Avanti poppulisti d'Italia - par les Volontaires, J.Sapir et C.Gave

  • Par arsin
  • Le 21/03/2013
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Sur les élections italiennes - par Jacques Sapir

Beppe Grillo, le comique-politique qui ne fait pas rire les mondialistes - par le Cercle des Volontaires

A Rome, les urnes, par la grâce de Jupiter, réssuscitent le socialisme national italien - par le Cercle des Volontaires

[Reprise] Elections Italiennes ou quand les Oints du Seigneur ramassent un raclée, par Charles Gave - par Olivier Berruyer

[Commentaire de Pablito Waal : le texte de Charles Gave, s'il est intéressant et correct dans son analyse de l'euro, n'en démarre pas moins sur des propos hallucinés. Quand Gave, au passage lui-même brillant entrepreneur, écrit : "C’est dans cette catégorie que l’on peut ranger les « entrepreneurs », et c’est d’eux et d’eux seuls que dépend la croissance économique puisqu’ils sont responsables de la « destruction créatrice » de ce cher Schumpeter sans laquelle aucune croissance n’a jamais eu lieu, nulle part"...doit-on déduire (ce qui est logique si l'on parle français) du "c'est d'eux seuls que dépend la croissance", que la performance de l'économie est totalement indifférente à celle des salariés? Que le fait que les ingénieurs, les cadres et commerciaux salariés augmentent leur productivité et la qualité de leur travail (ce qui dépend d'eux-mêmes, pas que de leur employeur) ne change rien à la valeur ajoutée nationale? Une fois de plus, un libéral, par son culte des ubermenschen entrepreneurs, insulte pas moins de 90% de la population. Après, il ne faudra pas s'étonner que les libéraux, les vrais de vrais (les libéraux pour qui l'UMP ou Obama sont socialistes) ne gagnent pas les élections... Et en plus d'insulter la majorité des gens, les propos de Gave reviennent à supposer que les économies planifiées comme l'URSS n'auraient jamais connu de croissance économique...Ce qui est faux, faut-il le préciser. Tout comme il faut préciser que la référence à la "destruction créatrice" de Schumpeter est l'occasion d'un beau sophisme : comme les entrepreneurs jouent un rôle indispensable dans la croissance, Gave en déduit que seuls eux comptent. Un peu comme si je disais que mon coeur était le seul organe important de mon corps puisqu'il est vital.

Plus loin, on lit la traditionnelle rengaine libérale sur l'Etat qui "échoue (comme toujours quand l’Etat se mêle de quelque chose en dehors des domaines Régaliens)". Ah oui. Alors l'Etat (le "socialisme" en langage libéral) échoue partout et tout le temps, mais les "socialistes" (au sens gavien) restent partout et l'essentiel du temps au pouvoir. Au bout d'un moment, il faut qu'un libéral se pose des questions, ou admette qu'il est un idéologue.]

Sur les élections italiennes - par Jacques Sapir
Par Jacques Sapir, sur son blog
http://russeurope.hypotheses.org/
 
Les résultats des élections italiennes à peine connus, les commentaires allaient bon train. Le gouvernement français s’est empressé, lui aussi, de faire un communiqué pour minimiser l’importance de ces résultats. Il eût mieux valu qu’il s’affronte directement à la réalité, ne serait-ce que pour en tirer les leçons. Mais on préfère s’enfermer dans une attitude de déni, cette fois avec l’appui d’une partie de la presse française. Que n’avait-on chanté les louanges du dirigeant du Parti Démocrate, Luigi Bersani ou du technocrate tourné politicien Mario Monti. Il suffisait pourtant de sortir de la bulle parisienne, de regarder la presse italienne, britannique ou américaine pour avoir une petite idée de ce qui allait se passer. Mais il est dit qu’il n’y a pas de réalité en dehors de ce que certains cénacles veulent bien dire… Alors, regardons un peu ces élections, et leurs résultats, et cherchons à en extraire les points importants. 
Le premier point qui émerge de ces résultats est à l’évidence l’ampleur du désaveu des politiques inspirées par Bruxelles et Berlin, mais aussi, il faut s’en souvenir, par Paris. Les partis défendant ces politiques n’ont représenté que 40% des électeurs (le PD de gauche de Bersani 29,5% et l’alliance du centre-droit de Mario Monti 10,5%). Les partis refusant ces politiques, et refusant en réalité la logique de l’Euro, ont remporté plus de 54% des suffrages (le PDL de Silvio Berlusconi 29% et le M5S de Beppe Grillo 25,4%). On ne saurait imaginer plus cinglant démenti apporté à ceux qui présentaient le gouvernement Monti comme un « sauveur » de l’Italie. La multiplication d’impôts, souvent vécus comme injustes, les coupes sauvages dans le budget dont ont été victimes les hôpitaux, les écoles, mais aussi le système de retraite, les retards scandaleux de paiements de la part l’État, expliquent largement cette situation. La presse française peut gloser sur la « machine » Berlusconi, elle ne saurait éternellement cacher le fait que si un homme politique chassé sous les huées revient quasiment en triomphateur, c’est bien parce qu’il y a un rejet massif de la politique mise en place par ses successeurs. De plus, ce discours convenu ne saurait expliquer le succès du Mouvement 5 Étoiles (M5S) de Beppe Grillo. 
Ceci conduit alors au deuxième point important : l’erreur manifeste des sondeurs et des estimations de « sortie des urnes ». Deux partis ont été les « victimes » de ces erreurs, le PD, crédité de plus de 33% et se situant finalement à 29,5% (environ 4 points d’écart) et l’alliance de centre droit de Mario Monti crédité par les estimations de 12% et n’en faisant en réalité que 10,5%. Le PDL de Silvio Berlusconi apparaît comme relativement stable. C’est donc le M5S qui a bénéficié de ces erreurs, étant crédité de 18% à 20% et faisant en réalité plus de 25% des suffrages. Il convient immédiatement de dire que ces élections étaient les premières élections générales auxquelles se présentait le M5S. La tache des sondeurs et des prévisionnistes était donc des plus difficiles. Mais, si l’on considère les chiffres, et si l’on admet qu’un certain nombre d’électeurs du M5S (1 sur 5) n’ont pas souhaité faire état de leur vote dans les sondages de « sortie des urnes », cela signifie que des anciens électeurs tant de gauche que du centre droit ont basculé vers le mouvement de Bepe Grillo. Cette hypothèse est confortée par la remarquable stabilité entre prévisions et résultats réels pour le PDL, qui confirme le fait que Silvio Berlusconi est bien reconnu comme le chef de sa formation et que son discours est largement assumé par ses électeurs. Le vote pour le PDL n’a pas été un vote « honteux », bien au contraire, mais clairement assumé. La signification de ceci est qu’il faut chercher essentiellement à gauche (et secondairement au centre droit) le véritable réservoir des forces du M5S. 
Lire la suite sur le site de Jacques Sapir
 
[Reprise] Elections Italiennes ou quand les Oints du Seigneur ramassent un raclée, par Charles Gave (+ Entraide Bilan Comptable) - par Olivier Berruyer
Par Olivier Berruyer, sur son blog
http://www.les-crises.fr/
 
Pour ceux qui se plaignent qu’il y ait trop de gauchistes repris sur le blog, on va tâter un peu de pur libéral (disciple de Friedman) avec cet intéressant papier de Charles Gave – même si je ne partage pas tout, évidement, mais dont j’aime bien la vision des Oints du seigneur…
Pour faire simple, il y a trois sortes de personnes dans la vie

Lire la suite sur le site de Olivier Berruyer

 

Beppe Grillo, le comique-politique qui ne fait pas rire les mondialistes - par le Cercle des Volontaires

La victoire « morale » lors des élections législatives italiennes du 24 et 25 février du mouvement anti-système Cinque Stelle (M5S) conduit par l’ex-humoriste Beppe Grillo, a résonné comme un coup de tonnerre dans une Europe en pleine crise de légitimité. Outre l’énorme virage eurosceptique pris par l’Italie au cours de ces élections, c’est bien un refus net du mondialisme financier à marche forcée, imposé par une caste de technocrates illégitimes, qui s’est cristallisé autour de la personne de Beppe Grillo.

Il y a des signes qui ne trompent pas. L’ascension du M5S a fait grincer les dents de certains.

Lire la suite sur le site du Cercle des Volontaires

 

A Rome, les urnes, par la grâce de Jupiter, réssuscitent le socialisme national italien - par le Cercle des Volontaires

Beppe, de son vrai nom Giuseppe Piero Grillo un inconnu populiste italien, fait la « une » des journaux en Europe en donnant à son Mouvement cinq étoiles ( M5S) aux dernières élections législatives italiennes 108 sièges à la Chambre des députés et 54 au Sénat. Ce blogueur, humoriste et acteur devance l’ex-commissaire européen Mario Monti en recueillant près de 26,5% des suffrages et devient ainsi le premier parti en Italie (les coalitions Bersani et Berlusconi comptant chacune 4 ou 5 partis).
Ce nouveau paysage politique met l’Italie devant un « imbroglio exécutif » posant ainsi la problématique de la gouvernabilité de la péninsule. Aucune majorité véritable n’est sortie des urnes avec pour corollaire une plausible instabilité gouvernementale de plus en plus menaçante pour l’avenir du pays.

Lire la suite sur le site du Cercle des Volontaires

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