Front

C'est la chute finale - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Rien ne sera comme avant après ce 25 mai. Non pas parce quelque chose ait radicalement changé. Les fondamentaux qui ont rendu possible la victoire du Front National sont à l’œuvre depuis fort longtemps. Depuis plus de trente ans nous assistons à la dégradation de nos institutions, à la démission de nos élites, à la détérioration – dans la plus grande indifférence des bienpensants – de notre appareil productif, à la marginalisation politique des couches populaires et à la prise du pouvoir par les classes moyennes, à la destruction de l’ascenseur social et à la promotion des « communautés ». C’est dire que tout ce qui a permis au Front National d’arriver en tête dans cinq circonscriptions sur sept et de devenir le premier parti de France ne date pas de dimanche dernier. Trente ans que l’empereur a été progressivement délésté de ses beaux habits devant une foule de courtisans politico-médiatiques qui vantaient en permanence la modernité et la « branchitude » de son costume. Aujourd’hui, l’Empereur est nu et il le sait. Pas étonnant qu’il ait envie de changer de tailleur.

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Election locale, enjeu national...Et bien plus encore ! - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

ELECTION LOCALE, ENJEU NATIONAL … ET BIEN PLUS ENCORE !

C’est une ritournelle traditionnellement initiée par le(s) parti(s) au pouvoir à la veille de chaque élection locale : celle-ci n’est pas le lieu pour sanctionner la politique du gouvernement. Mais là n’est justement pas le propos.

On ne peut aujourd’hui que constater, hors quelques questions sociétales de seconde zone qui servent à amuser la galerie[i], la convergence idéologique qui réunit la dyarchie PS-UMP au pouvoir depuis plus de trois décennies dans notre pays. A tel point que l’on peut se demander si la France n’est pas gouvernée par un parti unique à l’intérieur duquel deux clans s’écharpent les reliques d’un pouvoir qu’ils se sont eux-mêmes fait un devoir de transférer à d’autres (notre Dieu le « Marché » et ses anges de la finance, la Commission européenne, entre autres), peut-être bien afin de s’exonérer de leurs responsabilités et mettre aux oubliettes toute notion de volonté politique, d’intérêt général et par là-même de démocratie.

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Front de gauche: fluctuat et mergitur ? - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : A nouveau, Descartes tape sur le Parti de Gauche, sur sa politique politicienne comme sur le nucléaire. Et c'est tant mieux.

Il se passe des tas de choses au Front de Gauche. Des choses dont on ne parle jamais. La raison ? En fait il y en a deux : la première, c’est que en dehors de la petite famille groupusculaire du gauchisme français, ces choses n’intéressent absolument personne. Prenons par exemple la création de « Ensemble ». Ah… vous n’aviez pas remarqué ? Et pourtant, ca ne date pas d’hier : c’est au cours « d’assises nationales » - on s’assied beaucoup à gauche de nos jours – tenues le 23 et 24 novembre 2013 qu’une véritable révolution copernicienne qui devrait changer notre mode de concevoir la politique a eu lieu. Pensez-y : des organisations aussi puissantes que la FASE, la Gauche Anticapitaliste, les Alternatifs, Convergence et Alternative, la Gauche Unitaire (1) unissent leurs considérables efforts pour constituer une organisation commune. Enfin, « commune » c’est une façon de parler, parce qu’en fait il s’agit d’un « processus transitoire dans lequel les composantes d’origine continuent à exister, chacune pouvant décider de se dissoudre quand elle le désirera ». On attend avec curiosité la première décision d’autodissolution. Mais sans trop d’espoir : quant on sait que la plupart de ces groupuscules s’est constituée pour donner de la visibilité à un ou des leaders charismatiques, on voit mal ces personnages auto-dissoudre la structure qui leur permet d’exister politiquement alors que leurs amis et concurrents gardent la leur. Déjà la FASE, qui est elle-même une fédération, avait été créée avec ce principe. Et personne ne s’est jamais « auto-dissout ».

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La liberté que nous voulons ! - par l'Association pour une Constituante et Radio Aligre

Par l'Association pour une Constituante, sur son site

Dans le cadre du partenariat que l’Association pour une Constituante a signé avec Radio Aligre, une des dernières radios indépendantes de la bande FM parisienne (93.1), voici ci-dessous l’émission "La liberté que nous voulons" du mercredi 18 septembre de 8h30 à 9h.

Louis Saisi et André Bellon ont participé à cette émission animée par Michel Ezran sur le sujet du fameux "Front républicain". Il ont été rejoint, pour quelques minutes et par téléphone, par Guy Léger, animateur du Cercle de Bourges de l’Association.

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Paris vaut bien une messe - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Oyez la triste mais véridique histoire de la "gauche antilibérale"...

L’actualité ne donne que peu d’occasions de s’amuser. Il faut donc en profiter chaque fois qu’une occasion se présente. Je vous propose donc, mes chers lecteurs, de laisser de côté pour un moment les affaires sérieuses et de revenir au meilleur spectacle comique de l’année, à savoir, la préparation des élections municipales au Front de Gauche et notamment les tribulations parisiennes du Front. Un spectacle qui contient tous les éléments du vaudeville : l’époux trompé, l’amant caché dans l’armoire, les portes qui claquent… ce dont on peut douter par contre, c’est que la fin soit heureuse.

Mais pour comprendre les dernières aventures du Front de Gauche, il n’est pas inutile de faire un petit plongeon dans le passé. Venez donc, petits saligauds, tonton Descartes va raconter une histoire…

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2012, année de la lose - le Front de Gauche manque son envol

Suite de l'article précédent, passage en revue des plantages de l'année passée...

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Le Front de Gauche : son seul acquis fut d’unir, peut-être temporairement, les partis de la « gauche de la gauche », et réussir ce qui fut manqué en 2006-2007 avec le « rassemblement antilibéral ». C’est bien le seul acquis. Car le score global de la « gauche radicale » (en rassemblant PCF, PG, NPA, LO, PT..) est bel et bien stable, certes au-dessus du nadir de 2007, échéance exceptionnelle car ladite gauche radicale avait tout réuni contre elle (désunion extrême, peur d’un nouveau 21 avril, dynamique autour de Royal, « vote utile »), mais pas supérieur aux scores de 1995 et 2002. Les comparaisons par rapport au 1.93% de Buffet en 2007 sont totalement biaisées, puisque c’est bien dans la même famille politique que Mélenchon est allé chercher ses nouveaux électeurs. Notre partenaire Descartes avait pointé les faiblesses du programme «L’Humain d’Abord », plus un « catalogue de mesures » qu’une véritable vue d’ensemble et systémique d’une politique pour la France.

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Au secours, le Front de Gauche est devenu fou ! - par Descartes

Par Descartes, sur son blog
http://descartes.over-blog.fr/
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L'affaire de la loi sur le "mariage pour tous" est en train de devenir le prétexte à tous les délires. Poussés par des minorités maximalistes qui jouent à fond sur le chantage où celui qui n'est pas d'accord avec elles se voit traiter de "réactionnaire", "homophobe" et autres joyeusetés, tenté par la surenchère permanente par rapport au gouvernement, le Front de Gauche semble avoir perdu tout contrôle sur son langage. Jugez plutôt. Voici le premier paragraphe de la déclaration publiée par le Front de Gauche aujourd'hui (consultable ici)
Le Front de Gauche réaffirme son exigence absolue d’égalité des droits et ce quelle que soit l’orientation sexuelle ou l’identité de genre des personnes. Celle-ci passe par la possibilité pour tous les couples de se marier, d’adopter des enfants ou de garantir à leurs enfants déjà présents la filiation avec l’ensemble de leurs parents. (c'est moi qui souligne)

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La bouffonnerie historique de Jean Robin (II) - par Pablito Waal

Par Pablito Waal, en tribune libre

http://www.1940lafrancecontinue.org/img/tome2_small.jpg

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Suite des extraits de la thèse de Robert Frankenstein de 1980 :

"La pauvreté des équipements et des investissements

La première de ces entraves est l’inadaptation des outillages et des installations. Les équipements des usines Schneider sont affectés d’un coefficient de 80% de vétusté par la commission paritaire d’évaluation au moment de la nationalisation, et les machines ont très fréquemment trente ans d’âge. Daladier est « stupéfait » pendant ses visites d’usine d’armement de « constater que, très souvent, le travail à la lime avait une importance plus considérable que le travail des machines.

En 1936, la firme Dewoitine ne dispose que de 7 tours, 3 fraiseuses et 2 étaux-limeurs. D’une façon générale, chez les « avionneurs », les pièces chaudronnées ne sont pas fabriquées à la machine, mais découpées à la cisaille et formées au marteau sur des formes en bois. C’est dire le caractère artisanal de l’industrie aéronautique française à la veille de la nationalisation. Composée d’une quarantaine d’entreprise qui se disputent par l’intrigue les faveurs de l’Etat, elle n’a pas suivi, contrairement à l’industrie automobile, la révolution de la machine-outil : là où il fallait 900 heures de travail pour fabriquer une carrosserie en 1920, il n’en faut plus que 95 en 1937 : il n’y a aucun progrès équivalent de la productivité avant 1938 dans l’industrie de l’aviation. »

Qu’est-ce qui a provoqué la défaite française en mai-juin 1940 ?

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La bouffonnerie historique de Jean Robin (I) - par Pablito Waal

Par Pablito Waal, en tribune libre

http://www.1940lafrancecontinue.org/img/tome1_small.jpg

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur le « journaliste » - éditeur Jean Robin.

On pourrait commencer par « c’est l’histoire d’un mec » qui prétend lutter contre la censure et pour la liberté d’expression, pour diffuser les livres « refusés pour de mauvaises raisons », pour affirmer qu’il n’y a pas de débat qui devrait être tabou. Bref, rien que de très louable. A tel point qu’on s’étonne qu’il travaille (presque) seul, et qu’il n’y ait pas d’autre plumitif du Net qui ait trouvé pertinent de coopérer sur le long terme avec lui (Robin s’illustrant plutôt par sa faculté à se brouiller rapidement avec ses collaborateurs, qu’ils s’appellent Bercoff, Petit, Lings…bah, tant qu’il reste Cassen, Tasin et Freysinger…). Le principal problème, c’est qu’il ne semble pas très bien maîtriser le concept de « censure » (1), ce qui est fâcheux quand on veut la combattre. Ainsi se dit-il censuré dès qu’un média, comme le Cercle des Volontaires, se désintéresse de lui.

C’est aussi l’histoire d’un mec plein de bonnes idées, telles que de lancer une application pour « Observer la loi » (2), ou assumer pleinement d’être un commensal d’Alain Soral (pour lequel l’auteur de ces lignes n’a aucune empathie) pour des raisons d’audience.

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Autain & les Alternatifs - par le Cercle des Volontaires

Par le Cercle des Volontaires, sur leur site

http://www.cercledesvolontaires.fr

A voir aussi : les alternatifs et leur université d'été. Etant moi-même ancien militant du PCF, je trouve dans ce rassemblement, qui peut concerner des gens sympathiques et aux témoignages intéressants, la continuation de ce que je voyais des groupuscules gauchistes à l'époque où je participais aux "rassemblements antilibéraux" ou autres tentatives de convergence dans la "vraie gauche" : déjà que les partis servent à figer des idées, les petits partis sont encore plus extravagants dans leurs exigences idéologiques, et stérilisent de bonnes volontés qui, même en petit nombre, pourraient aboutir à des résultats plus probants.

Profitant de la concomitance et de la proximité géographique de leurs universités d’été, le Front de Gauche et les Alternatifs se sont rencontrés le 25 août 2012 à Méaudre (Vercors), afin d’étudier les convergences et les divergences des deux mouvements politiques. Profitant du rapport de force en faveur du Front de Gauche (en terme de nombre d’adhérents), Frédéric Borras et Clémentine Autain essaient de rallier les Alternatifs au Front de Gauche.

Clémentine Autain

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Vis ma vie ... de communiste au meeting de Mélenchon - par Tomgu

Par Tomgu, sur son blog

http://lactualite.over-blog.com

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Après avoir assisté au meeting de François Bayrou il y a de cela quelques mois, j'ai décidé de renouveler l'expérience en me rendant sur le campus de Saint Martin d'Hères (Isère) afin d'écouter Jean-Luc Mélenchon qui venait conclure les universités d'été du Parti de Gauche (Remue-Méninges).

Si j'avais déjà entendu l'ancien candidat à la présidentielle, notamment au Forum Libération de Grenoble, j'avais vraiment envie d'assister à ce discours pour "voir de l'intérieur" la réalité du Front de Gauche. Car le contexte est clairement différent entre un débat dans une salle de spectacle et un meeting devant des militants sur une place publique.

Voici donc ma plongée parmi les cocos de l'Isère et d'ailleurs.

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Front de Gauche : repenser les alliances - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

http://descartes.over-blog.fr

On pourrait se dire "encore un article de Descartes sur le Front de Gauche"...Et nous aurions pu en publier d'autres. Mais celui-là est particulièrement intéressant car Descartes, à rebours de nombreux auteurs du Web, défend certaines institutions électorales de la Vème République, dont le refus de la proportionnelle. Son article semble se conclure par un avis de décès de la gauche radicale...ou plutôt sa "trotskysation", à savoir la réduction des partis du Front de Gauche à un rôle marginal, comme LO-NPA. Mais la conclusion que j'en tirerai sera différente : il faut agir autrement que par les partis politiques, et plutôt miner ceux-ci...

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Hier, la décision est finalement tombée: le PCF ne participera pas au gouvernement de Jean-Marc Ayrault. La décision ne surprendra personne. Elle ne fait que traduire les résultats des élections législatives. La faiblesse du Front de Gauche et les excellents résultats du PS ont réduit la marge de négociation des communistes à néant. Dans ces conditions, une participation ne peut se faire qu'aux conditions du PS, c'est à dire, le ralliement pur et simple. D'autre part, comme les socialistes ont bien marqué qu'ils n'étaient pas prêts à faire la moindre concession au PG, participer au gouvernement impliquait tourner le dos définitivement à la stratégie de Front de Gauche, et donc pour les dirigeants du PCF à manger leur chapeaux.

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