ASL

Géopolitique de la guerre en Syrie - par V.A.R.

Par Valeurs et Actions Républicaines, sur leur site

Commentaire de Pablito Waal : un résumé assez intéressant, plutôt fidèle aux faits en ma connaissance.

Depuis la prise de pouvoir par la famille Assad (1970) la Syrie n’a jamais été un facteur de stabilité. Prise en tenaille entre un Liban en guerre civile et un Etat d’Israël surpuissant Damas a cherché à préserver son régime dont le seul avantage était d’être durable. En interne, il fut toujours d'une brutalité impressionnante, et en externe, il utilisa toutes les techniques interdites pour décourager les velléités d'intervention.

Tout était bon pour durer : le régime fut avec les preneurs d’otages libanais dans les années 80, aux côtés des Etats-Unis contre l’Irak en 1991, et derrière les « palestiniens » mais uniquement dans le but de manipuler leurs organisations… De même il aida la PKK contre la Turquie avant de se retourner contre lui et de nier toute autonomie aux syriens kurdophones.

L’arrivée aux affaires de B. el-Assad en 2000, fils du fondateur du régime, laissa espérer une relative ouverture… vite liquidée au nom des intérêts des clans au pouvoir !

Lire la suite

Pour Cédric Labrousse, la révolution syrienne est terminée

Commentaire de Pablito Waal : nous avions déjà cité Cédric Labrousse pour son travail (conséquent) dans La Chronique du Printemps Arabe. Son article publié sur Slate.fr en tant que tribune signifie non pas que Bashar al-Assad aurait déjà gagné la guerre (loin de là, et en témoigne les récentes victoires rebelles à Inkhil, Menagh, leur progression à Deraa ou Idlib, ou encore l'échec flagrant de l'opération "Tempête du Nord" par laquelle le régime pensait reprendre Alep). Mais les forces de l'opposition syrienne, partagées entre ASL, jihadistes, autonomistes kurdes, etc... ne représenteraient plus que de très loin les motivations du soulèvement du printemps 2011. Pour C. Labrousse, la Guerre de Syrie a remplacé la révolution syrienne.

Par Cédric Labrousse, sur Slate.fr et sur La Chronique du Printemps Arabe.

Un membre de l'Armée syrienne libre, le 4 août 2013 à Alep. REUTERS/ Loubna Mrie
La Révolution syrienne telle que nommée ainsi ne se terminera pas à la fin de cette guerre. Elle a pris fin ces dernières semaines, sous nos yeux. Cet avis est très arbitraire, surtout de la part d'un étranger, mais il est de plus en plus partagé par des contacts locaux.

Oh, cela ne veut pas dire que le clan Assad a gagné, loin de là d'ailleurs, car alors qu'il reprend un quartier en ruines à Homs, il a perdu, dans un certain silence médiatique, de nouvelles villes comme Inkhil, Nawa, ou encore Mansourah (une banlieue d'Alep). Ce jugement est lié à des faits qui font que, tout simplement, il n'y a presque plus rien dans les événements actuels qui symbolise les demandes originelles et les premiers combats.

Ce 4 août, au moment où j'avais déjà débuté cet édito, j'ai appris que des contacts combattants au sein d'une petite katiba familiale avaient déposé les armes et ne participeraient pas aux batailles à venir dans la région de Jisr al-Choghour. Enième nouvelle de ce type. La raison? Désormais toujours la même:

«Nous ne combattons pas Assad pour ce qui arrive derrière...»

Quand on a travaillé pendant plus de deux ans sur ce moment formidable de l'histoire du monde arabo-islamique, qu’on l’a suivi, il y a forcément un profond sentiment de respect envers ces Syriens et Syriennes qui se sont levés, se lèvent et pour beaucoup tenteront encore de se lever.

Je parlais clairement de révolte syrienne et de révolution syrienne. Car le plus solide régime de ce monde arabo-islamique, celui du clan Assad en Syrie (avec celui des généraux égyptiens et celui des généraux algériens), était contesté, malgré la peur.

Lire la suite

Hollande fait-il la politique du pire en Syrie ? - par V.A.R.

Par Valeurs et Actions Républicaines, sur leur site

Un article pour le débat sur un sujet qui sent le gaz (on ne la refera plus, rassurez-vous). Lire aussi La Chronique du Printemps Arabe de Cédric Labrousse, qui explique que les rebelles syriens sont loin d'être battus malgré Qusayr. Et qu'ils reçoivent déjà des armes, pas forcément de France.

 

Une intervention en Syrie se prépare-t-elle ?

Le régime de Damas est au mieux brutal, au pire sanguinaire. C'est un fait acquis. Néanmoins le régime ne s'est pas écroulé. Comme Kadhafi en son temps il repose encore sur des secteurs de la population soit trop compromis avec lui soit épouvanté par certains rebelles... Du coup, sans intervention directe de l'étranger, il peut se maintenir dans le "pays utile" (côtes, grandes villes, grands axes, etc.). Il bénéfinie du soutien de la Russie, de la Chine, de l'Iran et des combattants du Hezbollah... La reprise de la ville stratégique de Qoussair est un signe de sa vitalité.

Lire la suite

Où l'on reparle de la Syrie - par David Rigoulet-Roze

Un résumé bien utile et assez vaste,, du site "Les Clés du Moyen-Orient" notamment sur la question de l'opposition syrienne, où l'on aurait aimé cependant que l'auteur s'étende un peu plus sur les mouvements autres que le Jabhat al-Nosra et le Front Islamique du Salut, pour parler notamment plus en profondeur de l'Armée Syrienne Libre.

Lire également La Chronique du Printemps Arabe, de Cédric Labrousse.

David Rigoulet-Roze est enseignant et chercheur, consultant en relations internationales, spécialisé sur la région du Moyen-Orient.
Auteur de nombreux articles, il est rattaché à l’Institut d’Analyse Stratégique (IFAS).

La situation en Syrie : Première partie - la situation du régime syrien aujourd'hui - par David Rigoulet-Roze


La situation en Syrie : Deuxième partie - Qui constitue l'opposition syrienne, caractérisée par sa fragmentation ? - par David Rigoulet-Roze


Lire la suite

Soirée conférence-débat sur la Syrie, à Paris le 16 avril (REPORTEE)

LA SOIREE EST REPORTEE. L'ARSIN VOUS INFORMERA DE SON EVOLUTION.

L'ARSIN a le plaisir de convier ses lecteurs qui seraient de passage à Paris le 16 avril à venir assister à la soirée organisée par l'association Ciné-Motion, soirée consacrée au conflit syrien et à ses issues possibles :


Pour s'inscrire sur l'évènement Facebook

Un carré triangulaire pour se désengager de la Syrie - par le Cercle des volontaires

Par le Cercle des volontaires, sur leur site
http://www.cercledesvolontaires.fr/

Commentaire de Pablito Waal : la situation militaire en Syrie est moins tranchée que ne le dit cet article. Nous vous conseillons de lire les articles du Nouvel Observateur paru le 28 septembre, pourtant cités par cet article. Et aussi de suivre le conflit syrien, par exemple avec la Chronique du Printemps Arabe. N'oublions pas non plus que les annonces d'effondrement imminent de la rébellion étaient courants dans le conflit libyen, par exemple en juillet 2011.

Lors du Sommet des Non-Alignés, tenu à Téhéran, le Président Égyptien M. Morsi avait proposé la création d’un « groupe de contact » pour tenter de résoudre la crise syrienne. Ce groupe est composé de l’Égypte, de la Turquie et de l’Arabie Saoudite (pays à majorité sunnites demandant le départ du président syrien), et de l’Iran (pays à majorité chiite, cherchant une solution négociée dans le respect de la souveraineté syrienne). Le Qatar n’était pas convié.

Mahmoud Ahmadinejad et Mohamed Morsi

Lire la suite

RETOUR A L'ACCUEIL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×