Agir face à l’interminable agonie des institutions - par l'Association pour une Constituante

  • Par arsin
  • Le 16/11/2013
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Par l'Association pour une Constituante, sur son site

Extrait à noter : "Il serait bon, aussi, de ne pas appeler au respect des principes républicains uniquement face à d’odieuses attaques racistes. "

http://www.francetvinfo.fr/image/74w3rqvro-4688/908/510/2862090.jpg

Perturbations du 11 novembre 2013. Sous la Troisième République, le Président de la République servait à honorer les cérémonies de sa présence. Sous la Cinquième République mourrante, il ne semble même plus admis à ce rôle.

« L’Europe se refondera en tirant pragmatiquement les leçons de la crise. La crise a poussé les chefs d’Etat et de gouvernement à assumer des responsabilités croissantes, parce qu’au fond, eux seuls disposaient de la légitimité démocratique qui leur permettait de décider », déclarait Nicolas Sarkozy le 1er décembre 2011. Le lendemain, Vincent Peillon, membre de l’équipe de campagne de François Hollande, s’interrogeait sur Canal + sur la « légitimité » de Nicolas Sarkozy pour, à six mois de l’élection présidentielle, engager la France dans la renégociation d’un traité européen qui peut être « du chaos rajouté au chaos  ». Il ajoutait que « L’opposition a dit très nettement, par la voix de François Hollande qui a rencontré les présidents du conseil et de la commission cette semaine : nous ne voulons pas de traité  ». Passons sur le fait que ce traité, dit TSCG, a été, immédiatement après l’élection présidentielle, validé par François Hollande. Remarquons surtout comment la question de la légitimité est au cœur des débats.

Déjà, lors de la tourmente provoquée par la réforme des retraites, c’était le porte-parole du PS, Benoit Hamon, qui déclarait, le mardi 6 juillet 2010 : « Je répète en plus que M. Woerth est en charge d’une réforme qui relève de l’intérêt général -la réforme des retraites- et qu’aujourd’hui, il n’est plus capable, ni en situation, ni légitime pour pouvoir continuer à mener cette mission  ». Il ne s’agit pas de répondre à la rue qui, comme l’exprimait élégamment Jean-Pierre Raffarin, n’a pas à gouverner, mais de contester la légitimité de ceux qui mettent en œuvre les réformes.

Enfin, le mardi 12 novembre 2012, au lendemain des incidents du 11 novembre, Jean-Marc Ayrault s’affrontait à Christian Jacob, chef de file UMP à l’Assemblée nationale, en l’accusant de « contester la légitimité  » de l’élection de François Hollande. Il allait même plus loin en affirmant : « Vous êtes en train de faire croire qu’il y a une crise institutionnelle. Mais de quoi parlez-vous ? Remettez-vous en cause la légitimité de l’élection présidentielle au suffrage universel  ? »

Cette abondance de commentaires et d’interrogations sur la légitimité n’est pas un hasard. Les membres de l’opposition, quelle qu’elle soit, utilisent le désamour des citoyens pour les dirigeants politiques, cherchant tout simplement à prendre leur place. On est entre gens du monde, non ? Mais la crise est aujourd’hui plus profonde. Elle est celle-là même du système politique national autant qu’européen.

Lire la suite sur le site de l'Association pour une Constituante

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