Pourquoi il faut écouter Jean Louis Bourlanges - par Descartes

  • Par arsin
  • Le 21/05/2014
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Par Descartes sur son blog

http://www.cambadelis.net/wp-content/uploads/JL-Bourlanges.jpgLe Sphinx européïste. Il connaît la réalité, sait qu'elle n'est pas favorable à son camp, mais continuera à vous poser des énigmes retorses. Parce que c'est fun.

Cela vous étonnera peut-être, mais j’aime bien Jean-Luis Bourlanges. Il est pour moi l’un des rares eurolâtres à avoir conservé un minimum de rationalité dans sa vision du monde. Pour un Jean Arthuis, un François Hollande ou un Daniel Cohn-Bendit, l’Europe est une sorte Dieu chrétien de substitution. Comme Dieu, les voies de l’Europe sont impénétrables et même lorsqu’elle nous semble fonctionner de manière absurde ou conduire des politiques aberrantes, elle travaille en fait pour nous sans que nous nous en apercevions. Certes, reconnaissent-ils, l’Europe « ne fait pas ce qu’elle devrait », elle « ne répond pas à nos attentes ». Mais s’il en est ainsi, ce n’est pas à l’Europe qu’il faut s’en prendre, pauvres mortels que nous sommes, mais à nos propres pêchés et à ceux de nos gouvernants. Bourlanges partage avec eux un idéal fédéraliste, mais cet idéal ne l’empêche pas de voir les limites du réel, et surtout de le dire haut et fort, au risque de désespérer Billancourt. Ce qui fait que la lecture de ses écrits n’est jamais une perte de temps.

J’ai fait la connaissance de Jean-Louis Bourlanges à une conférence qu’il avait donné au Parlement européen de Strasbourg en 2001 à des étudiants d’une célèbre école française d’administration. La France passait alors par une crise d’eurolâtrie aiguë, avec l’arrivée de l’Euro fiduciaire prévue pour le premier janvier 2002. Je m’attendais donc, de la part d’un fédéraliste avoué et député européen, devant un auditoire de jeunes futurs fonctionnaires a qui on bourrait le crâne sur le thème « l’Europe est votre avenir » de surcroît, à une conférence de la plus grande eurobéatitude. J’avais tort. Le message de Bourlanges était au contraire d’un grand pessimisme. Pour lui, l’Union européenne avait bien marché tant qu’elle était resté une union économique, un ensemble de nations coopérant entre elles. Mais en touchant aux instruments de la souveraineté sans être véritablement une nation, les institutions européennes avaient commis une sérieuse erreur. Et l’élargissement continu ne faisait qu’aggraver les choses. Il a conclu sa conférence sur un avertissement : l’arrivée de l’Euro risquait de marquer le zénith de la construction européenne et le début d’une longue période de paralysie et de délitement.

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