2012, année de la lose - DLR, seuls contre tous?

  • Par arsin
  • Le 05/01/2013

Suite du précédent ...passage en revue des parcours incertains de l'année passée :

http://photo.europe1.fr/infos/nicolas-dupont-aignan-baillon-assemblee-nationale/16399907-1-fre-FR/Nicolas-Dupont-Aignan-baillon-Assemblee-nationale_scalewidth_630.jpg

DLR : Comment qualifier la performance de l’ex-branche de l’UMP, indépendante depuis 2007 ? En tout cas, mieux que celle de Chevènement. Faire près de 2% (1.5% des inscrits) avec un parti qui n’existait pas lors de la précédente présidentielle, sans grande promotion des médias (ou alors défavorable), c’est loin d’être déméritant. L’origine politique de Nicolas Dupont-Aignan le coupait d’un électorat de gauche, tandis que celui de droite se répartissait entre Le Pen et le « vote utile » sarkozyste. DLR a des bases réelles pour se lancer aux européennes de 2014… Tout comme l’UPR, avec laquelle une union semble impossible, tant pour des raisons de personnalités entre Asselineau et Dupont-Aignan, que pour des positions de fond comme la sortie de l’Union Européenne en tant qu’impératif absolu, la sortie totale de l’euro ou le passage à la monnaie commune…

L’un des faits marquants de cette campagne, concernant DLR, et que les militants de l’UPR n’auront pas manqué de repérer, est l’absence de la sortie de l’euro sur la profession de foi du député-maire de Yerres avant le premier tour. Quelques conclusions : même quand on a un leader politique diplômé, proche depuis longtemps des hautes sphères politiques, ancien membre d’un parti de pouvoir où ses motions pouvaient obtenir jusqu’à 19% des voix, avec une expérience politique de terrain…et bien il est extrêmement difficile de faire des voix au niveau national. Et surtout sur la base de sujets jusque-là boudés ou de facto censurés. La sortie de l’euro en fait partie, au point que même ceux qui veulent ouvrir le sujet finissent par prendre peur, qu’ils soient promis à faire 2% (comme Dupont-Aignan) ou 20% (comme Le Pen). Plus généralement, pour ceux qui n’auraient pas suivi nos articles du printemps, 2012 a confirmé l’inertie politique des français : la gauche radicale, la droite nationaliste, la sociale-démocratie et la droite « classique » (ni vraiment gaulliste ni très libérale…) restent dans les clous de leurs scores habituels. Le seul grand perdant de cette édition fut le centre, en recul au profit de Hollande et Sarkozy (on aurait pu ajouter les écologistes, si l’on oubliait que la présidentielle ne leur a jamais permis de dépasser les 6%...).

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