Bilan financier de l’Etat fédéral et de l’économie américaine : les apparences sont trompeuses - par Onubre Einz

  • Par arsin
  • Le 08/02/2014
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Par Onubre Einz, sur le site d'Olivier Berruyer

Source : Maison-Blanche

Nous faisons une courte infographie sur la dette fédérale et le rôle qu’elle joue dans la croissance américaine. Nous avons établi nos calculs sur la base de diverses sources américaines afin de montrer que les présentations officielles doivent être prises avec prudence.  Une réflexion critique, utilisant les données disponibles, modifie le discours lénifiant tenu sur la consolidation de la reprise en cours et le recul de l’endettement public américain.

Ce papier montera à quel point la reprise dépend encore des déficits publics. Il rendra justice à la thèse d’une baisse historique de l’endettement public fédérale en 2013. En soutenant cette thèse, les observateurs ont en effet oublié de noter que la FED s’était mise à financer la construction en achetant chaque mois 40 Md de $ de créances immobilières titrisées des agences américaines (RMBS de Fannie Mae et Ginnie Mae) ; elle a ainsi pris le relais dès l’automne 2012 d’un trésor allant la crise de la dette de 2013. La prise en considération de telles sommes modifie la donne financière : ce n’est plus le déficit fédéral qu’il faut examiner, c’est le déficit cumulé du Trésor et de la FED quand il se donne la main et/ou se passe le relais du soutien de l’économie.

Nous ferons donc ici l’effort de comptabiliser les dépenses de la FED et du Trésor chaque fois que cela s’avèrera pertinent. Nous laisserons de côte les achats de bons du Trésor par la FED, nous conterions en effet par deux fois les dépenses publiques ; la FED achète en effet des bons du Trésor émis pour couvrir l’endettement du Trésor.

Il est de bon ton de considérer que la dette fédérale va poursuivre une décrue fortement entamée en 2013. Il s’est trouvé des journalistes des échos pour noter que la baisse des dépenses de l’État fédéral avait été historique en 2013 et que le vote du budget de 2014 était un grand succès pour les USA.  Ce papier montre que les choses sont plus compliquées : de très fortes réserves doivent être émises sur l’évolution de la dépense publique et sur la solidité de la reprise. Il suffit d’aller chercher les bons chiffres pour le comprendre.

Nous écartons une objection qui ne manquera pas de venir à l’esprit de certains lecteurs : les comptes du Trésor et de la FED sont distincts, on ne peut donc les mêler librement au moment de l’examen des déficits. L’objection est parfaitement valable d’un point de vue comptable, mais elle ne l’est pas d’un point de vue économique et politique : le couple FED-Trésor se donne la main pour soutenir l’économie ; l’actif de la FED (4005 Md$  au 16-01-2014) est en dernière analyse adossé à la garantie du Trésor qui assure la sécurité de son passif vis-à-vis du marché financier.

A – Prévisions et données réelles : un optimisme exagéré

Les données et les prévisions publiées par la Maison-Blanche font apparaître deux tendances positives.

- Une contraction du déficit total de l’État fédéral en valeur
- Une baisse de l’importance du déficit de l’Etat fédéral exprimé en % du PIB.

Ces chiffres ne peuvent qu’entretenir l’optimisme : depuis 2012, le déficit fédéral baisse en volume et en % du PIB. Et les choses devraient continuer ainsi en 2014 selon les estimations de la Maison-Blanche. Nombre d’observateurs ne sont pas allés plus loin.

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