BHL, le seigneur et maître des "faussaires" - par L'Oeil de Brutus

  • Par arsin
  • Le 17/10/2012
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Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

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220px-Bernard-Henri_Levy-tau-1.jpgLES INTELLECTUELS FAUSSAIRES, Pascal Boniface, Edition de référence : Jean-Claude Gawsewitch, 2011. Ceci est un extrait des notes de lecture. Retrouver la présentation générale de cet ouvrage : cliquer ici.

BHL, le seigneur et maître des « faussaires ».

Plus personne ne présente BHL qui « passe pour un intellectuel éclairant le public alors que c’est un désinformateur. Il passe pour quelqu’un de profondément engagé en faveur de la morale alors que c’est le cynisme même. Il passe pour un défenseur intransigeant de la liberté alors qu’il est un maccarthyste virulent. Il passe pour un universaliste alors que c’est un communautariste forcené » (page 202).

 

Ses postures moralistes sont une habitude qui en fait lui permettent d’esquiver le débat sur le fond, comme ce fut le cas face à Régis Debray lors de l’intervention de l’OTAN au Kosovo (page 204) ou contre Tariq Ramadan (page 205). Il ne se place pas ainsi sur le plan de la réfutation des arguments des autres mais sur l’ostracisation médiatique par le biais d’un moralisme arbitraire.

Le mélange des genres est une autre habitude du « philosophe ». Président de la Commission d’avance sur recettes[i], il refuse le scénario du film Germinal car sa conjointe, Arielle Dombasle, n’a pas été retenue pour le casting (page 205). En 2001, il a fait évincer d’Arte Georges Goldenstern car celui-ci s’était opposé au financement du film Le Jour et la Nuit, dont BHL était le réalisateur. Cela n’a pas empêché cette production d’être l’un des plus grands bides de l’histoire du cinéma français (pages 205-206). Lorsque le journaliste Philippe Cohen veut sortir une biographie non autorisée sur notre « intellectuel », il fait jouer toutes ses relations pour empêcher la sortie de cet ouvrage trop critique à son goût, puis pour en empêcher toute publicité (pages 206-207). Il adoptera la même démarche lorsque Christophe de Ponfilly, ami de Massoud, voudra dénoncer les mensonges de BHL sur sa soi-disant proximité avec le « Lion du Panchir » : tous les grands quotidiens (Le Monde, Le Figaro, Libération) refuseront la publication de l’article (page 207). De même intervient-il peu gracieusement auprès de France Soir pour empêcher la parution d’un article suite à la sortie du livre Le B.a. ba du BHL (page 208). Alors qu’une interview avec deux journalistes de Elle ne se passe pas à sa convenance, il se fait fort de rappeler ses liens avec le propriétaire du journal, Jean-Luc Lagardère, pour mettre au pas les deux impertinents (page 209). Il fera également mettre à l’écart Céline Buanic pour un article trop critique sur l’un de ses ouvrages (page 209), tout comme il œuvrera pour obtenir la déprogrammation d’un film d’Eyal Sivan, trop critique à son goût sur Israël (page 212). Un autre article, sur une filière locale de l’entreprise Levy en Côte d’Ivoire, sera de la même manière censuré alors que les employés de cette entreprise œuvrent dans des conditions de travail proches de l’esclavage (pages 209-210).

BHL pousse même ses petits trafics d’influence jusqu’à la bêtise lorsqu’il s’insurge du renouvellement de contrat sur France 3 de Frédéric Taddeï à qui il reproche d’inviter dans son émission Ce soir ou jamais des personnalités qui selon lui ne devraient pas avoir le droit à la parole. Sauf que BHL s’est trompé de Taddeï : c’est le contrat à l’AS Roma du footballeur Rodrigo Taddeï qui a été prolongé (pages 211-212) !

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