Comprendre la non-viabilité de la zone euro (5/5) - par L'Oeil de Brutus

  • Par arsin
  • Le 11/07/2012
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Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

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 PARTIE 5

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Entre S1 et S2 : quelles perspectives ?

S1 semble bel et bien politiquement injouable aujourd’hui. Alors que la situation économique est déjà délicate en Allemagne, dans les pays du Nord et en France, on voit mal leurs opinions publiques accepter de massifs transferts financiers vers le Sud, tout simplement parce que les Européens ne se voient pas en un seul peuple. Les dispositifs de solidarité nationale sont déjà mis à mal par la crise[i], alors imaginer un réel dispositif de solidarité européen !

Reste donc S2. Il y a deux ans et demi, la dette publique grecque se montait à 120% du PIB. Les plans de rigueur et autres ajustements structurels devaient résoudre le problème. C’est sans doute pour cela que cette dette a réussi à s’élever à près de 200% du PIB en décembre dernier quand la fabuleuse troïka a fini par se résoudre à accepter un défaut partiel qui ramenait le niveau de cette dette à … 120% (!) tout en exigeant de nouvelles mesures d’austérité. Retour à la case départ et simple perpétuation du cycle mortifère de la rigueur néolibérale (sur le sujet, lire Cette crise qui vient).

Les mêmes causes produiront les mêmes effets : le niveau de vie des Grecs va continuer à s’effondrer pendant que leur dette suivra la pente inverse. Comprenant (enfin) l’ineptie et l’impasse qui leur sont imposées, ils en viendront – dans un mois, dans un an, dans 5 ans, peu importe – à  porter au pouvoir un parti – autoritairement ou démocratiquement peu importe – qui décidera unilatéralement de la sortie de l’euro, de la dévaluation de la drachme et de l’imposition de barrières protectionnistes. Les banques et les pays du reste de la zone euro en seront quitte pour inscrire les créances grecques dans la colonne « pertes et profits », ce qui leur apportera quelques points de récession en plus. Bien évidemment, des mesures de rétorsion à l’encontre de la Grèce – infâme violeuse de traité – seront décidées. Mais au point ou ils en seront, les Hellènes n’en auront cure : ils reconstruiront une économie au service des citoyens (et non l’inverse) et tisseront de nouveaux liens avec d’autres, notamment les émergents.

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