guerre

Ukraine: la Russie ne peut pas tout avoir - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : mon avis est partagé sur cet article. Il est vrai que si j'étais ukrainien, ou que si la France avait à faire avec une rébellion séparatiste ayant profité d'une période d'instabilité politique nationale pour lancer une insurrection, je serais le premier à exiger que l'armée nationale écrase les rebelles. J'ai donc le plus grand mal à condamner l'attitude du gouvernement de Kiev. Cependant, même si la présence de l'armée russe en Ukraine était avérée, contrairement à Nationaliste Jacobin, je ne m'associerai jamais à l'idée d'une intervention française au côté de l'Ukraine. Au passage, cette présence militaire russe ne fait plus grand mystère, puisque même les séparatistes ont reconnu que des "volontaires" russes étaient à leurs côtés. Et Moscou a une responsabilité sur ce fait, au même titre qu'il est de la responsabilité de la France d'empêcher des candidats au Jihad de quitter son sol pour la Syrie ou l'Iraq. Mais il n'en reste pas moins que l'Ukraine n'est pas notre alliée, et si elle entrait dans l'OTAN, il ne deviendrait que plus urgent que la France sorte de cette alliance. Et la Russie reste, elle, une alliée "naturelle" pour notre pays. Il est de surcroît peu probable que "l'impérialisme russe" s'étende au-delà du Donbass, la question du séparatisme pro-russe à Kharkov ou Odessa étant réglée, dans les flammes et le sang, depuis le printemps dernier.

Voilà quelques temps que je n'ai plus abordé la crise ukrainienne. Il faut dire que l'affaire est devenue très complexe : le rôle de Moscou est opaque, bien qu'apparemment il commence à s'éclaircir, et pas dans un sens rassurant ; la propagande et les manipulations émanent de tout côté, entre l'obsession russophobe de certains défenseurs de l'unité ukrainienne et la compassion douteuse des Russes pour les « pauvres civils » victimes du gouvernement « fasciste » de Kiev. Je rappelle aux dirigeants russes que, lorsque Bachar El-Assad a commencé à mitrailler ses opposants en Syrie, ils ne se sont guère émus. Quand Vladimir Poutine aujourd'hui déplore la « brutalité » des troupes loyalistes ukrainiennes, il se moque de nous. De manière générale, M. Poutine a semble-t-il décidé de nous prendre pour des imbéciles. Venir nous dire que des soldats russes, des parachutistes qui plus est (et non de simples gardes-frontière), se sont « égarés » par inadvertance en territoire ukrainien, c'est se payer notre tête. De la même façon, je ne sais pas ce qu'il y avait dans cet étrange convoi humanitaire, mais je note que les Russes ont refusé toute inspection fouillée des cargaisons et que la Croix-Rouge, qui devait initialement participer à l'opération, s'est trouvée étrangement écartée au moment crucial, pour « raisons de sécurité » susurre-t-on, alors que l'Ukraine s'est bien gardée de mitrailler le convoi, ce qui aurait procuré, tout le monde le sait, un casus belli idéal au Kremlin. Dieu sait que je ne suis pas foncièrement hostile à la Russie, une grande puissance avec laquelle je persiste à croire que nous pouvons avoir des intérêts convergents. Je me suis réjoui du redressement russe opéré par Poutine dans les années 2000, après le désastre des années Elstine. Je pense que la Russie a un rôle important à jouer dans l'équilibre des forces à l'échelle mondiale, notamment comme contrepoids à l'hégémonisme écrasant des États-Unis d'Amérique. Je conçois tout à fait que la Fédération de Russie défende ses intérêts vitaux, et cherche à maintenir ou renforcer son influence dans les pays voisins, dont beaucoup hébergent d'importantes populations russophones. De même, je comprends les inquiétudes de Moscou devant les progrès de l'OTAN en Europe centrale et orientale.

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La Grande Guerre: une folie? - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Le 3 août 1914, il y a presque un siècle jour pour jour, l'Allemagne déclarait la guerre à la France (et non le contraire comme en 1870, ce qui fait que l'Allemagne est bien l'agresseur, on va en reparler). La Grande Guerre, au demeurant, était déjà commencée puisque le 28 juillet, un mois après l'attentat tragique de Sarajevo, l'Autriche-Hongrie avait déclaré la guerre à la Serbie, puis son allié allemand déclarait la guerre à la Russie, qui se montrait décidée à défendre les Serbes, le 1er août 1914. Cette guerre, beaucoup la souhaitaient à travers l'Europe, et un plus grand nombre encore l'attendait dans un contexte de tensions coloniales et balkaniques sur fond de course aux armements et d'allongement du service militaire. Mais, et il faut insister en cette période de révisionnisme germanophile, ce sont bien les empires centraux, Allemagne et Autriche-Hongrie, qui ont déclenché le conflit

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La Guerre du Nord vue par les Russes - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Je livre ici un dernier article avant de partir deux semaines découvrir le patrimoine, l’histoire et les paysages de notre beau pays. Aussi, je quitte un instant l’actualité française pour évoquer un événement majeur de l’histoire de l’Europe orientale, récemment porté à l’écran par le cinéma russe.

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Certains pays oublient leur grandeur passée. Il fut un temps où la Suède était autre chose que ce qu’elle est devenue. Autre chose qu’un pays neutre, sans ambition, sans volonté de peser sur le cours des événements. Autre chose qu’un pays dont les seules gloires sont d’avoir des élites très féminisées et de se demander s’il ne faudrait pas forcer les petits garçons à faire pipi assis dans un souci d’égalité des sexes [1]. La Suède est exactement ce que certains, eurolâtres en tête, voudraient que la France devienne : un pays qui renie son histoire, qui se préoccupe uniquement du droit des femmes, de l’accueil des immigrés et de la gestion du multiculturalisme. Un pays sage qui a compris qu’il était « trop petit », « pas assez peuplé » pour faire entendre sa voix, pour jouer sa propre partition. La Suède et le Danemark sont morts en tant que « grandes nations ». Les habitants de ces pays sont très heureux, mais leurs états ont quitté l’histoire. Pourtant ces pays ont joué un rôle important dans le passé : puissances militaires, commerciales, coloniales même, leur destin nous rappelle que la force d’un pays ne se mesure pas uniquement à sa superficie ni à son poids démographique (les pays scandinaves ont toujours été sous-peuplés). Il a existé une Suède impériale qui, au XVII° siècle, fit de la Baltique un « lac suédois » et disputa la suprématie en Europe orientale à la Russie. C’est ce choc entre Suédois et Russes qu’évoque le film Fantassins, seuls en première ligne, un film russe de 2007 d’Oleg Ryaskov dont le titre original russe est Le Serviteur du souverain. Ce long métrage propose pour l’essentiel une reconstitution de la bataille de Poltava, affrontement décisif qui opposa le roi de Suède Charles XII et le tsar de Russie Pierre le Grand le 8 juillet 1709, à l’est de l’actuelle Ukraine. Mais revenons d’abord sur les origines de la puissance suédoise à l’époque moderne.

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28 Juin 2014 – Il y a 100 ans, l’attentat de Sarajevo entraînant l’Europe dans la 1ère Guerre mondiale. Quelles leçons en tirer ? - par l'UPR

Par l'UPR, sur son site

Commentaire de Pablito Waal : cet article de François Asselineau est très contestable sur ses conclusions et comparaisons entre la situation de 1914 et l'actualité. Mais la critique de "l'UE qui nous protège des guerres" est valable.

10340142 740338812671158 5768502130060583598 n 28 Juin 2014   Il y a 100 ans, lattentat de Sarajevo entraînant lEurope dans la 1ère Guerre mondiale. Quelles leçons en tirer ?

Alors que la voiture de François-Ferdinand est immobilisé, un terroriste surgi de la foule saisit l’occasion qui lui est ainsi offerte pour tirer presque à bout portant deux coups de revolver sur les deux conjoints. Ce dessin est extrait du journal français  » Le Petit Journal » daté du 12 juillet 1914.

Il y a 100 ans jour pour jour – le 28 juin 1914 -, le nationaliste serbe de Bosnie Gavrilo Princip assassinait à Sarajevo (Bosnie) l’héritier de l’Empire austro-hongrois, l’archiduc d’Autriche François-Ferdinand ( de son vrai nom Franz Ferdinand von Österreich-Este ), et son épouse Sophie Chotek de Chotkowa et Woguin, duchesse de Hohenberg.

Même si cet assassinat ne fut évidemment pas la seule raison du conflit qui allait embraser l’Europe, il n’en fut pas moins l’élément déclencheur de la Première Guerre mondiale.

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Guerre civile en Ukraine - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : je suis assez d'accord avec Jacques Sapir, sur l'idée qu'il aurait fallu tout faire pour maintenir l'unité de l'Ukraine, quitte à passer à la fédéralisation du pays. J'avais déjà écrit il y a trois mois que le rattachement de la Crimée à la Russie n'était pas forcément une bonne idée, même du point de vue russe. Il est cependant tout aussi vrai que le régime en place à Kiev depuis le 22 février était illégal, et donc qu'aucune province du pays n'avait de raison de se montrer loyale vis-à-vis d'un pays dont la base légale, sa constitution, était de facto suspendue.

Depuis le 25 mai, l'Ukraine a un président difficilement contestable, Petro Poroshenko, via une élection qui s'est déroulée sur 90% du pays et 80% de la population (sur ce point, mon avis diffère donc de celui de J.Sapir). Réjouissons-nous au passage du score médiocre de l'égérie de l'OTAN Timochenko (<13%), et de ceux misérables de Svoboda et Pravy Sektor...sans oublier les 8% d'Oleg Lyashko. A l'inverse, les referenda de Donetsk et Lugansk, malgré les succès populaires qu'ils paraissent être, sont entâchés de nombreuses fraudes. Une reprise des négociations sur une Ukraine fédérale serait donc une possible sortie de crise. Une telle Ukraine serait certes un Etat faible, mais il suffit de voir la géographie et la démographie ce pays pour comprendre que c'est à terme inévitable.

Quant aux combats, il m'est difficile de fournir un jugement arrêté. Même si je préfererais bien sûr qu'il n'y ait aucun mort, je ne peux cependant condamner les offensives de l'armée ukrainienne, sans aussitôt penser que si une région de France proclamait sa sécession de façon irrégulière, je serai le premier à vouloir que l'armée française reprenne le terrain, quelque soient les imperfections du gouvernement français. De plus, je ne m'associe pas à la comparaison que J.Sapir fait entre les actions de l'armée de Kiev et les répressions de Kadhafi ou des Assad. Ces derniers ne combattaient pas une sécession régionaliste, mais supprimaient une contestation de leurs régimes autocratiques. Je rejoins cependant l'économiste sur le fait que les affrontements récents dans l'Est ukrainien et les dizaines de morts (au moins) qu'ils ont provoqué pourraient bien nous avoir fait atteindre une situation de non-retour par rapport aux négociations que j'évoquais précédemment.

Les évènements en Ukraine orientale depuis le 25 mai ont donné tristement raison à ceux qui prédisaient le déclenchement d’une guerre civile. Il n’est pas un jour sans que l’on ait des nouvelles très inquiétantes de ce qui se passe dans ces régions, sans que l’on annonce des morts, que ce soit au sein des insurgés, de la population civile – qui paye un lourd tribut – ou parmi les forces du gouvernement de Kiev. L’emploi par le gouvernement de Kiev de moyens militaires importants, hélicoptères de combat, avions à réaction qui ont bombardé la ville de Slaviansk le 2 juin (ce qui a été confirmé par l‘OSCE), voire de lance-roquettes d’artillerie, est tout particulièrement à noter. Il y a de cela près de trois ans, les gouvernements occidentaux – dont le gouvernement français – s’étaient émus de l’emploi de ce type d’arme dans la guerre civile en Syrie. Plus avant, lors de la guerre civile en Libye, l’argument du massacre des populations civiles avait été employé pour justifier ce qu’il faut bien appeler une intervention militaire. Il est frappant de constater le silence assourdissant de ces mêmes gouvernements alors que le gouvernement de Kiev utilise exactement les mêmes forces contre les insurgés.

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La guerre de Crimée aura-t-elle lieu? - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Je reviens sur la crise ukrainienne, dont l’épicentre, qui se situait à Kiev jusqu’à la chute du président Viktor Ianoukovitch, s’est à présent déplacé de plusieurs centaines de kilomètres vers le sud, dans la péninsule de Crimée, sur les bords de la Mer Noire. Historiquement et linguistiquement, la Crimée est probablement la moins ukrainienne des régions d’Ukraine : près de 60 % des habitants sont russes (ethniquement, mais pas forcément au sens juridique), la grande majorité est évidemment russophile, et la région compte une importante minorité musulmane, celle des Tatars de Crimée. Bien que majoritairement russophones, les Tatars semblent globalement hostiles à un éventuel rattachement de la Crimée à la Russie. Certains d’entre eux commenceraient même à fuir vers le reste de l’Ukraine.

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Source: actualités Orange

 

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Ukraine : doit-on justifier l'ingérence ?

Tribune libre de Pablito Waal

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               Vendredi 28 février, plusieurs milliers (2000 ? 6000 ?) combattants russes, et peut-être d’autres sans insignes, sont entrés sur le territoire ukrainien, pour prendre position dans la province de Crimée (dont il est désormais inutile de vous préciser qu’elle est peuplée en majorité de russophones). Ils ont pris position notamment aux alentours des aéroports de la péninsule. Le lendemain, la Douma russe a voté l’autorisation d’une intervention des forces armées de la Fédération de Russie sur l’ensemble du territoire ukrainien. L'ambassadeur des USA en Russie pourrait être expulsé.

                Les réactions du camp « occidental » (entendez l’OTAN) sont encore incertaines, Barack Obama nous ayant seulement informés du « coût » qu’aurait une intervention russe. Ce qui n’a pas désarmé François Asselineau de l’UPR, pour qui, si une guerre devait éclater dans les jours ou semaines, la faute en reviendrait aux USA, pour ne pas avoir laissé la Russie opérer une juste expédition sur les rives de la Mer Noire, voire du Dniepr. Plus médiatique, Jean-Luc Mélenchon semble également plein d’empathie pour l’initiative moscovite.

                Peut-on vraiment justifier une invasion russe en Ukraine ? Et rejeter la faute de toute éventuelle escalade sur Washington ? Pas aussi simplement que l'UPR le croit.

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La Campagne austro-hongroise : Budapest

Voici la suite de la série de vidéos que Dio Cronos a consacrée à plusieurs pays de l'ex-empire austro-hongrois. Ici, étape à Budapest :

Irak, la fin ? - par Denis Gorteau, de Valeurs & Actions Républicaines

Par Valeurs & Actions Républicaines, sur leur site

L'histoire récente de l'Irak n'est plus à faire. Chacun connaît les causes et les conséquences de l'invasion illégale de 2003. Plus de 10 ans après le renversement de S. Hussein le quotidien de l'Irak n'est qu'une plaie sanglante. Le pays reste en état de guerre civile depuis 2006 avec de courtes périodes de relatif répit. La guerre en Syrie n'a fait que réveiller des antagonismes latents.

Dans une région secouée par les ingérences et l'activisme généralisé des réseaux terroristes, on peut se demander si l'occupation puis l'instauration d'un nouveau gouvernement tyrannique n'a pas enterré l'idée même d'un Etat irakien...

Rappelons que pour le seul mois de septembre 2013 1 000 personnes sont mortes suite à des violences politiques. Et une nouvelle évaluation estime à 500 000 morts le bilan de l'occupation entre 2003 et 2011 (lien)...

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Une des raisons de l'arrivée de Hitler au pouvoir - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : le but de cet article n'est pas de condamner le patriotisme (pas le genre de la maison), mais de montrer qu'on concurrence difficilement un adversaire, par exemple un parti crédité de 24% aux européennes (ne remarquez-vous pas que le spectre de la "vague FN" revient désormais systématiquement avant chaque scrutin? - pour se dégonfler ensuite...), en agissant sur son terrain en n'ayant rien d'autre à proposer.

Affiches électorales, du SPD, Zentrum et KPD, sous la République de Weimar.

Extrait pris dans "De Bismarck à Hitler", Sebastian Haffner

"En 1930, les nationaux-socialistes étaient devenus un parti de masse ; en 1932, le plus grand parti du Reich, et cela pour trois raisons. [...] La deuxième raison est à chercher dans un soudain réveil du nationalisme. Elle est plus abstraite que la misère économique de l'époque, et pas toujours facile à expliquer. Il semble même curieux que la misère, le désespoir économique, puisse aller de pair avec un renouveau patriotique.

Mais il en fut ainsi ; tous ceux qui ont vécu ces années de 1930 à 1933 peuvent en témoigner. Le complexe national, les ressentiments d'après 1918 qu'exprimaient les légendes du "poignard dans le dos" ou de ces "criminels de novembre" étaient restés vivaces dans les consciences allemandes. Dans les années 1919 à 1924, ils avaient surtout été le fait de la droite ancienne, des électeurs du parti national allemand, et, en 1925, lorsque ce parti participa au gouvernement, ils s'étaient atténués quelque peu. Et voilà que maintenant tous les partis s'en inspiraient ; et même les communistes se mirent à tenir un langage patriotique ; quand aux monarchistes plus ou moins avoués qui se tenaient derrière le cabinet Brüning, cela allait de soi. Mais en agissant ainsi, ils se risquaient sur un terrain où les nationaux-socialistes étaient imbattables.

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Géopolitique de la guerre en Syrie - par V.A.R.

Par Valeurs et Actions Républicaines, sur leur site

Commentaire de Pablito Waal : un résumé assez intéressant, plutôt fidèle aux faits en ma connaissance.

Depuis la prise de pouvoir par la famille Assad (1970) la Syrie n’a jamais été un facteur de stabilité. Prise en tenaille entre un Liban en guerre civile et un Etat d’Israël surpuissant Damas a cherché à préserver son régime dont le seul avantage était d’être durable. En interne, il fut toujours d'une brutalité impressionnante, et en externe, il utilisa toutes les techniques interdites pour décourager les velléités d'intervention.

Tout était bon pour durer : le régime fut avec les preneurs d’otages libanais dans les années 80, aux côtés des Etats-Unis contre l’Irak en 1991, et derrière les « palestiniens » mais uniquement dans le but de manipuler leurs organisations… De même il aida la PKK contre la Turquie avant de se retourner contre lui et de nier toute autonomie aux syriens kurdophones.

L’arrivée aux affaires de B. el-Assad en 2000, fils du fondateur du régime, laissa espérer une relative ouverture… vite liquidée au nom des intérêts des clans au pouvoir !

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Syrie : choisir un vainqueur ? - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

Les émissions consacrées à la Syrie fleurissent depuis quelques jours. C’est souvent confus. Il faut donc rendre hommage à l’Esprit public, émission de Philippe Meyer diffusée sur France Culture. Ils arrivent même à être parfois drôle sans tremper dans le mauvais goût, ce qui, sur un tel sujet, ne semble pas gagné d’avance mais apporte un petit vent de fraîcheur plutôt bienvenu. C’est là qu’hier, j’ai entendu la réflexion la plus pertinente et la plus synthétique sur le sujet, au milieu d’une tirade de Jean-Louis Bourlanges. Oui, Jean-Louis Bourlanges, ex-député européen, qui a été successivement le sous-diacre de diverses chapelles centristes (dont le Modem) où l’on cultive l’eurobéatitude la plus grotesque. [1]
C’est à 37’00 : le citoyen Bourlanges commence par souligner qu’il s’agit d’une guerre civile (pour ma part je doute que le terme soit tout à fait juste, mais laissons ce problème de côté) et cite les propos de l’historien Britannique Michael Howard à propos de la guerre civile. A savoir, trois principes directeurs pour les interventions en guerre civile :

1- « Don’t » - n’y allez pas ;
2- Si vraiment vous tenez à y aller, choisissez un camp ; mais ça ne s’arrête pas là :
3- « Choose a winner » - choisissez un vainqueur.

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De l'interprétation politique des films de zombies - par Diocronos

Dernières nouvelles sur la Syrie : une alternative aux frappes vient d'être proposée par la Russie, à laquelle Laurent Fabius pose trois conditions a priori réalisables. L'enseignant belge Pierre Piccinin, ainsi que le journaliste italien Domenico Quirico, ont été récemment libérés de leur captivité au sein d'une faction rebelle syrienne, et Piccinin prétend que l'emploi des armes chimiques le 21 aout dernier viendrait d'une des branches de l'opposition (sans être approuvé par son ex-codétenu, semble-t-il). Le fait que ces informations nous parviennent montre que les horizons diplomatiques et médiatiques ne sont pas encore totalement fermés.

En attendant de nouveaux éclaircissements, ce soir, nous allons vous proposer un sujet bien plus léger, bien qu'horrifique à sa manière, avec cette vidéo en deux parties réalisée par DioCronos sur le sens politique des films de zombies.Que vous soyez cinéphiles ou non, vous pensez peut-être que ce genre n'a aucun sens à part d'alimenter les séries B ou Z, ou alors que tout est déjà contenu dans la satire sociale mise en scène par George A. Romero depuis 1968 et sa Nuit des Morts-Vivants ? A travers un scénario décalé, faisons un tour non exhaustif des interprétations du genre :

Edward Bernays – Propaganda, Comment manipuler l’opinion en démocratie - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

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Bernays est doublement neveu de Freud, par sa mère et son père – par pure perversité, je laisse le lecteur imaginer comment cela est possible. Il avait la psychanalyse en tête en exerçant son métier de communicant. En introduction, Norman Baillargeon fait de Bernays l’inventeur de la communication - et de la manipulation – politique, le premier des spin doctors. Il rappelle que Bernays a fait ses armes au sein de la Commission Creel, mise en place au début du XXème siècle pour convaincre l’opinion publique américaine d’entrer dans la première guerre mondiale aux côtés du Royaume-Uni.

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Lettre d’une pigiste perdue dans l’enfer syrien - par Francesca Borri

Par Francesca Borri, sur le site du Nouvel Observateur, repris par le Cercle des Volontaires

A Alep, en avril 2013 (©MUSTAFA ALI / SIPA)

« Dormir chez les rebelles coûte 50$ par nuit; une voiture, 250$ par jour. Vous ne pouvez payer ni une assurance – 1000$ par mois – ni un fixeur. Vous êtes seul. »

Il m’a finalement écrit. Voilà plus d’un an que je lui envoie des articles à la pige. Pour lui, j’ai attrapé la typhoïde et reçu une balle dans le genou. Aujourd’hui, mon rédacteur en chef a regardé les infos et a pensé que je faisais partie des journalistes italiens qui ont été kidnappés. Il m’a envoyé un e-mail : « Si tu trouvais une connexion, pourrais-tu tweeter ta captivité ? »

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Drones tueurs : un documentaire sur les avions sans pilotes d'Obama

En guise de piqûre de rappel sur les drones américains et la guerre officieuse des USA au Pakistan...

Voir aussi l'article de Thomas Gaist sur le site du Cercle des Volontaires.

Entretien avec le général Vincent Desportes - par le Cercle des Volontaires

Voici une excellente entrevue, qui montre que les élites militaires françaises n'ont pas toutes les mêmes opinions sur les conflits en cours ou récents (Syrie, Libye, Mali), par comparaison avec l'entretien du Cercle avec le Colonel de l'armée de l'Air Régis Chamagne.

Le Cercle des Volontaires est heureux de vous présenter sa dernière production : une heure d’entretien avec le général de l’armée de terre Vincent Desportes.

Cette rencontre aura été l’occasion d’aborder plusieurs sujets d’actualité.

Le général Desportes a pu nous livrer son analyse sur l’état de la défense française suite à la parution, fin avril 2013, du livre blanc sur la défense. Un constat amer mais lucide sur le premier « livre du désarmement français ».


Où l'on reparle de la Syrie - par David Rigoulet-Roze

Un résumé bien utile et assez vaste,, du site "Les Clés du Moyen-Orient" notamment sur la question de l'opposition syrienne, où l'on aurait aimé cependant que l'auteur s'étende un peu plus sur les mouvements autres que le Jabhat al-Nosra et le Front Islamique du Salut, pour parler notamment plus en profondeur de l'Armée Syrienne Libre.

Lire également La Chronique du Printemps Arabe, de Cédric Labrousse.

David Rigoulet-Roze est enseignant et chercheur, consultant en relations internationales, spécialisé sur la région du Moyen-Orient.
Auteur de nombreux articles, il est rattaché à l’Institut d’Analyse Stratégique (IFAS).

La situation en Syrie : Première partie - la situation du régime syrien aujourd'hui - par David Rigoulet-Roze


La situation en Syrie : Deuxième partie - Qui constitue l'opposition syrienne, caractérisée par sa fragmentation ? - par David Rigoulet-Roze


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Robespierre au tribunal de l'Histoire - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : beaucoup d'activités ces temps-ci, donc pas de billets quotidiens; mais en voici un qui représente une riche lecture !

A écouter également, la conférence de l'historienne Florence Gauthier sur le même Maximilien, sur le site du "Canard Républicain".

Question élégance, on est loin de la vulgarité des Femen... 

Je regardais il y a peu une intervention de Michel Onfray dans l’émission Ce Soir ou Jamais, et j’entendis le philosophe dire, en parlant de Jean-Luc Mélenchon : « il se réclame de Robespierre et de Saint-Just. Cela fait sens. Il aurait pu choisir un autre visage de la Révolution, mais il choisit Robespierre, c’est-à-dire ce qu’il y a de pire, la Terreur. Croire que toutes ses exécutions étaient nécessaires à la victoire du pays, c’est un mensonge. » Cette remarque m’a donné envie de reprendre le dossier Robespierre, puisqu’il se trouve que je me réclame de l’héritage de Robespierre et de Saint-Just. Et je suis fatigué d’entendre répéter en boucle des mensonges, des approximations et surtout les vieilles antiennes de la « légende noire » bâtie par les thermidoriens, ceux-là mêmes qui abattirent Robespierre tout en étant ses complices, parfois fort zélés, dans la mise en œuvre de la Terreur. On lit trop souvent que Robespierre et Saint-Just sont comparables à Lénine et Staline (voire Hitler !), que les Montagnards seraient des préfascistes ou des pré-bolcheviks, selon les auteurs. Robespierre aurait été un dictateur cruel, assoiffé de sang, un démon sorti tout droit des enfers. Je crois pour ma part que Robespierre était d’abord un homme, avec ses forces et ses faiblesses. Il était très attaché à la Raison.

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Soirée conférence-débat sur la Syrie, à Paris le 16 avril (REPORTEE)

LA SOIREE EST REPORTEE. L'ARSIN VOUS INFORMERA DE SON EVOLUTION.

L'ARSIN a le plaisir de convier ses lecteurs qui seraient de passage à Paris le 16 avril à venir assister à la soirée organisée par l'association Ciné-Motion, soirée consacrée au conflit syrien et à ses issues possibles :


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