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Helmut Kohl, premier chancelier du nouvel empire allemand

 

Comme Bismarck en 1898, Kohl meurt à l'apogée de la puissance allemande.

Bismarck

 

L'ancien chancelier allemand (1982-1998) Helmut Kohl (1930-2017) est et sera célébré dans les jours qui viennent par tous - enfin dans la politique européenne.

Il faut rappeler ces quelques points :

- Kohl fut le "chancelier de la réunification", réunification qui aurait dû avoir lieu d'une façon ou d'une autre après la chute du Mur...mais une autre façon n'aurait pas forcément été pire. Il est de bon ton de pointer l'écart économique abyssal entre RDA et RFA, en termes de revenus ou de productivité...En oubliant souvent de préciser de quelle année on parle. Car, entre 1989 et 1991, la RDA va connaître une chute de 35% de son produit intérieur brut, soit une récession supérieure à celle enregistrée dans les pays d'Europe centrale (Pologne, République Tchèque...). L'une des raisons majeures fut le choix d'établir une parité entre les marks ouest- et est-allemands.

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10 thèses de l'entre-deux-tours - ou pourquoi le FN a intérêt à perdre l'élection

Courbes 2nd tour opinionway 1

 

Les jeux semblent faits. Mais la défaite de Marine Le Pen, si elle reste dans ces ordres de grandeurs, ne sera pas forcément une mauvaise chose pour elle et son parti.

 

Malgré le mépris que m'inspirent le personnage politique d’Emmanuel Macron, son programme ou ce qui en tient lieu, je voudrais, juste avant le débat du 3 mai 2017, égréner quelques thèses, dont les premières disent que, rationnellement, dans l’intérêt de la France, il vaut mieux que le Front National ne gagne pas l’élection du 7 mai prochain. L’hypothèse n’est pas risquée de toute façon, les sondages de la candidate stagnant autour de 40% d’intentions de vote depuis quelques jours.

Foin d’ « antifascisme » et de « bête immonde » ici. La campagne de « re-diabolisation » du Front National qu’Emmanuel Macron essaie de nous infliger depuis le 24 avril me sort par les yeux, surtout lorsqu’il s’est abaissé à manipuler des morts français, ceux d’Oradour-sur-Glane, pour en faire un argument électoral contre d’autres Français.

Mais il y a des raisons, objectives ou très probables pour les motifs que je vais donner, qui font que la victoire du Front National n’est pas dans l’intérêt du pays…ni du parti lui-même, de sa présidente, et même des souverainistes en général. Du moins pas en 2017, dans l'état actuel du FN et de la France. En fait, je pense même que les seules personnes qui auraient vraiment intérêt à souhaiter une telle (et très improbable) victoire devraient être les anti-lepénistes radicaux, qui auraient tout à parier que cette première victoire du FN serait sa dernière.


Voici pourquoi.

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A propos de la géographie européenne selon Emmanuel Todd

Une version corrigée de la carte d'Emmanuel Todd présentée dans un précédent article :

Commentaire de Nationaliste Jacobin :

Loin de moi l'idée de nier l'hégémonie allemande en Europe, très néfaste pour nos intérêts nationaux. Mais je dois dire qu'en tant qu'historien-géographe amateur de géopolitique, les propos de Todd me laissent très sceptiques. Quand on lit attentivement, on s'aperçoit que ça ne repose pas sur grand-chose: des belles formules, des intuitions intéressantes sans doute, mais beaucoup d'approximations. Notamment Todd historien, j'ai beaucoup de mal à y croire...

Un exemple, je crois, est très significatif: ces cartes de l' "Empire allemand" comme celle présentée ci-dessus, je n'ai pas trouvé précisément quels critères ont été utilisés pour les réaliser. Quels facteurs ont été précisément listés et mesurés? La dépendance commerciale? L'alignement politique? Dans quels domaines? Bref, tout cela n'est pas très sérieux, et je ne pense pas que ce type de "grand entretien" fourre-tout, qui mélange beaucoup de choses, donne l'illusion du savoir sans guère aligner de faits crédibles, soit au final très efficace. Vouloir donner une "autre vision" de l'UE ou de l'Europe (ce n'est d'ailleurs pas très clair: quid de la Norvège, par exemple? Le Monténégro, lui, a simplement disparu, réannexé par la Serbie...), c'est très bien, j'approuve, mais Todd ne peut pas colorier, comme ça, une carte de l'Europe en utilisant son pifomètre et ses opinions du moment.

Commentaire / réponse de Pablito Waal:

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Gouvernance européenne, souverainetés et faillite démocratique - par Magali Pernin

Par Magali Pernin, sur son site

Vers une gouvernance économique renforcée

Depuis un peu plus de trois ans, des changements majeurs sont intervenus dans ce que l’on a l’habitude d’appeler la gouvernance économique européenne. Un intitulé qui a la caractéristique de ne pas mettre en avant les acteurs à l’œuvre de cette gouvernance et qui reconnaît que la discipline budgétaire est toute en entière axée sur des considérations économiques.

Posée par les critères de Maastricht, la gouvernance économique européenne vise les instruments de contrôle des politiques économiques (notamment budgétaires) des Etats et leur coordination européenne.

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Perspectives - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Il est maintenant acquis que la croissance en 2014 devrait être de 0,5%, ce qui implique bien entendu une forte hausse du chômage (le niveau de croissance stabilisant le chômage étant de 1,3%) mais aussi du déficit public et de la dette. Les perspectives pour 2015 ne sont pas, elles non plus, des plus brillantes. L’agence de notation Moody’s estime que la croissance sera inférieure à 1%. La menace d’un déflation, de ce que l’on appelle en économie la « spirale déflationniste », est aujourd’hui réelle. Cette spirale, c’est celle qui a frappé l’Europe après la crise de 1929, dont l’enseignement a été retiré des programmes d’Histoire des lycées aux fins d’allègements… Le ralentissement de l’investissement productif que la France connaît depuis maintenant près de trois ans pèse sur ces perspectives pour deux raisons.

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Hollande le déflateur - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Il est courant de voir les hommes politiques s’inquiéter lorsqu’il constate que ses politiques ont, en marge des effets attendus, des effets imprévus qui se révèlent négatifs. Ce qui est plus rare, c’est de voir un gouvernement inquiet de voir une politique qu’il a proposée, mise en œuvre et défendue atteindre ses objectifs.

Car, il faut le dire, ce gouvernement aura réussi au moins une chose : pousser la France vers la déflation. Et quand je dis « réussi », c’est parce qu’il ne s’agit pas d’un « dommage collatéral », d’une conséquence imprévue d’une politique dont l’objectif serait autre. Non : depuis 2012, notre gouvernement prône, sur le front interne mais aussi sur le front européen, la déflation. Bien sûr, le mot « déflation » n’a pas été utilisé, mais l’idée y est.

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"Coût du travail", compétitivité... que veut la gauche radicale ? - par L'Espoir

Par Antoine Lamnège, sur le site de L'Espoir

coût du travail france zone euro 2008 2012

Depuis l'adoption de la monnaie unique, la compétitivité prix des pays en zone euro dépend essentiellement du prix du travail (salaires + contributions sociales) ; en effet, celui ci détermine une part importante des coûts de production d'une entreprise. Elle dépend également des taux d'inflation nationaux. Or, cette compétitivité des entreprises est un point essentiel de la création de richesse ; voilà pourquoi il est nécessaire de ne pas la négliger. Trop souvent, la gauche radicale considère ce point comme une hérésie néolibérale ; à l'inverse, constamment, du parti socialiste à l'UMP, on considère la compétitivité comme l'alpha et l'oméga de la politique économique, qui justifie la régression sociale.

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Le chômage, M. Hollande et M. Sarkozy - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blogTcho-1Source : données de la DARES

Une analyse fine des statistiques du chômage révèle des tendances tant historiques que structurelles extrêmement importantes. Le chômage connaissait en effet une décrue depuis 2004 jusqu’en 2008. On s’aperçoit que le processus de sa hausse révèle deux et non une seule histoire.

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L'amende BNP-Paribas : presque un demi-plan Marshall - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

http://s2.lemde.fr/image/2014/06/03/534x267/4431175_3_433b_les-epreuves-de-sciences-economiques-et_51856e8f99eb0adf9045a2bdcc53f17a.jpg

L'amende infligée par les Etats-Unis à BNP Paribas est grotesque. A un point tel que les officiels français commencent à froncer un demi-sourcil : que coule l'industrie du pays passe encore (que PSA soit interdit de vendre des véhicules en Iran juste au moment où GM y remet les pieds), mais si l'Inspection des finances est accrochée, là c'est grave.

Christophe de Margerie (qui n'est pas un officiel mais à ce niveau chez Total on n'est pas non plus un quidam) suggère que le pétrole pourrait être payé en euros. Sapin s'inquiète du rôle illégitime que confère au dollar cette décision (lire un article de solidarité et progrès auquel renvoie mon moteur de recherche préféré, en réponse à une requête sur la réaction française amende BNP Paribas. Merci de ne pas penser qu'il s'agit d'une suggestion d'adhésion. Les infos originales sont parues dans le FT de toute façon, ce ne sont pas des élucubrations).

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Sortir légalement de l’UE et de l’euro - par Magali Pernin

Par Magali Pernin, sur son blog

drapeau-europeen-interrogatif

La question des modalités de sortie de l’Union européenne est en effet une question qui déclenche les passions dans les rangs eurosceptiques.

Doit-on ou non faire usage de l’article 50 ? Peut-on uniquement abandonner l’euro ?

Face aux lourdeurs imposées par l’article 50 du TUE, beaucoup s’interrogent en effet sur la possibilité de trouver ailleurs des dispositions permettant de dénoncer les Traités. C’est ainsi qu’intervient dans le débat, et à juste titre, la possibilité d’user de la Convention de Vienne sur le droit des Traités.

Il faut savoir que la France n’est pas signataire de cette Convention. Cependant, les dispositions présentées ci-dessous sont, sauf erreur de ma part, des dispositions générales en droit public international.

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Sortie de l’Euro et dette publique - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Dette nette (milliards d’euros)

 Composition-Dette

Source : INSEE : http://www.insee.fr/fr/indicateurs/ind40/20140331/Dette_2013T4.pdf

Un argument récemment soulevé par les adversaires d’une dissolution de la zone Euro consiste à dire que le retour à des monnaies nationales poserait des problèmes insurmontables quant au financement de la dette française. Ceci se traduirait tant par la nécessité pour la Banque de France de monétiser une large part du stock de dettes existant, entraînant ainsi un risque d’hyperinflation, que par une hausse des taux sur la dette qui viendrait dégrader le solde budgétaire. On notera cependant que ces arguments sont mutuellement exclusifs. Soit la Banque de France doit monétiser « en masse », et par définition cela fera baisser les taux d’intérêts, soit elle ne procède qu’à des monétisations très réduites, qui excluent le risque d’hyperinflation, et alors se posera le problème des taux d’intérêts. Il convient donc d’analyser ce problème en séparant la question de la gestion du stock existant des dettes de son accroissement, et en regardant précisément quelle est la part de ce stock que l’on refinance chaque année.

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Cet euro qui ne nous protège … pas ! (bien au contraire) - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog ainsi que sur celui de Laurent Pinsolle

Même les libéraux commencent à taper dur sur la monnaie unique. Certes, Charles Gave et son Institut des Libertés s’étaient attelés la tâche il y a déjà plus de dix ans. Mais le dossier très complet qu’ils ont publié a le mérite d’enfoncer le clou, même s’il souffre évidemment d’un biais idéologique libéral évident, déjà mis en exergue par Laurent Pinsolle (je ne reviens donc pas sur ce point).

Chiffres à l’appui, l’Institut des Libertés nous démontre l’inanité complète et l’absurdité intrinsèque de la monnaie unique. Parmi, ces chiffres et tableaux un seul résume tous les autres : ceux de la croissance.Cet euro qui ne nous protège … pas ! (bien au contraire)

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Sortir de l'euro : on ne peut pas, ou on ne veut pas ? La question de la démocratie - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

SORTIR DE L’EURO : ON NE PEUT PAS OU ON NE VEUT PAS ? LA QUESTION DE LA DEMOCRATIE.

« Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait. »

Marcel Pagnol

Ce billet s’inscrit dans le prolongement d’un débat initié à la suite d’une critique d’un article de M. Colletis-Wahl (ici), à laquelle celui a eu l’amabilité de répondre (ici).

Introduction

« L’euro est irréversible » : c’est une litanie que l’on entonne religieusement en eurobéatitude (notamment de la part de Mario Draghi, patron de la BCE). Il s’en trouve au sommet de la technocratie européenne (mais pas seulement) à croire que leurs créations humaines sont éternelles. L’assertion en elle-même non seulement décrédibilise leurs auteurs mais laisse entrevoir ce qu’est leur vision de la démocratie. Dans leur eschatologie de « fin de l’histoire », ces demi-dieux prétendent donc à l’éternité et surtout au droit et au devoir de dicter aux peuples le sens de leur destinée. Autre époque, autre économicisme totalitaire : les marxistes aussi clamaient l’avènement inéluctable de la fin de l’histoire.

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Sarkozy et l’Europe: moi et le néant - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

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Dans le numéro 2175 du magazine Le Point, l’ex-Président Nicolas Sarkozy vient de faire paraître un long article sur l’Europe, qui complète et répond à la tribune que le Président François Hollande avait fait paraître dans le journal Le Monde[1]. Cette tribune, après un plaidoyer  pro Domo sur l’identité française (mais qui doute donc de celle de M. Sarkozy ?), s’articule autour de 5 points.

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Les illusions malhonnêtes des rêveurs de l’euro moins cher - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Historique du cours de l'euro en dollars.
Le PS, jusqu’au premier ministre et au président, continue à plaider pour une baisse du cours de la monnaie unique européenne. Las, ils ont été sévèrement douchés cette semaine par les déclarations du porte-parole du gouvernement allemand et de la BCE, les plaçant devant leurs contradictions.

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Le lordo-antilibéralisme est un gauchisme - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : Un article contrastant avec celui précédemment publié, par Jacques Sapir. Je ne partage pas les opinions de Joe Liqueur sur l'immigration (voir ici un article en deux parties dont le propos m'est plus acceptable).

Lea_Crespi_TeleramaFrédéric Lordon ne veut pas (trop) se fâcher avec les alter-machin.
Y parviendra-t-il ? ©Léa Crespi pour Télérama

Evidemment, il y a beaucoup de bonnes choses dans le dernier livre de Frédéric Lordon (La Malfaçon, Les liens qui libèrent, 2014). J’ai appris plein de nouveaux mots… ce qui justifierait « par soi », comme dirait notre camarade, la lecture de cet ouvrage dont l’ambition littéraire est sans doute respectable à défaut d’être justifiée. Les développements de l’auteur au sujet des institutions étatiques françaises, qui ont le mérite d’exister contrairement à celles d’un hypothétique Etat européen, ou à propos du parti « socialiste » qui est devenu un parti de droite voire plus à droite que l’UMP, ou encore du spectre qui hante la France et qui est celui d’une alliance – ou au moins d’un compromis – entre le Front national parvenu au pouvoir et le grand capital (voir mon dernier billet), tout cela rejoint parfaitement les idées que j’exprime sur ce blog depuis maintenant quelques années. Mais il y a aussi des choses moins bonnes dans La Malfaçon. Et d’abord, il y a du gauchisme. De grosses louches de gauchisme. Des pelletées de gauchisme qu’on pourrait ensevelir la tour Montparnasse avec. Du gauchisme épais, visqueux et pontifiant, où le fond du discours lordonien rejoint sa forme – que, pour la part, je persiste à trouver quelque peu indigeste.

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Faut-il voter aux européennes 2014 ?

Une vidéo de Dio Cronos, inspirée par les travaux de Magali Pernin sur ContrelaCour, et du livre "Europe, les Etats désunis" de Coralie Delaume, auteure du blog "L'Arène Nue".

La première partie rappelle les rôles des principales institutions de l'Union Européenne, dont le Parlement Européen.
La seconde partie évoque quelques sujets traités par ledit Parlement.La troisième indique l'une des principales failles de la "démocratie européenne".

À lire: La Malfaçon (F.Lordon) - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2014/04/lordon.jpg

Frédéric Lordon vient de publier un ouvrage, La Malfaçon[1], consacré tant à la construction de l’Union Européenne, qu’à la financiarisation et à l’Euro. Ce livre, il faut le dire d’emblée est excellent, tant dans la forme – et tous les lecteurs des textes de Frédéric Lordon le savent – que dans son fond. Cela n’exclut pas certaines critiques, et l’on y reviendra, mais la première chose que l’on peut dire de ce livre c’est qu’il faut courir l’acheter.

Une critique de l’Union Européenne

Le premier thème abordé est bien entendu – élection européennes obligent – la question des formes prises par ce que l’on a tendance à appeler le « construction européenne » et qui n’est en réalité que la construction d’institutions libérales dans des pays de l’Europe.

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Christian Noyer vs Manuel Valls - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Pacte de responsabilité : Christian Noyer se dit 'confiant' sur les contreparties liées à l'emploi...

Je n'ai pas une grande sympathie a priori pour Manuel Valls. Il me paraît bien trop souple avec les puissants, et dur avec les faibles, pour être adapté à des temps difficiles.

Au moins est-il responsable devant l'Assemblée nationale, et a-t-il été élu.

Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, a été nommé à sa place par Jacques Chirac et renouvelé par Sarkozy. Il est intouchable en raison du statut de la Banque de France qui, depuis l'euro, lui interdit de recevoir aucune instruction du gouvernement.

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