crise

Helmut Kohl, premier chancelier du nouvel empire allemand

 

Comme Bismarck en 1898, Kohl meurt à l'apogée de la puissance allemande.

Bismarck

 

L'ancien chancelier allemand (1982-1998) Helmut Kohl (1930-2017) est et sera célébré dans les jours qui viennent par tous - enfin dans la politique européenne.

Il faut rappeler ces quelques points :

- Kohl fut le "chancelier de la réunification", réunification qui aurait dû avoir lieu d'une façon ou d'une autre après la chute du Mur...mais une autre façon n'aurait pas forcément été pire. Il est de bon ton de pointer l'écart économique abyssal entre RDA et RFA, en termes de revenus ou de productivité...En oubliant souvent de préciser de quelle année on parle. Car, entre 1989 et 1991, la RDA va connaître une chute de 35% de son produit intérieur brut, soit une récession supérieure à celle enregistrée dans les pays d'Europe centrale (Pologne, République Tchèque...). L'une des raisons majeures fut le choix d'établir une parité entre les marks ouest- et est-allemands.

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Que veut la Russie ? - rapport de Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Une importante table ronde s’est tenue hier soir, lundi 1er septembre à Paris, sous les auspices du Dialogue Franco-Russe, pour tenter d’évaluer les solutions politiques à la crise en Ukraine, et sortir de la spirale de l’escalade.  Cette table ronde a réuni des responsables politiques de premier plan russes et des représentants des différentes forces politiques françaises, mais aussi des milieux d’affaires (Total, GDF-Suez), des milieux culturels et scientifiques.

dialogue-franco-russe

(Présentation des intervenants sur le blog de Jacques Sapir)

Les échanges, qui ont duré deux heures, ont permis de mesurer d’une part l’attachement réciproque à l’amitié franco-russe, mais aussi la commune préoccupation devant la tournure prise par les événements en Ukraine, et leurs conséquences sur la politique mais aussi sur l’économie européennes. La situation des populations civiles est dramatique. Il faut  ici signaler que, pour la revue américaine Foreign Policy, les bombardements de la population civile auxquels ont eu recours systématiquement les forces de Kiev pourraient être qualifiés de « crimes de guerre ». Les chefs d’entreprises présents ont insisté sur le caractère profondément destructeur, et politiquement injustifié, des sanctions réciproques (tant européennes que russes) qui ont été prises jusqu’à présent. Ces échanges se sont prolongés pendant plus de deux heures, et les responsables russes ont répondu aux questions des participants français. L’un des principaux thèmes a été, bien entendu, la position de la Russie dans cette crise.

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Cet euro qui ne nous protège … pas ! (bien au contraire) - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog ainsi que sur celui de Laurent Pinsolle

Même les libéraux commencent à taper dur sur la monnaie unique. Certes, Charles Gave et son Institut des Libertés s’étaient attelés la tâche il y a déjà plus de dix ans. Mais le dossier très complet qu’ils ont publié a le mérite d’enfoncer le clou, même s’il souffre évidemment d’un biais idéologique libéral évident, déjà mis en exergue par Laurent Pinsolle (je ne reviens donc pas sur ce point).

Chiffres à l’appui, l’Institut des Libertés nous démontre l’inanité complète et l’absurdité intrinsèque de la monnaie unique. Parmi, ces chiffres et tableaux un seul résume tous les autres : ceux de la croissance.Cet euro qui ne nous protège … pas ! (bien au contraire)

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C'est la chute finale - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Rien ne sera comme avant après ce 25 mai. Non pas parce quelque chose ait radicalement changé. Les fondamentaux qui ont rendu possible la victoire du Front National sont à l’œuvre depuis fort longtemps. Depuis plus de trente ans nous assistons à la dégradation de nos institutions, à la démission de nos élites, à la détérioration – dans la plus grande indifférence des bienpensants – de notre appareil productif, à la marginalisation politique des couches populaires et à la prise du pouvoir par les classes moyennes, à la destruction de l’ascenseur social et à la promotion des « communautés ». C’est dire que tout ce qui a permis au Front National d’arriver en tête dans cinq circonscriptions sur sept et de devenir le premier parti de France ne date pas de dimanche dernier. Trente ans que l’empereur a été progressivement délésté de ses beaux habits devant une foule de courtisans politico-médiatiques qui vantaient en permanence la modernité et la « branchitude » de son costume. Aujourd’hui, l’Empereur est nu et il le sait. Pas étonnant qu’il ait envie de changer de tailleur.

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Crise ukrainienne: l'UE vaut-elle mieux que la Russie? - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

http://fr.ria.ru/images/20051/60/200516064.jpg

Il est de bon ton ces temps-ci de s’en prendre à la Russie et à son président Vladimir Poutine. Même les brillants intellectuels du syndicat enseignant « majoritaire » s’essaient à l’exercice comme je l’ai évoqué dernièrement [1]. Je ne suis pas un thuriféraire de M. Poutine. Il a certes redressé son pays après le trou noir de l’ère Elstine, il a mis au pas les oligarques, il a restauré une certaine confiance des Russes dans leur Etat. Mais Vladimir Poutine a un peu trop tendance à se considérer comme le chef naturel de la nation russe. Il paraît vouloir s’accrocher au pouvoir et le montant estimé de sa fortune laisse supposer qu’il est en réalité devenu le plus puissant des oligarques russes. Après tout, il vaut peut-être mieux que le plus puissant des oligarques soit président… Mais qu’adviendra-t-il quand Poutine aura quitté le pouvoir ?

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Hollande et la "politique de l'offre" - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : rafraichissant rappel d'économie par Descartes !

Jean-Baptiste Say, 1767-1832

Il a suffi d’une petite phrase pour que tout à coup notre poulailler médiatique se mette à bruisser. François Hollande a tout à coup dit « l’offre crée sa propre demande », et cela a été suffisant pour plonger nos médias dans les affres de la découverte. Comment ? Alors ce François Hollande qu’on croyait marxiste, celui-là même qui affiche la photo de Jaures au dessus de son lit et agitait le drapeau rouge dans les meetings ne serait finalement qu’on vulgaire « social-libéral » partisan de la politique de l’offre ? Mon dieu, il nous a bien caché son jeu, ce petit…

Pareille fausse ingénuité de la part de nos médiacrates frise l’indécence.

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Le Président, le “contrat de responsabilité”, et la déflation - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Pour ceux qui se sentent d'attaque pour lire un article scientifique, voir aussi ce papier sur l'investissement, le profit, la demande et la monnaie.

 G2-OMT InflaBis

Contrairement à ce que certains veulent nous faire croire, la crise budgétaire est loin de s'éloigner, comme le montre l'évolution des taux réels sur les obligations d'Etat.

Source : INSEE

Les promesses d’abaissement des charges faites par François Hollande lors de sa conférence de presse du 14 janvier ont été bien accueillies par le patronat. C’est assez normal, mais cela montre aussi un raisonnement à courte vue. Si, pour financer ces baisses de charges, le gouvernement réduit les dépenses publiques, dans un contexte où l’économie est déjà fortement déprimée, ceci risque d’avoir des conséquences désastreuses sur l’économie française.

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Jacques Sapir lit Aurélien Bernier

Par Jacques Sapir, sur son blog

Lire aussi la réponse d'Aurélien Bernier, qui reprend trop vite à mon goût les allégations sur la nature socialiste (même partiellement) du régime hitlérien.

images

Le livre qu’Aurélien Bernier vient de publier aux éditions du Seuil, La gauche radicale et ses tabous, est un livre qui a une place importante dans le débat qui s’annonce sur les élections européennes de ce printemps 2014. Ce livre s’inscrit par ailleurs à la fois dans un courant d’idées, celles qui sont exprimées par une « gauche de la gauche » qui se réclame de l’idée nationale, et dans une œuvre personnelle. Aurélien Bernier a déjà publié Comment la mondialisation a tué l’écologie en 2012, livre important par son analyse sur l’interaction du « mondial » avec le « national » et le « local », et surtout Désobéissons à l’Union européenne (aux Éditions des Mille et Une Nuits). Ce dernier livre a pu passer pour une sorte de bréviaire des militants du Front de Gauche. Il a aussi publié en 2008 Le Climat, Otage De La Finance – Ou Comment Le Marché Boursicote Avec Les “Droits À Polluer” toujours aux Éditions des Mille et Une Nuits. Son nouvel ouvrage s’inscrit donc dans cette double trajectoire et pose des questions qui seront fondamentales lors des élections européennes.

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François Hollande, le chômage et la réalité - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Comme il fallait s’y attendre les chiffres du chômage ont déclenché une (mini) polémique de plus. Examinons ces chiffres de près en se souvenant des catégories utilisées par la DARES et du fait que ces chiffres ne comptabilisent que les « demandeurs d’emplois », les chômeurs radiés, à un titre ou un autre, n’y figurent pas.

Graphique 1

Accroissement d’un mois sur l’autre (en données CVS-JO)

En milliers

Catégorie

A

B

C

D

E

Total

déc-12

8,0

1,0

7,3

-2,3

-1,2

12,8

jan-13

43,9

9,1

7,8

-2,0

-3,2

55,6

fév-13

18,4

-0,5

8,6

0,4

-2,6

24,3

mars-13

36,9

19,1

-21,6

-4,1

-0,9

29,4

avr-13

39,8

-10,6

28,9

6,9

0,1

65,1

mai-13

0,1

2,2

-5,9

8,2

0,2

4,8

juin-13

14,9

-7,5

-3,3

-8,9

-1,4

-6,2

juil-13

6,3

20,3

25,6

-5,8

3,2

49,6

aoû-13

-50,0

-17,0

4,3

-2,2

0,3

-64,6

sep-13

60,0

6,6

-12,4

15,5

6,1

75,8

oct-13

-20,5

23,7

36,4

8,4

7,9

55,9

nov-13

17,8

-20,8

-3,9

2,5

11,5

7,1

Total

175,6

25,6

71,8

16,6

20,0

309,6

Source : France métropolitaine, DARES

On constate :

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Chez ces gens-là, monsieur... - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : comme toujours, le blog de Jacques Sapir propose des articles d'actualité comme des articles de réflexion plus qu'intéressants. Pour ceux qui aiment la méthodologie et l'épistémologie, ne manquez pas cet article que le vulgo-Poppérien que je suis a trouvé fort instructif.

Nos ministres, et en particulier l’inénarrable Pierre Moscovici, ne cessent de nous répéter que la situation est bonne en zone Euro, et que les craintes ne sont pas rationnellement fondées. Pour ce faire, ils exhibent, tels des montreurs d’ours, la courbe des taux d’intérêts sur les bons du Trésor français à 10 ans. Ah, certes, ces taux baissent. Mais, si l’on regarde ces dernières années, on constatera que l’inflation baisse, elle aussi.

G2-OMT Infla

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Chiffres à l'appui, non le chômage n'a pas baissé en Octobre : il a continué à augmenter - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

Lire aussi l'article de Jacques Sapir que cite Brutus

Chom-Regions

Nombre de médias ont repris l’information en cœur : le chômage aurait baissé en octobre 2013. François Hollande serait-il en train de réussir son pari pascalien d’inversion de la courbe du chômage ? On notera que le président de la République lui-même (c’est parfois difficile à croire, mais l’homme qui fait des reality-shows télévisés en quasi-direct avec une adolescente de 15 ans serait bel et bien président de la République française) s’est montré relativement modeste sur le sujet. Et pour une fois, il n’a pas tort.

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Le capitalisme est en train d'échouer (I) - par Pablito Waal

http://humboldtsentinel.com/wp-content/uploads/2013/05/GB-mission-accomplished.jpg

Bah, tant qu'on sauve les apparences...

Vous connaissez sans doute l’argument ultime des défenseurs du capitalisme : « Le Capitalisme crée des richesses, tout de même ». Oui oui, l’argument est souvent formulé de cette façon assez grossière, qui permettrait qu’on lui réponde qu’après tout, techniquement, l’URSS et son économie planifiée en créaient également, des richesses. « Oui, mais plus » vous dira votre interlocuteur. « Et de plus en plus », ajoutera-t-il au cas où vous auriez l’idée de préciser que les économies du COMECON ont aussi connu la croissance, en l’espace de quelques décennies, sans quoi leur état dans les années 1980 aurait à peine été supérieur à celui qu’on constatait dans les décombres de l’Europe orientale en 1945.

« Et de plus en plus ». La réussite du capitalisme doit se lire dans les taux de croissance, de surcroît eux-mêmes croissants, et surtout dans les économies où les réformes libérales sont appliquées. Pour ceux qui ont vécu les années 90, et même jusqu’à 2007, rappelez-vous, les « modèles » anglo-saxons étaient portés au pinacle. Leur avantage se résumait en ce point, voire double point de croissance annuelle du PIB qu’ils avaient en plus, par comparaison aux pauvres performances de notre Hexagone étatisé.

Et bien, vous savez quoi ? Cet argument de la croissance comme preuve aboutie du succès du capitalisme, vous pouvez l’encadrer, le fixer sur un mur, et le garder en réserve pour vos descendants émus.

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Implosion ? - par Valeurs & Actions Républicaines

Par Valeurs & Actions Républicaines, sur leur site

Commentaire de Pablito Waal : je ne pense pas, contrairement à l'auteur de l'article, que A. Dekhar soit d'une manière ou une autre un symptôme de la colère d'un certain nombre de français. On constate que l'analyse plaçant les classes moyennes comme socle de la République est à mettre en perspective avec les analyses de Descartes, qui voit ces mêmes classes, non comme base de la République, mais des politiques eurolibérales qui, ici, leur retombent dessus.

Hollande et son équipe battent des records d'impopularité. Suivant la pente de Sarkozy l'exécutif s'use à mesure que le pays implose lentement. Partout un mécontentement sourd touche pratiquement toutes les couches de la population. Pourquoi ? Et surtout quelles solutions pourraient sortir le pays de l'ornière ?

 

Un pays trop plein ?

La France n'en finit pas de s'enfoncer dans la crise ou plutôt les crises : emploi, logement, santé, éducation... Pratiquement tous les domaines sont dans le rouge. Le "ras-le-bol" fiscal n'est qu'une étape de plus dans le défilé du mécontement populaire qui, originalité, touche autant le PS que l'UMP. En effet, peu milite pour le retour de Sarkozy et 73 % des sondés jugent négativement Copé. On ignore Fillon et on laisse Le Pen incarner (par défaut) la coalition des déçus de toutes sortes. Or, le FN reste stérile (lien).

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Entretien de l'Avant-Garde Economique avec O.Berruyer et J.Sapir

L'Avant-Garde Economique (http://avantgardeeconomique.fr/) a réalisé cet entretien ce mois-ci. Jacques Sapir la présente également sur son blog.

Borloo-Bayrou, rien de neuf à l'horizon - par Yohann Duval

Par Yohann Duval, sur son blog

François Bayrou et Jean-Louis Borloo ont finalement réussi à se mettre d'accord : l'UDI et le MoDem s'associeront lors des échéances électorales à venir. Au-delà des mots, cette "Alternative" a-t-elle un objectif plus noble qu'une simple lutte des places ?

alternative-modi-baloo.jpg

Faire du neuf avec du vieux

Difficile de trouver dans le contrat de mariage publié mardi une quelconque nouveauté programmatique. Il faut dire que l'union UDI-MoDem est un concentré de ce que notre pays a pu produire de plus conformiste depuis 30 ans : François Bayrou, Jean-Louis Borloo, Yves Jégo, Hervé Morin... tous ont gouverné, à un moment ou à un autre, notre pays. Tous ont lamentablement échoué à le redresser. Tous semblent nier aujourd'hui leurs responsabilités. Ils vont même jusqu'à prétendre "renouveler la vie politique" en recréant une simili-UDF !

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Le choix de François Hollande - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : je peux comprendre le respect que la personne et le parcours de J-P. Chevènement inspirent à Jacques Sapir. Mais, outre le fait que je doute qu'une majorité de français pensent encore à l'ancien ministre, le désistement récent du "Lion de Belfort" au profit de F.Hollande, en 2012, sans même tenter une candidature de témoignage pour présenter ses analyses et son projet aux Français pendant la présidentielle, réduisent à mes yeux l'autorité morale qu'on peut lui prêter. Et quand bien même J-P.Chevènement arriverait à Matignon, aurait-il les moyens politiques d'entamer la sortie de l'euro (vers le franc seul ou l'euro "monnaie commune") que J.Sapir comme moi-même appellons de nos voeux?

Côte des bonnes et des mauvaises opinions de François Hollande Cotes popu FH

Source : Sondage BVA et Express

Le gouvernement français vient donc d’être contraint à deux reculs, l’un sur la taxation rétroactive des revenus de l’épargne et l’autre sur l’écotaxe. Ces deux mesures ont cristallisé un mécontentement latent et le recul sur l’écotaxe est particulièrement symbolique. Il s’est fait dans des conditions politiques très dégradées. Mais ce recul ne change rien aux problèmes de la Bretagne. On voit bien comment l’Euro, mais aussi les différentes réglementations européennes ruinent l’économie de cette région et de la France en général. On le voit une nouvelle fois avec les problèmes des abattoirs, de sociétés comme Doux et Gad. Un nouvel exemple est donné par l’usine Tilly-Sabco de Guerlesquin (Finistère). La production de poulets entiers devrait s’y arrêter en janvier 2014. Ce volailler est en réalité numéro 2 européen ; c’est donc une entreprise importante. Les exportations y représentent 90 % de la production. Mais avec un Euro fort, la concurrence des pays émergents et la suppression des aides européennes, cette entreprise accumule les pertes, ce qui a contraint le directeur à annoncer la suspension de l’activité.

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Qu'est-ce que le keynésianisme ? - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : un article salutaire, car on cite trop souvent le keynésianisme en n'en retenant que ce qui nous arrange momentanément...Par contre, je ne partage bien évidemment pas le dernier paragraphe (commençant par "Pour en sortir..."). Et ce pour des raisons déjà expliquées dans le site www.pourlecommunisme.com. Les "expérimentations marxistes" (qui, en Europe, mais aussi en Chine, Corée, Mongolie, etc...) n'étaient que des extensions de l'URSS (donc forcément à peu près le même modèle, à quelques variations près) pêchaient avant tout de ce qu'elles n'avaient pas réalisées la promesse prioritaire du marxisme : la prise du pouvoir par le prolétariat. L'URSS n'a pas même réussi à être...soviétique, les soviets ayant cessé d'avoir un contenu dès 1918, quatre ans avant que l'URSS ne prenne son nom. La raison historique en est fort simple, et tient essentiellement dans la guerre civile russe, initiée par les adversaires d'un régime qui avait toujours été minoritaire, et qui, après la guerre civile, ne pouvait jouer par les urnes le pouvoir durement gardé par les armes. Et l'absence de toute démocratie soviétique, fut-ce auprès de la seule classe ouvrière, condamnait l'économie aux gaspillages et aux détournements militaro-nomenklaturistes (cf. le site précité).

Ensuite, si Brutus a raison de dire que les libéraux reconnaissent le caractère "crisogène" du capitalisme réel (pas le "capitalisme pur" des libertariens ou des manuels d'économie), les raisons n'en sont pas forcément les mêmes que celles détaillées par Marx ou Keynes. L'Ecole de Vienne fait intervenir l'Etat et les Banques Centrales, créant des excès ou défaut de liquidité, dans le mécanisme des crises cycliques du capitalisme.

QU'EST-CE QUE LE KEYNESIANISME

John Maynard Keynes, 1883-1946

Effet de mode propagandiste ou simple conjoncture, fleurissent ces dernières semaines de multiples articles pour dénoncer les travers de la politique (supposée) keynésienne menée par M. Hollande[i]. Or, parler de keynésianisme pour définir la politique (ou plutôt la non-politique) de l’actuelle clique au pouvoir relève soit d’une profonde méconnaissance de la pensée de l’auteur de la Théorie générale, soit d’une patente mauvaise foi, soit, plus probablement, des deux.

Pour comprendre le fondement de la pensée keynésienne, il faut revenir quelque peu en amont de l’histoire de la pensée économique.

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La fondation Robert Schuman aime la crise - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : dans la fin de l'article, j'ai un doute sur la plausibilité d'une "communautarisation  [au niveau européen] de l'assurance-chômage", ce qui reviendrait à ce que les allemands supportent le coût des chômeurs que l'euro-mark crée chez leurs clients...

fo.jpg

"à terme l’objectif est bien d’aboutir à un Etat social européen intégré"

Dans une note du 21 octobre, la Fondation Robert Schuman parle du dahut de l'Europe sociale.

Le résumé de la note est un bijou de concision - sinon de syntaxe.

Premiers mots : "Après avoir réussi, avec les effets accélérateurs de la crise, à forger des instruments fédéraux de pilotage de l’euro – Fonds et Mécanisme de Stabilité, lancement d’une Union bancairee -, franchi une étape majeure dans l’intégration des politiques budgétaires – Semestre européen, norme unique de déficit budgétaire – et permis l’évolution vers le statut de prêteur de dernier ressort, faisant de la BCE, une banque centrale à part entière".

Le lecteur pervers pourra relever que la crise c'est finalement pas si mal puisque ça permet d'accélérer la construction de l'état européen.

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La fin du duopole ? - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Depuis maintenant plus de vingt ans, on spécule sur l’effondrement de la part du Dollar (USD) comme monnaie compte ou de transaction et sur son possible remplacement par une autre monnaie. L’Euro, à sa naissance, a porté ces espoirs. Ils ont été sérieusement douchés tant par la crise de l’Euro que par la réalité des transactions internationales. Mais, l’usage des matières premières comme monnaie de réserve est aujourd’hui de plus en plus avéré. Pour clarifier le débat, et établir que l’Euro n’est pas une alternative au Dollar, mais en réalité une béquille de ce dernier, il faut revenir sur plusieurs problèmes.

Réserves BC-1Source : FMI

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Guillaume Duval versus Olivier Delamarche - par le Cercle des Volontaires

Par Cyril Romano et Bigger P, du Cercle des Volontaires

Prenons deux économistes divergents et posons-leur trois questions :

1. Quelles sont les perspectives d’avenir de l’économie française ?

2. La seule solution à la crise est-elle de taxer les citoyens et de faire des réformes à la marge ?

3. La France peut elle compter sur la mondialisation et sur la théorie des vases communicants ?

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