pour éviter d’être trop décousu, sans pour autant avoir à structurer toute une dissertation que ce livre, sans être mauvais, ne mérite pas. S’il y a un risque  que ce commentaire soit décousu, c’est avant tout parce qu’il est difficile de savoir si Houellebecq a voulu pratiquer la psychologie inversée dans son histoire (susciter chez ses lecteurs un comportement inverse de celui de ses personnages)…ou s’il s’agit d’une histoire et d’idées à prendre au premier degré.

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Je suivais Charlie - par l'Arsin

Par l'Arsin

Je ne suis pas manipulable corrige 

Article écrit le 7 janvier 2015, entre 20 et 23 heures.

 AVERTISSEMENT : cet article, peut-être publié trop tôt, ne doit pas être mal interprété. Les lecteurs peuvent comprendre que pour moi, la meilleure façon de saluer Charlie Hebdo est de dire ce que ce journal a représenté pour moi. Je ne suis pas doué pour les tirades lyriques sur les grandes valeurs, ni les appels à lutter contre un adversaire qui n'est toujours pas sérieusement identifié à l'heure où je mets en ligne cet article. Parfois, les défauts comme les qualités des disparus nous manquent.

Et sinon, essayez d'imaginer comment Charlie Hebdo aurait commenté le même événement survenu dans un autre journal, et vous comprendrez.

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A propos de la géographie européenne selon Emmanuel Todd

Une version corrigée de la carte d'Emmanuel Todd présentée dans un précédent article :

Commentaire de Nationaliste Jacobin :

Loin de moi l'idée de nier l'hégémonie allemande en Europe, très néfaste pour nos intérêts nationaux. Mais je dois dire qu'en tant qu'historien-géographe amateur de géopolitique, les propos de Todd me laissent très sceptiques. Quand on lit attentivement, on s'aperçoit que ça ne repose pas sur grand-chose: des belles formules, des intuitions intéressantes sans doute, mais beaucoup d'approximations. Notamment Todd historien, j'ai beaucoup de mal à y croire...

Un exemple, je crois, est très significatif: ces cartes de l' "Empire allemand" comme celle présentée ci-dessus, je n'ai pas trouvé précisément quels critères ont été utilisés pour les réaliser. Quels facteurs ont été précisément listés et mesurés? La dépendance commerciale? L'alignement politique? Dans quels domaines? Bref, tout cela n'est pas très sérieux, et je ne pense pas que ce type de "grand entretien" fourre-tout, qui mélange beaucoup de choses, donne l'illusion du savoir sans guère aligner de faits crédibles, soit au final très efficace. Vouloir donner une "autre vision" de l'UE ou de l'Europe (ce n'est d'ailleurs pas très clair: quid de la Norvège, par exemple? Le Monténégro, lui, a simplement disparu, réannexé par la Serbie...), c'est très bien, j'approuve, mais Todd ne peut pas colorier, comme ça, une carte de l'Europe en utilisant son pifomètre et ses opinions du moment.

Commentaire / réponse de Pablito Waal:

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L'ARSIN en pause

Pause

A partir d'aujourd'hui, le rythme des publications sur ce site va drastiquement diminuer. Cela fait maintenant trois ans quasiment jour pour jour que l'Arsin.fr publie presque quotidiennement des articles.

Le fait est que le projet initial de créer une communauté de blogueurs n'a pas pris, même si cela était déjà dit depuis longtemps (début 2013 déjà, le constat était fait). La régularité de mes propres publications a également grandement diminué, la cause réelle étant tout simplement la perte de motivation. Je cherche actuellement d'autres moyens de relancer mon activité de diffusion d'idées politiques.

En attendant, la plupart des sites partenaires de l'Arsin.fr sont encore actifs (mais pas tous), sans compter d'autres sites intéressants comme celui d'Olivier Berruyer (qui s'est cependant à mon goût trop départi de son "métier" principal, à savoir les analyses de l'économie à base statistique), le site de l'Espoir, ou encore de Laurent Pinsolle (qui a pris ses distances avec l'appareil de Debout La République).

Merci à ceux qui ont régulièrement lu ce site.

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