Crimée

Ukraine: la Russie ne peut pas tout avoir - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : mon avis est partagé sur cet article. Il est vrai que si j'étais ukrainien, ou que si la France avait à faire avec une rébellion séparatiste ayant profité d'une période d'instabilité politique nationale pour lancer une insurrection, je serais le premier à exiger que l'armée nationale écrase les rebelles. J'ai donc le plus grand mal à condamner l'attitude du gouvernement de Kiev. Cependant, même si la présence de l'armée russe en Ukraine était avérée, contrairement à Nationaliste Jacobin, je ne m'associerai jamais à l'idée d'une intervention française au côté de l'Ukraine. Au passage, cette présence militaire russe ne fait plus grand mystère, puisque même les séparatistes ont reconnu que des "volontaires" russes étaient à leurs côtés. Et Moscou a une responsabilité sur ce fait, au même titre qu'il est de la responsabilité de la France d'empêcher des candidats au Jihad de quitter son sol pour la Syrie ou l'Iraq. Mais il n'en reste pas moins que l'Ukraine n'est pas notre alliée, et si elle entrait dans l'OTAN, il ne deviendrait que plus urgent que la France sorte de cette alliance. Et la Russie reste, elle, une alliée "naturelle" pour notre pays. Il est de surcroît peu probable que "l'impérialisme russe" s'étende au-delà du Donbass, la question du séparatisme pro-russe à Kharkov ou Odessa étant réglée, dans les flammes et le sang, depuis le printemps dernier.

Voilà quelques temps que je n'ai plus abordé la crise ukrainienne. Il faut dire que l'affaire est devenue très complexe : le rôle de Moscou est opaque, bien qu'apparemment il commence à s'éclaircir, et pas dans un sens rassurant ; la propagande et les manipulations émanent de tout côté, entre l'obsession russophobe de certains défenseurs de l'unité ukrainienne et la compassion douteuse des Russes pour les « pauvres civils » victimes du gouvernement « fasciste » de Kiev. Je rappelle aux dirigeants russes que, lorsque Bachar El-Assad a commencé à mitrailler ses opposants en Syrie, ils ne se sont guère émus. Quand Vladimir Poutine aujourd'hui déplore la « brutalité » des troupes loyalistes ukrainiennes, il se moque de nous. De manière générale, M. Poutine a semble-t-il décidé de nous prendre pour des imbéciles. Venir nous dire que des soldats russes, des parachutistes qui plus est (et non de simples gardes-frontière), se sont « égarés » par inadvertance en territoire ukrainien, c'est se payer notre tête. De la même façon, je ne sais pas ce qu'il y avait dans cet étrange convoi humanitaire, mais je note que les Russes ont refusé toute inspection fouillée des cargaisons et que la Croix-Rouge, qui devait initialement participer à l'opération, s'est trouvée étrangement écartée au moment crucial, pour « raisons de sécurité » susurre-t-on, alors que l'Ukraine s'est bien gardée de mitrailler le convoi, ce qui aurait procuré, tout le monde le sait, un casus belli idéal au Kremlin. Dieu sait que je ne suis pas foncièrement hostile à la Russie, une grande puissance avec laquelle je persiste à croire que nous pouvons avoir des intérêts convergents. Je me suis réjoui du redressement russe opéré par Poutine dans les années 2000, après le désastre des années Elstine. Je pense que la Russie a un rôle important à jouer dans l'équilibre des forces à l'échelle mondiale, notamment comme contrepoids à l'hégémonisme écrasant des États-Unis d'Amérique. Je conçois tout à fait que la Fédération de Russie défende ses intérêts vitaux, et cherche à maintenir ou renforcer son influence dans les pays voisins, dont beaucoup hébergent d'importantes populations russophones. De même, je comprends les inquiétudes de Moscou devant les progrès de l'OTAN en Europe centrale et orientale.

Lire la suite

Poutine a raison, mais... - par Valeurs & Actions Républicaines

Par Valeurs & Actions Républicaines, sur leur site 

L'ONU accuse les deux camps de se battre dans des zones habitées

Le ton monte contre la Russie au sujet de l'Ukraine.

Lire la suite

L’interview de Vladimir Poutine en version intégrale : le scandale des coupes de TF1 - par Olivier Berruyer

Par Olivier Berruyer, sur son site

Voici la transcription de l’interview de Poutine d’hier. C’est la traduction de la version intégrale issue du site du Kremlin (ou ici en russe, ou ).

En effet, pour faire tenir cette interview de 41 minutes en 24 minutes, TF1 a sabré largement dans certaines parties. Comme il a été décidé de couper des éléments essentiels sur la Crimée, l’opposition dans les médias français, et de laisser des propos sans intérêts genre sur la langue qu’il utilise avec Hollande, le mot censure me semble adapté – vu qu’il y a rétention d’informations importantes qui éclaireraient le public français. Et je reviendrais sur la faute inacceptable de traduction quand il parle d’Hillary Clinton.

Ceci étant, reconnaissons qu’il est salutaire que TF1 et Europe1 aient interviewé Vladimir Poutine…

Tout est donc traduit ici – les passages censurés sont en exergue – à vous de voir s’ils méritaient de l’être…

Lire la suite

Russie : Dans la tête de Vladimir Poutine - débat avec J.Sapir

Voir sur le site de Jacques Sapir L’émission sur Mediapart à laquelle  [Jacques Sapir a] participé avec François Daucé et Jean-Robert Raviot du mercredi 14 mai est visionnable soit sur le site de Médiapart soit sur dailymotion.

L’UPR demande que Laurent Fabius soit démis de ses fonctions de ministre des Affaires étrangères

Par l'UPR, sur son site

Commentaire de Pablito Waal : presque entièrement d'accord avec l'UPR, sauf sur le cas syrien. En effet, la Coalition Nationale Syrienne reconnue par la France comme gouvernement légitime de la Syrie fin 2012 n'a jamais compté par ses rangs les forces jihadiste et terroristes telles que l'Etat Islamique du Levant ou le Jabhat Al-Nusra, qui sont au coeur des affrontements inter-rebelles que pointe l'UPR. D'ailleurs, pour aller au plus simple, cette Coalition a en fait fort peu de représentativité sur les combattants de terrain en Syrie.

laurent-fabius

Depuis son entrée en fonction au Quai d’Orsay, Laurent Fabius a multiplié, à une cadence sans équivalent dans notre histoire contemporaine, les fautes diplomatiques de débutant et les erreurs de jugement les plus graves.

Sa politique, consistant à s’aligner systématiquement sur les positions dictées par les États-Unis dans tous les domaines, a pour effet de saboter comme à dessein tous les intérêts diplomatiques, moraux, économiques et industriels de la France.

Lire la suite

Référendum en Crimée - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

http://a54.idata.over-blog.com/0/32/46/53/Cartes-pays-2/crimee-kosovo.jpg

Comment dénoncer la sécession criméenne, si l'on a accepté celle du Kosovo ?

Les résultats du référendum ont confirmé la volonté d’une majorité de la population de la Crimée de rejoindre la Russie. Ils ont aussi confirmé l’incapacité des dirigeants, qu’ils soient français ou de l’UE et des Etats-Unis, de saisir la nature de ce vote. On rappelle donc dans le texte qui suit quelques points d’importance.

1.La Crimée fut attribuée administrativement de la Russie à l’Ukraine dans le cadre de l’URSS en 1954. Ceci ne fit l’objet d’aucun vote des populations concernées. Lors de la dissolution de l’URSS en 1991, il fut admis que la Crimée resterait dans l’Ukraine, moyennant la reconnaissance de son statut de république autonome et le respect de la constitution.

2. Il y a eu, à la suite de 21 février 2014, une interruption de l’ordre constitutionnel en Ukraine. Ceci est reconnu par les pays occidentaux qui qualifient le gouvernement de « révolutionnaire ». Ceci découle surtout du fait que nulle autorité qualifiée (la Cour Constitutionnelle étant dissoute par le nouveau pouvoir) n’a constaté la vacance du pouvoir. Le nouveau gouvernement est d’ailleurs loin de représenter tous les Ukrainiens, comme on aurait pu s’y attendre logiquement. C’est donc une autorité de fait.

Lire la suite

Ukraine: à l'Est, rien de nouveau - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

5

Anton I. Ivanov, Passage de Nikolaï Vassiliévitch Gogol sur le fleuve le Dniepr, 1845

L'invariable Dniepr...

Lire les éditoriaux sur l’Ukraine aujourd’hui, c’est faire un voyage dans le temps. Prenons celui de Nathalie Nougayrède publiè dans Le Monde du 7 mars 2014 : « Quelles leçons tirer à ce stade de la spectaculaire crise surgie au cœur du continent européen, en Ukraine, longtemps ce « fantôme de l’Europe », selon une expression de l’ancien dissident Léonide Plioutch ? La diplomatie russe est un formidable rouleau compresseur avançant sans relâche, dans le style Gromyko des années 1970 (…) ». Quelques jours auparavant, le grand quotidien du soir avait publié plusieurs dessins de Plantu montrant Poutine arborant la faucille et le marteau. Le communisme a beau être mort, son fantôme semble toujours hanter les rêves des anticommunistes.

Lire la suite

La guerre de Crimée aura-t-elle lieu? - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Je reviens sur la crise ukrainienne, dont l’épicentre, qui se situait à Kiev jusqu’à la chute du président Viktor Ianoukovitch, s’est à présent déplacé de plusieurs centaines de kilomètres vers le sud, dans la péninsule de Crimée, sur les bords de la Mer Noire. Historiquement et linguistiquement, la Crimée est probablement la moins ukrainienne des régions d’Ukraine : près de 60 % des habitants sont russes (ethniquement, mais pas forcément au sens juridique), la grande majorité est évidemment russophile, et la région compte une importante minorité musulmane, celle des Tatars de Crimée. Bien que majoritairement russophones, les Tatars semblent globalement hostiles à un éventuel rattachement de la Crimée à la Russie. Certains d’entre eux commenceraient même à fuir vers le reste de l’Ukraine.

Crimée.jpg

Source: actualités Orange

 

Lire la suite

Ukraine : doit-on justifier l'ingérence ?

Tribune libre de Pablito Waal

http://s1.lemde.fr/image/2014/02/27/534x267/4374943_3_3753_un-navire-de-l-armee-russe-en-2008-lors-de_61f4acd10971fb758cf80c645d558237.jpg

               Vendredi 28 février, plusieurs milliers (2000 ? 6000 ?) combattants russes, et peut-être d’autres sans insignes, sont entrés sur le territoire ukrainien, pour prendre position dans la province de Crimée (dont il est désormais inutile de vous préciser qu’elle est peuplée en majorité de russophones). Ils ont pris position notamment aux alentours des aéroports de la péninsule. Le lendemain, la Douma russe a voté l’autorisation d’une intervention des forces armées de la Fédération de Russie sur l’ensemble du territoire ukrainien. L'ambassadeur des USA en Russie pourrait être expulsé.

                Les réactions du camp « occidental » (entendez l’OTAN) sont encore incertaines, Barack Obama nous ayant seulement informés du « coût » qu’aurait une intervention russe. Ce qui n’a pas désarmé François Asselineau de l’UPR, pour qui, si une guerre devait éclater dans les jours ou semaines, la faute en reviendrait aux USA, pour ne pas avoir laissé la Russie opérer une juste expédition sur les rives de la Mer Noire, voire du Dniepr. Plus médiatique, Jean-Luc Mélenchon semble également plein d’empathie pour l’initiative moscovite.

                Peut-on vraiment justifier une invasion russe en Ukraine ? Et rejeter la faute de toute éventuelle escalade sur Washington ? Pas aussi simplement que l'UPR le croit.

Lire la suite

RETOUR A L'ACCUEIL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×