Démantèlement de l'état-actionnaire : le bricolage à la petite semaine de François Hollande - par l'Oeil de Brutus

  • Par arsin
  • Le 18/04/2013
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Après avoir vendu plus de 3% des actions du groupe Safran, Arnaud Montebourg, le fameux chevalier de la démondialisation, a annoncé que le gouvernement Ayrault poursuivait sa réflexion sur la vente d’actifs de l’Etat, en particulier d’actions de grands groupes (EDF et GDF-Suez seraient les principaux concernés). Le fait que l’annonce provienne du ministre du redressement productif (qui s’avère être bien plus l’accompagnant de l’effondrement productif), censé représenté l’aile gauche du PS, n’est pas anodin : il confirme que même ceux qui sont censés être les plus keynésiens des socialistes sont bel et bien, eux aussi, entièrement convertis aux dogmes néolibéraux en déchargeant l’Etat de tout rôle économique.  

En clair, dans la lignée du gouvernement Jospin il y a une dizaine d’années, le PS ne conçoit son rôle de gouvernement que comme un simple accompagnateur de la misère sociale (et encore un bien mauvais accompagnateur). Face aux marchés, et c’est depuis 30 ans une constante, il courbe servilement l’échine. « L’ennemi déclaré de la finance » n’en est que son plus zélé toutou comme le prouve également la dérisoire réforme bancaire qu’il a mise en place et qui fait la grande joie des banquiersi.

Mais le plus important, et sans doute le plus grave, n’est pas là. Car même dans une logique libérale d’un Etat qui se gère comme une entreprise, le choix de vendre ces actions est contre-productif. La raison en est simple. Au jour d’aujourd’hui, l’Etat emprunte à 2 ou 3 %. Or, les entreprises dont il est question (Safran, EDF, GDF, Thalès, EADS, etc.) ont un rendement (les dividendes versés par rapport à la valeur de l’action) bien supérieur, de l’ordre de 3 à 5% (et même jusqu’à 7%). Il est donc financièrement beaucoup plus intéressant d’emprunter tout en conservant ces actions que de les vendre : même si l’Etat ne se conçoit aucun rôle économique, l’investissement – même à crédit – dans ces entreprises est plus que rentable dans la durée.

Alors pourquoi ?

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