Trois avis souverainistes sur les élections italiennes - par l'Association pour une Constituante, l'UPR et Yohann Duval

  • Par arsin
  • Le 26/02/2013
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Les deux premiers commentaires ci-dessous ont en commun de se réjouir globalement de la situation sortie des urnes, notamment pour la claque infligée au "dictateur" Mario Monti (terme pas si injuste, car un dictateur au sens romain du terme est un chef appelé pour gérer une situation de crise pendant un temps donné, qui peut être légalement mis au pouvoir, et qui dirige ensuite avec des coudées plus franches qu'un gouvernement responsable devant des représentants élus). Et aussi d'etre assez sceptique à l'égard de Beppe Grillo, grand Vainqueur du scrutin. Cédric Labrousse, auteur de La Chronique du Printemps Arabe (et aussi chroniqueur de ce qu'il appelle le "Réveil Européen") en a une vision beaucoup plus positive.

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Italie An I  - par l'Association pour une Constituante

Formidable poussée anti-européenne aux élections italiennes - Débâcle en vue pour Mario Monti - par l'UPR

Monti et l'UE désavoués par les Italiens - par Yohann Duval


Italie An I  - par l'Association pour une Constituante

Le peuple italien, à son tour, a voté. À son tour, il a rejeté les politiques d’austérité européenne et les « gouvernements de techniciens » comme celui de Mario Monti, ex commissaire européen et ex dirigeant de la banque Goldman Sachs installé de force au pouvoir depuis plus d’un an. Une grave crise économique, sociale et institutionnelle conjuguée à une profonde crise morale aboutissent donc à un profond rejet, même à un dégoût du système politique italien. Le résultat parle de lui-même : au scrutin proportionnel, le mouvement Cinque Stelle de Beppe Grillo obtient 23,8% des suffrages au Sénat et 25,5% à la Chambre des députés, talonnant les suffrages exprimés pour Silvio Berlusconi (30,7%, 29,1%) et Pier Luigi Bersani (31,6%, 29,5%), ces deux derniers empêchant donc une majorité de se dégager et enfonçant à son tour l’Italie dans une situation ingouvernable.

Bien sûr, les bien pensants affirmeront que ce vote traduit des réflexes réactionnaires (vote régionaliste, xénophobe et séparatiste pour la Ligue du Nord, en alliance avec le Pdl de Berlusconi). Mais en rester à cette explication simpliste, bien digne des habituels analystes amateurs du statu quo n’est pas admissible face à l’ampleur de l’expression populaire. L’ascension spectaculaire de Grillo, liée au qualunquismo et à ses étoiles filantes de populisme autoritaire, marque trop le rejet des mécanismes classiques de la politique pour admettre les commentaires somnifères. Le « Mouvement Cinque Stelle », une sorte d’omnibus unissant des réactionnaires déçus et des pseudo altermondialistes vivant la politique uniquement par le biais du « réseau social » tout en applaudissant leur idole – ancien comique enragé - qui dit à tout bout de champ : « politiques, allez vous faire foutre ! ». Le décor est planté.

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Formidable poussée anti-européenne aux élections italiennes - Débâcle en vue pour Mario Monti - par l'UPR


À 18H00 ce 25 février 2013, les premiers résultats des élections italiennes semblent indiquer un bouleversement complet des pronostics et tous confirment le raz-de-marée électoral contre Mario Monti :

  • 1°)- à la Chambre des députés, la coalition de gauche emmenée par le dirigeant du Parti démocrate (PD) Pier Luigi Bersani arriverait en 1ère position, avec 34,5% des votes, devançant la coalition de droite de Silvio Berlusconi donnée à 29%. La gauche aurait ainsi la majorité absolue des sièges à la Chambre des députés, dont le système électoral donne une prime à la coalition arrivée en tête.

  • 2°)- mais au Sénat c’est la coalition de droite emmenée par Silvio Berlusconi qui pourrait arriver devant la gauche, selon deux premières projections d’instituts de sondages. C’est du moins ce qu’indiquaient en milieu d’après-midi l’Institut Tecne pour la chaîne Sky, selon lequel la droite aurait 31,9% et la gauche 28,7%. L’Institut Piepoli pour la RAI donnait 31% à la droite contre 29,5% à la gauche.

  • 3°)- cependant, les tout derniers sondages et projections font état d’une très forte poussée du vote anti-européen : le parti de l’ex-comique Beppe Grillo, le Mouvement cinq étoiles (M5S), obtiendrait près de 20% des voix à la Chambre des députés. Plus spectaculaire encore, il deviendrait le premier parti au Sénat avec 25,1% des voix, devant le Parti démocrate, principal mouvement de la gauche italienne donné à 25%, suivi du Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi, crédité de 22,7%.

  • 4°)- Dans tous les cas, tous les instituts de sondage “sortie des urnes” convergent pour annoncer une débâcle historique à  la coalition centriste emmenée par le chef du gouvernement sortant Mario Monti, qui n’obtiendrait même pas 10% des suffrages. Rappelons que Mario Monti, qui n’avait jamais été élu à l’issue d’une consultation du peuple italien, n’exerçait les fonctions de Président du Conseil que sous l’effet des pressions de Goldman Sachs, de la BCE et de la Commission européenne.


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Monti et l'UE désavoués par les Italiens - par Yohann Duval


Appelés aux urnes, les Italiens ont rendu leur verdict : ils ont massivement rejeté la politique menée par le gouvernement de Mario Monti. Alors que la plupart des journaux Français louaient les qualités du "professore" et que nos ministres soulignaient son courage, espérant une éventuelle alliance avec le centre-gauche dirigé par Pier Luigi Bersani, tous les pronostics ont été déjoués. Nos voisins ont accordé une large majorité de leurs suffrages à des partis hostiles à l'austérité, à l'euro ou à l'Union Européenne.

Monti l'européen balayé, Grillo l'anti-euro au sommet

La première leçon de ce scrutin est bien évidemment le rejet massif du candidat des marchés, l'ex-commissaire européen et ancien de Goldman Sachs, Mario Monti. Notre caste politico-médiatique voyait en lui le sauveur de l'Italie (rien que ça !), mais les principaux intéressés ont assez peu apprécié les mesures anti-sociales qui n'ont d'ailleurs eu aucun effet bénéfique sur l'emploi et la croissance. Un million d'emplois perdus, la récession, une consommation en berne et 50 milliards de dette supplémentaires : un bilan qui n'a convaincu qu'un électeur sur dix malgré les soutiens extérieurs. Une déroute.


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