Autour de l'autodéfense - par Descartes

  • Par arsin
  • Le 29/09/2013
  • Commentaires (0)

Par Descartes, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : presque entièrement d'accord avec cet article, hormis le fait que, dans le monde réel, le monopole étatique de la force n'existe pas. Le simple fait que des personnes privées puissent avoir recours à la légitime défense, voire (et c'est ce qui semble concerner l'affaire du bijoutier de Nice) tuer des gens manifestement dangereux (pour rappel, oui, des braqueurs qui débarquent chez quelqu'un avec des fusils à pompe sont dangereux - et des braqués périssent parfois) tout en suscitant la compréhension de la collectivité l'illustre. L'Etat, en réalité, dispose de la plus grande force au sein de la Nation, pas du monopole.

http://www.francetvinfo.fr/image/74w0k9cq6-8c6b/908/510/2560869.jpg

Ads not by this site

Un fantasme parcours la France, et ce fantasme est celui de l’autodéfense. Ces dernières semaines, plusieurs faits divers ont mis cette notion à la une. Il y eut ce retraité, assassiné alors qu’il cherchait à empêcher la fuite de deux braqueurs. Il y eut ce bijoutier qui, après avoir été frappé et pillé, tire sur ses agresseurs en fuite et atteint mortellement l’un d’entre eux. La couverture médiatique dont ces faits ont bénéficié, la réaction populaire, et surtout la gêne perceptible dans les réactions de la classe politique en général et du camp progressiste en particulier montre que ces faits méritent qu’on s’y arrête.

Ces faits ne sont que la partie émergée d’un très gros iceberg, celui de « l’insécurité ». Un homme politique aujourd’hui injustement oublié a dit que la sécurité était la première des libertés. Il n’avait pas tort. Historiquement, la motivation première dans la constitution des sociétés humaines a toujours été la sécurité. Les hommes se sont regroupés parce qu’ils ont compris qu’ensemble on est plus forts. Plus forts pour se protéger des éléments en construisant des abris. Plus forts pour se protéger des prédateurs – animaux mais aussi humains. Plus forts pour se protéger des aléas de la chasse ou des cultures en partageant les fruits.

En France, on lit beaucoup trop Jean- et trop peu Thomas Hobbes. Ce philosophe est d’ailleurs quasi inconnu dans le débat . Pourtant, ce contemporain de René Descartes – avec qui il eut des rapports conflictuels à propos du sens du « cogito » - reste l’un des premiers philosophes politiques qui cherchèrent à fonder les institutions politiques sur une conception rationnelle qui laisse de côté la théologie ou la tradition. Hobbes rejette le postulat aristotélicien selon lequel l’homme serait naturellement un « animal politique ». Pour lui, si l’homme se regroupe pour constituer des sociétés ce n’est pas parce qu’il suit « nature », mais par crainte et par intérêt. L’état de nature, conçu plus comme un état théorique d’un homme sans société que comme une réalité historique, serait celui « où règne la guerre de tous contre tous, condamnés à solitaire, pauvre, désagréable, brutale et brève ». C’est donc la crainte de la mort et de la brutalité et la recherche d’une plus grande richesse qui pousse les hommes à se réunir et à conclure entre eux un contrat réglant et les devoirs de chacun en société.

Lire la suite sur le blog de Descartes

bijoutier Nice violence braquage autodéfense meurtre France Hobbes Rousseau societé force loi Etat

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

RETOUR A L'ACCUEIL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site