défaite

La Grande Guerre: une folie? - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Le 3 août 1914, il y a presque un siècle jour pour jour, l'Allemagne déclarait la guerre à la France (et non le contraire comme en 1870, ce qui fait que l'Allemagne est bien l'agresseur, on va en reparler). La Grande Guerre, au demeurant, était déjà commencée puisque le 28 juillet, un mois après l'attentat tragique de Sarajevo, l'Autriche-Hongrie avait déclaré la guerre à la Serbie, puis son allié allemand déclarait la guerre à la Russie, qui se montrait décidée à défendre les Serbes, le 1er août 1914. Cette guerre, beaucoup la souhaitaient à travers l'Europe, et un plus grand nombre encore l'attendait dans un contexte de tensions coloniales et balkaniques sur fond de course aux armements et d'allongement du service militaire. Mais, et il faut insister en cette période de révisionnisme germanophile, ce sont bien les empires centraux, Allemagne et Autriche-Hongrie, qui ont déclenché le conflit

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Bilan des Européennes 2014 - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Voici le premier de nos partenaires à publier son analyse du scrutin du 25 mai. Comme il le dit lui-même, il est un soutien régulier de Debout La République.

Nous y voilà. Le grand jour est passé, et le moment est venu de tirer les conséquences, comme on dit. Ces élections européennes me semblent riches d’enseignement.

Je vais commencer par évoquer les résultats des listes « Debout la France ! Ni système, ni extrême » de Debout la République (DLR), parti que j’ai choisi de soutenir depuis 2012 et auquel j’ai apporté mon suffrage une fois de plus. Contrairement aux précédentes élections européennes, Nicolas Dupont-Aignan a réussi à présenter des listes dans toutes les circonscriptions, ce qui est déjà une performance en soi pour un modeste mouvement comme le sien. Evidemment, je ne me faisais pas de grandes illusions, mais je nourrissais deux espoirs : d’abord, un score global entre 3,5 et 5 % (donc au-dessus des sondages prédictifs), ensuite un, peut-être deux députés élus qui pourraient siéger à Strasbourg. Mon premier espoir est comblé : avec près de 4 % des suffrages, les listes DLR enregistrent un score tout à fait honorable.

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Une des raisons de l'arrivée de Hitler au pouvoir - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : le but de cet article n'est pas de condamner le patriotisme (pas le genre de la maison), mais de montrer qu'on concurrence difficilement un adversaire, par exemple un parti crédité de 24% aux européennes (ne remarquez-vous pas que le spectre de la "vague FN" revient désormais systématiquement avant chaque scrutin? - pour se dégonfler ensuite...), en agissant sur son terrain en n'ayant rien d'autre à proposer.

Affiches électorales, du SPD, Zentrum et KPD, sous la République de Weimar.

Extrait pris dans "De Bismarck à Hitler", Sebastian Haffner

"En 1930, les nationaux-socialistes étaient devenus un parti de masse ; en 1932, le plus grand parti du Reich, et cela pour trois raisons. [...] La deuxième raison est à chercher dans un soudain réveil du nationalisme. Elle est plus abstraite que la misère économique de l'époque, et pas toujours facile à expliquer. Il semble même curieux que la misère, le désespoir économique, puisse aller de pair avec un renouveau patriotique.

Mais il en fut ainsi ; tous ceux qui ont vécu ces années de 1930 à 1933 peuvent en témoigner. Le complexe national, les ressentiments d'après 1918 qu'exprimaient les légendes du "poignard dans le dos" ou de ces "criminels de novembre" étaient restés vivaces dans les consciences allemandes. Dans les années 1919 à 1924, ils avaient surtout été le fait de la droite ancienne, des électeurs du parti national allemand, et, en 1925, lorsque ce parti participa au gouvernement, ils s'étaient atténués quelque peu. Et voilà que maintenant tous les partis s'en inspiraient ; et même les communistes se mirent à tenir un langage patriotique ; quand aux monarchistes plus ou moins avoués qui se tenaient derrière le cabinet Brüning, cela allait de soi. Mais en agissant ainsi, ils se risquaient sur un terrain où les nationaux-socialistes étaient imbattables.

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2012, année de la lose - le Front de Gauche manque son envol

Suite de l'article précédent, passage en revue des plantages de l'année passée...

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Le Front de Gauche : son seul acquis fut d’unir, peut-être temporairement, les partis de la « gauche de la gauche », et réussir ce qui fut manqué en 2006-2007 avec le « rassemblement antilibéral ». C’est bien le seul acquis. Car le score global de la « gauche radicale » (en rassemblant PCF, PG, NPA, LO, PT..) est bel et bien stable, certes au-dessus du nadir de 2007, échéance exceptionnelle car ladite gauche radicale avait tout réuni contre elle (désunion extrême, peur d’un nouveau 21 avril, dynamique autour de Royal, « vote utile »), mais pas supérieur aux scores de 1995 et 2002. Les comparaisons par rapport au 1.93% de Buffet en 2007 sont totalement biaisées, puisque c’est bien dans la même famille politique que Mélenchon est allé chercher ses nouveaux électeurs. Notre partenaire Descartes avait pointé les faiblesses du programme «L’Humain d’Abord », plus un « catalogue de mesures » qu’une véritable vue d’ensemble et systémique d’une politique pour la France.

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La bouffonnerie historique de Jean Robin (II) - par Pablito Waal

Par Pablito Waal, en tribune libre

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Suite des extraits de la thèse de Robert Frankenstein de 1980 :

"La pauvreté des équipements et des investissements

La première de ces entraves est l’inadaptation des outillages et des installations. Les équipements des usines Schneider sont affectés d’un coefficient de 80% de vétusté par la commission paritaire d’évaluation au moment de la nationalisation, et les machines ont très fréquemment trente ans d’âge. Daladier est « stupéfait » pendant ses visites d’usine d’armement de « constater que, très souvent, le travail à la lime avait une importance plus considérable que le travail des machines.

En 1936, la firme Dewoitine ne dispose que de 7 tours, 3 fraiseuses et 2 étaux-limeurs. D’une façon générale, chez les « avionneurs », les pièces chaudronnées ne sont pas fabriquées à la machine, mais découpées à la cisaille et formées au marteau sur des formes en bois. C’est dire le caractère artisanal de l’industrie aéronautique française à la veille de la nationalisation. Composée d’une quarantaine d’entreprise qui se disputent par l’intrigue les faveurs de l’Etat, elle n’a pas suivi, contrairement à l’industrie automobile, la révolution de la machine-outil : là où il fallait 900 heures de travail pour fabriquer une carrosserie en 1920, il n’en faut plus que 95 en 1937 : il n’y a aucun progrès équivalent de la productivité avant 1938 dans l’industrie de l’aviation. »

Qu’est-ce qui a provoqué la défaite française en mai-juin 1940 ?

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La bouffonnerie historique de Jean Robin (I) - par Pablito Waal

Par Pablito Waal, en tribune libre

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Il y aurait beaucoup de choses à dire sur le « journaliste » - éditeur Jean Robin.

On pourrait commencer par « c’est l’histoire d’un mec » qui prétend lutter contre la censure et pour la liberté d’expression, pour diffuser les livres « refusés pour de mauvaises raisons », pour affirmer qu’il n’y a pas de débat qui devrait être tabou. Bref, rien que de très louable. A tel point qu’on s’étonne qu’il travaille (presque) seul, et qu’il n’y ait pas d’autre plumitif du Net qui ait trouvé pertinent de coopérer sur le long terme avec lui (Robin s’illustrant plutôt par sa faculté à se brouiller rapidement avec ses collaborateurs, qu’ils s’appellent Bercoff, Petit, Lings…bah, tant qu’il reste Cassen, Tasin et Freysinger…). Le principal problème, c’est qu’il ne semble pas très bien maîtriser le concept de « censure » (1), ce qui est fâcheux quand on veut la combattre. Ainsi se dit-il censuré dès qu’un média, comme le Cercle des Volontaires, se désintéresse de lui.

C’est aussi l’histoire d’un mec plein de bonnes idées, telles que de lancer une application pour « Observer la loi » (2), ou assumer pleinement d’être un commensal d’Alain Soral (pour lequel l’auteur de ces lignes n’a aucune empathie) pour des raisons d’audience.

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Le choix de la défaite - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

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Une des rares prédictions justes de Mélenchon sur Hollande

Mes amis, je suis très déprimé. Et c'est étrange, parce qu'un pessimiste ne devrait jamais être déprimé, particulièrement lorsque les faits lui donnent raison. Mais si je suis déprimé, ce n'est pas à cause du discours de politique général de Jean-Marc Ayrault ou des premiers pas de la présidence Hollande. Je n'en attendais rien, je ne peux donc pas être déçu. Ce qui m'énerve, m'attriste et finalement me déprime c'est l'incapacité de nos élites politiques, journalistiques et - pour partie seulement - administratives à élaborer une analyse globale, qui aille au delà de telle ou telle mesure, de tel ou tel impôt, de telle ou telle loi. Avant de dire ce qu'il faut - ou faudrait - faire, il est absolument nécessaire de poser un diagnostic: qu'est ce qui se passe exactement ? Pourquoi en sommes nous là ? Quels sont les mécanismes à l'oeuvre ?

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Front de Gauche: La défaite a dépassé toutes les espérances - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

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Addendum au 18/06/2012, par Pablito Waal : le second tour des législatives a confirmé cette débâcle, le Front de Gauche ne totalisant plus que 10 députés alors que le PCF seul en avait 15 en 2007, auxquels on pouvait ajouter 1 apparenté (J-P. Brard) et 3 députés du Parti de Gauche. On passe ainsi de 19 députés dans le périmètre du Front de Gauche de 2011 à moitié moins. Ainsi s'achève le bilan électoral de l'équipée mélenchonienne pour 2012 : une présidentielle où le tribun en chef n'a fait que réunir les voix de la gauche radicale, écrasant LO et le NPA, mais rien de plus, et un premier tour des législatives où le résultat est ... le même (le PCF totalisait 4.3% des suffrages exprimés en 2007, et 3.41% pour LO-NPA; en 2012, avec une participation plus basse, l'ensemble FDG+LO+NPA fait 7.9%...). En bref, en 2012, la gauche radicale n'a pas perdu ses voix, mais elle n'en a pas gagné, et a vu sa représentation politique laminée. Les grands meetings de la Bastille ou du Prado le valaient-ils?

Je l'avoue, je ne suis pas par nature un optimiste. Peut-être parce que comme disait mon grand père "l'optimiste et le pessimiste arrivent au même endroit, mais le pessimiste arrive content". Mais après les résultats du premier tour des élections législatives, je vois un petit rayon de soleil pointer dans le ciel obscur.

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