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10 thèses de l'entre-deux-tours - ou pourquoi le FN a intérêt à perdre l'élection

Courbes 2nd tour opinionway 1

 

Les jeux semblent faits. Mais la défaite de Marine Le Pen, si elle reste dans ces ordres de grandeurs, ne sera pas forcément une mauvaise chose pour elle et son parti.

 

Malgré le mépris que m'inspirent le personnage politique d’Emmanuel Macron, son programme ou ce qui en tient lieu, je voudrais, juste avant le débat du 3 mai 2017, égréner quelques thèses, dont les premières disent que, rationnellement, dans l’intérêt de la France, il vaut mieux que le Front National ne gagne pas l’élection du 7 mai prochain. L’hypothèse n’est pas risquée de toute façon, les sondages de la candidate stagnant autour de 40% d’intentions de vote depuis quelques jours.

Foin d’ « antifascisme » et de « bête immonde » ici. La campagne de « re-diabolisation » du Front National qu’Emmanuel Macron essaie de nous infliger depuis le 24 avril me sort par les yeux, surtout lorsqu’il s’est abaissé à manipuler des morts français, ceux d’Oradour-sur-Glane, pour en faire un argument électoral contre d’autres Français.

Mais il y a des raisons, objectives ou très probables pour les motifs que je vais donner, qui font que la victoire du Front National n’est pas dans l’intérêt du pays…ni du parti lui-même, de sa présidente, et même des souverainistes en général. Du moins pas en 2017, dans l'état actuel du FN et de la France. En fait, je pense même que les seules personnes qui auraient vraiment intérêt à souhaiter une telle (et très improbable) victoire devraient être les anti-lepénistes radicaux, qui auraient tout à parier que cette première victoire du FN serait sa dernière.


Voici pourquoi.

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Donald Trump, un candidat républicain normal

Resultats par comte us 2017

Addendum : cet article a été écrit peu après l'élection, plusieurs semaines avant que le dépouillement des bulletins ait été terminé. Je ne savais pas, à ce moment-là, que Hillary Clinton aurait 2.8 millions de voix d'avance sur Trump au final, ce qui ne changea rien aux nombres de Grands Electeurs, électeurs qui désignèrent bel et bien Donald J. Trump comme nouveau président le 19 décembre 2016. Le bémol que l'on pourrait mettre à l'une des affirmations de l'article, est que Clinton, en nombre absolu, n'a pas eu vraiment moins de voix en 2016 (65 millions) qu'Obama en 2012 (le même chiffre, quasiment). Mais la population américaine inscrite a nettement augmenté en 4 ans, et en proportion des suffrages exprimés, la sénatrice de New York a bien perdu trois points en 2016 par rapport au président sortant en 2012 (48% contre 51%). Tandis que Trump, loin de progresser, et encore moins de faire un "raz-de-marée" comme cela est souligné par cet article, a fait un score moins élevé que Mitt Romney (46% contre 47%), mais gagna là où il le fallait, dans les "états-clés", à population blanche et ouvrière. Les conclusions de cet article, sur la relativité du succès républicain et la tendance démographique favorable aux démocrates, sont donc préservées.

La victoire de Donald J. Trump (en nombre de grands électeurs, mais pas de voix) dans l’élection du 8 novembre 2016 a généré deux récits dominants. Le premier est celui de ses adversaires : le candidat Trump, raciste, misogyne, islamophobe, démagogue, aurait gagné en rassemblant les hommes blancs frustrés, incultes, haineux, repliés sur eux-mêmes et aigris. Aucune femme, aucun hispanique disposant d’un peu de conscience n’aurait pu voter pour lui. Et il en aurait été de même pour toute personne ayant un peu d’éducation.

Le second est celui de ses partisans : l’entrepreneur Trump aurait défié les politiciens professionnels, d’abord ceux de son parti, puis ceux du parti démocrate, en prenant la défense des oubliés de la mondialisation, des gens modestes, des ouvriers menacés par la concurrence étrangère, et aurait ainsi vaincu un parti démocrate arrogant et coupé de la population.

Tout n’est pas faux dans ces deux récits. Mais les sondages à la sortie des urnes (“exit polls”) publiés par le New York Times, et permettant la comparaison rétrospective jusqu’à 1972, montrent autre chose. Ce qui frappe dans la répartition du vote Trump entre les différents segments démographiques, c’est... sa grande normalité par rapport aux scores des autres candidats républicains depuis Reagan.

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Impasse Asselineau ?

Alors que l'UPR vient d'avoir une nouvelle désillusion lors de la législative partielle du Doubs, je publie ce texte écrit il y a un peu plus d'un mois, en forme de commentaire sur un parti où je n'ai pas renouvelé ma cotisation depuis 2012.

Le passage de François Asselineau à "On n'est pas couché", en septembre 2014. Un moment qu'on aimerait oublier...mais fort instructif.

L’UPR est une histoire de gens plutôt courageux. Avoir créé, avec cinquante personnes, un mouvement se donnant pour but ni plus ni moins que faire sortir la France de l’Union Européenne, et forcer la main à une entreprise soutenue par plusieurs dizaines de gouvernements en Europe depuis trente ans, et une soixantaine si l’on remonte au traité de Rome de 1957, est toute une aventure. Une odyssée qui a le mérite d’avoir un objectif identifiable, pas éthéré comme les rêves de révolutions de l’extrême-gauche actuelle, dont on ne sait même pas quel est le projet économique, puisque, selon nos alternatifs de gauche, tout serait à remettre en cause : le travail, la nation, les rapports entre individus dans tous les aspects possibles (nationaux, genrés, culturels…). C’est sans doute cette différence, entre ceux qui ont un objectif simple (mais pas simpliste) à comprendre et ceux qui veulent tout changer, qui explique une partie de la haine que des gens d’extrême-gauche portent au mouvement de François Asselineau.

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Les promesses non tenues de la révolution ukrainienne - sur le site d'O.Berruyer

Article du Monde repris sur le site d'Olivier Berruyer

Reprise d’un article du Monde

Selon son propre mot, Tetiana Tchornovol est une « star » de la révolution ukrainienne. De ses heures sombres, comme ce 25 décembre 2013 où cette journaliste spécialiste des affaires de corruption fut retrouvée dans un fossé, passée à tabac sur une route des environs de Kiev pour avoir publié, quelques heures plus tôt, des photos de la luxueuse résidence du ministre de l’intérieur d’alors. Star, elle le fut aussi après la fuite du président Viktor Ianoukovitch. Le 22 février, la foule de Maïdan acclamait le nom de la nouvelle responsable du « comité national de lutte contre la corruption ».

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Corinne nous quitte - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : alors que le Petit Timonier montre lui-même des signes de fatigue, voyons d'autres cas de démissions du parti de la "révolution citoyenne", comme celui de Corinne Morel-Darleux, une des théologiennes du mouvement.

MELENCHON

On démissionne beaucoup au PG ces jours-ci. En un an, si l’on croit des documents internes à la direction du PG révélés par la presse, le Parti est passé de 12.000 à 9.000 adhérents, soit une perte de 25% des effectifs. A la démission des petits et des sans grade, s’ajoute aujourd’hui celle de certains dirigeants. On peut ici vérifier un vieil dicton anglais qui dit « riez, et le monde entier rit avec vous, pleurez, et vous pleurerez tout seul ».

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L'électeur européen avait le choix entre Juncker et Schulz... - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Rappel : ceux qu'Edgar appelle "souverainistes européens" sont les eurofédéralistes (qui veulent la souveraineté de l'Union Européenne en lieu et place des souverainetés nationales).

Martin Schulz (L) and Jean-Claude Juncker

 Il aura Juncker et Schulz.

Les souverainistes européens se sont réjouis de la nomination de Juncker comme président de la Commission européenne, symbole de la politisation de l'élection du Parlement européen, gage du respect absolu de la volonté des électeurs.

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Guerre civile en Ukraine - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : je suis assez d'accord avec Jacques Sapir, sur l'idée qu'il aurait fallu tout faire pour maintenir l'unité de l'Ukraine, quitte à passer à la fédéralisation du pays. J'avais déjà écrit il y a trois mois que le rattachement de la Crimée à la Russie n'était pas forcément une bonne idée, même du point de vue russe. Il est cependant tout aussi vrai que le régime en place à Kiev depuis le 22 février était illégal, et donc qu'aucune province du pays n'avait de raison de se montrer loyale vis-à-vis d'un pays dont la base légale, sa constitution, était de facto suspendue.

Depuis le 25 mai, l'Ukraine a un président difficilement contestable, Petro Poroshenko, via une élection qui s'est déroulée sur 90% du pays et 80% de la population (sur ce point, mon avis diffère donc de celui de J.Sapir). Réjouissons-nous au passage du score médiocre de l'égérie de l'OTAN Timochenko (<13%), et de ceux misérables de Svoboda et Pravy Sektor...sans oublier les 8% d'Oleg Lyashko. A l'inverse, les referenda de Donetsk et Lugansk, malgré les succès populaires qu'ils paraissent être, sont entâchés de nombreuses fraudes. Une reprise des négociations sur une Ukraine fédérale serait donc une possible sortie de crise. Une telle Ukraine serait certes un Etat faible, mais il suffit de voir la géographie et la démographie ce pays pour comprendre que c'est à terme inévitable.

Quant aux combats, il m'est difficile de fournir un jugement arrêté. Même si je préfererais bien sûr qu'il n'y ait aucun mort, je ne peux cependant condamner les offensives de l'armée ukrainienne, sans aussitôt penser que si une région de France proclamait sa sécession de façon irrégulière, je serai le premier à vouloir que l'armée française reprenne le terrain, quelque soient les imperfections du gouvernement français. De plus, je ne m'associe pas à la comparaison que J.Sapir fait entre les actions de l'armée de Kiev et les répressions de Kadhafi ou des Assad. Ces derniers ne combattaient pas une sécession régionaliste, mais supprimaient une contestation de leurs régimes autocratiques. Je rejoins cependant l'économiste sur le fait que les affrontements récents dans l'Est ukrainien et les dizaines de morts (au moins) qu'ils ont provoqué pourraient bien nous avoir fait atteindre une situation de non-retour par rapport aux négociations que j'évoquais précédemment.

Les évènements en Ukraine orientale depuis le 25 mai ont donné tristement raison à ceux qui prédisaient le déclenchement d’une guerre civile. Il n’est pas un jour sans que l’on ait des nouvelles très inquiétantes de ce qui se passe dans ces régions, sans que l’on annonce des morts, que ce soit au sein des insurgés, de la population civile – qui paye un lourd tribut – ou parmi les forces du gouvernement de Kiev. L’emploi par le gouvernement de Kiev de moyens militaires importants, hélicoptères de combat, avions à réaction qui ont bombardé la ville de Slaviansk le 2 juin (ce qui a été confirmé par l‘OSCE), voire de lance-roquettes d’artillerie, est tout particulièrement à noter. Il y a de cela près de trois ans, les gouvernements occidentaux – dont le gouvernement français – s’étaient émus de l’emploi de ce type d’arme dans la guerre civile en Syrie. Plus avant, lors de la guerre civile en Libye, l’argument du massacre des populations civiles avait été employé pour justifier ce qu’il faut bien appeler une intervention militaire. Il est frappant de constater le silence assourdissant de ces mêmes gouvernements alors que le gouvernement de Kiev utilise exactement les mêmes forces contre les insurgés.

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Post coitum, animal triste - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Article publié le 26 mai 2014. Voir aussi la suite.

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Juste quelques lignes sur les européennes, en essayant de ne pas reprendre des évidences.

Entendu hier soir Mélenchon dire une grosse bêtise : entre les explications sociales de la crise et les explications "raciales", l'électeur aurait choisi les explications "raciales" du FN (sous-entendu les explications sociales du Front de gauche étaient pourtant les bonnes). Je crois pour ma part que le FN a fait le pari de la rupture de plus en plus franche avec l'UE, rupture qui est principalement économique puisque l'UE est essentiellement un organe de régulation économique, et que ce pari que le Front de gauche n'a pas voulu faire, paye.

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Élections européennes : le FN comme prévu - par Tomgu

Par Tomgu, sur son blog

Suite des commentaires des Européennes par nos partenaires.

Capture

C'est dimanche soir à 20h00 que les résultats des élections européennes sont tombés. Et pour beaucoup la nouvelle a été catastrophique. Certains ont même parlé de véritable séisme et chacun y est allé de son petit commentaire.

Mais de quoi parle-t-on en réalité ? Rien de plus qu'un évènement annoncé depuis longtemps. Un évènement que beaucoup avaient anticipé et que d'autres ont préféré ignorer.

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Bilan des Européennes 2014 - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Voici le premier de nos partenaires à publier son analyse du scrutin du 25 mai. Comme il le dit lui-même, il est un soutien régulier de Debout La République.

Nous y voilà. Le grand jour est passé, et le moment est venu de tirer les conséquences, comme on dit. Ces élections européennes me semblent riches d’enseignement.

Je vais commencer par évoquer les résultats des listes « Debout la France ! Ni système, ni extrême » de Debout la République (DLR), parti que j’ai choisi de soutenir depuis 2012 et auquel j’ai apporté mon suffrage une fois de plus. Contrairement aux précédentes élections européennes, Nicolas Dupont-Aignan a réussi à présenter des listes dans toutes les circonscriptions, ce qui est déjà une performance en soi pour un modeste mouvement comme le sien. Evidemment, je ne me faisais pas de grandes illusions, mais je nourrissais deux espoirs : d’abord, un score global entre 3,5 et 5 % (donc au-dessus des sondages prédictifs), ensuite un, peut-être deux députés élus qui pourraient siéger à Strasbourg. Mon premier espoir est comblé : avec près de 4 % des suffrages, les listes DLR enregistrent un score tout à fait honorable.

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Européennes : visons les 80 % - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : un article à mettre en balance avec celui de Nationaliste Jacobin.

1Il semblerait bien que les propagandistes de l’union « sans cesse plus étroite » (des grands capitalistes) soient aujourd’hui aux abois. Ils sont acculés. Ils sont fatigués. Pour nous fourguer leur came, ils en sont réduits à nous proposer un vague plan cul (ci-contre, c’est l’union sans cesse plus étroite), ou une séance de catéchisme à se rouler par terre (vidéo dans l'article original : « un concentré de phrases cultes », ai-je lu sur Facebook à l’instant, c’est tout à fait ça). Y croient-ils encore eux-mêmes, d’ailleurs ? On peut commencer à en douter. Pris dans un vent glacial de panique, ils en sont réduits à « communiquer » sur ce mode crépusculaire et gesticulant, tantôt trash tantôt sirupeux. Les arguments un peu plus consistants ayant perdu toute crédibilité, il reste ça.

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Dix bonnes raisons d'aller voter aux européennes - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

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Y a-t-il un niveau d'abstention qui suffise à remettre en cause le système européen ? Probablement pas.

Dix bonnes raisons d'aller voter...

...Mais pas pour les européistes de service de l’UMP, du PS, de l’UDI-MODEM ou des Verts.

Les résultats aux élections municipales me laissent penser que mes compatriotes sont las, excédés, en colère ou peut-être désespérés. Ils sont de plus en plus nombreux à bouder les urnes. Le phénomène pourrait encore s’amplifier lors des élections européennes, un scrutin traditionnellement propice à l’abstention, à la fin du mois de mai. Certains eurosceptiques, comme Emmanuel Todd, sont même tentés d’en faire la promotion : si personne ne va voter, argumente-t-il, le système perdra toute légitimité et s’effondrera de lui-même. Mais supposer cela, c’est se tromper lourdement. D’abord, les européistes se moquent de la démocratie (on va y revenir), ensuite, dans une démocratie représentative, ce sont ceux qui vont glisser leur bulletin dans l’urne qui décident et tant pis pour les autres. Par conséquent, il faut le dire, le répéter et le marteler : l’ « abstention militante », c’est de la foutaise.

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Pourquoi Erdogan a gagné ? - par Valeurs & Actions Républicaines

Par Valeurs & Actions Républicaines

Recep Tayyip Erdoğan en 2012.

Erdogan, l'insubmersible ?

Mars 2014 : le premier ministre turc et son parti, l'AKP, remportent les élections municipales !

Pourtant fortement contesté depuis des mois dans la rue et par plusieurs secteurs de la société, Erdogan sort renforcé de ces élections qui ont des airs de législatives de juin 1968... Pourquoi un tel succès après plus de 11 ans de pouvoir ?

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Election locale, enjeu national...Et bien plus encore ! - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

ELECTION LOCALE, ENJEU NATIONAL … ET BIEN PLUS ENCORE !

C’est une ritournelle traditionnellement initiée par le(s) parti(s) au pouvoir à la veille de chaque élection locale : celle-ci n’est pas le lieu pour sanctionner la politique du gouvernement. Mais là n’est justement pas le propos.

On ne peut aujourd’hui que constater, hors quelques questions sociétales de seconde zone qui servent à amuser la galerie[i], la convergence idéologique qui réunit la dyarchie PS-UMP au pouvoir depuis plus de trois décennies dans notre pays. A tel point que l’on peut se demander si la France n’est pas gouvernée par un parti unique à l’intérieur duquel deux clans s’écharpent les reliques d’un pouvoir qu’ils se sont eux-mêmes fait un devoir de transférer à d’autres (notre Dieu le « Marché » et ses anges de la finance, la Commission européenne, entre autres), peut-être bien afin de s’exonérer de leurs responsabilités et mettre aux oubliettes toute notion de volonté politique, d’intérêt général et par là-même de démocratie.

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Une solution raisonnable pour l’Ukraine - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

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En réaction à me dernière note[1], La Crimée et le Droit, Steve Ohana[2] m’a posé la question de savoir qu’est-ce qu’un gouvernement ukrainien « raisonnable » devrait faire pour éviter l’explosion du pays. Je le rappelle, je considère qu’une telle explosion serait la pire des solutions tant pour les pays européens que pour la Russie[3]. Écrivant cela, je suis pleinement conscient que les acteurs politiques évoluent dans un monde de représentations qui peut diverger assez largement des réalités. Ce n’est donc pas parce qu’une solution apparaît « rationnellement » correspondre aux intérêts qu’elle sera adoptée. Pourtant, je persiste à croire qu’il est de l’intérêt du pouvoir en Ukraine d’aboutir à une situation qui soit acceptable par tous et qui préserve une Ukraine unie et indépendante. Énonçons donc les conditions minimales :

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La Campagne austro-hongroise : Vienne

Pour faire une petite pause dans les sujets politiques, voici le premier de quatre épisodes d'un récit de voyage que DioCronos a fait sur les terres de l'ex-Empire Habsbourg, avec, en premier lieu, l'ancienne capitale impériale :

Débat Etienne Chouard / Florence Gauthier : Tirage au sort, ou Suffrage Universel ? - par le Cercle des Volontaires

Par le Cercle des Volontaires, sur leur site :

Étienne Chouard est enseignant en économie et en droit dans un lycée à Marseille. Blogueur français (Plan C), il a connu une certaine notoriété en 2005 à l’occasion de la campagne du référendum français sur la constitution européenne en argumentant pour le « non ». Depuis, il étudie différents régimes démocratiques et constitutions. Il défend notamment le système du Tirage au Sort et soutient qu’une nouvelle assemblée constituante devrait être basée sur cette méthode. Il défend également le référendum d’initiative populaire et soutient que le véritable suffrage universel est le vote direct des lois par les citoyens.

Florence Gauthier est Maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris VII. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la Révolution et aux premières années de la République Française. Elle participe activement à l’Association Pour Une Constituante présidée par André Bellon. Elle fait partie également des animateurs du site internet Le Canard Républicain. Elle soutient de manière inconditionnelle le Suffrage Universel.

Entre ces deux citoyens engagés et passionnés, le débat devait avoir lieu. Le Cercle des Volontaires est fier de vous présenter ce débat, que dis-je, ce Choc des Titans !

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Une des raisons de l'arrivée de Hitler au pouvoir - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : le but de cet article n'est pas de condamner le patriotisme (pas le genre de la maison), mais de montrer qu'on concurrence difficilement un adversaire, par exemple un parti crédité de 24% aux européennes (ne remarquez-vous pas que le spectre de la "vague FN" revient désormais systématiquement avant chaque scrutin? - pour se dégonfler ensuite...), en agissant sur son terrain en n'ayant rien d'autre à proposer.

Affiches électorales, du SPD, Zentrum et KPD, sous la République de Weimar.

Extrait pris dans "De Bismarck à Hitler", Sebastian Haffner

"En 1930, les nationaux-socialistes étaient devenus un parti de masse ; en 1932, le plus grand parti du Reich, et cela pour trois raisons. [...] La deuxième raison est à chercher dans un soudain réveil du nationalisme. Elle est plus abstraite que la misère économique de l'époque, et pas toujours facile à expliquer. Il semble même curieux que la misère, le désespoir économique, puisse aller de pair avec un renouveau patriotique.

Mais il en fut ainsi ; tous ceux qui ont vécu ces années de 1930 à 1933 peuvent en témoigner. Le complexe national, les ressentiments d'après 1918 qu'exprimaient les légendes du "poignard dans le dos" ou de ces "criminels de novembre" étaient restés vivaces dans les consciences allemandes. Dans les années 1919 à 1924, ils avaient surtout été le fait de la droite ancienne, des électeurs du parti national allemand, et, en 1925, lorsque ce parti participa au gouvernement, ils s'étaient atténués quelque peu. Et voilà que maintenant tous les partis s'en inspiraient ; et même les communistes se mirent à tenir un langage patriotique ; quand aux monarchistes plus ou moins avoués qui se tenaient derrière le cabinet Brüning, cela allait de soi. Mais en agissant ainsi, ils se risquaient sur un terrain où les nationaux-socialistes étaient imbattables.

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Bilan de la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot - par l'UPR

Par François Asselineau, sur le site de l'UPR

Commentaire de Pablito Waal : pas de quoi désespérer pour une première expérience électorale. A l'échelle nationale, les 0.25% d'inscrits rassemblés par la candidature de F.Asselineau feraient plus de 100 000 voix, soit une proportion comparable à ce qu'obtint Jacques Cheminade, en nettement plus de temps.  Et ce score serait sans doute même plus important à l'échelle nationale, vu que, comme l'explique Asselineau, le contexte de l'ex-circonscription de J.Cahuzac est en fait assez défavorable à un mouvement récent développé sur Internet. Un plus gros problème sera d'affronter les européennes de 2014, où l'UPR aura, sur sa droite, la concurrence de DLR et du FN.

Villeneuve-sur-Lot

Lors du premier tour de l’élection législative partielle du Lot-et-Garonne, ma candidature (jointe à celle de Régis Chamagne, suppléant) a recueilli 189 voix, soit 0,25% des inscrits et 0,58% des exprimés.

Pour dire la vérité, je suis trop conscient de l’inertie des comportements électoraux pour m’être jamais fait d’illusion sur le fait que nous serions très loin de pouvoir franchir le premier tour. Néanmoins, et comme je l’avais confié aux personnes qui m’ont entouré au cours de cette campagne électorale, j’espérais un résultat aux alentours de 2%. Le résultat final obtenu constitue donc une déception, et peut être ressenti comme un échec. J’en assume bien entendu la responsabilité.

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François Asselineau candidat à l'élection législative partielle du Lot-et-Garonne - par l'UPR

Commentaire de Pablito Waal : Une occasion pour l'UPR de démontrer plusieurs choses : non pas son poids électoral (il faudra beaucoup plus de labourage de l'opinion pour que l'on puisse observer sérieusement la sédimentation des idées de l'UPR dans la population), mais sa capacité à coordonner des militants, des actions de persuasion, sensibilisation, de pédagogie, sur un seul lieu. Je ne sais pas s'il est réaliste d'espérer que F.Asselineau soit élu, étant donné l'inertie politique des français (et a fortiori des habitants du Lot-et-Garonne), mais une telle place de tribun serait un levier médiatique formidable...à moins que les européennes de 2014 n'en donnent l'occasion.

François Asselineau annonce sa candidature à l’élection législative partielle du Lot-et-Garonne, laissée vacante par la démission de Jérôme Cahuzac - sur le site de l'Union Populaire Républicaine
asselineau-legislative-partielle-lot-et-garonne-cahuzac

François Asselineau, président de l’Union Populaire Républicaine, a décidé de se présenter à l’élection législative partielle de la 3ème circonscription du Lot-et-Garonne, laissée vacante par la démission de Jérôme Cahuzac.

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