Ce n'est pas encore la fin du monde pour l'austérité et l'euro - par Contrepoints, Tomgu, Yohann Duval, Laurent Pinsolle

  • Par arsin
  • Le 21/12/2012
  • Commentaires (0)

Quelques articles en cette non-apocalypse...Avec des points de vue très divers, hostiles ou partisans de l'austérité ou des relances budgétaires.

Nouriel Roubini [Reprise] Ultime sursis pour l’euro, par Joseph Stiglitz - par Olivier Berruyer
Sujet(s) : Austérité, Euro
http://sancerre.cg18.fr/vinon/fiches/village-eglise/maitre-autel/phMaitreAutel.jpg

Ne sacrifions pas le social sur l’autel du sociétal !  - par Tomgu
Sujet(s) : Austérité, Euro, Protectionnisme
Mariano Rajoy

Et si l'austérité marchait ? - par le journal Contrepoints
Sujet(s) : Austérité, Euro, Protectionnisme
http://www.assetstorage.co.uk/AssetStorageService.svc/GetImageFriendly/721253528/700/700/0/0/1/80/ResizeBestFit/0/PressAssociation/C1E307C79E7C037E2E98647DC29342E7/german-peace-talks-munich.jpg

Chômage : le Munich social continue - par Laurent Pinsolle
Sujet(s) : Austérité, Euro, Protectionnisme

http://www.particip-up.org/images/despotisme.jpg

Europe : l’intégration mène au néolibéralisme et au despotisme - par Laurent Pinsolle
Sujet(s) : Austérité, Euro, Protectionnisme
euros

 



L'Union Européenne, cette prison qui nous coûte cher  - par Yohann Duval
Sujet(s) : Austérité, Euro, Union Européenne
Les relances ne fonctionnent pas à cause des gens !  - par le journal Contrepoints

Sujet(s) : Austérité, Euro, Union Européenne


[Reprise] Ultime sursis pour l’euro, par Joseph Stiglitz - par Olivier Berruyer
Par Olivier Berruyer, sur son blog
http://www.les-crises.fr/
NEW YORK – Tel un condamné à mort qui croit venue sa dernière heure, à la dernière minute l’euro a bénéficié d’une suspension de son exécution. Sa survie a été prolongée. Comme ils l’ont fait à l’issue des quatre précédents sommets de crise européens, les marchés célèbrent l’évènement – jusqu’au moment où ils vont réaliser que les problèmes fondamentaux n’ont pas été traités. 
Ce sommet a apporté des éléments positifs : les dirigeants européens ont finalement compris que l’opération de routine dans laquelle l’Europe prête de l’argent aux banques pour qu’elles sauvent les Etats, et aux Etats pour qu’ils sauvent les banques, ne résoudra pas la crise. Ils reconnaissent également que les plans de sauvetage qui favorisent les nouveaux prêteurs par rapport aux plus anciens aggrave la position des investisseurs privés, qui exigent en conséquence des taux d’intérêt plus élevés. Il est inquiétant qu’il leur ait fallu si longtemps pour comprendre quelque chose d’aussi évident (et qui l’était déjà il y a plus d’une décennie et demi lors de la crise d’Asie de l’Est). 
Mais ce qui est absent de l’accord qu’ils ont conclu est plus important que ce qui y figure. Il y a un an, les dirigeants européens reconnaissaient que la Grèce ne pourrait se redresser en l’absence de croissance et que l’austérité à elle seule ne permettrait pas la relance économique ; pourtant ils n’ont pas fait grand chose. 
Ils proposent maintenant une recapitalisation de la Banque européenne d’investissement dans le cadre d’un pacte de croissance à hauteur de 120 milliards d’euros. Mais ils sont habiles à présenter la même politique sous un jour nouveau, et quoi qu’il en soit, les fonds supplémentaires débloqués ne représentent qu’une petite fraction de ce montant, qui par ailleurs ne sera pas injecté immédiatement dans le système. Autrement dit, le remède – beaucoup trop insuffisant et trop tardif – repose sur une erreur de diagnostic et sur des concepts économiques erronés. 
Lire la suite sur le site de Olivier Berruyer

Ne sacrifions pas le social sur l’autel du sociétal !  - par Tomgu

Par Tomgu, sur son blog
http://lactualite.over-blog.com/
Après quelques jours voire semaines d’absence, c’est avec une joie certaine que Tomgu se remet à l’écriture. Depuis quelques temps maintenant, l’actualité est principalement monopolisée par le combat égotique à l’UMP et la question du "mariage pour tous". Pour autant, bien d'autres thèmes nettement plus importants mériteraient d'être abordés. Il en est ainsi de l'affaire Florange. Reconnaissons, malgré tout, que le sujet a été parfois traité mais de manière superficielle, et souvent sous un angle de politique politicienne avec la rivalité Ayrault/Montebourg. 
Alors à qui la faute ? Les médias ? Assurément. Les citoyens ? Très probablement. 
Mais ceux-ci ne sont pas les seuls responsables dans cette histoire. De fait, il serait bien trop facile de dédouaner notre classe politique. Car c'est bien elle qui est, finalement, à l'origine de ce traitement médiatique. En effet, c'est elle qui alimente la presse de ces petites phrases ou ces affrontements de cour de récréation. 
Dès lors, il ne faut donc pas s'étonner de retrouver ces éléments dans la presse. Et cela d'autant plus que le premier des Français, notre cher président de la République François Hollande n'hésite pas à poursuivre allégrement dans cette voie. N'est-ce pas lui qui souffle le chaud et le froid sur la question du mariage homosexuel ? N'est-ce pas lui qui parle de "liberté de conscience" ou de procréation médicalement assistée (PMA), généralement pour revenir aussi sec sur ses propos ?
Lire la suite sur le site de Tomgu
 
Et si l'austérité marchait ? - par le journal Contrepoints
Par le journal Contrepoints, sur leur site
http://www.contrepoints.org/
En Espagne, la rigueur intransigeante du gouvernement, imperturbable face aux protestations, donne des premiers résultats positifs. 
Par Guy Sorman. 
L'économie est une science impopulaire, cruelle, mais relativement exacte et plutôt efficace. Ainsi, face au déficit gigantesque des finances publiques en Europe, la plupart des économistes classiques sont d'accord sur l'analyse de la crise et les solutions. Le déficit était dû à un excès de générosité de l'État envers lui-même et au bénéfice des plus nécessiteux ; à cette dérive bien pensante s'était ajoutée, à partir de 2008, une politique dite de relance. Celle-ci avait encore augmenté les dépenses publiques, sans susciter le moindre sursaut de la croissance ni de l'emploi. Pareil déficit des finances publiques a effrayé les épargnants, également appelés Marchés financiers pour mieux les dénoncer. Ces épargnants, dont beaucoup de retraités, exigent des taux d'intérêt de plus en plus élevés pour prêter aux États par crainte que ceux-ci ne fassent faillite, comme l'Argentine, et ne remboursent pas leurs obligations. 
Lire la suite sur le site de le journal Contrepoints



Chômage : le Munich social continue - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog
http://www.gaullistelibre.com/
La semaine dernière, les dernières statistiques du chômage ont rappelé la triste réalité du marché de l’emploi en France : 45 000 chômeurs de plus en catégorie A et 71 000 de plus si on compte les catégories B et C. Le sinistre record de 1997 devrait être battu en 2013…
Une boucherie sociale
Le record du nombre de chômeurs (catégorie A) remonte à janvier 1997, après le plan d’austérité (déjà) décidé par Alain Juppé et Jacques Chirac à l’automne 1995, en contradiction avec le discours de la campagne présidentielle. A l’époque, 3,205 millions de chômeurs étaient recensés. Nous sommes aujourd’hui à 3,103 millions. Etant donné le rythme de progression du chômage aujourd’hui, ce triste record devrait être battu fin février 2013 avec les chiffres de janvier. 
Pire, ce chiffre ne recouvre qu’une partie de la réalité puisque si on ajoute les catégories B et C, on atteint le chiffre colossal de 4,587 millions de demandeurs d’emplois, environ 15% de la population. Avec le plan d’austérité, le cap des 3,5 millions de chômeurs catégorie A (et 5 millions avec les catégories B et C) devrait être dépassé l’an prochain malgré les quelques mesurettes gouvernementales. Le record de taux de chômage, de 11,2% devrait également être battu. 
Lire la suite sur le site de Laurent Pinsolle
 
Europe : l’intégration mène au néolibéralisme et au despotisme - par Laurent Pinsolle
Par Laurent Pinsolle, sur son blog
http://www.gaullistelibre.com/
Bien sûr, les partisans de l’intégration européenne font toujours miroiter une Europe sociale ou solidaire, qui serait plus démocratique. Mais force est de constater que depuis près de trente ans, elle rime avec un néo-libéralisme dogmatique et un despotisme volontiers post-démocratique. 
L’intégration européenne avant tout
C’est après une discussion avec un ami que la réalité m’a sauté aux yeux. En effet, j’ai pu constater que l’intégration européenne passe avant le progrès social ou la démocratie, même pour des personnes attachées aux deux. Car c’est le vice de cette construction européenne que de pousser à des politiques fondamentalement antisociales et antidémocratiques. L’intégration européenne devient l’objectif suprême, auquel tout est subordonné, quelqu’en soient les conséquences. 
Premier exemple : la monnaie unique ne fonctionne pas car cela revient à imposer une politique unique à des pays trop différents. Sapir ou Artus ont parfaitement démontré qu’il n’y a pas 36 solutions pour résoudre les déséquilibres actuels : une dévaluation interne (en restant dans la monnaie unique) ou une dévaluation externe (qui imposer d’en sortir). Malgré l’évidence du coût social bien plus important de la première, la survie de la monnaie unique passe avant la douleur des peuples…
Lire la suite sur le site de Laurent Pinsolle
 
L'Union Européenne, cette prison qui nous coûte cher  - par Yohann Duval
Par Yohann Duval, sur son blog
http://duvalyohann.over-blog.fr/
Le Figaro nous apprend aujourd'hui que la contribution de la France à l'Union Européenne va augmenter de 837 millions d'euros, pour couvrir les dépenses de Bruxelles, "qui ont été plus fortes que prévu cette année". En d'autres termes, l'UE, si prompte à imposer l'austérité aux peuples du continent, ne parvient pas à maîtriser ses propres dépenses et vient désormais présenter la note aux États. Cette situation, aberrante en elle-même, nous conduit à nous poser une question : quel est le coût réel de ce monstre technocratique ?
L'UE est une prison : à l'image de la Grèce, de l'Espagne ou de l'Italie, des nations entières sont placées sous sa tutelle. Des efforts terribles sont demandés aux peuples : suppressions d'emplois dans la fonction publique, recul des droits des travailleurs, diminution des pensions, privatisations. . . rien ne leur est épargné. La France, elle aussi, doit faire face aux contraintes imposées par cette entité pourtant illégitime depuis le référendum de 2005. Privé de la maîtrise de sa monnaie, de ses frontières ou de la gestion de ses échanges commerciaux, notre pays est enchaîné et se débat péniblement dans la mondialisation. 
Plus grave, nous devons payer nos geôliers : si les chiffres sont difficiles d'accès et les méthodes de calcul complexes, la commission européenne et divers sites du gouvernement Français nous permettent de connaître le coût de l'UE pour le contribuable. La France est le deuxième contributeur net du continent, derrière l'Allemagne : elle a dépensé 19. 6 milliards d'euros en 2011 et n'en a reçu que 13. 1 milliards, principalement au titre de la politique agricole commune. Soit un solde négatif de 6. 5 milliards. Autrement dit, lorsque vous apercevez un bâtiment sur lequel apparaît la mention "financé par l'Union Européenne", vous vous trouvez en réalité devant une construction payée par vos propres impôts. Oui, les barreaux de la prison coûtent cher. 



Les relances ne fonctionnent pas à cause des gens !  - par le journal Contrepoints

Par le journal Contrepoints, sur leur site
http://www.contrepoints.org/
Les gens se doutaient bien qu’on finirait tôt ou tard par leur présenter la facture du grand Plan pour la Croissance. 
Par Georges Kaplan. 
Le Petit manuel d’économie néokeynésienne, chapitre Politique budgétaire, section Que faire en cas de crise ? est formel : la crise étant due à une insuffisance de la demande agrégée ©, il faut augmenter massivement la dépense publique et le déficit budgétaire de l’État pour la faire remonter. On peut, par exemple, embaucher mille bonshommes pour creuser des trous toute la journée et en employer un millier d’autres pour les reboucher la nuit : ces gens toucheront un salaire, iront le dépenser joyeusement et relanceront ainsi toute l’économie. 
L’économie, en bonne orthodoxie néokeynésienne, c’est un gros tableau de bord avec des dizaines de cadrans à aiguilles, de voyants lumineux qui clignotent (vert : bon ; rouge : pas bon) et deux ou trois gros leviers qu’il suffit d’actionner au bon moment et dans le bon sens pour réguler le bazar. C’est sans doute là l’origine de son immense succès auprès de nos gouvernants : ça justifie de leur donner encore plus de pouvoirs (notamment en matière fiscale et monétaire) et c’est finalement assez facile à comprendre. 
Lire la suite sur le site de le journal Contrepoints

relance dette France Kaplan Pinsolle Munich Espagne sociétal social euro austérité ProAusteriteCroissancelongterme

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

RETOUR A L'ACCUEIL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site