Grèce

La guerre pour le sens de l'existence (2)

(lire la partie précédente)

Bouclier ct america

Partie 2 : Trump, Brexit, Le Pen, AfD : de quoi sont-ils les noms ?

 

Réduits au larmoiement sur ces millions d’électeurs qui « sortent du cercle de la Raison », nos plumitifs et autres encombrants des ondes et des réseaux nous parlent du « repli sur soi », des « peurs identitaires », ou, quand leurs capacités conceptuelles sont encore plus basses, de la montée du « populisme ». « Populisme » étant, dans les années 2010, le successeur de ce que fut « communautarisme » dans les années 2000, à savoir un terme flou servant d’épouvantail, qu’il y ait un début de pertinence dans la critique des faits mis derrière ce terme, ou non.

 

Bien qu’ils tombent dans le moralisme et le psychologisme de bas étage, les larmoyants n’ont pas tout faux. Qu’il y ait un mouvement de défense identitaire à l’œuvre chez un nombre croissant de peuples – les Allemands s’y sont ajoutés depuis 2013 et la création d’Alternativ fur Deutschland (AfD) -, c’est un fait. Mais sa motivation profonde échappe à la raison médiatique, qui n’y voit que peur et autres sentiments déplorables. Et ce à cause des limitations du logiciel dominant dans la caste médiatique.

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Religion et politique - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Colloquium Heptaplomeres

Une illustration de l'Heptaplomeres de Jean Bodin (supposé écrit vers 1587)

Estimer que c’est à travers des formes d’organisation politique dans le sens le plus large que se constitue et se maintient une société pose immédiatement le problème de la souveraineté. La souveraineté devient essentielle non seulement pour l’existence de la communauté politique mais aussi comme source fondatrice de son droit, donc de ses lois et règles. Or, cette notion a provoqué de nombreux débats que ce soit en science politique ou en droit constitutionnel. Retenons ici deux des attributs de la souveraineté ; tout d’abord :

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La bêtise des marchés n’a pas de limites - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Du jugement des dettes souveraines
Le succès récent de la vente de bons du trésor grec illustre le nouveau changement d’humeur des marchés. Début 2009, tous les Etats de la zone euro pouvaient emprunter à peu près au même taux, une absurdité quand on examinait un tant soit peu les différences colossales entre Berlin, Madrid, Paris ou Athènes. La crise qui a suivi a démontré la faillite des marchés à produire des taux justes puisqu’ils ont nourri un excès de dettes (privé, plus encore que public) dans de nombreux pays (Espagne et Irlande notamment), qui ont mené à la crise de la zone euro. Bref, la main invisible était celle d’un dealer vendant sa marchandise à si bas coûts que cela a provoqué quelques overdoses...

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Christian Noyer vs Manuel Valls - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Pacte de responsabilité : Christian Noyer se dit 'confiant' sur les contreparties liées à l'emploi...

Je n'ai pas une grande sympathie a priori pour Manuel Valls. Il me paraît bien trop souple avec les puissants, et dur avec les faibles, pour être adapté à des temps difficiles.

Au moins est-il responsable devant l'Assemblée nationale, et a-t-il été élu.

Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, a été nommé à sa place par Jacques Chirac et renouvelé par Sarkozy. Il est intouchable en raison du statut de la Banque de France qui, depuis l'euro, lui interdit de recevoir aucune instruction du gouvernement.

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Stiglitz : sortir de l'euro c'est douloureux, y rester c'est pire - par Edgar

Commentaire de Pablito Waal : à noter également, le débat entre l'Oeil de Brutus et Hans-Kristian Colletis-Wahl, sur le blog de l'Oeil de Brutus.

SORTIR DE L'EURO : La réponse de M. Colletis-Wahl

Donc, côté euro, Stiglitz met les points sur les i : sortir de l'euro, c'est douloureux, mais y rester est encore pire. Stiglitz évoque la situation de l'Espagne et de la Grèce particulièrement.

Il ajoute une réflexion que je trouve très juste : la pire des situations est celle à laquelle nous assistons. Quand la situation devient intenable, on lache quelques mesures sociales, un prêt de quelques milliards, et on repart. C'est une mort à (plus ou moins) petit feu, qui fait que l'on continue dans un jeu où, l'un dans l'autre, c'est Stiglitz qui l'ajoute, la zone euro a probablement, depuis sa création, causé plus de dégâts qu'elle n'a amené d'avantages.

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De la Grèce à l'Ukraine - par L'Oeil de Brutus

Par l'Oeil de Brutus, sur son blog

DE LA GRECE A L'UKRAINE

GRECE (2010-2014).

Même si ses racines plongent bien avant, la crise grecque démarre effectivement en avril 2010 lorsque le gouvernement grec accepte de se placer sous la tutelle de la Troïka (BCE, Commission européenne, FMI). Les mesure d’austérité et « plans de sauvetage » s’enchaînent alors, plongeant le pays dans un chaos économique sans pour autant parvenir à faire baisser le niveau de l’endettement public. Devant cette « stratégie du choc », une grande partie du peuple grec refuse de plus en plus vertement ce suicide économique et social.

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Quand l’Allemagne envisage sereinement de quitter l’euro - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Voir aussi l'analyse publiée sur le site de Joël Halpern

L’attitude de Berlin depuis le début de la crise de la zone euro est ambiguë : elle fait juste assez pour maintenir cette construction baroque et artificielle en vie, mais sans jamais aller au-delà. Une interview récente semble indiquer que le pays est de moins en moins attaché à la monnaie unique.
Une interview explosive
C’est un conseiller du ministre allemand des finances qui a donné une interview sur la monnaie unique dans Die Welt il y a 10 jours, traduite par le Comité Valmy. Après avoir qualifié la Grèce de « puits sans fond », quand on lui demande si elle devrait quitter la monnaie unique, il répond : « si l’on veut en finir avec l’union monétaire, c’est par les pays du nord de la zone euro qu’il faut commencer. Et si l’on en arrive là, alors l’Allemagne doit quitter l’euro ». Quand le journaliste lui réplique : « il faudrait que l’Allemagne fasse pour la 3ème fois exploser l’Europe. Aucun gouvernement allemand ne s’y résoudra jamais », il répond que « l’euro n’est pas l’Europe. C’est l’Europe, et non l’euro, qu’il s’agit de sauver ».

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De Clichy à Trappes, pour finir par la Lanterne - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Notre Président s’est donc rendu à Clichy-sous-bois d’où étaient parties les émeutes de 2005. Il eut été plus opportun de se rendre à Trappes, mais le courage politique n’est pas réellement le fort de François Hollande. Notre Président tient un discours optimiste, que ce soit sur la croissance ou sur l’emploi. Mais, son Ministre des Finances, Pierre Moscovici laisse entendre que le déficit budgétaire va déraper et atteindre autour de 4% cette année, tandis que les chiffres de croissance sont constamment révisés à la baisse : de +0,8% à -0,1% pour cette année, et de +1,2% à +0,6% pour 2014. Les chiffres ne sont pas le fort de François Hollande. Notre Président annonce la création de près de 100 000 emplois d’avenir d’ici à la fin de l’année 2013. Mais, sur le terrain, le dispositif ne se met en place qu’avec les plus extrêmes difficultés. La réalité n’est pas le fort de François Hollande. Et, à vrai dire, on ne sait pas où est le fort de notre Président (si ce n’est à Brégançon, mais c’est une autre histoire).

I.Vous avez dit amélioration ?

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Jacques Sapir annonce un défaut grec d'ici à juin 2013

Un entretien avec Jacques Sapir, sur BFM, du 11 février dernier.

Les prédictions de Jacques Sapir finiront-elles comme sa prédiction sur la fin de l'euro en 2011, ou sur la sortie de la Grèce de l'eurozone en décembre 2012 ? En tout cas, les devenirs de Chypre, de la Grèce et de l'Italie vont à nouveau mettre à l'épreuve le M.E.S....

Voir aussi le site de Jacques Sapir, Russeurope.

Rappel sur le Mécanisme Européen de Stabilité - par Lior Chamla

Par Lior Chamla, sur la Théorie du Tout

Une autre vidéo didactique de Lior Chamla, parue il y a quinze mois maintenant, mais qui constitue, en une heure, un bon rattrapage pour ceux qui voudraient se remémorer ce qu'est le Mécanisme Européen de Stabilité...alors que Jacques Sapir nous annonce un défaut grec Juin 2013, voire avant.

Un article beaucoup plus complet sur le MES avait été publié sur la Théorie du Tout en mars 2012.

Debtocracy : suffit-il de dire merde à la dette ?

http://www.riseupfilms.com/uploads/5/5/8/5/5585070/3617619_orig.jpg?116

Commentaire de Pablito Waal : ayant vu ce documentaire en septembre 2012, je vous l'indique pour information et discussion, tout en ayant un avis assez réservé sur son contenu. Ce film a le mérite de soulever publiquement la question du défaut sur les dettes souveraines (hypothèse que les dirigeants politiques n'ont, eux, jamais ignoré). Mais en prenant un exemple fort différent de la Grèce (l'Equateur), et en extrapolant le principe de la "dette odieuse" à des pays où elle ne s'applique pas (les dettes ayant été souscrites par des dirigeants élus...), et surtout en n'abordant pas la question des effets économiques d'un défaut sur les dettes (les années qui suivent ce genre d'actions se passent rarement bien, même s'il y a un redémarrage ensuite), cette oeuvre tombe dans la facilité. Au point de me donner l'impression qu'on me présentait le défaut comme une solution presque "miraculeuse" et "révolutionnaire" (alors qu'il n'y a, historiquement parlant, rien de plus banal qu'un défaut, notamment en Grèce).


[Vidéo] « Dettocratie », le documentaire qui secoue la Grèce… - par Olivier Berruyer

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2012, année de la lose - Que sont les Indignés devenus ?

Suite du précédent...passage en revue des faux succès et vrais ratages de l'année passée :

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Les Indignés : votre serviteur n’a jamais été très entiché de ce mouvement. Je ne vais pas aller jusqu’à en nier la continuité, bien que les médias ne leur accordent plus l’attention qu’ils avaient obtenu en 2011. L'auteur de ces lignes était pourtant, en Septembre dernier, parti à leur rencontre sur Paris, pour ne trouver qu'une parodie des débats des groupuscules gauchistes, un cran encore en-dessous du Rassemblement antilibéral de 2006.

Les Indignés espagnols continuent pourtant de se réunir, moins nombreux que les supposés millions de participants du printemps 2011. Mais ils n’ont ni empêché l’arrivée au pouvoir du Partido Popular et de Mariano Rajoy en 2011. Pas plus que la baisse des dépenses publiques (donc la mise en place de l’austérité) en Espagne à partir de 2011 (source Eurostats). Actifs également en Grèce, les Indignés n’ont pas plus triomphé dans leur rejet de l’austérité que ne l’ont fait Alexis Tsipras et Syriza en juin 2012.

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La sortie manquée de l'euro - par Pablito Waal

Par Pablito Waal

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En 2011, c’était apparemment inévitable. Une question de mois, de jours, d’heures. Une ambiance de fin du monde aurait régné à la Banque Centrale Européenne. La faillite de la Grèce, son extension à l’Espagne, le Portugal, l’Italie… Bref, de gros morceaux à venir, et qui allaient fait tomber tout le navire européen. Pendant ce temps, on pouvait craindre que les pays d’Europe du Nord finissent par vouloir également quitter l’eurozone. En effet, après la France et surtout l’Allemagne, ce sont surtout les petits pays d’Europe du Nord et du Benelux qui tendraient à payer pour les déficits des états méditerranéens.

Parmi les prophètes de la chute imminente, on a eu des gens respectables, comme l’économiste Jacques Sapir et le président de l’UPR François Asselineau. BFM avait même fait un canular en janvier 2012 annonçant une sortie surprise de la France hors de la zone euro. En général, on fait un canular pour tester les réactions. Et là, la question de la sortie de l’euro était dans l’air du temps. Après tout, début 2011, le président de la République d’alors (rappelez-vous, il s’appelait Sarkozy) présentait des vœux où il s’alarmait contre ceux qui voulaient sortir de l’euro. Mais en faisant cela, il avait surtout donné du crédit à cette option.

Et par ses actions, notre ancien président et ses petits camarades européens avaient bien entretenu le suspense.

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En Grèce, l’Europe a créé la torture volontaire, mais vaine - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog
http://www.gaullistelibre.com/
L’histoire sera sans aucun doute extrêmement sévère à l’égard des dirigeants de la Grèce qui ont mené des politiques aussi monstrueuses socialement, pour la chimère de rester dans la monnaie unique européenne. Nouvel exemple avec les énièmes plans d’austérité tout juste votés par le Parlement. 

Une austérité absolument vaine

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Grèce: seule l’annulation de la dette peut apporter un début de solution - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog
http://russeurope.hypotheses.org/

 

La Grèce fait, à nouveau, la une des journaux. Le problème qui semble se poser est de savoir si les créditeurs européens accepteront de payer encore la somme de 44 milliards pour ce pays. Dissipons immédiatement ce faux suspense, la réponse est « oui ». Mais cela sera-t-il efficace ? La réponse est clairement « non ». Ajouter de la dette à la dette ne servira rigoureusement à rien, mais contribuera à alourdir la facture des contribuables européens dans une période de récessions généralisée. Après la restructuration de 107 milliards de dettes privées de ce printemps, la dette souveraine grecque atteint toujours 287 milliards d’Euros. C’est une somme considérable, rapportée au PIB du pays. Si on lui accorde les 44 milliards demandés, dont une partie aurait dû, en réalité, être payée dès juin 2012, on atteint les 331 milliards. Ceci représentera 168% du PIB (197,1 milliards d’euros) à la fin de 2012. Or, les opérateurs de marché estiment en général qu’une dette souveraine pose de sérieux problèmes si elle excède les 120%. Compte tenu de la baisse du PIB en Grèce, cela aurait impliqué que le montant même de cette dernière baisse, de 276 milliards au premier trimestre 2009 à 236,5 milliards aujourd’hui. On voit que l’on est loin du compte. 

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Pourquoi les souverainistes ne progressent-ils pas aux élections ? - par l'ARSIN

Par l'ARSIN

Inspiré par un article de Laurent Pinsolle sur les résultats des élections néerlandaises du 12 septembre, voici un débat sur une question fondamentale de notre action : que doivent faire les souverainistes pour devenir plus influents politiquement ?

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L’Union Européenne mise à mal par le peuple espagnol - par le Cercle des Volontaires

Par le Cercle des Volontaires

http://www.cercledesvolontaires.fr

Après la Grèce, une partie des espagnols semblent prêts à se débarasser de leurs gouvernants, comme le souhaiterait aussi Yann...

L’État espagnol a tremblé mardi 25 septembre, alors que des milliers de manifestants s’étaient donnés rendez-vous dans la capitale pour encercler et tenter de prendre le Congrès (l’équivalent de notre Assemblée Nationale). 1 500 policiers antiémeutes étaient mobilisés pour contenir la colère populaire.

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