Ch. Renoux sur le pape François - entretien de Valeurs & Actions Républicaines

  • Par arsin
  • Le 18/10/2013
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Par Valeurs et Actions Républicaines, sur leur site

François PM, un jésuite aux affaires...

Christian Renoux est maître de conférences d'histoire moderne à l’université d’Orléans. Ancien membre de l'Ecole française de Rome et historien du catholicisme, il est un observateur attentif des évolutions de l'Eglise catholique et du Vatican. Il est également responsable de mouvements non-violents.
Pour QUE FAIRE il a accepté de répondre aux questions de Denis Gorteau sur le pape François.


DG : Avant la démission de Benoît XVI, quelles sont les crises les plus graves qui touchent le Vatican ?

CR : La crise qui a conduit Benoît XVI à démissionner a été sa perte d'autorité à la suite de l'affaire de Vatileaks. Le vol de documents dans son bureau et la mise sur la place publique par un journaliste italien des accusations (fondées) portées par des évêques et des cardinaux contre son bras droit, le cardinal Bertone, Secrétaire d'Etat, le tout sur fond de rumeurs de lobby gay, l'a terriblement affaibli. Parallèlement il a dû constater l'échec total des négociations qu'il avait souhaité engager avec les intégristes, malgré les concessions imprudentes qu'il leur a fait. Benoit XVI a semblé totalement désemparé et incapable de faire face.

"Benoit XVI a semblé totalement désemparé et incapable de faire face"

DG : Qu’est-ce qui explique la relative mais réelle passivité de l’Eglise vis-à-vis des pédophiles ?

Le problème est ancien dans l'Eglise catholique et les épiscopats locaux ont réagi de façon différente. Mais la réaction dominante a été de chercher à cacher les cas de pédophiles pour protéger l'institution des effets du scandale. Cette attitude a conduit à faire taire les victimes – qu'on n'avait pas cherché à protéger et qu'on a souvent cherché à culpabiliser – et à développer un sentiment d'impunité parmi ces clercs pédophiles qui ne craignaient pas forcément grand chose, si ce n'est de changer de paroisse. Certains évêques continaient aussi à penser que ces agissements ne relevaient pas vraiment de la justice civile et qu'il fallait régler cela discrètement en interne. Ces attitudes marquaient surtout un profond déni de la gravité des traumatismes subis par les victimes et le peu de cas que l'on faisait des enfants.


DG : Dans ce contexte très lourd qu’est-ce qui explique le choix de Jorge Mario Bergoglio comme nouveau pape ?

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