220ème anniversaire de la Première République

  • Par arsin
  • Le 23/09/2012
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Par Voltaire République  et Darthé-Payan le Jacobin , sur leur sites

http://voltaire.republique.over-blog.com 

http://darthe-payan-lejacobin.over-blog.com 

Ce 220ème anniversaire eut lieu Vendredi dernier. Darthé-Payan publia à l'occasion cet article, avec l'annonce d'un rassemblement  et d'un colloque .


Voltaire République nous gratifie d'un article plus axé sur l'actualité immédiate :

La République, ou ce qu'il en reste, devrait aujourd'hui commémorer ses 220 ans dans la liesse et une Marseillaise enthousiaste, entonnée par un peuple souverain. Mais que reste-t-il effectivement de la République ?

Commençons par le principe de base, comme l'a dit Jean-Pierre Chevènement le 16 septembre 2012. La République a pour fondement la souveraineté populaire : chaque citoyen est une parcelle du souverain.

 

François Hollande fédéraliste a succédé à un fédéraliste, Nicolas Sarkozy. Il s'apprête sans vergogne à fouler aux pieds ce qui fait l'essence même de la République: la parole au peuple. Certes, nous pouvons admettre, et nous l'admettons, la représentation nationale. Mais à partir du moment où la Constitution, notre texte fondamental, s'en trouve modifiée, seul le peuple, par voix référendaire doit se prononcer. Ce principe sera "guillotiné" lors de l'adoption du énième traité par un Parlement qui ne représente même plus le peuple.

La énième solution finale mise en place par l'union européenne pour sauver on ne sait même plus quoi, à part un système autocratique et qui devrait guérir les lépreux par attouchement, cette gouvernance anti-démocratique, à la limite de la dictature, voire dans celle-ci quand la troïka décide en lieu et place des gouvernements, ne fait que prolonger dans l'agonie la grande malade sous perfusion.

 

Notre pays va mal. Les Français, n'en déplaise à quelques gauchistes en mal de peuple ne sont pas des fascistes, ils sont tout simplement malheureux. Le malheur vient de ce manque de cohésion nationale, de ce grand dessein qui depuis les Lumières transcendent notre identité. La Révolution française a créé la Nation, elle a engendré la République toujours inachevée et permis aux générations, souvent dans le sang, d'éclairer le Monde à partir d'une idée à la fois rousseauiste et voltairienne; ainsi a été élaborée la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

 

Qu'en est-il en 2012? Nous pourrions nous étaler sur moult exemples. Un seul devrait suffire. Il concerne le berceau de la Révolution française. A Vizille, les islamistes imposent l'effacement de la marque Zeussur les maillots de sports sous prétexte de blasphème au prophète. Comme si nous n'étions pas, en France, République démocratique, laïque et sociale. Nous ouvrons une parenthèse à propos de l'affaire Charlie hebdo. Nous nous refusons de nous prononcer sur le contenu de l'hebdomadaire, considérant que chacun d'entre-nous est libre d'acheter ou de ne pas acheter le journal. En revanche, voltairiens nous sommes et nous nous prononçons pour la liberté absolue de conscience, de pensée et nonobstant celle de la presse, dans le cadre des lois de la République, n'en déplaise aux agités du goupillon, aux barbus, aux kippah et à nos faux bonzes amis. Si Charlie hebdo est susceptible d'être condamné c'est bien par la justice. Maintenant, on peut se demander si nous sommes dans le bon moment pour cette publication et d'évoquer la religion musulmane. Mais on peut se demander quand est le bon moment pour parler de l'islam!

 

Les inégalités sociales renforcent la dislocation de notre société. Ce n'est pas le changement de président qui nous rassure bien au contraire. A l'aune des mesures déjà prises, on voit se profiler le paté de cheval et d'alouette social, à proportion d'un cheval pour une alouette. Un smic augmenté de 2% en juillet, avec un à valoir de 1,40% sur janvier prochain, un maintien des taux d'imposition qui entraine ipso- facto une augmentation de ceux-ci, d'un côté et, de l'autre côté, une mesure symbolique de taxation à 75% dont sont déjà exonérés footballeurs et autres saltimbanques.

 

Pour répondre à l'attente du peuple, les partis institutionalisés ne sont pas à la hauteur, quelle que soit, leur place sur l'échiquier, leur taille ou leur ancienneté. Certains comme DLR font partis, à peine nés, des futurs ralliés au Front national qui attend toujours, tel un rentier cacochyme, le versement des dividendes dans la haine investie.

Pour reprendre les écrits à la source même, nous citons les paroles d'un militant issu des rangs de DLR, Jean-Bastien Urfels.

 

"Dans son discours prononcé lors des universités d’été de Debout la République, Nicolas Dupont Aignan1 a lancé un appel à rassembler tous les patriotes, MAIS sur [...] une ligne républicaine irréprochable. Cet appel, annoncé par une série de déclarations dans les médias, s’est accompagné d’une proposition de dialogue avec le Front National à condition que ce dernier coupe le cordon avec l’obsession identitaire.

Malgré toutes les nuances apportées et les précautions oratoires prises par Nicolas Dupont Aignan, cette nouvelle orientation donnée à Debout la République constitue une erreur stratégique doublée d’une faute politique. Soyons lucides : le projet d’une alliance autour de Nicolas Dupont Aignan allant de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, en passant par Arnaud Montebourg est, au mieux, le signe d’une inquiétante naïveté de la part du leader gaulliste, au pire, un artifice malencontreux visant à masquer un ralliement pur et simple au seul FN."

 

Nous invitons nos lecteurs à lire l'article en sa totalité sur le blog de Jean-Bastien Urfels.


Nous pensons cependant qu'il manque un troisème volet qui en fait est le volet fondamenatl dans cette analyse: celui de de l'égalité républicaine.

Nous défions madame Le Pen, héritière en droite ligne d'une pensée et oeuvre pétainistes, de ses faire-valoir, d'en faire un cheval de bataille et proposons de plancher sur ce sujet Nicolas Dupont Aignan ainsi que tous les muscadins et dandys de la droite extrême de donner une réponse à ce sujet.Nous invitons ceux qui pensent que l'Histoire a une fin à s'y repencher, notamment ceux qui en sont privés depuis longtemps dans la jeunesse de notre pays.

 

La République ne va pas sans l’Egalité. Non pas une égalité niveleuse, mais une égalité des chances à laquelle il lui incombe d’œuvrer constamment. Là est d’ailleurs un des fondements les plus sûrs de sa légitimité. Pour faire reculer le Front National, il faut en priorité faire reculer le chômage. Joindre l’action à la parole2.

 

En ce qui nous concerne, nous continuons à penser que l'avenir de notre pays, celui de l'Europe et du Monde ne se retrouveront pas dans les idées des partis politiques, puisqu'idées il n'y a plus.

 

A la veille de la Révolution française, les partis n'existaient pas. En revanche, les idées foisonnaient dans les clubs et salons. Il en va de même aujourd'hui dans les associations et clubs de pensées; nous le constatons au quotidien, ne serait-ce que par notre existence même, notre essence. La chape de plomb qui est mise sur la démocratie par les systèmes en place, FMI, au niveau mondial, UE, Troïka au niveau européen, umpsfn en France, ne fait que confirmer notre théorie.

Mais un jour prochain il sortira de nos poitrines:

 

"Aux armes Citoyens..."


1 Ce n'est pas la 1ère fois. Déjà dans Valeurs actuelles. Puis sur Radio courtoisie et le Journal du dimanche :


2 Jean-Pierre Chevènement.

France révolution république roi Louis exécution Robespierre histoire nation liberté monarchie

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