Croissance: Merkel prend Hollande aux mots et propose le fédéralisme - par Magali Pernin

  • Par arsin
  • Le 18/06/2012
  • Commentaires (0)

Par Magali Pernin, sur Contre la Cour

http://contrelacour.over-blog.fr

Cet article est en quelque sorte une revue de presse des informations glanées ici et là sur l'état des négociations franco-allemande au sujet de la gouvernance économique européenne.

 
Hollande-Merkel.jpg

 

Tel est pris qui croyait prendre.


Voilà plusieurs mois que Hollande nous promet d'incarner le changement.

Eurobonds, Projectbonds, Banque européenne d'investissement renforcé, taxe sur les transactions financières: autant de points destinés à mener la cadence européenne et semer la chancelière allemande sur le chemin de la croissance.


Mais il est dur de doubler Madame Merkel, même par sa gauche.
Un mois après l'élection du Président français, la chancelière a tôt fait de reprendre l'avantage.
Sans doute lassée de passer pour Madame « Nein », la rabat-joie face à un Hollande récoltant tous les fruits de négociations entamées bien avant son entrée en fonction, la chancelière s'est engouffrée dans la brèche ouverte par le nouveau Président: puisque Monsieur Hollande souhaite ouvrir tous les dossiers, la question institutionnelle sera également à l'agenda européen.

Alors que le gouvernement français s'affairait à présenter l'actuel débat sur la croissance comme une victoire de François Hollande, Angela Merkel a rapidement repris le devant de la scène en posant ses conditions: oui aux euro-obligations mais une fois la crise passée, et dans le cadre d'une sérieuse réforme des institutions européennes.

 

Par la même, elle bat en brèche l'injuste idée selon laquelle l'Allemagne camperait sur la case « austérité », alors que le pays a accepté depuis de plusieurs mois d'apporter son soutien aux pays en difficulté en garantissant le remboursement de leur dette en cas de défaut.
Surtout, en se plaçant sur le terrain du long terme et en offrant aux européistes une vision politique ambitieuse, elle fait de François Hollande l'homme des petites solutions.

Depuis 2005, la question institutionnelle est on ne peut plus tabou en France. Or la question des eurobonds est étroitement liée à une intégration politique renforcée.

Maligne, Madame Merkel met donc la pression sur la Présidence française à qui il revient désormais de s’avancer sur le terrain politique si elle souhaite voir aboutir la gestion commune des dettes.

 

 

Les euro-bonds 

 

Sans expliquer précisément ce que signifiaient ces « euro-bonds », ni l’état d’avancement des négociations à l’échelle communautaire, la presse a largement aidé François Hollande à se présenter comme le promoteur d’une « nouvelle » proposition jusqu’ici peu connue des français: la mise en place d’euro-obligations.



La suite sur Contre la Cour

austérité Hollande Allemagne euro Merkel France Eurobonds croissance banque gouvernement

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

RETOUR A L'ACCUEIL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×