britannique

La Grande-Bretagne, ou l’austérité à crédit - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : après 13 ans de travaillisme qui a fait augmenter d'environ dix points de PIB les dépenses publiques britanniques, et laissé un déficit flirtant lui aussi avec les 10%, David Cameron tente de revenir sur les traces de Thatcher et Major...Sans doute avec le même succès : en taillant dans la consommation, il va défavoriser la croissance à court terme, ce qui pourrait être un choix assumé s'il y avait une politique d'investissement à long terme - ce qui n'est malheureusement pas le cas, comme le note justement L.Pinsolle. Ce qui résulterait en une stabilité (ou progression modérée) des impôts, un blocage voire une réduction des dépenses de fonctionnement (ce sur quoi est déjà engagé le gouvernement Cameron depuis son annonce de la suppression programmée d'un demi-million d'emplois publics), mais un renforcement de la formation de capital, donc une faible baisse des dépenses. Un tel programme ne plairait ni à la base du parti tory, ni aux électeurs de gauche. La France est, avec plus de présence étatique, et un gouvernement plus indéterminé (c'est peu de le dire), dans la même situation.

 

Londres mène des politiques originales depuis 2008. Après avoir laissé filer les déficits et s’être appuyé sur la politique monétaire ultra-accomodante de la banque centrale, les conservateurs, au pouvoir depuis 2010, mènent une austérité sévère, au bilan très mitigé, comme le rapporte The Economist.
 
Verre à moitié vide ou à moitié plein
La situation outre-Manche est assez complexe. Points positifs, alors que la zone euro a probablement connu son 7ème trimestre consécutif de récession et après une 2ème récession, l’activité a rebondi modestement au premier trimstre (1,2% en rythme annuel) et les indicateurs avancés poussent à l’optimisme. En outre, les entreprises privées ont réussi à créer pas moins de 1,6 millions d’emplois depuis mi-2009, ce qui permet au pays d’afficher un nombre total d’emplois supérieur de 500 000 au pic d’avant la crise, une situation que peuvent envier la grande majorité des pays européens.

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Margaret Thatcher ou le vol de l’aigle du capitalisme libéral - par Pablito Waal

Par Pablito Waal

Elle disait qu'il était "l'un des hommes de sa vie". Il n'y aura pas de descendance.

Madame Thatcher est devenue Madame Tas d’os. Derrière ce pathétique jeu de mots, ne vous attendez pas à trouver un nouvel exercice de mollardage en série sur une sépulture, un peu comme un symétrique des vénérations adressées à feu Hugo Chavez il y a quelques semaines. Tout comme dans l’oraison vouée au président vénézuélien, je vais plutôt trouver du bon et du mauvais.

Le titre de cet article est à l’image du passage de Thatcher dans l’Histoire : atypique. Aucun chef de gouvernement n’aura autant duré au 10 Downing Street après 1945, pas même Tony Blair. Mais aussi parce que les mandats de Maggie Thatcher n’ont pas été la stricte copie de ceux de Ronald Reagan aux USA : contrairement à ce dernier, qui n’a pas empêché la hausse des dépenses publiques aux USA , elle a bien entrepris la désétatisation de l’économie britannique…avant que ce travail ne soit en bonne partie annulé par ses successeurs.

Mais point de démonologie ici sur les effets des privatisations, de la politique monétaire restrictive des années 1979-81, sur les conséquences sociales, etc…D’autres articles s’en chargeront bien assez. Je vais juste m’enquérir de chasser quelques idées reçues, retrouvées ici et là dans les articles nécrologiques, qui fondent le « mythe » Thatcher, du moins auprès de ses partisans.

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10 février 1763 : le jour où la France a perdu son avenir - par Pablito Waal

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f8/Nouvelle-France1750.png/550px-Nouvelle-France1750.png

 

Il y a une semaine, nous aurions pu commémorer le 250ème anniversaire de ce qui est probablement le pire évènement de l’Histoire de France.  Une évènement d’une gravité supérieure même au 10 mai 1940, à la percée allemande dans les Ardennes, et l’invasion de la France qui s’en suivit, puisque, après tout, même cette défaite fut réversible.

Vous ne savez sans doute pas ce qui s’est produit le 10 février 1763. Quasiment aucun manuel scolaire n’en parle, un peu comme s’il s’agissait d’une histoire insignifiante, d’une obscure péripétie mettant fin à un passé qu’on préfère ne plus évoquer, comme s’il n’avait rien à nous apprendre.

Le 10 février 1763, la France signait le Traité de Paris, mettant fin à la guerre qui opposait, sur plusieurs continents, depuis 1756 (de facto depuis 1754 en Amérique du Nord) la coalition formée par les plus grandes puissances de l’époque (la France, l’Espagne, l’Autriche, la Russie) face à une autre, au pouvoir nettement plus improbable sur le sol européen : la Grande-Bretagne, la Prusse, le Portugal. C’est pourtant le second camp qui l’emporta, et de loin.

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L'histoire secrète du pétrole (1985) (2/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le second épisode de la série :


Les guerres de l’opium en Chine - par Olivier Berruyer

Par Philippe Boulogne, sur le site d'Olivier Berruyer
http://www.les-crises.fr/

Un peu d’histoire aujourd’hui, qu’il vaut mieux ne jamais oublier – et vous verrez demain que certains n’oublient pas…
Merci à Philippe Boulogne pour avoir synthétisé plusieurs sources sur le web en rédigeant ce billet…
Au XIXème siècle, l’Angleterre est devenue à la fin des guerres napoléoniennes la puissance montante. Elle se consacre pleinement à la mise en application à grande échelle du « free trade ». En Chine par contre, le déclin, les révoltes, une Cour impériale désunie font de l’Empire un pays en voie de décomposition. 
Au-delà des escarmouches militaires de 1840-1842 et de 1858-1860 se cache en réalité une invasion rampante, sournoise et redoutable, contre laquelle la Chine va se mobiliser durant près d’un siècle afin de maîtriser une substance illégale et imposée par ses ennemis. En effet, afin de consolider leur hégémonie commerciale en Asie, les Anglais vont élaborer des réseaux de trafiquants pour inonder le marché chinois avec une drogue redoutable : l’opium. 

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Lawrence d'Arabie et la première "révolution arabe" - par le Cercle des Volontaires

Par Plethon, sur le site du Cercle des Volontaires

http://cercledesvolontaires.wordpress.com/

1) De Sir T.E Lawrence à Lawrence d’Arabie

Thomas Edward Lawrence est un archéologue, écrivain, espion et officier Britannique. Il est né au pays de galles en 1888 et est mort en 1935 dans le sud de l’Angleterre.

Fils de noble britannique, il fait ses études à Oxford et choisit d’étudier l’Archéologie et plus particulièrement l’archéologie médiévale. Il se passionne pour l’histoire des croisades et par en France où il visite les châteaux forts  puis se rend au Liban et en Syrie. Il apprend l’Arabe et apprend à connaitre le désert par coeur. Il participe ensuite aux fouilles de Karkemish près de Jerablus, au sud de l’actuelle Turquie avec Leonard Woolley. Sous couvert d’activités archéologiques, Woolley et Lawrence sont envoyés par l’armée britannique en mission de renseignements dans la péninsule du Sinaï. Lawrence visite notamment Aqaba et Pétra. Ils cartographient toute la région avec une précision jamais atteinte jusque là.

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L'Espagne n'a commis qu'une seule grave erreur : entrer dans l'euro - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

http://www.lalettrevolee.net

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C'est l'avis de Martin Wolf, l'un des chroniqueurs économiques du Financial Times les plus réputés.

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