Chine: le leader historique de l'économie mondiale veut retrouver sa place - par le site l'Espoir

  • Par arsin
  • Le 23/12/2013
  • Commentaires (0)

Par Theux, sur le site L'Espoir

Commentaire de Pablito Waal : très bon article de Theux, même si la description de la Chine comme économie "néolibérale" sans la démocratie est imparfaite : la Chine est loin d'être un pays libéral, par sa monnaie, son système bancaire, sans même parler de son protectionnisme sur lequel l'auteur fait une comparaison peut flatteuse pour l'Europe. En revanche, il note bien la probable surestimation de la croissance chinoise, ce qui rejoint l'article récemment posté par votre serviteur sur le capitalisme.

Le vent de l’histoire souffle dans le dos de la Chine et il est très probable qu’elle retrouve bientôt sa place de leader économique mondial. Sa ligne historique supérieure à 20 % du PIB global pourrait même être dépassée. Pour cela, il lui sera nécessaire de changer de modèle et de ne plus compter uniquement sur la consommation extérieure pour développer son économie. Ainsi, son véritable défi sera avant tout de mettre fin à la politique de l’Etat prédateur, qui a offert le pouvoir aux entreprises transnationales. Ces décisions seront nécessaires si la Chine souhaite conserver assez longtemps les rênes de l’économie mondiale. Analyse d’un éternel recommencement.

Historiquement, la Chine est un géant, les travaux d’Angus Maddison en attestent. Du Ier siècle après J-C jusqu’en 1820, la contribution de la Chine au produit intérieur brut (PIB) mondial a toujours été supérieure à 20 %. Sous la dynastie Qing, en 1820 précisément, elle était même de 32,9 % soit près d’un tiers de la production mondiale de richesses.

L’historien Fernand Braudel, qui est un adepte du temps long, s’est largement interrogé sur les raisons de la survenance de la révolution industrielle en Europe alors que tout laissait à penser qu’elle aurait dû survenir en Chine. Le fait d’avoir laissé passer le train de cette extraordinaire période de développement économique va plonger l’empire du milieu dans un profond déclin. En 1973, sa part dans le PIB mondial n’est plus que de 4,6 %.

En 1978, Deng Xiaoping considère que le système communiste dans lequel la Chine s’est engagée n’est plus viable. Il décide alors d’instaurer un système économique apparemment antinomique : « le socialisme de marché ». En réalité, il s’agit d’adopter une économie néo-libérale sans accès à la démocratie. Les valeurs changent. Le slogan devient « Il est glorieux de s’enrichir ». La priorité est donnée à la croissance quel qu’en soit le prix. La Chine entame un fabuleux défi : (re)devenir la première économie du monde.

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