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Donald Trump, un candidat républicain normal

Resultats par comte us 2017

Addendum : cet article a été écrit peu après l'élection, plusieurs semaines avant que le dépouillement des bulletins ait été terminé. Je ne savais pas, à ce moment-là, que Hillary Clinton aurait 2.8 millions de voix d'avance sur Trump au final, ce qui ne changea rien aux nombres de Grands Electeurs, électeurs qui désignèrent bel et bien Donald J. Trump comme nouveau président le 19 décembre 2016. Le bémol que l'on pourrait mettre à l'une des affirmations de l'article, est que Clinton, en nombre absolu, n'a pas eu vraiment moins de voix en 2016 (65 millions) qu'Obama en 2012 (le même chiffre, quasiment). Mais la population américaine inscrite a nettement augmenté en 4 ans, et en proportion des suffrages exprimés, la sénatrice de New York a bien perdu trois points en 2016 par rapport au président sortant en 2012 (48% contre 51%). Tandis que Trump, loin de progresser, et encore moins de faire un "raz-de-marée" comme cela est souligné par cet article, a fait un score moins élevé que Mitt Romney (46% contre 47%), mais gagna là où il le fallait, dans les "états-clés", à population blanche et ouvrière. Les conclusions de cet article, sur la relativité du succès républicain et la tendance démographique favorable aux démocrates, sont donc préservées.

La victoire de Donald J. Trump (en nombre de grands électeurs, mais pas de voix) dans l’élection du 8 novembre 2016 a généré deux récits dominants. Le premier est celui de ses adversaires : le candidat Trump, raciste, misogyne, islamophobe, démagogue, aurait gagné en rassemblant les hommes blancs frustrés, incultes, haineux, repliés sur eux-mêmes et aigris. Aucune femme, aucun hispanique disposant d’un peu de conscience n’aurait pu voter pour lui. Et il en aurait été de même pour toute personne ayant un peu d’éducation.

Le second est celui de ses partisans : l’entrepreneur Trump aurait défié les politiciens professionnels, d’abord ceux de son parti, puis ceux du parti démocrate, en prenant la défense des oubliés de la mondialisation, des gens modestes, des ouvriers menacés par la concurrence étrangère, et aurait ainsi vaincu un parti démocrate arrogant et coupé de la population.

Tout n’est pas faux dans ces deux récits. Mais les sondages à la sortie des urnes (“exit polls”) publiés par le New York Times, et permettant la comparaison rétrospective jusqu’à 1972, montrent autre chose. Ce qui frappe dans la répartition du vote Trump entre les différents segments démographiques, c’est... sa grande normalité par rapport aux scores des autres candidats républicains depuis Reagan.

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