histoire

Les cadavres dans le placard

Ou : des mauvaises raisons de voter contre Le Pen.

Cadavre dans le placard

 

Depuis dimanche dernier, on voit fleurir les prises de positions pour Emmanuel Macron, pour Marine Le Pen (nettement moins, disons-le), voire pour l’abstention.

C’est tout à fait normal en démocratie, mais ça ne justifie pas tous les arguments.

Pour la deuxième fois en 15 ans, le Front National est au second tour de l’élection présidentielle. Et inévitablement, on récolte, de la part de ceux qui n’ont pas voté Macron au premier tour, mais qui veulent quand même voter « contre Le Pen » au second, les habituels « rappels historiques sur ce qu’est le Front National ».

A savoir que ce parti a été, incontestablement, fondé par d’anciens collaborateurs vichystes, voire des ultra-collabos qui ont participé à la Légion des Volontaires Français (LVF) ou la Division SS Charlemagne, mais aussi des anciens de l’OAS, etc…

Et il s’en suivrait que « au nom des heures les plus sombres de notre histoire », il faut voter contre Le Pen.

Que l’on s’entende bien : il y a plusieurs motivations qui rendent tout à fait compréhensible la décision de ne pas voter Le Pen ou de préférer son adversaire.

Lire la suite

La voix de la France et la Bosnie oubliée - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

LA VOIX DE LA FRANCE ET LA BOSNIE OUBLIEE

Il y a quelques jours, Laurent Pinsolle publiait un article sur l’état actuel de la Libye et les conséquences du droit d’ingérence. C’est également l’occasion de se remémorer un autre territoire, complètement oublié des médias : la Bosnie-Herzégovine. 

Un pays à la dérive

En 1995, les accords de Dayton mettent fin (provisoirement : 4 ans plus tard aura lieu la guerre du Kosovo) à la guerre issue de la dislocation de l’ex-Yougoslavie. Ils instituent de fait un Etat pluriethnique, composé d’une fédération d’Etat, eux-mêmes basés sur l’homogénéité ethnique. Ces mêmes accords instituent de manière transitoire un poste de Haut représentant en Bosnie-Herzégovine, placé sous l’autorité du Conseil de sécurité des Nations Unies. Sauf que presque 20 ans plus tard, la « transition » perdure et la fonction de Haut représentant est toujours en place. 

Lire la suite

Il y a 800 ans, la bataille de Bouvines - par l'UPR

Par l'UPR, sur son site

 27 juillet 2014 : Il y a 800 ans  jour pour jour, le 27 juillet 1214, le roi de France Philippe II - dit Philippe-Auguste remportait, avec le peuple français, la bataille décisive de Bouvines. 

-----------------------------------------------------------------------------------------

LES ORIGINES ET LES CONDITIONS DE LA BATAILLE DE BOUVINES

-----------------------------------------------------------------------------------------

Lire la suite

La Guerre du Nord vue par les Russes - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Je livre ici un dernier article avant de partir deux semaines découvrir le patrimoine, l’histoire et les paysages de notre beau pays. Aussi, je quitte un instant l’actualité française pour évoquer un événement majeur de l’histoire de l’Europe orientale, récemment porté à l’écran par le cinéma russe.

Empire suédois.png

Certains pays oublient leur grandeur passée. Il fut un temps où la Suède était autre chose que ce qu’elle est devenue. Autre chose qu’un pays neutre, sans ambition, sans volonté de peser sur le cours des événements. Autre chose qu’un pays dont les seules gloires sont d’avoir des élites très féminisées et de se demander s’il ne faudrait pas forcer les petits garçons à faire pipi assis dans un souci d’égalité des sexes [1]. La Suède est exactement ce que certains, eurolâtres en tête, voudraient que la France devienne : un pays qui renie son histoire, qui se préoccupe uniquement du droit des femmes, de l’accueil des immigrés et de la gestion du multiculturalisme. Un pays sage qui a compris qu’il était « trop petit », « pas assez peuplé » pour faire entendre sa voix, pour jouer sa propre partition. La Suède et le Danemark sont morts en tant que « grandes nations ». Les habitants de ces pays sont très heureux, mais leurs états ont quitté l’histoire. Pourtant ces pays ont joué un rôle important dans le passé : puissances militaires, commerciales, coloniales même, leur destin nous rappelle que la force d’un pays ne se mesure pas uniquement à sa superficie ni à son poids démographique (les pays scandinaves ont toujours été sous-peuplés). Il a existé une Suède impériale qui, au XVII° siècle, fit de la Baltique un « lac suédois » et disputa la suprématie en Europe orientale à la Russie. C’est ce choc entre Suédois et Russes qu’évoque le film Fantassins, seuls en première ligne, un film russe de 2007 d’Oleg Ryaskov dont le titre original russe est Le Serviteur du souverain. Ce long métrage propose pour l’essentiel une reconstitution de la bataille de Poltava, affrontement décisif qui opposa le roi de Suède Charles XII et le tsar de Russie Pierre le Grand le 8 juillet 1709, à l’est de l’actuelle Ukraine. Mais revenons d’abord sur les origines de la puissance suédoise à l’époque moderne.

Lire la suite

Pap Ndiaye, les historiens et le racisme - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Connaissez-vous le magazine l’Histoire ? Il s’agit d’une publication mensuelle qui se donne pour objectif de vulgariser les dernières avancées de la recherche historique, et c’est tout à fait louable. Beaucoup d’universitaires, malheureusement, vivent dans leur monde, coupés du commun des mortels, et constituent une communauté fermée, avec son langage abscons, ses concepts prétentieux, le tout parfaitement incompréhensible pour le profane. Tout un langage complexe et pseudo-scientifique permet à ce nouveau clergé de garder la haute main sur la recherche, et c’est tout aussi vrai en géographie, en littérature, en « sciences de l’éducation ». Les sciences « humaines » nourrissent semble-t-il un complexe d’infériorité par rapport aux sciences « dures ». Au contraire, les historiens anglo-saxons ne se sentent pas obligés d’habiller leurs travaux d’un vocabulaire aussi impressionnant que creux la plupart du temps. Pour une fois, le pragmatisme anglo-saxon a ses mérites, et les ouvrages d’historiens anglais ou américains, il faut le dire, sont souvent très agréables à lire, accessibles, et surtout ne nécessitent pas les talents d’un exégète ! J’approuve donc la démarche du magazine l’Histoire, qui propose des articles courts (un peu trop parfois quand le sujet est passionnant), bien écrits, dans un français accessible. L’Histoire est à mettre entre toutes les mains. Mais, car il y a un mais, certains partis pris idéologiques, développés sous le couvert de la recherche et avec l’apparente caution d’une démarche scientifique, me dérangent.

Lire la suite

Monsieur le président... - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Monsieur le président, je vous écris une lettre, que vous ne lirez probablement pas car vous n’avez pas le temps.

Pendant que vous alliez à Mont… pardon, sur la Baltique rendre visite à cette chère chancelière du Reich… pardon, d’Allemagne, je me suis infligé le pénible devoir de lire la prose présidentielle publiée par cette vénérable institution qu’est le journal de référence de nos élites. Pour être plus précis, la tribune intitulé « L’Europe que je veux » parue dans l’édition datée du 8 mai 2014.

Lire la suite

La légende noire de Robespierre - par Cécile Obligi

Ici la conférence donnée par l'historienne Cécile Obligi aux Ernest de l'Ecole Normale Supérieure.

La guerre de Crimée aura-t-elle lieu? - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Je reviens sur la crise ukrainienne, dont l’épicentre, qui se situait à Kiev jusqu’à la chute du président Viktor Ianoukovitch, s’est à présent déplacé de plusieurs centaines de kilomètres vers le sud, dans la péninsule de Crimée, sur les bords de la Mer Noire. Historiquement et linguistiquement, la Crimée est probablement la moins ukrainienne des régions d’Ukraine : près de 60 % des habitants sont russes (ethniquement, mais pas forcément au sens juridique), la grande majorité est évidemment russophile, et la région compte une importante minorité musulmane, celle des Tatars de Crimée. Bien que majoritairement russophones, les Tatars semblent globalement hostiles à un éventuel rattachement de la Crimée à la Russie. Certains d’entre eux commenceraient même à fuir vers le reste de l’Ukraine.

Crimée.jpg

Source: actualités Orange

 

Lire la suite

Le coup d'état ukrainien - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Dans un billet de 2008, j'avais raconté les réjouissances annuelles des anciens SS ukrainiens, enchantés d'être dans l'un des seuls pays au monde où l'on peut encore pavoiser l'espace public avec des drapeaux nazis, et pas pour le tournage d'un film, juste pour se remémorer le bon vieux temps :

 salut.jpg

 L'année d'avant, j'étais tombé sur une carte tirée du site de l'Elysée, qui intégrait l'Ukraine dans l'UE :

Lire la suite

Articles de V.A.R. sur la Révolution Française

Articles de Valeurs & Actions Républicaines

A l'heure où une partie de la "Dissidence" (qui n'est rien d'autre que la vieille tradition monarchiste catholique renommée) prétend "déconstruire" le "mythe" de la Révolution Française (en ne faisant que des "révélations" déjà largement connues des historiens, comme l'adhésion aléatoire du peuple français à la Révolution), une mise en perspective de ces évènements par rapport au XVIIIème siècle est bienvenue.

Les massacres de la révolution en questions - par V.A.R. 

A l’ombre des lumières : la peur, les peurs - par V.A.R.

L'émeute d'avril 1789 - par V.A.R.

Le 14 juillet 1789 - par V.A.R.

Lire la suite

Benoist-Méchin, Frédéric de Hohenstaufen - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Le retour d'Edgar...et de notre rubrique "Histoire".

fdh.jpg

Mon livre d’histoire préféré. Je l’ai lu à 11 ans, et viens de le relire, 33 années plus tard. Entre temps je n'en avais gardé que l'impression d'une passionnante lecture.

Intéressant de voir ce qui avait pu me fasciner à l’époque : l’extraordinaire destin de Frédéric II, gamin solitaire qui s’est quasiment élevé seul à Palerme, puis devient empereur.

Ce que je ne savais pas en revanche sur le moment c’est que l’auteur, Jacques Benoist-Méchin, a été collabo (secrétaire d’état sous Pétain, il se défendra à son procès en mettant sa volonté de collaboration sur le compte de son fédéralisme européen : « Quand je suis de passage à la SDN, à Genève, avec Briand, et que Briand parle de fédération européenne, je l'écoute et je pense qu'il a raison »). Cela n’a pas empêché de Gaulle de faire distribuer son "Histoire de l’armée allemande" aux officiers de l’état-major de l’armée française après 1944.

Lire la suite

Chavez, le spectre qui hantera le monde pour longtemps - 4) une marque dans l'Histoire

Par Pablito Waal

Lire la partie précédente

http://borgefagerli.com/wp-content/uploads/2012/12/cross-roads.jpg

L’héritage international : un populiste parmi d’autres ?

Descartes  arrête son jugement sur Chavez au fait que celui-ci a été un dirigeant ni saint ni diable, au bilan économique peu glorieux et surtout précaire à défaut d’être la catastrophe tant annoncée par ses détracteurs. Il lui reproche aussi d’avoir infantilisé la vie politique vénézuélienne en perpétuant la tradition du « caudillo » distribuant ses largesses à une partie du peuple qui lui doit alors une fidélité personnelle, et non une fidélité à sa cause militante et encore moins à un état de droit. Faisons un bref passage sur la notion de « caudillo » qui, dans le monde hispanophone, désigne un chef s’appuyant sur un soutien populaire, affectif ou rationnel, mais pas nécessairement un dictateur. Le fait que Franco ait réclamé ce titre fait que, pour nous autres européens et francophones, l’emploi du terme « caudillo » est souvent perçu comme synonyme de dictateur, et cette perversité de langage a été utilisée par les adversaires de Chavez. Fin de la parenthèse linguistique, mais pas si parenthèse que cela : si Descartes emploie le terme « caudillo » pour notre personnage, ce n’est pas pour appuyer l’accusation de dictature contre Chavez.

Dictature est le terme qui conviendrait mieux pour désigner un certain nombre d’alliés peu fréquentables du Comandante, qu’ils résident à Damas, Téhéran, Tripoli (jadis) ou Minsk. Les alliances du Vénézuela, qui n’ont pas abouti à grand-chose de concret (l’Iran n’a pas installé de missiles dans la mer des Caraïbes, comme Krouchtchev l’avait tenté en son temps), comme l’ALBA au passage, ont sans doute reposé sur une vision à court terme des besoins d’appuis du pays. Les vénézuéliens ont plus besoin de solidarité avec leurs grands voisins latinoaméricains qu’avec des régimes moyen-orientaux avec lesquels ils ne partagent qu’une radicalité antiaméricaine qui sera de toute façon temporaire…Sauf à imaginer que les chavistes soient indéfiniment au pouvoir à Caracas, ce qui serait contradictoire avec leur prétention à garantir la démocratie.

Lire la suite

L'histoire secrète du pétrole (1985) (8/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici la huitième et dernière partie de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (7/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici la septième partie de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (6/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le sixième épisode de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (5/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le cinquième épisode de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (4/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le quatrième épisode de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (3/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le troisième épisode de la série :

Philippe Ier (1060-1108), le mal-aimé - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

http://blog-nationaliste.blog4ever.com

philipp1

Une histoire de France ne saurait faire l’impasse sur la monarchie, à laquelle nous devons tant. Et à qui nous devons avant tout l’Etat, qui est un des fondements de l’identité française quoi qu’en disent les libéraux et les libertaires, et aussi le territoire national tel que nous le connaissons. La monarchie a également, il faut le dire, jeté les bases de la culture nationale, à travers le mécénat artistique, le souci de la langue (de l’Edit de Villers-Cotterêts à la création de l’Académie française), etc. Nous aurons l’occasion d’aborder toutes ces questions. Mais cet article sera consacré à une époque plus sombre, méconnue, à savoir le Moyen Âge. Non point le brillant siècle de Saint Louis, ni la période malheureuse de la Guerre de Cent ans qui vit le sentiment national se renforcer dans les épreuves. Non, nous allons évoquer le XI° siècle, le cœur de l’âge féodal, l’époque des seigneurs fiers et arrogants, et des rois faibles… encore que, nous verrons qu’il y a matière à nuancer.

 


 

Lire la suite

RETOUR A L'ACCUEIL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×