Billets de arsin

Pourquoi François Fillon a raison de se maintenir dans la présidentielle

François Fillon a raison.

Pas sur son programme, bien sûr.
Et pas sur ce qu'il a fait concernant sa famille et ses enveloppes de parlementaire, pendant plus de trente ans.

Mais sur le maintien de sa candidature.

Pourquoi ?

- parce que toute autre solution aurait été politiquement plus désastreuse encore en termes d'image, image qui, contrairement à ce que certains semblent penser, ne se résume pas à votre casier judiciaire. Choisir un autre candidat que Fillon obligerait à prendre l'une des deux options : 1) un-e candidat-e vaincu-e à la primaire reviendrait à dire aux millions de sympathisants de droite qui ont voté à la primaire qu'ils n'auraient pas le projet politique, économique, social, international, sociétal etc... pour lequel ils se sont clairement prononcés. Et donc, on leur envoie le message que : le projet politique ne compte pas, seul le casier judiciaire compte.

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La guerre pour le sens de l'existence (4)

(lire la partie précédente)

 

Partie 4 : notre monde a besoin de frontières

 

Pour conclure ces longs développements, je ne vais pas rappeler qu'il faut combattre l'Etat Islamique ou autres banalités, pas plus que je ne prétendrai avoir de solutions définitives pour y parvenir.

 

Mais comme idée générale pour maintenir la paix entre des peuples différents inquiets de leurs postérité, voyons la seule solution qui s’offre : le rétablissement des frontières. La principale alternative serait de croire qu’une « conscience morale » se « mondialiserait », et que, par les progrès de la communication et de l’éducation, les rivalités entre nations, communautés religieuses, ethnies… se dissoudraient par la simple intelligence, et que l’Humanité dans son ensemble communierait finalement, par delà ses différences, autour des seuls vrais problèmes : la lutte contre la destruction de l’environement, la grande pauvreté, la maladie et la violence.

 

Problème : ce rêve passe au-dessus de cette réalité que nous avons exposée tout au long de ce texte, qui est que la plupart des individus cherchent la perpétuation de leur groupe, culturellement et généalogiquement. Et que la tension qui se crée entre deux groupes qui se font concurrence par le nombre ou par les idées et croyances est un problème dont la résolution n’a rien à voir avec le niveau d’intelligence et d’éducation des populations concernées. Si vous prenez un peuple dont le QI moyen serait de 140, et que vous l’informez que leurs descendants seront de toute façon submergés par ceux d’un autre peuple, vous aurez une radicalisation pouvant aller jusqu’à la violence la plus extrême. Le XXème siècle a enterré l’idée que la culture empêchait des hommes de sombrer dans la barbarie.

 

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La guerre pour le sens de l'existence (3)

(lire la partie précédente)

Abudhabimosque

Partie 3 : dans le camp d’en face, la lutte est aussi existentielle

 

Tout comme le vote nationaliste, le fondamentalisme islamique est aussi analysé trop facilement par la pauvreté et les inégalités au sein du monde musulman, voire des pays occidentaux où une communauté musulmane conséquente est présente. Alors que de nombreux militants de l’Islam politique, radical, voire terroriste, n’ont aucun problème de subsistance, et parfois même sont issus de classes aisées des pays arabes, à commencer par un des plus célèbres, Oussama Ben Laden. Des études ont montré que certaines catégories professionnelles, telles que les ingénieurs, avaient plus facilement tendance à s’engager dans la voie du terrorisme que d’autres, et que les raisons étaient plus intellectuelles que sociales.

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La guerre pour le sens de l'existence (2)

(lire la partie précédente)

Bouclier ct america

Partie 2 : Trump, Brexit, Le Pen, AfD : de quoi sont-ils les noms ?

 

Réduits au larmoiement sur ces millions d’électeurs qui « sortent du cercle de la Raison », nos plumitifs et autres encombrants des ondes et des réseaux nous parlent du « repli sur soi », des « peurs identitaires », ou, quand leurs capacités conceptuelles sont encore plus basses, de la montée du « populisme ». « Populisme » étant, dans les années 2010, le successeur de ce que fut « communautarisme » dans les années 2000, à savoir un terme flou servant d’épouvantail, qu’il y ait un début de pertinence dans la critique des faits mis derrière ce terme, ou non.

 

Bien qu’ils tombent dans le moralisme et le psychologisme de bas étage, les larmoyants n’ont pas tout faux. Qu’il y ait un mouvement de défense identitaire à l’œuvre chez un nombre croissant de peuples – les Allemands s’y sont ajoutés depuis 2013 et la création d’Alternativ fur Deutschland (AfD) -, c’est un fait. Mais sa motivation profonde échappe à la raison médiatique, qui n’y voit que peur et autres sentiments déplorables. Et ce à cause des limitations du logiciel dominant dans la caste médiatique.

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La guerre pour le sens de l'existence (1)

Ceci est le début d'un article assez long, rédigé en décembre 2016 et censé faire le bilan de cette année 2016, et du tournant "populiste", "réactionnaire" que la scène politique internationale semble prendre depuis 24 mois.

Counterstrike

Partie 1 : le mythe de l’ère de la « post-vérité »

 

La victoire du Brexit et de Donald Trump (au collège électoral américain) ont lancé, chez les journalistes et la sphère médiatique, qui s’étaient majoritairement (mais pas unanimement) rangés dans le camp du Remain lors du référendum britannique, et presque entièrement contre Donald J. Trump aux USA, le thème de « l’ère de la post-vérité ». Les deux succès s’expliqueraient par la montée des peurs et des passions irrationnelles, qui auraient rendu une fraction considérable de l’électorat insensible aux faits et à la raison. Faits et raison qui, faut-il le comprendre, auraient massivement penché contre le Brexit et contre Trump.

 

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Donald Trump, un candidat républicain normal

Resultats par comte us 2017

Addendum : cet article a été écrit peu après l'élection, plusieurs semaines avant que le dépouillement des bulletins ait été terminé. Je ne savais pas, à ce moment-là, que Hillary Clinton aurait 2.8 millions de voix d'avance sur Trump au final, ce qui ne changea rien aux nombres de Grands Electeurs, électeurs qui désignèrent bel et bien Donald J. Trump comme nouveau président le 19 décembre 2016. Le bémol que l'on pourrait mettre à l'une des affirmations de l'article, est que Clinton, en nombre absolu, n'a pas eu vraiment moins de voix en 2016 (65 millions) qu'Obama en 2012 (le même chiffre, quasiment). Mais la population américaine inscrite a nettement augmenté en 4 ans, et en proportion des suffrages exprimés, la sénatrice de New York a bien perdu trois points en 2016 par rapport au président sortant en 2012 (48% contre 51%). Tandis que Trump, loin de progresser, et encore moins de faire un "raz-de-marée" comme cela est souligné par cet article, a fait un score moins élevé que Mitt Romney (46% contre 47%), mais gagna là où il le fallait, dans les "états-clés", à population blanche et ouvrière. Les conclusions de cet article, sur la relativité du succès républicain et la tendance démographique favorable aux démocrates, sont donc préservées.

La victoire de Donald J. Trump (en nombre de grands électeurs, mais pas de voix) dans l’élection du 8 novembre 2016 a généré deux récits dominants. Le premier est celui de ses adversaires : le candidat Trump, raciste, misogyne, islamophobe, démagogue, aurait gagné en rassemblant les hommes blancs frustrés, incultes, haineux, repliés sur eux-mêmes et aigris. Aucune femme, aucun hispanique disposant d’un peu de conscience n’aurait pu voter pour lui. Et il en aurait été de même pour toute personne ayant un peu d’éducation.

Le second est celui de ses partisans : l’entrepreneur Trump aurait défié les politiciens professionnels, d’abord ceux de son parti, puis ceux du parti démocrate, en prenant la défense des oubliés de la mondialisation, des gens modestes, des ouvriers menacés par la concurrence étrangère, et aurait ainsi vaincu un parti démocrate arrogant et coupé de la population.

Tout n’est pas faux dans ces deux récits. Mais les sondages à la sortie des urnes (“exit polls”) publiés par le New York Times, et permettant la comparaison rétrospective jusqu’à 1972, montrent autre chose. Ce qui frappe dans la répartition du vote Trump entre les différents segments démographiques, c’est... sa grande normalité par rapport aux scores des autres candidats républicains depuis Reagan.

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Le Royaume-Uni est le premier pays à quitter l'Union Européenne

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D'abord, félicitations aux 17 millions d'électeurs britanniques qui ont voté "Leave". Aucune aigreur pour les 16 millions d'autres qui ont cru bien faire en votant "Remain".

Quelques observations et réflexions en vrac sur le Brexit :

- oui, en soi, ça ne changera rien au quotidien des Britanniques dans les deux ans à venir. Mais cela écarte pour très longtemps la possibilité d'une entrée du R-U dans l'Euro (la monnaie) et permettra de changer la politique migratoire britannique;

- pour rappel, le R-U est le pays d'Europe de l'Ouest qui, sur le long terme (en excluant l'année 2015) reçoit le plus d'immigrants par an (500 000, moitié UE et moitié hors UE);

- oui, le vote "Leave" avait majoritairement des motivations "de droite" : réduire l'immigration, reprendre le contrôle des frontières;

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2015, l'année de sang (2)

Suite de l'article de la veille

Secours migrants

Avril

                Vagues de sang

Environ un million de personnes ont tenté de franchir la Méditerranée soit illégalement, soit en tant que réfugiés (déposant donc des demandes d’asile) au cours de l’année 2015, se dirigeant principalement vers l’Europe du Nord et du Nord-Ouest. Trois mille périrent en mer, sans compter certains disparus dans des naufrages éventuels, dont on n’aurait nul témoin, mais probables. Le mois d’avril, avec plus de mille morts, fut le plus meurtrier.

Ce phénomène a d’abord un nom : celui des « migrants ». Cette appellation amalgame (ce qui est autorisé, ce coup-ci, faut-il croire) la grande majorité des migrants qui arrivent en Europe de façon totalement légale, au moins lors de leur arrivée, tant que leurs titres de séjour sont valables, et une minorité qui arrive sans titres. Minorité qui, certes, devient de plus en plus importante en cette année. Mais une minorité qui ne peut s’approprier le titre de « migrants ». En réalité, le seul nom valable pour désigner ce phénomène et les populations franchissant les frontières sans que les lois puissent les arrêter, même le temps d'étudier leurs demandes d'asile, serait celui de "migrants illégaux". 

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2015, l'année de sang (1)

              Video attentat charlie hebdo

                2012, 2013 et 2014 avaient été des années de stagnation. Des pays s’enfonçaient dans la guerre civile (Syrie, Libye). Les Etats d’Europe s’acharnaient à courir pour ne pas régresser (ce qui se produit quand même, de la Grèce au Portugal). La Chine ralentit, les Etats-Unis ne créent plus la dynamique que l’on attend d’eux.

                2015 fut une autre affaire. Les deux séries d’attentats commis en France signent un air du temps plus qu’ils n’ouvrent une guerre qui existait déjà, entre la France, engagée aux côtés des Etats-Unis en Iraq contre l’Etat Islamique, depuis 2014.

                2015 fut une année de sangs. Une année de tensions, qui ont toutes les raisons d’aller croissantes.

                Ici, une petite revue en deux courts articles, dont voici le premier.

Janvier

Mahomet prélève l’impôt du sang

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Définir le racisme, une fois pour toutes

Antiracisme

La prochaine fois que vous aurez l’impression que l’on parle de « RACISME » pour un oui ou un non, …partagez ce statut.

Demandez à la personne qui parle de racisme quelle définition elle donne à ce mot.

Et donnez-lui cette définition rigoureuse :


« Le racisme est une idéologie visant à hiérarchiser les populations humaines divisées en races, c’est-à-dire à différencier leurs droits individuels en fonction de critères liés à la naissance et à la généalogie, comme l’apparence anatomique, le lieu de naissance, ou celui des ancêtres, et sans justification valable telle que la sécurité ou le bon fonctionnement d'une communauté politique. »

CE QUI VEUT DIRE :

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Impasse Asselineau ?

Alors que l'UPR vient d'avoir une nouvelle désillusion lors de la législative partielle du Doubs, je publie ce texte écrit il y a un peu plus d'un mois, en forme de commentaire sur un parti où je n'ai pas renouvelé ma cotisation depuis 2012.

Le passage de François Asselineau à "On n'est pas couché", en septembre 2014. Un moment qu'on aimerait oublier...mais fort instructif.

L’UPR est une histoire de gens plutôt courageux. Avoir créé, avec cinquante personnes, un mouvement se donnant pour but ni plus ni moins que faire sortir la France de l’Union Européenne, et forcer la main à une entreprise soutenue par plusieurs dizaines de gouvernements en Europe depuis trente ans, et une soixantaine si l’on remonte au traité de Rome de 1957, est toute une aventure. Une odyssée qui a le mérite d’avoir un objectif identifiable, pas éthéré comme les rêves de révolutions de l’extrême-gauche actuelle, dont on ne sait même pas quel est le projet économique, puisque, selon nos alternatifs de gauche, tout serait à remettre en cause : le travail, la nation, les rapports entre individus dans tous les aspects possibles (nationaux, genrés, culturels…). C’est sans doute cette différence, entre ceux qui ont un objectif simple (mais pas simpliste) à comprendre et ceux qui veulent tout changer, qui explique une partie de la haine que des gens d’extrême-gauche portent au mouvement de François Asselineau.

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Commentaire de "Soumission" de Michel Houellebecq

Par Pablito Waal
 

Soumission 2

Attention, on s’poile. Et non, je ne ferai pas d’article sur tout ce que je lis.

Initialement, je ne voulais pas lire le « phénomène » qu’est le dernier Houellebecq. Je l’ai fait…dans un mélange du contexte des attentats des 7 et 9 janvier, ou de la mauvaise publicité (donc publicité quand même) faite sur ce livre, et sur l’avis d’un ami qui l’a lu en me disant que, non, ce livre n’est pas « islamophobe » (ce n’est pourtant pas un caractère qui me ferait fuir).

Je précise que j’avais déjà lu deux œuvres du même auteur : « Extension du domaine de la lutte » (EDDDLL) et « La possibilité d’une île » (LPDUI). Je me suis même tapé le film de 2007 tiré du second titre (et mon avis sur ce film est : que dire qu’il n’y a rien dedans serait insulter le Rien ; par contre, il y a Arielle Dombasle qui y joue, ce qui n’est généralement pas bon signe).

Après avoir refermé « Soumission », j’ai donc quelques remarques à faire, que je vais organiser point par point, pour éviter d’être trop décousu, sans pour autant avoir à structurer toute une dissertation que ce livre, sans être mauvais, ne mérite pas. S’il y a un risque  que ce commentaire soit décousu, c’est avant tout parce qu’il est difficile de savoir si Houellebecq a voulu pratiquer la psychologie inversée dans son histoire (susciter chez ses lecteurs un comportement inverse de celui de ses personnages)…ou s’il s’agit d’une histoire et d’idées à prendre au premier degré.

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Je suivais Charlie - par l'Arsin

Par l'Arsin

Je ne suis pas manipulable corrige 

Article écrit le 7 janvier 2015, entre 20 et 23 heures.

 AVERTISSEMENT : cet article, peut-être publié trop tôt, ne doit pas être mal interprété. Les lecteurs peuvent comprendre que pour moi, la meilleure façon de saluer Charlie Hebdo est de dire ce que ce journal a représenté pour moi. Je ne suis pas doué pour les tirades lyriques sur les grandes valeurs, ni les appels à lutter contre un adversaire qui n'est toujours pas sérieusement identifié à l'heure où je mets en ligne cet article. Parfois, les défauts comme les qualités des disparus nous manquent.

Et sinon, essayez d'imaginer comment Charlie Hebdo aurait commenté le même événement survenu dans un autre journal, et vous comprendrez.

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A propos de la géographie européenne selon Emmanuel Todd

Une version corrigée de la carte d'Emmanuel Todd présentée dans un précédent article :

Commentaire de Nationaliste Jacobin :

Loin de moi l'idée de nier l'hégémonie allemande en Europe, très néfaste pour nos intérêts nationaux. Mais je dois dire qu'en tant qu'historien-géographe amateur de géopolitique, les propos de Todd me laissent très sceptiques. Quand on lit attentivement, on s'aperçoit que ça ne repose pas sur grand-chose: des belles formules, des intuitions intéressantes sans doute, mais beaucoup d'approximations. Notamment Todd historien, j'ai beaucoup de mal à y croire...

Un exemple, je crois, est très significatif: ces cartes de l' "Empire allemand" comme celle présentée ci-dessus, je n'ai pas trouvé précisément quels critères ont été utilisés pour les réaliser. Quels facteurs ont été précisément listés et mesurés? La dépendance commerciale? L'alignement politique? Dans quels domaines? Bref, tout cela n'est pas très sérieux, et je ne pense pas que ce type de "grand entretien" fourre-tout, qui mélange beaucoup de choses, donne l'illusion du savoir sans guère aligner de faits crédibles, soit au final très efficace. Vouloir donner une "autre vision" de l'UE ou de l'Europe (ce n'est d'ailleurs pas très clair: quid de la Norvège, par exemple? Le Monténégro, lui, a simplement disparu, réannexé par la Serbie...), c'est très bien, j'approuve, mais Todd ne peut pas colorier, comme ça, une carte de l'Europe en utilisant son pifomètre et ses opinions du moment.

Commentaire / réponse de Pablito Waal:

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L'ARSIN en pause

Pause

A partir d'aujourd'hui, le rythme des publications sur ce site va drastiquement diminuer. Cela fait maintenant trois ans quasiment jour pour jour que l'Arsin.fr publie presque quotidiennement des articles.

Le fait est que le projet initial de créer une communauté de blogueurs n'a pas pris, même si cela était déjà dit depuis longtemps (début 2013 déjà, le constat était fait). La régularité de mes propres publications a également grandement diminué, la cause réelle étant tout simplement la perte de motivation. Je cherche actuellement d'autres moyens de relancer mon activité de diffusion d'idées politiques.

En attendant, la plupart des sites partenaires de l'Arsin.fr sont encore actifs (mais pas tous), sans compter d'autres sites intéressants comme celui d'Olivier Berruyer (qui s'est cependant à mon goût trop départi de son "métier" principal, à savoir les analyses de l'économie à base statistique), le site de l'Espoir, ou encore de Laurent Pinsolle (qui a pris ses distances avec l'appareil de Debout La République).

Merci à ceux qui ont régulièrement lu ce site.

Gouvernance européenne, souverainetés et faillite démocratique - par Magali Pernin

Par Magali Pernin, sur son site

Vers une gouvernance économique renforcée

Depuis un peu plus de trois ans, des changements majeurs sont intervenus dans ce que l’on a l’habitude d’appeler la gouvernance économique européenne. Un intitulé qui a la caractéristique de ne pas mettre en avant les acteurs à l’œuvre de cette gouvernance et qui reconnaît que la discipline budgétaire est toute en entière axée sur des considérations économiques.

Posée par les critères de Maastricht, la gouvernance économique européenne vise les instruments de contrôle des politiques économiques (notamment budgétaires) des Etats et leur coordination européenne.

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Le privé, c’est vraiment toujours mieux ? - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

Le privé, c’est vraiment toujours mieux ?

C’est un tropisme de la pensée libérale qui tourne en boucle : le privé est toujours plus performant que le public et il suffirait donc que l’Etat externalise ses activités pour faire des économies. En êtes-vous si sûr ?

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Pourquoi "l'Etat Islamique" ? - par Valeurs & Actions Républicaines

Par Valeurs & Actions Républicaines, sur leur site

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Bannière du prétendu "l'Etat Islamique"

En Irak comme en Syrie « l’Etat Islamique », appellation d’une organisation islamiste ultra-radicale, multiplie les crimes. Certes la région ne manque pas de groupes meurtriers, mais l’EI se distingue par la publicité qu’il apporte à ses crimes. A commencer par l’assassinat de journalistes occidentaux et de nombreux civils.

D’où vient cette organisation ?

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L’Allemagne tient le continent européen - par Emmanuel Todd

Par Emmanuel Todd, sur le site d'Olivier Berruyer

Cette carte montre le nouvel empire allemand tel qu’il est, selon vous. On voit la place centrale de l’Allemagne face à ses différents satellites, ou à ceux, comme vous le dites très bien, en état de servitude volontaire. Qu’évoque cette carte pour vous ? 

Je voudrais qu’elle aide à prendre conscience du fait que l’Europe a changé de nature et qu’elle évoque non seulement le présent mais aussi un futur possible très proche. Les cartes que fournit généralement la Communauté européenne sont des cartes à prétention égalitaire et qui ne parlent plus de la réalité. Ici, c’est une sorte de première tentative d’organisation visuelle de la réalité nouvelle de l’Europe. Elle aide à prendre conscience du caractère central de l’Allemagne et de la façon dont elle tient le continent européen. La première chose que tente de dire cette carte, c’est qu’il existe un espace informel plus grand que l’Allemagne elle-même, « l’espace allemand direct », et qui contient des pays dont les économies ont un niveau de dépendance à l’Allemagne quasi absolu.

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Que veut la Russie ? - rapport de Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Une importante table ronde s’est tenue hier soir, lundi 1er septembre à Paris, sous les auspices du Dialogue Franco-Russe, pour tenter d’évaluer les solutions politiques à la crise en Ukraine, et sortir de la spirale de l’escalade.  Cette table ronde a réuni des responsables politiques de premier plan russes et des représentants des différentes forces politiques françaises, mais aussi des milieux d’affaires (Total, GDF-Suez), des milieux culturels et scientifiques.

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(Présentation des intervenants sur le blog de Jacques Sapir)

Les échanges, qui ont duré deux heures, ont permis de mesurer d’une part l’attachement réciproque à l’amitié franco-russe, mais aussi la commune préoccupation devant la tournure prise par les événements en Ukraine, et leurs conséquences sur la politique mais aussi sur l’économie européennes. La situation des populations civiles est dramatique. Il faut  ici signaler que, pour la revue américaine Foreign Policy, les bombardements de la population civile auxquels ont eu recours systématiquement les forces de Kiev pourraient être qualifiés de « crimes de guerre ». Les chefs d’entreprises présents ont insisté sur le caractère profondément destructeur, et politiquement injustifié, des sanctions réciproques (tant européennes que russes) qui ont été prises jusqu’à présent. Ces échanges se sont prolongés pendant plus de deux heures, et les responsables russes ont répondu aux questions des participants français. L’un des principaux thèmes a été, bien entendu, la position de la Russie dans cette crise.

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