#RoundOne : Fight - par Polemika

  • Par arsin
  • Le 11/08/2013
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Par Polemika

Commentaire de Pablito Waal : j'appuie globalement l'article de Florian N'Doye paru sur son blog Polemika, mais aussi sur le site du Cercle des Volontaires. En revanche, je note que ce ne sont pas seulement les manquements dudit journaliste à l'éthique professionnelle qui sont pointés par ses détracteurs, mais son supposé communautarisme. Et je m'interroge toujours sur la soi-disant légitimité qu'aurait Alain Soral pour exiger d'être invité sur le petit écran, en tant qu'écrivain ou autre chose. S'il militait pour que l'ensemble des grands médias ouvrent davantage leurs portes à des auteurs peu connus, quelque soit le mode de désignation de ces auteurs (pétition, libre antenne...), ça pourrait s'étudier, mais là il s'agit d'égo.

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Si vous avez manqué le début du feuilleton : le 21 Novembre 2012 Alain Soral réagissait, avec la diplomatie qu'on lui connaît, aux propos du journaliste Frédéric Haziza - qui avait déclaré qu'il refusait d'inviter ce dernier en souvenir de son grand-père mort à Auschwitz. En réponse à cette vidéo et aux commentaires qui, il faut bien le reconnaître, n'ont pas pris pour cible la qualité de rendement du journaliste, Mr Haziza a porté plainte contre Alain Soral et son association Egalité&Réconciliation. Le "battle" reprendra de plus belle avec le tweet de dessous, puis montera crescendo après la mise en circulation sur Internet d'une interview de Serge Ayoub par Dieudonné.

Le vingt-et-unième siècle sera le siècle de la spiritualité qu'il disait, l'autre. Aïe, ça part mal. Parce qu'au travers de ce genre de polémiques à la mors-moi-le-noeud c'est l'esprit critique que l'on assassine.

Naturellement, le Camp du Bien se place derrière Frédéric Haziza aussitôt désigné comme la figure du Résistant face à la Menace Fasciste. De SOS Racisme à l'UMP des Tweets n'ont pas cessé de tarir d'éloge un homme dont la posture a fait l'objet d'une pétition appelant à son limogeage. Son auteur a beau avoir écrit un communiqué selon lequel il stipulait n'avoir aucun lien particulier avec le désormais ex-leader des JNR et de Troisième Voie (qui devra trouver une combine pour hurler ses discours martiaux teintés de nationalisme bas du front), ou de ne pas viser les origines ethniques de Frédéric Haziza, les mass me(r)dias extrairont le mot "tribalisme" pour déformer le sens même de la pétition.

 

"Pour son incompétence, son tribalisme, sa partialité, sa totale agressivité et ses multiples provocations contre ceux qui ne sont pas d’accord avec lui sur le plateau de son émission sur LCP ainsi que sur Twitter, nous demandons l’exclusion de Monsieur Haziza de la chaîne LCP pour fautes professionnelles"

 

Le blogueur Serge Uleski fera lui aussi les frais d'une attaque ad hominem du journaliste Frédéric Haziza.

 

 

Ce que l'on pourrait reprocher à ceux qui attaquent Frédéric Haziza c'est de ne se focaliser que sur son cas. Il n'est pas le Grand Représentant d'une petite caste de journalistes narcissiques et réfractaires à toute forme de critique. L'abrasif Jean-Louis Bourdin qui ne laisse jamais son invité s'exprimer, l'horripilante Ruth Elkrief qui se permet de ricaner au nez des petits candidats mais qui ne contredit jamais ceux des grands partis, Jean-Michel Apathie qui préfère cent fois défendre un politicien que ses homologues risquant leurs peaux, l'hautaine Audrey Pulvar qui finit par nous faire entendre qu'elle revendique un féminisme de lycéenne, ou cerise sur le gâteau les critères de sélections que préconise Patrick Cohen. Effectivement cette caste-là a confisqué la parole aux citoyens, et si elle invoque la liberté d'expression dès lors qu'elle est attaquée il s'agit de sa liberté d'expression... pas celle des autres. En d'autres termes, c'est un privilège. Eux auraient le droit de déterminer ce qui est bon ou pas pour nos oreilles.

On dévie nettement de la fonction du journaliste : informer, relater, débattre.

Le cas Haziza est un problème éthique parmi tant d'autres (hommes politiques interviewés par leurs maîtresses, partis pris, censures, coups bas, consommations de stupéfiants, défense des intérêts de grands groupes financiers, créations de versions officielles, propagandes, extractions de propos hors des contextes dans lesquels ils ont été formulés, nivellement par le bas via le traitement sensationnel des données).  Si on se met à la place d'un spectateur lambda qui cale son écran plasma sur une chaine publique, autrement dit payée par ses impôts (ou bien via la TVA perçue sur ses achats si'l est question d'une personne au chômage), imaginons que cette chaine soit en plus celle du Parlement (soit celle d'une institution républicaine, qui doit donc porter le message selon lequel la République ne fait pas de distinction entre citoyens), et que ce spectateur tombe sur un journaliste à l'attitude quasi-inquisitoire et partiale. Le spectateur est tout à fait dans son droit de  remettre en question la qualité de rendement dudit journaliste. Naturellement, ce spectateur se moque totalement des origines ou de l'orientation sexuelle du journaliste, ce qu'il veut ce sont des informations car il a payé pour les avoir : non seulement il a déboursé des centaines d'euros pour un appareil électrique, mais aussi des sommes astronomiques pour s'offrir le réseau d'un fournisseur d'accès ou voire même de l'électricité à l'intérieur d'un domicile acquis pour un bras.

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