Déclin de la démocratie

Pourquoi François Fillon a raison de se maintenir dans la présidentielle

François Fillon a raison.

Pas sur son programme, bien sûr.
Et pas sur ce qu'il a fait concernant sa famille et ses enveloppes de parlementaire, pendant plus de trente ans.

Mais sur le maintien de sa candidature.

Pourquoi ?

- parce que toute autre solution aurait été politiquement plus désastreuse encore en termes d'image, image qui, contrairement à ce que certains semblent penser, ne se résume pas à votre casier judiciaire. Choisir un autre candidat que Fillon obligerait à prendre l'une des deux options : 1) un-e candidat-e vaincu-e à la primaire reviendrait à dire aux millions de sympathisants de droite qui ont voté à la primaire qu'ils n'auraient pas le projet politique, économique, social, international, sociétal etc... pour lequel ils se sont clairement prononcés. Et donc, on leur envoie le message que : le projet politique ne compte pas, seul le casier judiciaire compte.

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La guerre pour le sens de l'existence (1)

Ceci est le début d'un article assez long, rédigé en décembre 2016 et censé faire le bilan de cette année 2016, et du tournant "populiste", "réactionnaire" que la scène politique internationale semble prendre depuis 24 mois.

Counterstrike

Partie 1 : le mythe de l’ère de la « post-vérité »

 

La victoire du Brexit et de Donald Trump (au collège électoral américain) ont lancé, chez les journalistes et la sphère médiatique, qui s’étaient majoritairement (mais pas unanimement) rangés dans le camp du Remain lors du référendum britannique, et presque entièrement contre Donald J. Trump aux USA, le thème de « l’ère de la post-vérité ». Les deux succès s’expliqueraient par la montée des peurs et des passions irrationnelles, qui auraient rendu une fraction considérable de l’électorat insensible aux faits et à la raison. Faits et raison qui, faut-il le comprendre, auraient massivement penché contre le Brexit et contre Trump.

 

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Gouvernance européenne, souverainetés et faillite démocratique - par Magali Pernin

Par Magali Pernin, sur son site

Vers une gouvernance économique renforcée

Depuis un peu plus de trois ans, des changements majeurs sont intervenus dans ce que l’on a l’habitude d’appeler la gouvernance économique européenne. Un intitulé qui a la caractéristique de ne pas mettre en avant les acteurs à l’œuvre de cette gouvernance et qui reconnaît que la discipline budgétaire est toute en entière axée sur des considérations économiques.

Posée par les critères de Maastricht, la gouvernance économique européenne vise les instruments de contrôle des politiques économiques (notamment budgétaires) des Etats et leur coordination européenne.

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Banzaï ! François Hollande ou l’agitation en guise de politique - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

Banzaï ! François Hollande ou l’agitation en guise de politique

Diantre ! La France portera donc en berne ses drapeaux pendant trois jours[i]. Le crash de l’avion d’Air Algérie semble ainsi avoir complètement monopolisé l’espace politique. Le président de la République intervient presque quotidiennement, les réunions ministérielles se succèdent (parfois plusieurs par jours) et au bout du compte on se sait plus vraiment qui est une chaîne d’information : I-télé ou l’Elysée ?

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La caste cannibale (Coignard – Gubert) : le PS et ses meilleurs « ennemis » de la finance - par l'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

Voir la suite de l'article ici.

La caste cannibale (Coignard – Gubert) : le PS et ses meilleurs « ennemis » de la finance
 

Comme Nicolas Sarkozy, pour Dominique Strauss-Kahn la retraite politique forcée s’est muée en juteuse reconversion. Il est ainsi au conseil de surveillance de la Banque russe de développement des régions (BRDR), organisme financier des plus opaques, proche de l’oligarchie russe. L’ancien directeur du FMI a également pris la tête d’Anatevka, rebaptisée LSK (!), une société financière basée au Luxembourg avec bureaux à Genève et à Monaco.

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Bonapartisme ET Constituante - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

Bonapartisme ET Constituante

Lire l'article d'André Bellon évoqué par Brutus.

Dans l’édition d’avril 2014 du Monde diplomatique, André Bellon a fait paraître un remarquable article, mettant en valeur ses travaux et ses réflexions sur le renouveau politique à la fois salutaire et nécessaire au redressement de notre pays. Qu’il soit en préambule bien clair que j’ai le plus sincère respect pour ces travaux et cet engagement au service de la France et des Français.

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L'électeur européen avait le choix entre Juncker et Schulz... - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Rappel : ceux qu'Edgar appelle "souverainistes européens" sont les eurofédéralistes (qui veulent la souveraineté de l'Union Européenne en lieu et place des souverainetés nationales).

Martin Schulz (L) and Jean-Claude Juncker

 Il aura Juncker et Schulz.

Les souverainistes européens se sont réjouis de la nomination de Juncker comme président de la Commission européenne, symbole de la politisation de l'élection du Parlement européen, gage du respect absolu de la volonté des électeurs.

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Sarkozy remis à sa place par les suisses - par l'UPR

Par l'UPR, sur leur site

Le journal suisse Le Matin vient de révéler - ce lundi 9 juin 2014 - que Nicolas Sarkozy, qui était invité au "Swiss Economic Forum", un mini-Davos organisé la semaine dernière à Interlaken, s'est fait vertement remettre à sa place par Adolf Ogi, ancien président de la Confédération helvétique.

Selon le journal Le Matin, l'intervention de Sarkozy, qui « devait être un débat » a en réalité « tournée au one man-show», ce qui a profondément agacé les responsables politiques helvétiques présents.

Mais le plus beau restait à venir : lors d'une rencontre avec des personnalités et des industriels qui finançaient la rencontre, Nicolas Sarkozy n'a rien trouvé de mieux à faire que de critiquer le système fédéral helvétique. Selon le journal, « il s’est mis à expliquer que la Suisse devait entrer dans l’Union européenne. Qu’un pays ne peut pas être gouverné par un président qui change chaque année. Ou que notre système avec sept conseillers fédéraux est inefficace, désuet. »

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Le mille-feuilles: un gâteau qui n'est pas à la portée de n'importe quel pâtissier - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

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Les barbares sont à nos portes. Je ne parle bien entendu pas du FN, pas plus que des islamistes et autres intégristes de tout poil. Non. Nous sommes menacés par une barbarie bien plus insidieuse mais beaucoup plus dangereuse. Celle qui dérive de la superficialité et de l’ignorance de nos soi-disant « élites » (1). Bien entendu, on a tous tendance l’âge aidant à tomber dans le travers du « c’était mieux avant ». Je ne sais pas. Peut-être que les politiciens et les « maîtres à penser » de la génération précédente n’étaient finalement pas plus savants que ceux d’aujourd’hui. Mais en tout cas, ils faisaient au moins un petit effort pour cacher leur inculture.

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L’interview de Vladimir Poutine en version intégrale : le scandale des coupes de TF1 - par Olivier Berruyer

Par Olivier Berruyer, sur son site

Voici la transcription de l’interview de Poutine d’hier. C’est la traduction de la version intégrale issue du site du Kremlin (ou ici en russe, ou ).

En effet, pour faire tenir cette interview de 41 minutes en 24 minutes, TF1 a sabré largement dans certaines parties. Comme il a été décidé de couper des éléments essentiels sur la Crimée, l’opposition dans les médias français, et de laisser des propos sans intérêts genre sur la langue qu’il utilise avec Hollande, le mot censure me semble adapté – vu qu’il y a rétention d’informations importantes qui éclaireraient le public français. Et je reviendrais sur la faute inacceptable de traduction quand il parle d’Hillary Clinton.

Ceci étant, reconnaissons qu’il est salutaire que TF1 et Europe1 aient interviewé Vladimir Poutine…

Tout est donc traduit ici – les passages censurés sont en exergue – à vous de voir s’ils méritaient de l’être…

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Sortir de l'euro : on ne peut pas, ou on ne veut pas ? La question de la démocratie - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

SORTIR DE L’EURO : ON NE PEUT PAS OU ON NE VEUT PAS ? LA QUESTION DE LA DEMOCRATIE.

« Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait. »

Marcel Pagnol

Ce billet s’inscrit dans le prolongement d’un débat initié à la suite d’une critique d’un article de M. Colletis-Wahl (ici), à laquelle celui a eu l’amabilité de répondre (ici).

Introduction

« L’euro est irréversible » : c’est une litanie que l’on entonne religieusement en eurobéatitude (notamment de la part de Mario Draghi, patron de la BCE). Il s’en trouve au sommet de la technocratie européenne (mais pas seulement) à croire que leurs créations humaines sont éternelles. L’assertion en elle-même non seulement décrédibilise leurs auteurs mais laisse entrevoir ce qu’est leur vision de la démocratie. Dans leur eschatologie de « fin de l’histoire », ces demi-dieux prétendent donc à l’éternité et surtout au droit et au devoir de dicter aux peuples le sens de leur destinée. Autre époque, autre économicisme totalitaire : les marxistes aussi clamaient l’avènement inéluctable de la fin de l’histoire.

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Les stratèges de la communication - documentaire

Une production Premières Lignes, avec France Televisions et LCP.

Sauvons nos départements - par Tomgu

Par Tomgu, sur son blog

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Les départements en 1801

François Hollande l'avait évoqué et Manuel Valls l'a confirmé, la réforme territoriale aura bien lieu. Et les choses s'accélèrent cette semaine avec la réception par le président de la République des responsables de partis représentés au Parlement. Après être revenu sur le projet élaboré par la droite dès le début du quinquennat, les socialistes s'attellent à leur tour à la tâche. Au programme notamment, suppression des départements et baisse du nombre de régions.

La question du millefeuille territorial en France ne date pas d'aujourd'hui et il est clair celui-ci doit être réformé, en particulier dans un objectif de rationalisation des dépenses publiques. Cela étant, je ne suis pas convaincu que la réforme portée par ce gouvernement soit la bonne. Leur constat de base est de considérer que notre pays comporte trop d'échelons et qu'il faut donc chercher à les réduire. Et c'est de ce constat que découle la volonté de supprimer les départements.

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Dix bonnes raisons d'aller voter aux européennes - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

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Y a-t-il un niveau d'abstention qui suffise à remettre en cause le système européen ? Probablement pas.

Dix bonnes raisons d'aller voter...

...Mais pas pour les européistes de service de l’UMP, du PS, de l’UDI-MODEM ou des Verts.

Les résultats aux élections municipales me laissent penser que mes compatriotes sont las, excédés, en colère ou peut-être désespérés. Ils sont de plus en plus nombreux à bouder les urnes. Le phénomène pourrait encore s’amplifier lors des élections européennes, un scrutin traditionnellement propice à l’abstention, à la fin du mois de mai. Certains eurosceptiques, comme Emmanuel Todd, sont même tentés d’en faire la promotion : si personne ne va voter, argumente-t-il, le système perdra toute légitimité et s’effondrera de lui-même. Mais supposer cela, c’est se tromper lourdement. D’abord, les européistes se moquent de la démocratie (on va y revenir), ensuite, dans une démocratie représentative, ce sont ceux qui vont glisser leur bulletin dans l’urne qui décident et tant pis pour les autres. Par conséquent, il faut le dire, le répéter et le marteler : l’ « abstention militante », c’est de la foutaise.

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Le RDIE : la bombe à retardement démocratique du traité transatlantique - par Laurent Pinsolle

 
Commentaire de Pablito Waal : le juridisme contre la démocratie...
 
 
Dans son livre consacré à l’accord transatlantique, Danièle Favari donne toutes les raisons pour s’y opposer. Et par-delà les risques sanitaires et le fait de servir les multinationales, il y a un mécanisme peu connu mais révoltant, survivance du défunt AMI, les RDIE, ces tribunaux qui asservissent les démocraties.
Le RDIE, qu-est-ce que c’est ?
Le RDIE (Règlement des Différends entre Investisseurs et Etats), ou ISDS en anglais (Investor-State Dispute Settlement) est « un mécanisme d’arbitrage privé entre les investisseurs et les Etats qui se substituerait aux juridictions existantes, permettant ainsi aux investisseurs privés de s’affranchir de toutes les lois et, de contourner les décisions qui leur seraient gênantes et de sanctifier la privatisation du pouvoir législatif ». Les Etats et les Parlements ne peuvent rien contre ces jugements. 6514 cas ont été soumis en 2012. Danièle Favari note que « 15 arbitres ont décidé de 55% de tous les litiges connus » et que « les revendications des Investisseurs ont été acceptées dans 70% des décisions arbitrales connues en 2012 », avec 1,77 milliards de dollars d’indemnité à Occidental contre l’Equateur.

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Elections européennes : les Peuples sont-ils stupides ? - par L'Espoir

Par Antoine Lamnège, sur le site de L'Espoir

idiot europe electeur europe

Lors de chaque nouvelle consultation populaire, c'est la même rengaine :  les électeurs n'ont pas compris les enjeux du scrutin ; ou plus exactement, la seule loi économique digne d'être pédagogiquement expliquée aux bas du front : dans un "mond'globalizé", aucun pays ne s'en sortirait seul, et surtout pas la France...

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Le lapsus de Marylise - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

http://www.lopinion.fr/sites/nb.com/files/styles/article/public/images/paysage/2013/07/lebranchu_pays_reuters.jpg?itok=6yQYop0p

Ce matin, je prenais tranquillement mon café en écoutant la radio. Le soleil brillait, les petits oiseaux chantaient, la jardinière sur ma fenêtre – j’aime beaucoup les plantes, il faudra que j’en parle un jour – laissait voir les clochettes du muguet, sorti un peu trop tôt de terre cette année. Et tout à coup, dans ce climat idyllique, j’entends Marylise Lebranchu dire, à propos de la suppression envisagée des départements que aujourd’hui le RSA est financé en partie – 3 milliards d’euros, ce n’est pas rien - par l’impôt local, et que si on « fait remonter cela vers l’Etat, c’est à dire, vers l’impôt sur le revenu », cela pose un problème. Car – tenez-vous bien – « l’impôt sur le revenu touche plus fortement les classes moyennes que l’impôt local qui est plus reparti ».

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Tout ça pour ça - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

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En regardant la composition du gouvernement annoncée le 2 avril (1) par Manuel Valls, on ne sait s’il faut pleurer ou s’il faut rire. Quelques jours plus tôt, les électeurs avaient manifesté sans équivoque un mécontentement qui n’aurait du surprendre personne, tant la popularité du président de la République et celle du chef du gouvernement avaient coulé à des profondeurs rarement atteintes. Et qu’avons-nous en sortie ? Ce n’est même pas « tout changer pour que rien ne change » : Sur seize ministres, quatorze – sans compter le Premier ministre – l’étaient déjà dans le gouvernement précédent. Et si l’on croit les rumeurs qui circulent, sur la quinzaine des ministres du gouvernement Ayrault ayant perdu leur portefeuille une fraction non négligeable serait déjà pressentie pour revenir au gouvernement avec le rang de secrétaire d’Etat.

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Félicitations à Manuel Valls !

Tribune libre de Pablito Waal

http://i.huffpost.com/gen/1405662/thumbs/o-VALLS-CONTENT-facebook.jpg

Avant même de connaître la composition du nouveau gouvernement, je ne peux qu'exprimer ma joie de voir un serviteur de la Nation aussi dévoué  que Manuel Valls accéder à une des plus hautes fonctions de l'Etat. Finis déficits, chômage et croissance atone ! Chacun ne peut que constater le consensus qui s'est établi sur la pertinence des idées exprimées par celui qui était jusque là ministre de l'Intérieur, et ce sur tous les sujets. Que ce soit sur l'économie, sur la résorption de de la délinquance ou le respect des libertés civiles, notre nouveau chef de gouvernement a désarmé tous ses contradicteurs.

Je ne vois d'ailleurs même pas pourquoi ce blog continue d'être alimenté d'articles critiques sur la construction européenne, l'euro, l'OTAN ou le capitalisme : tout cela sera bientôt sans objet.

Toute mention de la date n'est pas superflue. Pour un véritable article, lire ceci.

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