Banques françaises : savoir ET réformer - articles publiés par Olivier Berruyer

  • Par arsin
  • Le 11/05/2013
  • Commentaires (0)
0152 Le “modèle français de banque universelle” - par Olivier Berruyer
Par Olivier Berruyer, sur son blog
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Suite de notre série sur les banques françaises. 
Nous allons aujourd’hui démonter cette fiction d’un soi-disant ”modèle français de banque universelle”. Mais pour cela, il va nous falloir en revenir à nos fondamentaux. 
Alors, qu’est ce qu’une banque ?
Ou plus modestement, à quoi ressemble le bilan d’une banque ? Historiquement, à ceci :
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0404 La déconnexion de l’économie financière - par Olivier Berruyer
Par Olivier Berruyer, sur son blog
http://www.les-crises.fr/
Ce billet fait suite à celui sur la prolifération de la nouvelle science financière. 
Alimentée par les méfaits du financiarisme (déréglementation, désintermédiation…), la sphère financière, destinée normalement à être au service de l’économie « réelle », s’en est quasiment déconnectée, et a connu une croissance phénoménale au cours des décennies passées. 
Lecture : dans la décennie 2000, en euros constants, le PIB a augmenté en moyenne de 28 Md€ constants 2009 par an, les patrimoines non financiers (= immobiliers) de 559 Md€ et les actifs financiers de 649 Md€ par an (en valeur brute pour ces derniers ; c’est environ 10 fois moins si on en calcule la valeur nette). 
Ainsi, dans les 30 dernières années, en euros constants, le PIB et les rémunérations ont été majorées de 60 %, le patrimoine non financier de 150 % et le patrimoine financier brut de près de 330 %… Les montants en jeu dépassent désormais l’entendement…
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0402 La prolifération de la nouvelle science financière - par Olivier Berruyer
Par Olivier Berruyer, sur son blog
http://www.les-crises.fr/
Depuis la naissance de la société industrielle, le secteur financier est sans doute l’un des plus importants pour l’économie car de lui dépend l’irrigation des acteurs économiques les plus porteurs par l’indispensable argent. Malheureusement, depuis une vingtaine d’années, il est devenu bien trop puissant, et s’est détourné de son indispensable vocation. En synthèse, on peut y voir au moins cinq grands problèmes. Le premier problème concerne la pression court-termiste que ce secteur exerce sur les entreprises, au détriment de l’investissement et des autres parties prenantes. Le deuxième problème est le détournement des ressources et la ponction qu’elle opère sur l’économie réelle, à son seul avantage. profits finance secteur financier etats unis usaOn constate sur le graphique précèdent que ce seul secteur a représenté jusqu’à plus de 40 % des profits américains avant la Crise – situation très différente de celle de la France où cette part a plutôt eu tendance à diminuer. Il est évident au vu de sa taille (moins de 5 % de la population active) qu’il ne peut atteindre cette situation sans vampiriser, au sens propre, tant les consommateurs que les entreprises des autres secteurs. Cela s’observe aussi au niveau de la part relative des profits financiers dans l’économie : profits finance secteur financier etats unis usaprofits finance secteur financier etats unis usaLe taux de profit du secteur financier s’est également envolé dans les années 2000 – on peut mesurer que, par rapport à sa tendance historique, il a distribué environ 5 années de profits “en trop” dans les 20 dernières années – profits en réalité souvent virtuels, pour un montant d’environ 1 300 Md$… Troisième problème : le détournement de talents qu’elle opère à son profit, en particulier par les salaires démesurés qu’elle peut offrir. profits finance etats unis usaComme le montre le graphique précédent, ce secteur en forte croissance, produisant de plus en plus d’argent, s’est alors mis à proposer des salaires de plus en plus élevés (près du double du salaire moyen des autres secteurs – sans parler des salaires des banques d’affaires…) à partir du milieu des années 1980, pour attirer les meilleurs talents de la société (ingénieurs, financiers, commerciaux…) en leur donnant pour objectif de créer la nouvelle pierre philosophale : des placements sans aucun risque et avec une énorme rentabilité. Ainsi la spéculation financière, activité « improductive » du système économique, a fini par phagocyter de nombreux talents, qui ont préféré aller y faire fortune plutôt que travailler pour deux ou trois fois moins dans la recherche ou l’ingénierie, grevant nos chances de découvrir de nouveaux progrès techniques (réels, cette fois), et de maintenir toute forme d’avance technologique. 
« Le polytechnicien des années 1970 était un ingénieur planificateur et réalisateur, celui des années 1990 est banquier ! » [Jean-Marc Jancovici]
« Nos marchés financiers orientent mal les capitaux. Mais le coût réel de l’emballement de ce secteur a peut être été infiniment plus lourd : il a mal orienté notre ressource la plus rare, le talent humain. J’ai vu trop de nos meilleurs étudiants entrer dans la finance. Ils ne pouvaient pas résister aux méga-rémunérations. Quand j’ai commencé mes études, les meilleurs choisissaient les sciences, l’enseignement, les lettres ou la médecine. Ils voulaient utiliser leur cerveau pour changer le monde. Je me souviens clairement de l’avis de mes parents quand, comme tous les adolescents, je me demandais ce que j’allais faire plus tard : “L’argent n’a pas d’importance. Il ne t’apportera jamais le bonheur. Sers-toi du cerveau que Dieu t’a donné pour te rendre utile aux autres. C’est ce qui te donnera de la satisfaction. ” » [Joseph Stiglitz, Le Triomphe de la Cupidité, 2010]
On peut enfin observer l’évolution du salaire moyen des 9 000 traders français : profits finance secteur financier etats unis usaRappelons que les 20 000 € mensuels sont une moyenne dans un secteur très dispersé, où la plupart gagnent 5 000 € et quelques uns 200 000 €… Vous pourrez ainsi, en rapprochant avec l’évolution des effectifs, juger de la politique de votre banque… Je ne peux d’ailleurs que vous recommander, si vous avez un patrimoine conséquent, à vous orientez plutôt vers des banques sans traders…   Arrêtons-nous plus longuement sur le quatrième problème, qui concerne la stabilité des économies. Cette toute puissance des mouvements de capitaux a entraîné des crises à répétition depuis vingt ans, qui n’existaient plus depuis la crise des années 1930. 
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[Reprise] Les Français ne méritent pas le projet de réforme bancaire de Pierre Moscovici, par Jérôme Cazes - repris par Olivier Berruyer
Par Olivier Berruyer, sur son blog
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Sur la scission des banques, une reculade majeure s’organise en catimini : la promesse présidentielle n’est pas tenue, le débat est étouffé, et la réforme Moscovici réussit à cumuler les deux défauts des autres réformes, en pire. Ce n’est pas seulement agaçant, c’est grave. À la presse et à la représentation nationale de le dire. 
Jérôme Cazes
Le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, présente un projet de réforme des banques en conseil des ministres. Qu’en penser ?
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[Reprise] De l’urgence de réguler la finance, par Nicolas Baverez - repris par Olivier Berruyer
Par Olivier Berruyer, sur son blog
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Excellent article du libéral Nicolas Baverez, économiste et historien. Excellent diagnostic sur la finance pour beaucoup de points - comme quoi, les socialistes sont sur certains points plus libéraux que les libéraux… Je ne partage évidemment pas tout. 
Nicolas Baverez
Cinq ans après le début de la crise des subprimes, le 9 août 2007, quatre ans après la faillite de Lehman Brothers, le 15 septembre 2008, l’industrie financière ne dispose toujours pas d’institutions et de règles efficaces pour limiter et contrôler les risques qu’elle génère. 
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0590 Les produits dérivés - par Olivier Berruyer
Par Olivier Berruyer, sur son blog
http://www.les-crises.fr/
Les produits dérivés, c’est quoi ?
Un produit dérivé ou contrat dérivé ou encore derivative product est un instrument financier :
dont la valeur fluctue en fonction de l’évolution du taux ou du prix d’un produit appelé sous-jacent ;
qui ne requiert aucun placement net initial ou peu significatif ;...
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