Chavez

Ordosouverainisme et autoritarisme - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Face à l’eurolibéralisme défendu, avec quelques nuances, par le PS, l’UMP, les centristes et les écologistes, j’avais développé la notion d’ordosouverainisme, en soulignant néanmoins qu’il y avait deux sous-familles, les progressistes et les identitaires. On pourrait ajouter que certains ordosouverainistes semblent tentés par l’autoritarisme, ce qui ressort des modèles qu’ils se donnent.
Danger sur la liberté ?

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Chavez, le spectre qui hantera le monde pour longtemps - 4) une marque dans l'Histoire

Par Pablito Waal

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L’héritage international : un populiste parmi d’autres ?

Descartes  arrête son jugement sur Chavez au fait que celui-ci a été un dirigeant ni saint ni diable, au bilan économique peu glorieux et surtout précaire à défaut d’être la catastrophe tant annoncée par ses détracteurs. Il lui reproche aussi d’avoir infantilisé la vie politique vénézuélienne en perpétuant la tradition du « caudillo » distribuant ses largesses à une partie du peuple qui lui doit alors une fidélité personnelle, et non une fidélité à sa cause militante et encore moins à un état de droit. Faisons un bref passage sur la notion de « caudillo » qui, dans le monde hispanophone, désigne un chef s’appuyant sur un soutien populaire, affectif ou rationnel, mais pas nécessairement un dictateur. Le fait que Franco ait réclamé ce titre fait que, pour nous autres européens et francophones, l’emploi du terme « caudillo » est souvent perçu comme synonyme de dictateur, et cette perversité de langage a été utilisée par les adversaires de Chavez. Fin de la parenthèse linguistique, mais pas si parenthèse que cela : si Descartes emploie le terme « caudillo » pour notre personnage, ce n’est pas pour appuyer l’accusation de dictature contre Chavez.

Dictature est le terme qui conviendrait mieux pour désigner un certain nombre d’alliés peu fréquentables du Comandante, qu’ils résident à Damas, Téhéran, Tripoli (jadis) ou Minsk. Les alliances du Vénézuela, qui n’ont pas abouti à grand-chose de concret (l’Iran n’a pas installé de missiles dans la mer des Caraïbes, comme Krouchtchev l’avait tenté en son temps), comme l’ALBA au passage, ont sans doute reposé sur une vision à court terme des besoins d’appuis du pays. Les vénézuéliens ont plus besoin de solidarité avec leurs grands voisins latinoaméricains qu’avec des régimes moyen-orientaux avec lesquels ils ne partagent qu’une radicalité antiaméricaine qui sera de toute façon temporaire…Sauf à imaginer que les chavistes soient indéfiniment au pouvoir à Caracas, ce qui serait contradictoire avec leur prétention à garantir la démocratie.

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Chavez, le spectre qui hantera le monde pour longtemps - 3) les échecs

Par Pablito Waal

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Chavez a-t-il construit le socialisme ?

Cette diminution de la production pétrolière publique a eu un effet paradoxal, celle d’atténuer la part du secteur public dans l’économie, malgré les nationalisations accomplies par le gouvernement. Que le nombre de salariés de la fonction publique ait augmenté, c’est une chose incontestable. Mais en laissant la part belle du gâteau pétrolier au privé étranger, la valeur ajoutée générée par le secteur étatique n’a pas progressé, et s’est même réduite dans le PIB si on croit Marc Saint-Upéry. Le Venezuela est restée une économie capitaliste, avec certes une fragilisation substantielle des droits de propriété et une insécurité monétaire accrue, mais toujours une économie capitaliste.

Que ce soit par des expropriations ou par la cession de terres improductives appartenant à l’Etat, la réforme agraire n’a concerné qu’une minorité de la surface agricole vénézuélienne, pourtant traditionnellement concentrée entre les mains d’une minorité de propriétaires. Elle a abouti à des résultats très incertains en matière de production, les chiffres gouvernementaux faisant état d’une nette croissance de la production céréalière, tandis que les associations privées de producteurs parlent d’un net déclin, principalement ces dernières années.

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Chavez, le spectre qui hantera le monde pour longtemps - 2) le "dictateur qui a ruiné son pays"

Par Pablito Waal

Voir la partie précédente.

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Le croquemitaine chaviste, une histoire pour remettre les petits occidentaux pas sages dans le droit chemin.

 

Il est difficile d’esquisser à mon tour une interprétation juste du passage de Chavez dans l’Histoire sans écarter en premier lieu quelques jugements aberrants qu’on risque d’entendre encore longtemps. (ou comment gagner du temps avant de se prononcer).

Non, Chavez n’était pas un dictateur

Déjà, si vous acceptez de lire un site fondé par d’ignobles socialo-communistes, il est statistiquement probable que vous ne considériez pas un président se prétendant socialiste comme étant nécessairement un dictateur. Et que vous soyez au courant que Hugo Chavez a bien gagné trois élections présidentielles (1998, 2006, 2012), plus toutes les législatives et referenda depuis 1998…excepté le référendum de décembre 2007. Victoire qui n’a pas été remise en cause, mais en partie annulée par un autre référendum, sur une autre partie du projet (la possibilité de se représenter sans limite à la présidence) en 2009. Bien sûr, les chavistes ont eu droit à des reproches de leurs opposants quant à l’indépendance du Conseil Electoral National, sur l’ambiance tendue des élections, ou l’utilisation de la justice et des accusations de corruption contre des candidats d’opposition potentiels (dont Manuel Rosales, ancien candidat à la présidence en 2006). Le fait est que l’opposition a toujours pu se présenter, sans limitation du nombre de candidats (plus d’une dizaine en 2006, tous obtenant des scores très faibles en dehors de Chavez et Rosales), que l’opposition a reconnu ses défaites, celles-ci étant attestées par les observateurs internationaux. On a cependant eu droit à un gros hoax sur les législatives de 2010.

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Chavez, le spectre qui hantera le monde pour longtemps - 1) vu de France

Par Pablito Waal

Voici enfin la tribune annoncée. Ou plutôt la première partie d'une série d'au moins trois sections de cet article.

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Ca ne fait pas de mal de prendre un peu de recul avant de publier son propre avis sur la disparition (et donc le bilan) de Hugo Chavez. Cela m’a permis de connaître le point de vue de Sonia Bastille, membre (pour combien de temps, je me le demande) du PG, de Descartes et de François Asselineau. S’y ajoute une liste de « 50 vérités sur Chavez », par Salim Lamrani, vérités dont plusieurs nous apprennent plus de choses sur les chavistes que sur la réalité du Venezuela.

Les oraisons que j’ai citées, bien que prises sans planification, résument assez bien la variété des points de vue français concernant le personnage. Exception faite de l’antichavisme frontal et sans nuance des libéraux, de droite ou « de gauche » tels que Cohn-Bendit.

Il y a ceux qui viennent de la droite, de la droite attachée à la nation, et qui ont vu en Chavez la figure gaullienne de l’Homme qui a rencontré le Peuple. Le contre-portrait qu’Asselineau fait en dépeignant sa rencontre avec l’ancien président vénézuélien Carlos Perés, ayant fini sa vie en légume moral congelé à Miami, et qui se retrouve en négatif dans feu le Comandante Chavez (hormis pour ce qui est des accusations de corruption dans l’entourage de Chavez) en est un brillant exemple. Pour Asselineau, la figure de Chavez est avant tout celle d’une personne exceptionnelle. Il ne prend pas partie pour ou contre la prétention de Chavez à créer le socialisme du XXIème siècle.

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Chavez, le spectre qui hantera le monde pour longtemps - prélude : points de vue

Faute de temps, nous ne publions pas encore notre propre tribune sur la disparition de Hugo Chavez. Mais plusieurs articles intéressants sont à signaler.

Pour nos lecteurs qui se choqueraient du titre du présent article, signalons qu'il s'agit d'un pastiche du "spectre qui hante l'Europe", expression qui, dans Le Manifeste du Parti Communiste, sous la plume de Marx et Engels, désignait le communisme.

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Le Venezuela avant et après Hugo Chavez - par François Asselineau

Le petit chat est mort - par Descartes (qui n'y va pas avec le dos de la main morte)

Le point de vue de Sonia Bastille (tiré de Facebook, statut du 9 mars)

Chavez c'est De Gaulle plus Gustavo Gutierrez - par Laurent de Boissieu

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Le héros de notre jeunesse - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

http://descartes.over-blog.fr

Commentaire de Pablito Waal : voir également ma discussion en commentaires avec l'auteur de l'article.

http://placard.ficedl.info/IMG/arton3358.jpg

Ce soir, j'ai envie de rire. Et c'est pourquoi je vais forcer ma nature - naturellement pessimiste - pour vous amener un texte comique. Quelqu'un de bien intentionné - du moins je l'espère - m'a en effet fait parvenir la série d'instantanées écrite par Jean Ortiz pour le journal l'Humanité pendant son tour du Vénézuela et publiées in extenso sur le site du M'PEP (ici  ). Pour les lecteurs qui ont envie de rigoler un bon coup, cela vaut la peine.

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Devoir de vacances : qui est le cacique aigri ? - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

http://descartes.over-blog.fr

Commentaire de Pablito Waal : pour ma part, rien qu'en ayant rapidement parcouru l'interminable article de Mélenchon, je me demande quel niveau de fanatisme faut-il atteindre pour pondre les nombreuses louanges qui constituent les commentaires, quasiment unanimes, dudit billet.

L'avantage des vacances, c'est qu'on a le temps de lire. Même des choses pour lesquelles on a un peu perdu l'intérêt. J'ai donc fait ce que je n'avais fait depuis longtemps: faire un tour sur le blog de Jean-Luc Mélenchon. Et le moins que je puisse dire, c'est que la lecture de son dernier billet (disponible ici) m'a laissé pantois.

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