démocratie

Pavé de campagne

Evolution des intentions de vote a l election presidentielle 2017

 

Dans ce texte bien trop long pour être lu, je vais essayer de faire un tour de vue du spectacle offert par les Présidentielles à quelques jours du scrutin.

Sommaire (comme mes propos) :

Contexte international

Contexte économique européen et français

Contexte social français

Contexte politique

Contexte identitaire

Présentation des différentes candidatures

Les trotskystes : Arthaud et Poutou

Les « dissidents » inclassables : Asselineau et Cheminade

Les dissidents de droite : Dupont-Aignan et Lassalle

Le syndicat de faillite du PS : Hamon

Les candidats « de gouvernement » : Macron et Fillon

Les postures de défense : Mélenchon et Le Pen

Conclusion

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Pourquoi François Fillon a raison de se maintenir dans la présidentielle

François Fillon a raison.

Pas sur son programme, bien sûr.
Et pas sur ce qu'il a fait concernant sa famille et ses enveloppes de parlementaire, pendant plus de trente ans.

Mais sur le maintien de sa candidature.

Pourquoi ?

- parce que toute autre solution aurait été politiquement plus désastreuse encore en termes d'image, image qui, contrairement à ce que certains semblent penser, ne se résume pas à votre casier judiciaire. Choisir un autre candidat que Fillon obligerait à prendre l'une des deux options : 1) un-e candidat-e vaincu-e à la primaire reviendrait à dire aux millions de sympathisants de droite qui ont voté à la primaire qu'ils n'auraient pas le projet politique, économique, social, international, sociétal etc... pour lequel ils se sont clairement prononcés. Et donc, on leur envoie le message que : le projet politique ne compte pas, seul le casier judiciaire compte.

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La guerre pour le sens de l'existence (1)

Ceci est le début d'un article assez long, rédigé en décembre 2016 et censé faire le bilan de cette année 2016, et du tournant "populiste", "réactionnaire" que la scène politique internationale semble prendre depuis 24 mois.

Counterstrike

Partie 1 : le mythe de l’ère de la « post-vérité »

 

La victoire du Brexit et de Donald Trump (au collège électoral américain) ont lancé, chez les journalistes et la sphère médiatique, qui s’étaient majoritairement (mais pas unanimement) rangés dans le camp du Remain lors du référendum britannique, et presque entièrement contre Donald J. Trump aux USA, le thème de « l’ère de la post-vérité ». Les deux succès s’expliqueraient par la montée des peurs et des passions irrationnelles, qui auraient rendu une fraction considérable de l’électorat insensible aux faits et à la raison. Faits et raison qui, faut-il le comprendre, auraient massivement penché contre le Brexit et contre Trump.

 

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Le Royaume-Uni est le premier pays à quitter l'Union Européenne

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D'abord, félicitations aux 17 millions d'électeurs britanniques qui ont voté "Leave". Aucune aigreur pour les 16 millions d'autres qui ont cru bien faire en votant "Remain".

Quelques observations et réflexions en vrac sur le Brexit :

- oui, en soi, ça ne changera rien au quotidien des Britanniques dans les deux ans à venir. Mais cela écarte pour très longtemps la possibilité d'une entrée du R-U dans l'Euro (la monnaie) et permettra de changer la politique migratoire britannique;

- pour rappel, le R-U est le pays d'Europe de l'Ouest qui, sur le long terme (en excluant l'année 2015) reçoit le plus d'immigrants par an (500 000, moitié UE et moitié hors UE);

- oui, le vote "Leave" avait majoritairement des motivations "de droite" : réduire l'immigration, reprendre le contrôle des frontières;

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Gouvernance européenne, souverainetés et faillite démocratique - par Magali Pernin

Par Magali Pernin, sur son site

Vers une gouvernance économique renforcée

Depuis un peu plus de trois ans, des changements majeurs sont intervenus dans ce que l’on a l’habitude d’appeler la gouvernance économique européenne. Un intitulé qui a la caractéristique de ne pas mettre en avant les acteurs à l’œuvre de cette gouvernance et qui reconnaît que la discipline budgétaire est toute en entière axée sur des considérations économiques.

Posée par les critères de Maastricht, la gouvernance économique européenne vise les instruments de contrôle des politiques économiques (notamment budgétaires) des Etats et leur coordination européenne.

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Le matin des emmerdeurs - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

J’aime écouter la radio. A la télévision, tout n’est que clinquant et couleurs criardes. A la radio, on peut échapper – un peu – au narcissisme de l’image. Vous me direz qu’on trouve aussi à la radio des émissions débiles. C’est vrai. Mais la radio a sur la télévision l’avantage immense de ne pas avoir d’image. Contraints par la nécessité de passer par le texte, de garder l’auditeur scotché par la seule magie de la parole, les animateurs de la radio n’ont pas la possibilité de se réfugier dans les facilités sans nombre – et sans nom – qu’offre sans limite la manipulation de l’image et son caractère hypnotique.

Mais il y a un cancer médiatique auquel même la radio n’échappe pas, et c’est celui du conformisme. 

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Bonapartisme ET Constituante - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

Bonapartisme ET Constituante

Lire l'article d'André Bellon évoqué par Brutus.

Dans l’édition d’avril 2014 du Monde diplomatique, André Bellon a fait paraître un remarquable article, mettant en valeur ses travaux et ses réflexions sur le renouveau politique à la fois salutaire et nécessaire au redressement de notre pays. Qu’il soit en préambule bien clair que j’ai le plus sincère respect pour ces travaux et cet engagement au service de la France et des Français.

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L'électeur européen avait le choix entre Juncker et Schulz... - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Rappel : ceux qu'Edgar appelle "souverainistes européens" sont les eurofédéralistes (qui veulent la souveraineté de l'Union Européenne en lieu et place des souverainetés nationales).

Martin Schulz (L) and Jean-Claude Juncker

 Il aura Juncker et Schulz.

Les souverainistes européens se sont réjouis de la nomination de Juncker comme président de la Commission européenne, symbole de la politisation de l'élection du Parlement européen, gage du respect absolu de la volonté des électeurs.

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Sarkozy remis à sa place par les suisses - par l'UPR

Par l'UPR, sur leur site

Le journal suisse Le Matin vient de révéler - ce lundi 9 juin 2014 - que Nicolas Sarkozy, qui était invité au "Swiss Economic Forum", un mini-Davos organisé la semaine dernière à Interlaken, s'est fait vertement remettre à sa place par Adolf Ogi, ancien président de la Confédération helvétique.

Selon le journal Le Matin, l'intervention de Sarkozy, qui « devait être un débat » a en réalité « tournée au one man-show», ce qui a profondément agacé les responsables politiques helvétiques présents.

Mais le plus beau restait à venir : lors d'une rencontre avec des personnalités et des industriels qui finançaient la rencontre, Nicolas Sarkozy n'a rien trouvé de mieux à faire que de critiquer le système fédéral helvétique. Selon le journal, « il s’est mis à expliquer que la Suisse devait entrer dans l’Union européenne. Qu’un pays ne peut pas être gouverné par un président qui change chaque année. Ou que notre système avec sept conseillers fédéraux est inefficace, désuet. »

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Sortir de l'euro : on ne peut pas, ou on ne veut pas ? La question de la démocratie - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

SORTIR DE L’EURO : ON NE PEUT PAS OU ON NE VEUT PAS ? LA QUESTION DE LA DEMOCRATIE.

« Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait. »

Marcel Pagnol

Ce billet s’inscrit dans le prolongement d’un débat initié à la suite d’une critique d’un article de M. Colletis-Wahl (ici), à laquelle celui a eu l’amabilité de répondre (ici).

Introduction

« L’euro est irréversible » : c’est une litanie que l’on entonne religieusement en eurobéatitude (notamment de la part de Mario Draghi, patron de la BCE). Il s’en trouve au sommet de la technocratie européenne (mais pas seulement) à croire que leurs créations humaines sont éternelles. L’assertion en elle-même non seulement décrédibilise leurs auteurs mais laisse entrevoir ce qu’est leur vision de la démocratie. Dans leur eschatologie de « fin de l’histoire », ces demi-dieux prétendent donc à l’éternité et surtout au droit et au devoir de dicter aux peuples le sens de leur destinée. Autre époque, autre économicisme totalitaire : les marxistes aussi clamaient l’avènement inéluctable de la fin de l’histoire.

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Dix bonnes raisons d'aller voter aux européennes - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

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Y a-t-il un niveau d'abstention qui suffise à remettre en cause le système européen ? Probablement pas.

Dix bonnes raisons d'aller voter...

...Mais pas pour les européistes de service de l’UMP, du PS, de l’UDI-MODEM ou des Verts.

Les résultats aux élections municipales me laissent penser que mes compatriotes sont las, excédés, en colère ou peut-être désespérés. Ils sont de plus en plus nombreux à bouder les urnes. Le phénomène pourrait encore s’amplifier lors des élections européennes, un scrutin traditionnellement propice à l’abstention, à la fin du mois de mai. Certains eurosceptiques, comme Emmanuel Todd, sont même tentés d’en faire la promotion : si personne ne va voter, argumente-t-il, le système perdra toute légitimité et s’effondrera de lui-même. Mais supposer cela, c’est se tromper lourdement. D’abord, les européistes se moquent de la démocratie (on va y revenir), ensuite, dans une démocratie représentative, ce sont ceux qui vont glisser leur bulletin dans l’urne qui décident et tant pis pour les autres. Par conséquent, il faut le dire, le répéter et le marteler : l’ « abstention militante », c’est de la foutaise.

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Le lordo-antilibéralisme est un gauchisme - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : Un article contrastant avec celui précédemment publié, par Jacques Sapir. Je ne partage pas les opinions de Joe Liqueur sur l'immigration (voir ici un article en deux parties dont le propos m'est plus acceptable).

Lea_Crespi_TeleramaFrédéric Lordon ne veut pas (trop) se fâcher avec les alter-machin.
Y parviendra-t-il ? ©Léa Crespi pour Télérama

Evidemment, il y a beaucoup de bonnes choses dans le dernier livre de Frédéric Lordon (La Malfaçon, Les liens qui libèrent, 2014). J’ai appris plein de nouveaux mots… ce qui justifierait « par soi », comme dirait notre camarade, la lecture de cet ouvrage dont l’ambition littéraire est sans doute respectable à défaut d’être justifiée. Les développements de l’auteur au sujet des institutions étatiques françaises, qui ont le mérite d’exister contrairement à celles d’un hypothétique Etat européen, ou à propos du parti « socialiste » qui est devenu un parti de droite voire plus à droite que l’UMP, ou encore du spectre qui hante la France et qui est celui d’une alliance – ou au moins d’un compromis – entre le Front national parvenu au pouvoir et le grand capital (voir mon dernier billet), tout cela rejoint parfaitement les idées que j’exprime sur ce blog depuis maintenant quelques années. Mais il y a aussi des choses moins bonnes dans La Malfaçon. Et d’abord, il y a du gauchisme. De grosses louches de gauchisme. Des pelletées de gauchisme qu’on pourrait ensevelir la tour Montparnasse avec. Du gauchisme épais, visqueux et pontifiant, où le fond du discours lordonien rejoint sa forme – que, pour la part, je persiste à trouver quelque peu indigeste.

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Faut-il voter aux européennes 2014 ?

Une vidéo de Dio Cronos, inspirée par les travaux de Magali Pernin sur ContrelaCour, et du livre "Europe, les Etats désunis" de Coralie Delaume, auteure du blog "L'Arène Nue".

La première partie rappelle les rôles des principales institutions de l'Union Européenne, dont le Parlement Européen.
La seconde partie évoque quelques sujets traités par ledit Parlement.La troisième indique l'une des principales failles de la "démocratie européenne".

Le RDIE : la bombe à retardement démocratique du traité transatlantique - par Laurent Pinsolle

 
Commentaire de Pablito Waal : le juridisme contre la démocratie...
 
 
Dans son livre consacré à l’accord transatlantique, Danièle Favari donne toutes les raisons pour s’y opposer. Et par-delà les risques sanitaires et le fait de servir les multinationales, il y a un mécanisme peu connu mais révoltant, survivance du défunt AMI, les RDIE, ces tribunaux qui asservissent les démocraties.
Le RDIE, qu-est-ce que c’est ?
Le RDIE (Règlement des Différends entre Investisseurs et Etats), ou ISDS en anglais (Investor-State Dispute Settlement) est « un mécanisme d’arbitrage privé entre les investisseurs et les Etats qui se substituerait aux juridictions existantes, permettant ainsi aux investisseurs privés de s’affranchir de toutes les lois et, de contourner les décisions qui leur seraient gênantes et de sanctifier la privatisation du pouvoir législatif ». Les Etats et les Parlements ne peuvent rien contre ces jugements. 6514 cas ont été soumis en 2012. Danièle Favari note que « 15 arbitres ont décidé de 55% de tous les litiges connus » et que « les revendications des Investisseurs ont été acceptées dans 70% des décisions arbitrales connues en 2012 », avec 1,77 milliards de dollars d’indemnité à Occidental contre l’Equateur.

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« L’action de la Troïka a été le théâtre de nombreux conflits d’intérêts » Liem Hoang Ngoc - entretien par Magali Pernin

Par Magali Pernin, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : un article un peu moins basé sur le droit cette fois-ci, interrogeant un économiste et eurodéputé du PS.

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Liem Hoang Ngoc est eurodéputé socialiste. Élu en 2009 dans la région Est, il a réussi en un mandat à s’imposer dans le groupe socialiste et démocrate comme un parlementaire en pointe sur les questions de gouvernance économique.

Monté au créneau contre l’introduction de la règle d’or budgétaire dans le Two-Pack, il a défendu un certain nombre d’amendements visant à une plus grande prise en compte des questions sociales dans la gestion budgétaire des États. C’est un travail que l’on ne peut que saluer même si l’on reste très critique du fonctionnement de la monnaie unique.
L’euro justement, il dit en « off » s’en ficher un peu : « S’il faut faire sans l’euro, on fera sans. Moi je suis pour le socialisme« .

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Eloge du secret - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

http://eattoperform.com/wp-content/uploads/2013/09/Top-Secret.jpgLa politique était atone, elle est devenue en quelques jours répugnante. On avait eu droit à la saga des amours du président de la République, on a eu la publication des « cassettes » de Patrick Buisson, il y a maintenant celle des écoutes téléphoniques de Nicolas Sarkozy. Toutes ces « affaires » posent une question lancinante, celle du statut de l’homme politique et au-delà de lui, le statut de ce qui est dit dans les cercles du pouvoir.

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Après le vote suisse - par l'Association pour une Constituante

Par Etienne Tarride, sur le site de l'Association pour une Constituante

Le vote des suisses a donné lieu à une avalanche de commentaires, souvent marqués plus par la passion que par la raison. Etienne Tarride donne ci-dessous une analyse différente, cherchant à remonter aux sources du problème.

***

Il est sans doute possible de tirer de nombreuses conclusions du vote Suisse relatif aux règles d’immigration. Il faudra y réfléchir posément plutôt que d’adopter une position toute faite.
Pour ma part, je retiens d’abord de cet épisode une leçon essentielle : Quand les peuples de l’Europe, membres ou non de l’Union Européenne sont interrogés au suffrage universel sur la construction en cours, ils manifestent leurs refus ou, au moins, leurs réserves. Tel est le cas du peuple Suisse qui s’est refusé à valider les résultats contraignants d’une négociation avec l’Union Européenne, tel fut le cas des peuples déjà inscrits dans cette Union, les Français et les Hollandais qui ont voté « non » en 2005, mais aussi les Irlandais et les Danois qu’il a fallu faire voter autant de fois qu’il était nécessaire pour obtenir enfin un « Oui » à l’Europe ou à l’Euro.

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Diagnostics et solutions pour l’Europe : entretien avec Jean-Pierre Chevènement - par Contre la Cour

Par Magali Pernin, sur Contre la Cour

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Mercredi 11 décembre, nous avons rencontré Jean-Pierre Chevènement qui a accepté de répondre à nos questions.

Il nous a livré son diagnostic sur les problèmes économiques et sociaux connus par les États européens causés notamment par l’euro, monnaie unique, et par un système institutionnel inadapté.
L’ancien ministre, connu pour son engagement contre le Traité de Maastricht, plaide pour une monnaie commune et pour des institutions européennes plus respectueuses des démocraties nationales.
Nous avons eu également l’occasion d’aborder la question, peu traitée par ailleurs, de la place des Parlements nationaux dans le processus de décision européen.

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Loin des urnes, citoyens ! - par Pablito Waal

2014 sera, en France, l’année de deux convocations électorales : les municipales et les européennes. Pour ces dernières, des prédictions parues en Octobre nous agitent une fois de plus que le Front National risque de passer la barre des 20% et même de devenir le premier parti du pays. Une annonce que j’accueille avec scepticisme, tant l’épouvantail lepéniste a servi tant de fois, crédité de performances surprenantes, par exemple pour la dernière présidentielle, pour laquelle il devait déjà faire plus de 20%. Une autre raison de mon scepticisme est que les élections européennes sont traditionnellement un moment de forte abstention de l’électorat lepéniste, peu enthousiaste de dépêcher des représentants dans un Parlement dont il se soucie peu, voire dont il conteste l’existence même, tout comme le fait l’auteur de ces lignes.

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