De Gaulle

Les cadavres dans le placard

Ou : des mauvaises raisons de voter contre Le Pen.

Cadavre dans le placard

 

Depuis dimanche dernier, on voit fleurir les prises de positions pour Emmanuel Macron, pour Marine Le Pen (nettement moins, disons-le), voire pour l’abstention.

C’est tout à fait normal en démocratie, mais ça ne justifie pas tous les arguments.

Pour la deuxième fois en 15 ans, le Front National est au second tour de l’élection présidentielle. Et inévitablement, on récolte, de la part de ceux qui n’ont pas voté Macron au premier tour, mais qui veulent quand même voter « contre Le Pen » au second, les habituels « rappels historiques sur ce qu’est le Front National ».

A savoir que ce parti a été, incontestablement, fondé par d’anciens collaborateurs vichystes, voire des ultra-collabos qui ont participé à la Légion des Volontaires Français (LVF) ou la Division SS Charlemagne, mais aussi des anciens de l’OAS, etc…

Et il s’en suivrait que « au nom des heures les plus sombres de notre histoire », il faut voter contre Le Pen.

Que l’on s’entende bien : il y a plusieurs motivations qui rendent tout à fait compréhensible la décision de ne pas voter Le Pen ou de préférer son adversaire.

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Manuel Valls insulte la France

Voir la vidéo sur :

http://www.francetvinfo.fr/france/video-oui-la-france-etait-a-vichy-dit-valls-a-la-commemoration-de-la-rafle-du-vel-d-hiv_651851.html

Aujourd'hui, "notre" premier ministre, Manuel Valls, s'est permis de dire, dans un discours commémorant la rafle du Vel d'Hiv', ces propos :

"Oui, la France était à Vichy."

Ou, plus précisément, dans le contexte :

"Oui, la France était à Vichy. Et elle était à Paris. Là, des gens, des personnages hargneux, animés des pires préjugés théorisaient la supériorité de certains hommes sur d'autres hommes, et appelaient à la 'haine du juif'. Ils croyaient en une patrie pure, purifiée, fantasmée, en la prétendue nécessité de la régénérer et de chasser les ennemis qui se cachaient en son sein."

Donc le premier ministre que la France ne mérite pas a pris position dans cette polémique : Vichy, était-ce la France ou pas ? Pour les naïfs, il ne s'agit pas de nier que cette ville se situe en France. Ni que le régime de fait qui a sévit entre Juillet 1940 et la Libération n'était pas composé de français. La question est : "La Nation française porte-t-elle la responsabilité de l'existence, ainsi que des méfaits, de ce régime ?". Sur l'Arsin.fr, nous avons déjà répondu avec cet article.

En disant "Oui, la France était à Vichy", Manuel Valls prend une position. Elle est injurieuse pour notre pays.

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Hollande débarque... - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : tout n'est pas parfait dans cet article - pourtant fort utile. Descartes dit que les conscrits n'ont pas vraiment de culpabilité quand ils se battent pour une mauvaise cause; ils ont au moins la responsabilité de penser à déserter. De plus, le soutien (passif) des Américains à Hitler tant qu'il gagnait la guerre sur le front Est est une idée vraiment discutable : le prêt-bail accordé à l'URSS dès la fin de 1941 ne cadre pas vraiment avec cette supposition, et il n'aurait pas été dans l'intérêt de Washington d'avoir une Allemagne victorieuse et toute-puissante en Europe puis Eurasie, alors que les américains combattaient le Japon.

Plus laids que les euros : les Francs-AMGOT, heureusement jamais entrés en vigueur

« Les peuples qui oublient leur passé sont condamnés à le revivre », disait Ghandi. Ce que le sage hindou a omis c’est d’indiquer le sort des peuples qui, sous prétexte de maintenir vivante la mémoire, transforment leur histoire suivant les canons hollywoodiens jusqu’à en faire une présentation digne d’un film de Walt Disney. Voilà les réflexions qui m’ont assailli en regardant les reportages des cérémonies du 70ème anniversaire du débarquement anglo-américain sur les plages normandes.

Le débarquement de Normandie fait partie des épisodes de la IIème guerre mondiale les plus mythifiés. Du « jour le plus long » à « il faut sauver le soldat Bryan », Hollywood a prêté sa plume et sa caméra complaisante au mythe, ce même mythe qu’on retrouve dans la bouche de notre président. Celui du « bon » GI sacrifiant sa vie pour « libérer l’Europe », celui d’une bataille titanesque qui aurait « décidé du sort du continent », et ainsi de suite. Nous sommes supposés être éternellement reconnaissants à ces soldats qui sont venus nous libérer. Mais cette image d’Epinal occulte un certain nombre de vérités qu’il faut connaître si l’on veut comprendre la suite. Alors, on va essayer de rétablir ces vérités.

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Inégalités, démocratie, baisse des salaires et privatisations - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

stiglitz

Un peuple peut tolérer, voir approuver, un certain niveau d’inégalité – surtout quand celui-ci est en train de se réduire, auquel cas la tolérance du peuple est forcément plus grande pour un même niveau d’inégalité. Mais au-delà d’un certain seuil, il est bien évident que le peuple ne peut plus approuver ni même accepter ou tolérer. Des inégalités trop fortes sont donc incompatibles non seulement avec la croissance économique, mais aussi avec la démocratie. C’est un peu la (double) thèse centrale développée par Joseph Stiglitz dans Le prix de l’inégalité (un ouvrage de 2012).

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De la Loi et des Valeurs - débat avec Descartes

Petit retour sur le tumulte verbal provoqué par l'Affaire Dibrani (plus connue comme affaire Léonarda, mais il n'y a pas de raison ne pas citer toute la famille puisque c'est elle qui a fait l'objet d'une expulsion). Ayant d'abord publié un article d'Edgar où la question du non respect de la Loi au nom des Valeurs était déjà abordé, j'ai ensuite indiqué en lien l'article de Descartes, "Leonarda Superstar". Bien que partageant l'essentiel de ce que dit Descartes sur le cas en question, j'ai quand même engagé une discussion avec l'auteur, en prenant pour point de départ un autre échange, celui entre Claude Bartolone et Jean-Pierre Chevènement. Vous m'excuserez peut-être du "Godwin" (1) que je commets assez rapidement en évoquant l'année 1940. Mais j'estime que ces références ont été faites à bon escient, car, me basant sur un esprit mathématique, j'essaie de tester la validité d'une idée par la recherche de contre-exemples, plutôt que sur un apparent bon sens. Ces conversations sont toujours dans les commentaires de l'article de Descartes.

La Loi peut-elle bifurquer des Valeurs? Et lesquelles?

Premier envoi (21 octobre 2013) :

Ce qui m’avait intéressé dans l’article d’Edgar, c’est bien la distinction entre les valeurs et la Loi. Ou plutôt, devrais-je dire, entre la conscience et la Loi (je ne crois pas en l’existence de valeurs objectives), ou entre une perception individuelle de l’intérêt collectif et la Loi. Je ne peux m’associer aux propos que vous reprenez de Chevènement, et à partir desquels vous concluez que :

« Chevènement a eu raison de répondre à Claude Bartolone qu’il est absurde d’opposer la loi et les valeurs. La loi, parce qu’elle est l’expression de la volonté générale, parce qu’elle est votée par des gens qui, on l’espère, ont ces « valeurs » chevillés au corps, est bien l’expression des valeurs de la République. Celui qui invoque les « valeurs » pour violer la loi n’est pas un républicain. »

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Pour un nouveau compromis de Luxembourg - par l'Association pour une Constituante

Par Etienne Tarride, sur le site de l'Association pour une Constituante

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Retour à la "politique de la chaise vide" ?

Réfléchir au rétablissement de la démocratie impose de poser la question de l’Union européenne, des traités qui la fondent, en particulier de la monnaie unique. Nous avons appelé de puis longtemps à débat sur ces questions. Plusieurs de nos amis ont exprimé leur opinion. Ci-dessous, c’est Êtienne TARRIDE, gaulliste de gauche, qui donne la sienne.

***

La France est, en 2013, placée dans une situation comme elle n’en a que rarement connu en dehors de quelques catastrophes nationales historiques.

La majorité de Gauche en place ne bénéficie plus, semble-t-il, de la confiance du peuple, l’opposition de Droite battue il y a moins d’un an ne semble pas, selon les chiffres que nous connaissons en bénéficier beaucoup plus.

L’extrême droite, si elle progresse, n’est toujours pas jugée crédible, et à très juste raison pour représenter autre chose qu’un cortège de protestataires à l’idéologie dangereuse pour les libertés et incapables de la moindre proposition raisonnable.

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Chavez, le spectre qui hantera le monde pour longtemps - 1) vu de France

Par Pablito Waal

Voici enfin la tribune annoncée. Ou plutôt la première partie d'une série d'au moins trois sections de cet article.

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Ca ne fait pas de mal de prendre un peu de recul avant de publier son propre avis sur la disparition (et donc le bilan) de Hugo Chavez. Cela m’a permis de connaître le point de vue de Sonia Bastille, membre (pour combien de temps, je me le demande) du PG, de Descartes et de François Asselineau. S’y ajoute une liste de « 50 vérités sur Chavez », par Salim Lamrani, vérités dont plusieurs nous apprennent plus de choses sur les chavistes que sur la réalité du Venezuela.

Les oraisons que j’ai citées, bien que prises sans planification, résument assez bien la variété des points de vue français concernant le personnage. Exception faite de l’antichavisme frontal et sans nuance des libéraux, de droite ou « de gauche » tels que Cohn-Bendit.

Il y a ceux qui viennent de la droite, de la droite attachée à la nation, et qui ont vu en Chavez la figure gaullienne de l’Homme qui a rencontré le Peuple. Le contre-portrait qu’Asselineau fait en dépeignant sa rencontre avec l’ancien président vénézuélien Carlos Perés, ayant fini sa vie en légume moral congelé à Miami, et qui se retrouve en négatif dans feu le Comandante Chavez (hormis pour ce qui est des accusations de corruption dans l’entourage de Chavez) en est un brillant exemple. Pour Asselineau, la figure de Chavez est avant tout celle d’une personne exceptionnelle. Il ne prend pas partie pour ou contre la prétention de Chavez à créer le socialisme du XXIème siècle.

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Chavez, le spectre qui hantera le monde pour longtemps - prélude : points de vue

Faute de temps, nous ne publions pas encore notre propre tribune sur la disparition de Hugo Chavez. Mais plusieurs articles intéressants sont à signaler.

Pour nos lecteurs qui se choqueraient du titre du présent article, signalons qu'il s'agit d'un pastiche du "spectre qui hante l'Europe", expression qui, dans Le Manifeste du Parti Communiste, sous la plume de Marx et Engels, désignait le communisme.

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Le Venezuela avant et après Hugo Chavez - par François Asselineau

Le petit chat est mort - par Descartes (qui n'y va pas avec le dos de la main morte)

Le point de vue de Sonia Bastille (tiré de Facebook, statut du 9 mars)

Chavez c'est De Gaulle plus Gustavo Gutierrez - par Laurent de Boissieu

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Les nationalisations doivent être confiscatoires - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

http://communisme-liberal.blogspot.fr

Ou la nécessaire mise à jour de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen

 
Les grands capitalistes sont des menteurs, on va pas couler
s'ils retirent leurs grands capitaux et leurs gros zinvestissements®
Voilà un billet, et des propositions, qui vont faire plaisir à nos amis libertariens. Mettre à jour la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 (et cela vaudrait aussi pour celle de 1793), voilà qui peut sembler bien présomptueux, voire provocant. Mais il ne s’agit pas du tout d’une provocation, et la mise à jour en question serait en un sens assez mineure – et en un sens, tout à fait fondamentale, et (re)fondatrice.

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Pour en finir avec Vichy - par l'ARSIN

Pour ne pas remplir notre page d'accueil avec des articles sur la déclaration de Hollande sur la rafle du Vel d'Hiv, nous diffusons ces trois articles :

Dangereuse légalisation du Régime de Vichy

Par l'Association pour une Constituante, sur leur site


A la suite des déclarations récentes du chef de l’Etat et des réactions qu’elles ont entrainées, il nous a paru utile de republier ci dessous l’article de Anne-Cécile Robert, Vice-Présidente de l’Association et paru le lundi 25 septembre 2006 sur le site www.le-groupe-republique.fr . Cette continuité mérite analyse.

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En rupture avec la doctrine officielle depuis la Seconde guerre mondiale, la responsabilité de la France pour les crimes commis par le régime de Vichy a été reconnue par le président de la République Jacques Chirac, dans un discours prononcé le 16 juillet 1995, à l’occasion de l’anniversaire de la rafle du Vel d’hiv. Le Premier ministre socialiste Lionel Jospin s’est rallié, en 1997, à cette nouvelle vision, lui apportant ainsi un soutien de poids « à gauche ».

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Vichy, ce n'était pas la France - par Yohann Duval

Par Yohann Duval, sur son blog

http://duvalyohann.over-blog.fr/

Commentaire de Pablito Waal : Yohann, et bien d'autres commentateurs, m'ont précédé dans la réaction aux propos de François Hollande sur la refle du Vel d'Hiv. Mais je ne suis pas exactement sur le même argumentaire, du type "la France était à Londres", position que je trouve idéaliste. D'où un autre article à venir de ma part.

La "rafle du Vel d'Hiv", au cours de laquelle plus de 13.000 juifs de Paris et sa banlieue ont été arrêtés par la police française puis parqués dans le Vélodrome d'Hiver avant d'être déportés vers les camps de la mort nazis, est un crime épouvantable que personne ne conteste. La responsabilité du régime de Vichy dans l'accomplissement de crimes contre l'humanité, de concert avec l'occupant Allemand, est évidente. Pour autant, en affirmant que "ce crime a été commis en France par la France", François Hollande a commis lors de son discours du 22 Juillet 2012 une erreur d'appréciation considérable.

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Le choix de la défaite - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

http://descartes.over-blog.fr

http://lililena.free.fr/dessin%20clarys/silhouette%20sport/pedalo/pedalo.gif

Une des rares prédictions justes de Mélenchon sur Hollande

Mes amis, je suis très déprimé. Et c'est étrange, parce qu'un pessimiste ne devrait jamais être déprimé, particulièrement lorsque les faits lui donnent raison. Mais si je suis déprimé, ce n'est pas à cause du discours de politique général de Jean-Marc Ayrault ou des premiers pas de la présidence Hollande. Je n'en attendais rien, je ne peux donc pas être déçu. Ce qui m'énerve, m'attriste et finalement me déprime c'est l'incapacité de nos élites politiques, journalistiques et - pour partie seulement - administratives à élaborer une analyse globale, qui aille au delà de telle ou telle mesure, de tel ou tel impôt, de telle ou telle loi. Avant de dire ce qu'il faut - ou faudrait - faire, il est absolument nécessaire de poser un diagnostic: qu'est ce qui se passe exactement ? Pourquoi en sommes nous là ? Quels sont les mécanismes à l'oeuvre ?

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18 juin 1940 - 18 juin 2012 - par République Sociale

Par République Sociale, sur son blog

http://republiquesociale.over-blog.fr

http://1.bp.blogspot.com/_-05ycLiRRas/TBsci-UgegI/AAAAAAAAI_Q/GO5INM9m3iM/s1600/18juin40londres.jpg

Le 18 juin 1940, une voix s'élevait pour redonner espoir aux français.

Une voix s'élever pour redresser la France et pour lui permettre de poursuivre son Histoire.

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