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Commentaire de "Soumission" de Michel Houellebecq

Par Pablito Waal
 

Soumission 2

Attention, on s’poile. Et non, je ne ferai pas d’article sur tout ce que je lis.

Initialement, je ne voulais pas lire le « phénomène » qu’est le dernier Houellebecq. Je l’ai fait…dans un mélange du contexte des attentats des 7 et 9 janvier, ou de la mauvaise publicité (donc publicité quand même) faite sur ce livre, et sur l’avis d’un ami qui l’a lu en me disant que, non, ce livre n’est pas « islamophobe » (ce n’est pourtant pas un caractère qui me ferait fuir).

Je précise que j’avais déjà lu deux œuvres du même auteur : « Extension du domaine de la lutte » (EDDDLL) et « La possibilité d’une île » (LPDUI). Je me suis même tapé le film de 2007 tiré du second titre (et mon avis sur ce film est : que dire qu’il n’y a rien dedans serait insulter le Rien ; par contre, il y a Arielle Dombasle qui y joue, ce qui n’est généralement pas bon signe).

Après avoir refermé « Soumission », j’ai donc quelques remarques à faire, que je vais organiser point par point, pour éviter d’être trop décousu, sans pour autant avoir à structurer toute une dissertation que ce livre, sans être mauvais, ne mérite pas. S’il y a un risque  que ce commentaire soit décousu, c’est avant tout parce qu’il est difficile de savoir si Houellebecq a voulu pratiquer la psychologie inversée dans son histoire (susciter chez ses lecteurs un comportement inverse de celui de ses personnages)…ou s’il s’agit d’une histoire et d’idées à prendre au premier degré.

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Je suivais Charlie - par l'Arsin

Par l'Arsin

Je ne suis pas manipulable corrige 

Article écrit le 7 janvier 2015, entre 20 et 23 heures.

 AVERTISSEMENT : cet article, peut-être publié trop tôt, ne doit pas être mal interprété. Les lecteurs peuvent comprendre que pour moi, la meilleure façon de saluer Charlie Hebdo est de dire ce que ce journal a représenté pour moi. Je ne suis pas doué pour les tirades lyriques sur les grandes valeurs, ni les appels à lutter contre un adversaire qui n'est toujours pas sérieusement identifié à l'heure où je mets en ligne cet article. Parfois, les défauts comme les qualités des disparus nous manquent.

Et sinon, essayez d'imaginer comment Charlie Hebdo aurait commenté le même événement survenu dans un autre journal, et vous comprendrez.

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Frédéric Lordon : " il faut prendre les hommes tels qu'ils sont et non tels qu'on voudrait qu'ils fussent..." - par L'Espoir

Par l'Espoir, sur leur site

lordon conférence viodéo spinoza

Dans cette conférence filmée de février 2014, Frédéric Lordon explique : "il ne faut pas se raconter d'histoire".

Certains comportements, certains désirs, modes de vies sont bel et bien là et il serait fou de nier le désir majoritaire. De le faire passer pour une simple "erreur".

Proposer une alternative au capitalisme à gauche, c'est être conscient qu'il faudra proposer un régime tout aussi "désirable" que celui ci, à ceux qui sont attachés à la vie confortable, "moelleuse", et que rebute le retour à une plus grande frugalité.

Il y traite également de l'Etat et de la violence.

Une intervention lumineuse, parce que réaliste. (30 minutes)

 

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"Coût du travail", compétitivité... que veut la gauche radicale ? - par L'Espoir

Par Antoine Lamnège, sur le site de L'Espoir

coût du travail france zone euro 2008 2012

Depuis l'adoption de la monnaie unique, la compétitivité prix des pays en zone euro dépend essentiellement du prix du travail (salaires + contributions sociales) ; en effet, celui ci détermine une part importante des coûts de production d'une entreprise. Elle dépend également des taux d'inflation nationaux. Or, cette compétitivité des entreprises est un point essentiel de la création de richesse ; voilà pourquoi il est nécessaire de ne pas la négliger. Trop souvent, la gauche radicale considère ce point comme une hérésie néolibérale ; à l'inverse, constamment, du parti socialiste à l'UMP, on considère la compétitivité comme l'alpha et l'oméga de la politique économique, qui justifie la régression sociale.

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L'électeur européen avait le choix entre Juncker et Schulz... - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Rappel : ceux qu'Edgar appelle "souverainistes européens" sont les eurofédéralistes (qui veulent la souveraineté de l'Union Européenne en lieu et place des souverainetés nationales).

Martin Schulz (L) and Jean-Claude Juncker

 Il aura Juncker et Schulz.

Les souverainistes européens se sont réjouis de la nomination de Juncker comme président de la Commission européenne, symbole de la politisation de l'élection du Parlement européen, gage du respect absolu de la volonté des électeurs.

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C'est la chute finale - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Rien ne sera comme avant après ce 25 mai. Non pas parce quelque chose ait radicalement changé. Les fondamentaux qui ont rendu possible la victoire du Front National sont à l’œuvre depuis fort longtemps. Depuis plus de trente ans nous assistons à la dégradation de nos institutions, à la démission de nos élites, à la détérioration – dans la plus grande indifférence des bienpensants – de notre appareil productif, à la marginalisation politique des couches populaires et à la prise du pouvoir par les classes moyennes, à la destruction de l’ascenseur social et à la promotion des « communautés ». C’est dire que tout ce qui a permis au Front National d’arriver en tête dans cinq circonscriptions sur sept et de devenir le premier parti de France ne date pas de dimanche dernier. Trente ans que l’empereur a été progressivement délésté de ses beaux habits devant une foule de courtisans politico-médiatiques qui vantaient en permanence la modernité et la « branchitude » de son costume. Aujourd’hui, l’Empereur est nu et il le sait. Pas étonnant qu’il ait envie de changer de tailleur.

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Un quart seulement des français ont voté pour l'européïsme

Nous n'avons pas encore les résultats de l'UPR, mais, visiblement, aucun miracle ne s'est produit, alors que DLR fait une performance très honorable. Mon intuition selon laquelle le FN ne réaliserait pas la performance qui lui était prêtée, parce que son électorat ne se mobiliserait pas pour une élection qui, d'habitude, ne l'intéresse pas, s'est révélée fausse. Nul ne sait si cette élection sera vue a posteriori comme "un tournant" (l'élection à partir de laquelle les électeurs frontistes ont vraiment décidé de s'emparer de la question européenne) ou un simple coup de colère (contre Hollande et secondairement l'UMP, dans la seule élection où le FN pouvait obtenir facilement des élus).

En prenant en compte l'abstention, il n'en reste pas moins que le Front National ne rassemble qu'un dixième des français.

Et notons que 6% des électeurs inscrits ont cru nécessaire d'aller voter pour la formation du président. Même le sondages de popularité de F.Hollande n'allaient pas jusque-là.

Résultats donnés vers 20 heures. Participation : 43%

Liste Suffrages exprimés (%) Electeurs inscrits (%) Classement gauche/droite Positionnement face à l'UE
FN 25,0 10,8 droite Eurocritique de droite
UMP 20,3 8,7 droite Européïste
PS 14,7 6,3 gauche Européïste
UDI 10,0 4,3 droite Européïste
EELV 8,7 3,7 gauche Européïste
FDG 6,6 2,8 gauche Eurocritique de gauche
DLR 3,9 1,7 droite Eurocritique de droite
Nouvelle Donne 3,1 1,3 gauche Européïste
Nous Citoyens 1,4 0,6 droite Européïste
NPA 1,2 0,5 gauche Eurocritique de gauche
Force Vie 0,5 0,2 droite Européïste
LO 0,4 0,2 gauche Eurocritique de gauche
Autres 4,2 1,8 -
 -

Un autre tableau de classements, avec les scores des  :

Classement % des exprimés % des inscrits
Droite 61,1  26,3 
Gauche 34,3  14,7 
Européïste 58,7 25,2 
Eurocritique de gauche 7,8 3,3 
Eurocritique de droite 28,9 12,4 

Le lordo-antilibéralisme est un gauchisme - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : Un article contrastant avec celui précédemment publié, par Jacques Sapir. Je ne partage pas les opinions de Joe Liqueur sur l'immigration (voir ici un article en deux parties dont le propos m'est plus acceptable).

Lea_Crespi_TeleramaFrédéric Lordon ne veut pas (trop) se fâcher avec les alter-machin.
Y parviendra-t-il ? ©Léa Crespi pour Télérama

Evidemment, il y a beaucoup de bonnes choses dans le dernier livre de Frédéric Lordon (La Malfaçon, Les liens qui libèrent, 2014). J’ai appris plein de nouveaux mots… ce qui justifierait « par soi », comme dirait notre camarade, la lecture de cet ouvrage dont l’ambition littéraire est sans doute respectable à défaut d’être justifiée. Les développements de l’auteur au sujet des institutions étatiques françaises, qui ont le mérite d’exister contrairement à celles d’un hypothétique Etat européen, ou à propos du parti « socialiste » qui est devenu un parti de droite voire plus à droite que l’UMP, ou encore du spectre qui hante la France et qui est celui d’une alliance – ou au moins d’un compromis – entre le Front national parvenu au pouvoir et le grand capital (voir mon dernier billet), tout cela rejoint parfaitement les idées que j’exprime sur ce blog depuis maintenant quelques années. Mais il y a aussi des choses moins bonnes dans La Malfaçon. Et d’abord, il y a du gauchisme. De grosses louches de gauchisme. Des pelletées de gauchisme qu’on pourrait ensevelir la tour Montparnasse avec. Du gauchisme épais, visqueux et pontifiant, où le fond du discours lordonien rejoint sa forme – que, pour la part, je persiste à trouver quelque peu indigeste.

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Une lecture dialectique de Jean-Claude Michéa - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

9782081260474_LeComplexeD'Orphee_CouvBD_2011

Je pensais bien être assez horrifié à lecture de cet ouvrage qu’on me recommande avec lequel on me bassine depuis quelque temps. J’ai bien été horrifié. Mais pas que horrifié. Parce qu’il y a dans ces pages une indéniable richesse intellectuelle, parce que de nombreux développements de l’auteur me semblent tout à fait justes, et parce que certaines de ses prises de position m’ont plutôt réjoui. J’ajouterais que les convictions socialistes de Michéa ne font pas de doute, même s’il s’agit d’une sorte d’« archéo-socialisme » dont il explique d’ailleurs assez bien les tenants et les aboutissants. Ce n’est pas le genre de socialisme que je défends, d’abord dans la simple mesure où il y manque cette « religion du progrès » que Michéa pourfend et que je défends parce que c’est à vrai dire la mienne (d’ailleurs je me sens « stigmatisé » par l’auteur, et m’en vais immédiatement saisir la HALDE).

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Election locale, enjeu national...Et bien plus encore ! - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

ELECTION LOCALE, ENJEU NATIONAL … ET BIEN PLUS ENCORE !

C’est une ritournelle traditionnellement initiée par le(s) parti(s) au pouvoir à la veille de chaque élection locale : celle-ci n’est pas le lieu pour sanctionner la politique du gouvernement. Mais là n’est justement pas le propos.

On ne peut aujourd’hui que constater, hors quelques questions sociétales de seconde zone qui servent à amuser la galerie[i], la convergence idéologique qui réunit la dyarchie PS-UMP au pouvoir depuis plus de trois décennies dans notre pays. A tel point que l’on peut se demander si la France n’est pas gouvernée par un parti unique à l’intérieur duquel deux clans s’écharpent les reliques d’un pouvoir qu’ils se sont eux-mêmes fait un devoir de transférer à d’autres (notre Dieu le « Marché » et ses anges de la finance, la Commission européenne, entre autres), peut-être bien afin de s’exonérer de leurs responsabilités et mettre aux oubliettes toute notion de volonté politique, d’intérêt général et par là-même de démocratie.

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2014: actualité et perspectives - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Le bout du tunnel ou le fond du gouffre ?

Cet article un peu fourre-tout sera l’occasion d’un bilan de l’activité du blog. Je n’ai pas été très productif durant l’année 2013. Je n’ai que peu commenté l’actualité, qui m’a paru plutôt médiocre il est vrai, ou bien j’ai laissé mes commentaires sur d’autres blogs dont les auteurs se sont montrés moins paresseux que moi pour aborder les événements marquants. Il faut dire aussi que 2013 succédait à une année électoralement riche. La situation du pays étant globalement morose, j’avoue n’avoir pas eu le courage de m’indigner par écrit chaque fois que j’aurais pu. On finit également par radoter. En outre, mes impératifs professionnels m’ont fourni une ample occupation tout au long de l’année écoulée. 2014 s’annonce politiquement intéressante puisque les élections municipales et européennes vont s’y dérouler, et nous allons entamer les commémorations du centenaire de la Grande Guerre. Mais commençons par l’affaire qui passionne la France et excite la police de la pensée des salons de la gauche caviar parisienne.

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Jacques Sapir lit Aurélien Bernier

Par Jacques Sapir, sur son blog

Lire aussi la réponse d'Aurélien Bernier, qui reprend trop vite à mon goût les allégations sur la nature socialiste (même partiellement) du régime hitlérien.

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Le livre qu’Aurélien Bernier vient de publier aux éditions du Seuil, La gauche radicale et ses tabous, est un livre qui a une place importante dans le débat qui s’annonce sur les élections européennes de ce printemps 2014. Ce livre s’inscrit par ailleurs à la fois dans un courant d’idées, celles qui sont exprimées par une « gauche de la gauche » qui se réclame de l’idée nationale, et dans une œuvre personnelle. Aurélien Bernier a déjà publié Comment la mondialisation a tué l’écologie en 2012, livre important par son analyse sur l’interaction du « mondial » avec le « national » et le « local », et surtout Désobéissons à l’Union européenne (aux Éditions des Mille et Une Nuits). Ce dernier livre a pu passer pour une sorte de bréviaire des militants du Front de Gauche. Il a aussi publié en 2008 Le Climat, Otage De La Finance – Ou Comment Le Marché Boursicote Avec Les “Droits À Polluer” toujours aux Éditions des Mille et Une Nuits. Son nouvel ouvrage s’inscrit donc dans cette double trajectoire et pose des questions qui seront fondamentales lors des élections européennes.

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Laurent Pinsolle lit Todd & Le Bras

Commentaire de Pablito Waal : Après Michéa, c'est Todd et Le Bras, démographes connus, que Laurent Pinsolle lit. On notera la prophétie d'effondrement du FN dans la troisième partie, où l'argument principal semblerait être une analogie entre le FN et le PCF, le premier finissant par recouvrir la carte électorale que le second avait eu jadis, et l'écart entre les attentes populaires et "le fond culturel de l'extrême-droite" amènerait une chute du parti lepéniste rapide...Il faudrait lire ce livre, car tel que Pinsolle le décrit, l'argument est vaporeux.

Voir également l'article que Yann, du Bon Dosage, consacre à ces deux auteurs (avec vidéo en prime). 

Todd et Le Bras lisent dans les cartes de la France - par Laurent Pinsolle

Quand Todd et Le Bras décryptent l'économie par les cartes - par Laurent Pinsolle

Todd et Le Bras expliquent la hausse du FN...et prévoient sa disparition ! - par Laurent Pinsolle

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Paris vaut bien une messe - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Oyez la triste mais véridique histoire de la "gauche antilibérale"...

L’actualité ne donne que peu d’occasions de s’amuser. Il faut donc en profiter chaque fois qu’une occasion se présente. Je vous propose donc, mes chers lecteurs, de laisser de côté pour un moment les affaires sérieuses et de revenir au meilleur spectacle comique de l’année, à savoir, la préparation des élections municipales au Front de Gauche et notamment les tribulations parisiennes du Front. Un spectacle qui contient tous les éléments du vaudeville : l’époux trompé, l’amant caché dans l’armoire, les portes qui claquent… ce dont on peut douter par contre, c’est que la fin soit heureuse.

Mais pour comprendre les dernières aventures du Front de Gauche, il n’est pas inutile de faire un petit plongeon dans le passé. Venez donc, petits saligauds, tonton Descartes va raconter une histoire…

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Laurent Pinsolle lit "Les Mystères de la Gauche" de Jean-Claude Michéa

Commentaire de pablito Waal : Cela faisait un bout de temps qu'on n'avait pas parlé de Michéa ici. Si sa société de la décence des gens ordinaires est un sujet de réflexion intéressant, on peut noter quelques facilités qui confinent à l'erreur factuelle. Ainsi, dans le second article signé par Laurent Pinsolle, on trouve une référence à "l'obsolescence programmée" illustrée par la célèbre "ampoule de Livermore" et le cartel de Phébus. A propos de ces sujets, sur le site du Dr.Goulu, ingénieur depuis plus de 25 ans, on trouve ces articles (celui-là et celui-ci) forts...éclairants.
 
 

Jean-Claude Michéa fusille la gauche - par Laurent Pinsolle

Jean-Claude Michéa poursuit la déconstruction du néolibéralisme - par Laurent Pinsolle

La déconstruction du néolibéralisme n’est pas le premier objectif de ce livre de Jean-Claude Michéa. La thèse principale est d’expliquer comment ce qu’on appelle la gauche est passée d’un idéal des Lumières au capitalisme absolu. Et sur ce sujet, il se fait saignant.

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Souveraineté et Nation - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

À propos d’un article de Frédéric LORDON, et en attendant le 14 juillet.

Frédéric LORDON vient de publier un texte important où il aborde la question essentielle de la souveraineté mais aussi celle tout aussi essentielle de la Nation. On voit immédiatement l’enjeu de ce texte, et des interrogations auxquelles il cherche à répondre, dans le contexte de la crise de l’Euro, mais aussi, plus généralement, de la crise de l’idée européenne engendrée par les efforts de ceux qui se proclament les plus ardents défenseurs de l’Union européenne. Ces questions ont aussi été abordées dans le livre qu’a dirigé Cédric Durand, et j’invite les lecteurs de ce carnet de se reporter au débat que j’ai eu avec lui dans des notes précédentes.

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Villeneuve sur Lot, panorama après la bataille - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

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Un boulevard pour qui?

(ci-dessus : Boulevard Montmartre, Camille Pissarro, 1897)

Beaucoup de choses ont été dites sur les résultats de l’élection partielle dans la 3ème circonscription du Lot-et-Garonne, celle de Villeneuve sur Lot. Quelque chose est frappant dans l’attitude des commentateurs : personne n’est surpris. Tout le monde traite l’affaire comme s’il était parfaitement « normal » que le parti dominant de la politique française, celui qui détient la présidence de la République, la majorité à lui seul à l’Assemblée Nationale, la quasi-totalité des présidences de région, la grande majorité des présidences de conseils généraux et des mairies se retrouve privé de deuxième tour dans une circonscription où, excusez du peu, son candidat avait approché la moitié des suffrages lors de l’élection précédente.

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Natios VS antifas : la guerre des antis plus que des idéologies

Tribune libre de Pablito Waal

Au sujet de l'affaire Méric, les dernières informations obligent à modifier l'article publié le 6 juin dernier.

Cet article est un commentaire d'un texte écrit par Florian N'doye sur le site du Cercle des Volontaires. L'auteur y faisait un parallèle entre l'opposition antifas/groupes skinheads, parallèle qui, malgré la réutilisation des symboles rouges ou bruns par un camp ou l'autre, est en fait moins évident qu'il n'y paraît.

http://www.weesk.com/wallpaper/art-digital/abstraits/spirale-zebree/spirale-zebree-720px.jpg

Les analogies utilisées par l’auteur pour désigner « antifas » et «natios » me semblent incorrectes à plusieurs reprises. D’abord, la comparaison avec les protestants et les catholiques des guerres de religion : les catholiques représentaient la majorité de la population (même si tous les catholiques n’étaient pas des ligueurs), et les pourfendeurs des protestants se voulaient défenseur d’un ordre traditionnel, ce qui n’est pas le cas des natios de Troisième Voie, des JNR, et encore moins des antifas.

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