2012, année de la lose - le Front de Gauche manque son envol

  • Par arsin
  • Le 02/01/2013
  • Commentaires (2)

Suite de l'article précédent, passage en revue des plantages de l'année passée...

http://www.lepoint.fr/images/2011/01/07/234000-128103-jpg_123080_434x276.jpg

Le Front de Gauche : son seul acquis fut d’unir, peut-être temporairement, les partis de la « gauche de la gauche », et réussir ce qui fut manqué en 2006-2007 avec le « rassemblement antilibéral ». C’est bien le seul acquis. Car le score global de la « gauche radicale » (en rassemblant PCF, PG, NPA, LO, PT..) est bel et bien stable, certes au-dessus du nadir de 2007, échéance exceptionnelle car ladite gauche radicale avait tout réuni contre elle (désunion extrême, peur d’un nouveau 21 avril, dynamique autour de Royal, « vote utile »), mais pas supérieur aux scores de 1995 et 2002. Les comparaisons par rapport au 1.93% de Buffet en 2007 sont totalement biaisées, puisque c’est bien dans la même famille politique que Mélenchon est allé chercher ses nouveaux électeurs. Notre partenaire Descartes avait pointé les faiblesses du programme «L’Humain d’Abord », plus un « catalogue de mesures » qu’une véritable vue d’ensemble et systémique d’une politique pour la France.

La méthode employée par Jean-Luc Mélenchon, frisant sans cesse avec la rhétorique de guerre civile, et le refus de jeter des ponts avec des pensées autres que celles des électeurs traditionnels du Front de Gauche, n’ont pas été des stratégies payantes, tant au niveau national qu’à Hénin-Beaumont. Il n’en reste pas moins que Mélenchon est incontestablement l’un des meilleurs tribuns que la France ait connu, avec de réelles qualités pédagogiques…pour peu qu’on ne fouille pas trop dans le contenu de son discours. Et justement, on a la preuve que cela ne suffit pas. Un très bon pédagogue, seul, ne suffit pas, même quand la coalition politique qui le suit a indéniablement bien travaillé sa communication, et que les sondages montrent une dynamique positive. Le score moyen du 22 avril et le recul très net des législatives (alors que le PCF y faisait de meilleurs scores qu’aux présidentielles, en 2002 comme en 2007) en attestent. Le problème, que les frondegôchistes ne sont pas forcément prêts à admettre, réside probablement plus dans le positionnement politique et la programmatique de fond. Or, si c’est difficile à admettre, c’est justement parce qu’un parti est fait pour verrouiller des idées

Humain programme échec défaite Beaumont Hénin présidentielle gauche Front PG PCF Mélenchon

Commentaires (2)

1. alain21 04/01/2013

Le dévissage de Mélenchon date du discours du Prado à Marseille .

Et de cette phrase "Il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères"

http://bit.ly/ULd6id.

Cette phrase n'est simplement pas compréhensible pour pas mal de concitoyens qui trouvent majoritairement qu'il y a trop d'immigrés , qu'il y a un problème avec l'Islam, trop d'assistanat

http://www.lepoint.fr/politique/les-francais-preoccupes-par-l-assistanat-et-par-l-islam-11-11-2012-1527641_20.php

La classe ouvrière qui devrait constituer le socle électoral de Mélenchon s'est détourné en partie car elle n'est pas fondamentalement différente du reste de la population et en tout cas , pas plus internationaliste.

2. Kamo 05/01/2013

Très juste, c'est bien à partir de ce moment que Mélenchon a chuté dans les sondages, je l'avais constaté aussi.

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