Capitalisme

Le privé, c’est vraiment toujours mieux ? - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

Le privé, c’est vraiment toujours mieux ?

C’est un tropisme de la pensée libérale qui tourne en boucle : le privé est toujours plus performant que le public et il suffirait donc que l’Etat externalise ses activités pour faire des économies. En êtes-vous si sûr ?

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Dollar KO par encerclement ? - par l'Association pour une Constituante

Sur le site de l'Association pour une Constituante

Texte de synthèse sur la Chine et les questions financières. Cette collation de textes nous vient de Suisse.

Dollar KO par encerclement ?

Les chinois champions du monde du jeu de GO

SUN TZU : gagner la Guerre sans combattre

Depuis le début du mois de Juillet, les annonces en provenance de la Chine s’enchaînent inexorablement… et elles sont toutes primordiales. Tout d’abord, sur la Chine elle même.

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Rejeter le libéralisme ? - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Après une grosse semaine d'absence, l'arsin.fr revient !

Comment peut-on ne pas être libéral ? Le terme en effet dénote initialement un esprit généreux. Les « libéralités » décrivent des dons. Le libéralisme a eu aussi ses titres de gloire, en particulier dans son opposition à l’idéologie absolutiste. Au XVIIIe siècle, il fut synonyme de progrès. Pourquoi et comment cette image s’est elle inversée?

Le libéralisme est souvent incompris, mais il faut ajouter qu’il contient en lui-même de quoi alimenter nombre de ces incompréhensions. Comme toute pensée qui fut vivante, il s’est incarné de manières très différentes tant dans le temps, que dans les différents espaces politiques et culturels où il s’est développé. Le libéralisme est toujours contextualisé. D’où la difficulté de cerner ce à quoi il renvoie. Pourtant, la tâche reste essentielle. On peut parler aujourd’hui d’un triomphe du libéralisme. Que ce soit au parti « socialiste » ou dans les rangs de l’UMP, il n’est même plus sujet à discussion, étant accepté par principe. Mais de quel libéralisme parle-t-on ? S’agit-il de la pensée originelle, qui est souvent bien ignorée, ou des formes dégénérées sous lesquelles il est aujourd’hui connu ? Tout ceci ne fait que renforcer la nécessité de chercher à le définir, non pas tant comme un principe intangible mais comme une forme vivante, parcourue de courants contradictoires, et qui est appelée à mourir après avoir beaucoup vécue.

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La caste cannibale (Coignard – Gubert) : le PS et ses meilleurs « ennemis » de la finance - par l'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

Voir la suite de l'article ici.

La caste cannibale (Coignard – Gubert) : le PS et ses meilleurs « ennemis » de la finance
 

Comme Nicolas Sarkozy, pour Dominique Strauss-Kahn la retraite politique forcée s’est muée en juteuse reconversion. Il est ainsi au conseil de surveillance de la Banque russe de développement des régions (BRDR), organisme financier des plus opaques, proche de l’oligarchie russe. L’ancien directeur du FMI a également pris la tête d’Anatevka, rebaptisée LSK (!), une société financière basée au Luxembourg avec bureaux à Genève et à Monaco.

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Stop à la dérive des banques et de la finance (Claude Simon et le collectif Roosevelt) - par L'Espoir

Par Theux, sur le site de L'Espoir

Le taureau de Wall StreetLe taureau de Wall Street

Le livre que viennent d’écrire Claude Simon et le collectif Roosevelt, proches du parti politique Nouvelle Donne, constitue une parfaite synthèse des dérives du monde de la finance. Le principal intérêt de ce livre est sa dimension pédagogique, qui permet aux profanes de parfaitement comprendre la situation actuelle.

Le livre se divise en trois chapitres dont le premier s’efforce d’expliquer les concepts de base (banque, monnaie, finance, marchés), le deuxième  s’attache à analyser les raisons de la survenance de la crise de 2008 et le troisième consiste à proposer des solutions à ces dysfonctionnements.

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Politique Industrielle et Privatisations - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

http://www.alstom.com/Global/Group/Resources/Images/Gallery/GT13E2Assembly.jpg

La notion de politique industrielle, qui avait été au cœur des politiques économiques en Europe et au Japon dans les années 50 et 60, a été très fortement attaquée dans les années 1980-1995. Un certain nombre d’échecs spectaculaires – et couteux – principalement dans ses pays d’Amérique Latine survenant dans la période des années 1970-1980 explique sans cependant le justifier ce changement de paradigme. Par ailleurs, l’internationalisation financière – ce que l’on appelle de manière journalistique la mondialisation – a créé de nouvelles contraintes pour les pays qui ont accepté de se plier à ses règles. Les marchés financiers internationaux sont incapables d’avoir la longueur d’horizon que nécessite une politique industrielle. Cette dernière ne se valide que sur des périodes de 10 à 15 ans quand les financiers internationaux raisonnent en mois, voire sur un ou deux ans. Pour les économistes libéraux, dans ces conditions, la meilleure politique industrielle consiste à ne pas en avoir.

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Alstom : la grosse arnaque de Montebourg et Hollande - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Comme beaucoup, en apprenant la prise de participation de l’Etat dans Alstom, je me suis réjoui, imaginant que l’entreprise échappait au dépeçage. Mais la création de co-entreprise avec GE m’a rendu suspicieux et la lecture du détail de l’accord laisse apparaître une véritable embrouille.

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Quand The Economist flingue la retraite par capitalisation - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

C’est une des raisons pour lesquelles j’apprécie de lire The Economist : malgré un dogmatisme parfois effrayant, se glisse finalement assez souvent des articles qui donnent de l’eau au moulin des critiques du néolibéralisme. Nouvel exemple avec cet article sur les retraites par capitalisation.
La folie de la capitalisation
Dans cet article au titre en français « Pensions à la mode », The Economist s’appuie sur une récente étude de l’OCDE et une autre d’un fond de pension anglo-saxon. A dire vrai, le seul graphique de l’OCDE montre parfaitement à quel point la capitalisation est bien trop aléatoire pour être considérée comme un bon moyen de financer les retraites. Ce graphique montre le niveau de la pension en proportion du dernier salaire pour tous les retraités de l’année pour des salariés qui auraient mis de côté 5% de leur salaire pendant 40 ans, dans un fond réparti à 60% en actions et 40% en bons du trésor. Du fait des variations erratiques des marchés, le niveau varie brutalement d’une année à l’autre.

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La bêtise des marchés n’a pas de limites - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Du jugement des dettes souveraines
Le succès récent de la vente de bons du trésor grec illustre le nouveau changement d’humeur des marchés. Début 2009, tous les Etats de la zone euro pouvaient emprunter à peu près au même taux, une absurdité quand on examinait un tant soit peu les différences colossales entre Berlin, Madrid, Paris ou Athènes. La crise qui a suivi a démontré la faillite des marchés à produire des taux justes puisqu’ils ont nourri un excès de dettes (privé, plus encore que public) dans de nombreux pays (Espagne et Irlande notamment), qui ont mené à la crise de la zone euro. Bref, la main invisible était celle d’un dealer vendant sa marchandise à si bas coûts que cela a provoqué quelques overdoses...

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C'est notre industrie qu'on tue - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

http://www.journaldunet.com/economie/les-dix/entreprises-leaders/images/alstom.jpg

Je suis en colère, très en colère. Et la cause en est Alstom. Ou plutôt, le déferlement de bêtises que j’ai entendu ces deux dernières semaines au sujet de la situation de cette entreprise. Oui, je sais, la colère est un pêché, c’est même un pêché mortel. Mais dans la mesure où un démon serviable est probablement déjà en train de faire chauffer amoureusement le chaudron de souffre qui m’est réservé et d’aiguiser le trident avec lequel il percera mes fesses, que peut bien faire un pêché de plus ?

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Effet sablier & Homo economicus - par l'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

EFFET SABLIER & HOMO OECONOMICUS

En 2009, Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Echos, publiait « L’effet sablier » (Flammarion). Un ouvrage aux théories intéressantes au premier abord, mais surtout riche d’enseignements sur les sous-entendus de la pensée néolibérale. Car 5 ans après, on ne peut que constater que le constat de M. Vittori n’est pas faux en soi : les classes moyennes sont effectivement en train de se faire écraser. Toutefois, ce que la lecture de son ouvrage a de réellement pertinent réside bien plus encore dans l’enthousiasme de l’auteur pour ce phénomène, dramatique pour l’équilibre de nos sociétés, et dans son absence de vision sur les conséquences : car à travers les classes moyennes, c’est bien la démocratie qui est mise en péril par cet eschatologie néolibérale décomplexée, voire exaltée.

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Lutte contre la fraude fiscale : une manière simple de combattre toutes les délinquances - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : je poste cet article pour débat. La première proposition me laisse très circonspect. Que se passerait-il, en effet, si une personne n'avait aucun compte en banque, tout en ayant des centaines d'euros honnêtement gagnés à dépenser en liquide? De quel droit un gouvernement contraindrait une personne à avoir un compte en banque (sauf si cela devenait gratuit, éventuellement...) ?

Lutte contre la fraude fiscale : une manière simple de combattre toutes les délinquances.

Lutte contre la fraude fiscale : une manière simple de combattre toutes les délinquances.

Alors que depuis des années se multiplient les dispositifs, policiers ou judiciaires, les plus complexes pour lutter contre la délinquance, on en oublie bien souvent que le mieux est l’ennemi du bien. Il y aurait pourtant des mesures des plus simples à prendre pour lutter contre la délinquance tant en col bleu qu’en col blanc. L’immense majorité des actes de délinquance, en effet, ne tourne qu’autour d’un seul objet : faire de l’argent. C’est donc par le portefeuille qu’il faut, entre autres, l’attaquer. Et ce sur ce point quelques mesures simples mériteraient d’être prises :

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L'illusion de la taxe sur les transactions financières - par l'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

L’ILLUSION DE LA TAXE SUR LES TRANSACTIONS FINANCIERES

Article également publié sur Gaulliste libre.

Même si la proposition de taxe Tobin existe depuis 1972, l’idée de taxe sur les transactions financières est un véritable serpent de mer politique depuis le début de la crise des subprimes. Il n’est pas un politicien de haut vol qui clame haut et fort l’urgence de la mise en place de cette taxe. Sauf que, voilà, cela fait maintenant six ans, et l’on attend encore.

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Les fariboles du pacte de responsabilité - par Thomas Schott

Par Thomas Schott, sur le site de L'Oeil de Brutus

Les fariboles du pacte de responsabilité

Billet invité de Thomas Schott

Le 14 janvier dernier, François Hollande annonçait “officiellement“ sa nouvelle politique économique : “le socialisme de l’offre“. Derrière cet aphorisme issu du théorème de Schmidt se cache un suicide économique pour la France. De fait, cette politique de l’offre n’améliorera pas la situation des entreprises ni de l’emploi.

La preuve par les “subprimes“.

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Inégalités, démocratie, baisse des salaires et privatisations - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

stiglitz

Un peuple peut tolérer, voir approuver, un certain niveau d’inégalité – surtout quand celui-ci est en train de se réduire, auquel cas la tolérance du peuple est forcément plus grande pour un même niveau d’inégalité. Mais au-delà d’un certain seuil, il est bien évident que le peuple ne peut plus approuver ni même accepter ou tolérer. Des inégalités trop fortes sont donc incompatibles non seulement avec la croissance économique, mais aussi avec la démocratie. C’est un peu la (double) thèse centrale développée par Joseph Stiglitz dans Le prix de l’inégalité (un ouvrage de 2012).

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Aux États-Unis, la relocalisation d'Apple n'est-elle qu'un mirage ? - par L'Espoir

Par Theux, sur le site de l'Espoir

Les dernières performances économiques des États-Unis et les récents chiffres indiquant que l’emploi salarié repartirait à la hausse dans le secteur industriel, laissent imaginer la possible fin du phénomène de désindustrialisation au pays de l’Oncle Sam. L’idée est d’autant plus forte que des entreprises emblématiques comme Caterpillar, Apple ou General Electric ont suivi cette direction. Les États-Unis sont-ils à l’aube d’un nouvel âge d’or industriel ou ne s’agit-il que d’un feu de paille appelé à s’éteindre prochainement ?

À la fin de l’année 2012, Tim Cook, PDG d’Apple, crée la sensation en annonçant la relocalisation aux États-Unis d’une partie de la production de son entreprise. Ce communiqué fait l’effet d’une bombe chez la plupart des observateurs qui sont partagés entre l’opération de communication et le développement d’une véritable stratégie industrielle. Il est vrai qu’à première vue la stratégie d’Apple peut paraître déroutante. Comment ce géant industriel, qui fonde une grande partie de sa compétitivité sur la qualité de ses sous-traitants à l’étranger, peut-il aujourd’hui changer son fusil d’épaule ?

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Hollande et la "politique de l'offre" - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : rafraichissant rappel d'économie par Descartes !

Jean-Baptiste Say, 1767-1832

Il a suffi d’une petite phrase pour que tout à coup notre poulailler médiatique se mette à bruisser. François Hollande a tout à coup dit « l’offre crée sa propre demande », et cela a été suffisant pour plonger nos médias dans les affres de la découverte. Comment ? Alors ce François Hollande qu’on croyait marxiste, celui-là même qui affiche la photo de Jaures au dessus de son lit et agitait le drapeau rouge dans les meetings ne serait finalement qu’on vulgaire « social-libéral » partisan de la politique de l’offre ? Mon dieu, il nous a bien caché son jeu, ce petit…

Pareille fausse ingénuité de la part de nos médiacrates frise l’indécence.

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Le chômage, condition nécessaire et suffisante de l’inégalité - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

Voilà le genre de truc qui ne marche plus avec le plein emploi. ©Thibaut SoulciéVoilà le genre de truc qui ne marche plus avec le plein emploi. ©Thibaut Soulcié

Les plus riches, i. e. les plus grands détenteurs de capitaux et ceux qui perçoivent les plus hauts revenus, ne sont pas exactement des monstres. Ils ne sont pas a priori hostiles au plein emploi ; mais ils le sont en pratique. S’il existait un moyen d’instaurer le plein emploi sans que leurs revenus et leur capital n’en souffrent, ils ne s’y opposeraient pas… Le problème, c’est que ce moyen n’existe pas.

Les inégalités et le chômage, ça se tient.

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La dévaluation suffit-elle pour échapper à l’« économie de l’offre » ? - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur sur son blog

Independance

On ne le dit sans doute pas assez, mais la (trop) fameuse « économie de l’offre » est assez incontournable dans une économie aussi extravertie que la nôtre (pour schématiser, 400 milliards d’exportation et 500 milliards d’importations, soit 20 et 25 % du PIB, ici les chiffres de 2012). Surtout quand :

-La facture énergétique atteint 70 milliards ;
-Le déficit commercial atteint bientôt 100 milliards.

C’est d’ailleurs ce que le Che semble admettre dans son dernier livre (1914-2014 – L’Europe sortie de l’histoire ?) comme dans ses récentes déclarations.

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