Bourlanges et les souverainistes - par Joe Liqueur

  • Par arsin
  • Le 29/03/2014
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Par Joe Liqueur, sur son blog

Jean-Louis Bourlanges, l'homme qui enfonce des coins dans le discours souverainiste. ©Hamilton/REAJean-Louis Bourlanges, l’homme qui enfonce des coins
dans le discours souverainiste. ©Hamilton/REA

Quelques réflexions à chaud après l’émission d’hier soir (vendredi 21) chez Frédéric Taddéi (Ce soir ou jamais, sur France 2).

Marie-France Garaud n’était pas là. Retenue par une soirée ganja prévue de longue date, elle s’était fait remplacer par Coralie Delaume, un excellent choix au demeurant. Si elle avait été là, elle aurait glisser au moment opportun, c’est-à-dire à n’importe quel moment puisque c’était bien là le thème principal de l’émission :

« Les événements qui, depuis des mois, déferlent en vagues successives sur les pays d’Europe soulignent, aux yeux de tous, les évidentes contradictions qui nous paralysent. Et d’abord la première d’entre elles : ce sont les Etats qui remodèlent les affaires du monde et les Français cherchent en vain ce qu’est devenu le leur. »

Limpide extrait de son livre intitulé Impostures politiques (voir ce billet).

Toujours est-il que je m’y attendais un peu : Bourlanges a vraiment été très, très bon sur le plateau de Taddéi.

Ce type est absolument redoutable. Et vazy comment le présentateur lui a jeté Coralie Delaume en pâture à la dernière minute, façon victime sacrificielle… Or Bourlanges, ses réflexions sur la vraie nature du TCE et sur celle du référendum associé, il les développe depuis de nombreuses années, et je pense qu’elles sont terriblement justes. On y revient toujours : la vraie rupture c’est Maastricht, et aussi l’Acte unique un peu avant (1986). Le TCE ne faisait qu’approfondir un peu plus les orientations néolibérales, monétaristes et libre-échangistes décidées auparavant ; il ne changeait rien fondamentalement par rapport au traité de Nice. Il y avait donc là quelque chose comme une mascarade.

Je caricature ici à gros traits mais en réalité, en 2005, le peuple n’a pas voté contre le TCE, il a voté contre Maastricht, et contre l’Acte unique [1], dont tous les articles les plus effroyables (et les plus manifestement contraires à l’intérêt général) étaient soigneusement et systématiquement repris dans le TCE (avant de l’être de la même façon dans le traité de Lisbonne).

Le peuple avait changé d’avis, quoi.

Lire la suite sur le blog de Joe Liqueur

Union Européenne peuple France Maastricht Garaud Bourlanges Delaume

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