industrie

Politique Industrielle et Privatisations - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

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La notion de politique industrielle, qui avait été au cœur des politiques économiques en Europe et au Japon dans les années 50 et 60, a été très fortement attaquée dans les années 1980-1995. Un certain nombre d’échecs spectaculaires – et couteux – principalement dans ses pays d’Amérique Latine survenant dans la période des années 1970-1980 explique sans cependant le justifier ce changement de paradigme. Par ailleurs, l’internationalisation financière – ce que l’on appelle de manière journalistique la mondialisation – a créé de nouvelles contraintes pour les pays qui ont accepté de se plier à ses règles. Les marchés financiers internationaux sont incapables d’avoir la longueur d’horizon que nécessite une politique industrielle. Cette dernière ne se valide que sur des périodes de 10 à 15 ans quand les financiers internationaux raisonnent en mois, voire sur un ou deux ans. Pour les économistes libéraux, dans ces conditions, la meilleure politique industrielle consiste à ne pas en avoir.

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Alstom : la grosse arnaque de Montebourg et Hollande - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Comme beaucoup, en apprenant la prise de participation de l’Etat dans Alstom, je me suis réjoui, imaginant que l’entreprise échappait au dépeçage. Mais la création de co-entreprise avec GE m’a rendu suspicieux et la lecture du détail de l’accord laisse apparaître une véritable embrouille.

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C'est notre industrie qu'on tue - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

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Je suis en colère, très en colère. Et la cause en est Alstom. Ou plutôt, le déferlement de bêtises que j’ai entendu ces deux dernières semaines au sujet de la situation de cette entreprise. Oui, je sais, la colère est un pêché, c’est même un pêché mortel. Mais dans la mesure où un démon serviable est probablement déjà en train de faire chauffer amoureusement le chaudron de souffre qui m’est réservé et d’aiguiser le trident avec lequel il percera mes fesses, que peut bien faire un pêché de plus ?

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Montebourg, l’Euro et les Talibans - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

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Il y a deux jours, l’Assemblée Nationale votait en première lecture le texte de la loi dite « Florange », qui visait à éviter la réédition d’une crise comme celle que l’on avait connue à la fin de 2012. Dans le même temps Arnaud Montebourg, le Ministre du Redressement Productif qui s’était fortement engagé pour une solution industrielle dans la crise de Florange, et qui avait été désavoué par le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, multipliait les sorties, que ce soit sur la nécessité de faire « baisser l’euro » ou sur les « talibans du droit à Bruxelles ». Dans ce dernier cas, c’est la direction de la concurrence de l’Union Européenne qui est directement visée. La concomitance de ces faits invite à la réflexion tant sur l’attitude d’Arnaud Montebourg que sur la signification profonde de son action.

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Aux États-Unis, la relocalisation d'Apple n'est-elle qu'un mirage ? - par L'Espoir

Par Theux, sur le site de l'Espoir

Les dernières performances économiques des États-Unis et les récents chiffres indiquant que l’emploi salarié repartirait à la hausse dans le secteur industriel, laissent imaginer la possible fin du phénomène de désindustrialisation au pays de l’Oncle Sam. L’idée est d’autant plus forte que des entreprises emblématiques comme Caterpillar, Apple ou General Electric ont suivi cette direction. Les États-Unis sont-ils à l’aube d’un nouvel âge d’or industriel ou ne s’agit-il que d’un feu de paille appelé à s’éteindre prochainement ?

À la fin de l’année 2012, Tim Cook, PDG d’Apple, crée la sensation en annonçant la relocalisation aux États-Unis d’une partie de la production de son entreprise. Ce communiqué fait l’effet d’une bombe chez la plupart des observateurs qui sont partagés entre l’opération de communication et le développement d’une véritable stratégie industrielle. Il est vrai qu’à première vue la stratégie d’Apple peut paraître déroutante. Comment ce géant industriel, qui fonde une grande partie de sa compétitivité sur la qualité de ses sous-traitants à l’étranger, peut-il aujourd’hui changer son fusil d’épaule ?

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Chine: le leader historique de l'économie mondiale veut retrouver sa place - par le site l'Espoir

Par Theux, sur le site L'Espoir

Commentaire de Pablito Waal : très bon article de Theux, même si la description de la Chine comme économie "néolibérale" sans la démocratie est imparfaite : la Chine est loin d'être un pays libéral, par sa monnaie, son système bancaire, sans même parler de son protectionnisme sur lequel l'auteur fait une comparaison peut flatteuse pour l'Europe. En revanche, il note bien la probable surestimation de la croissance chinoise, ce qui rejoint l'article récemment posté par votre serviteur sur le capitalisme.

Le vent de l’histoire souffle dans le dos de la Chine et il est très probable qu’elle retrouve bientôt sa place de leader économique mondial. Sa ligne historique supérieure à 20 % du PIB global pourrait même être dépassée. Pour cela, il lui sera nécessaire de changer de modèle et de ne plus compter uniquement sur la consommation extérieure pour développer son économie. Ainsi, son véritable défi sera avant tout de mettre fin à la politique de l’Etat prédateur, qui a offert le pouvoir aux entreprises transnationales. Ces décisions seront nécessaires si la Chine souhaite conserver assez longtemps les rênes de l’économie mondiale. Analyse d’un éternel recommencement.

Historiquement, la Chine est un géant, les travaux d’Angus Maddison en attestent. Du Ier siècle après J-C jusqu’en 1820, la contribution de la Chine au produit intérieur brut (PIB) mondial a toujours été supérieure à 20 %. Sous la dynastie Qing, en 1820 précisément, elle était même de 32,9 % soit près d’un tiers de la production mondiale de richesses.

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A quand la croissance ? - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

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La croissance ne reviendra pas. Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont des doctes économistes, de ceux qui n’ont aucune difficulté à se faire inviter dans les émissions les plus en vue de nos étranges lucarnes. Et le pire, c’est qu’ils ont raison. D’abord, parce qu’avec la politique économique que nos gouvernants mettent en œuvre sous l’œil attentif des gnomes de Bruxelles, il n’y a guère de chance que dame Croissance vienne s’installer dans nos contrées. Mais ces économistes ont raison sur un point au moins : la croissance des « trente glorieuses » ne reviendra pas. Elle ne peut pas revenir. Et il est important de comprendre pourquoi.

D’abord, lorsqu’on parle de « croissance », on parle de croissance de quoi, exactement ? D’une manière générale, la notion de « croissance » fait référence à la quantité de richesse produite par une économie. Bien entendu, il y a débat sur la manière de mesurer cette richesse. Dans notre comptabilité publique, cette richesse est mesurée par le PIB (produit intérieur brut).

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Les clés du paradis - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

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Avant son départ en vacances, le président de la République a confié à sont gouvernement un étrange devoir de vacances : celui de concevoir une vision de « La France en 2025 ». Enfin, me direz-vous, un président qui lève les yeux du guidon pour regarder au loin. Enfin un gouvernement qui essaye d’échapper au court-termisme politique ambiant dont l’horizon n’arrive qu’à la prochaine élection, et encore…

Sur ce blog j’ai dénoncé trop souvent l’obsession du court terme pour qu’on puisse me suspecter d’avoir une quelconque tendresse pour le court-termisme. Si je pensais un instant que la démarche du président relève d’un véritable désir d’aborder les problèmes du pays dans le long terme, je serais le premier à applaudir. Cependant, il serait naïf de croire que la commande présidentielle était issue d’une préoccupation de ce type. Ce serait confondre un exercice de communication avec un véritable exercice de prospective. Par ailleurs, cette affaire jette une lumière crue – et pas particulièrement flatteuse - sur la « méthode Hollande » pour conduire la politique du gouvernement.

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Margaret Thatcher ou le vol de l’aigle du capitalisme libéral - par Pablito Waal

Par Pablito Waal

Elle disait qu'il était "l'un des hommes de sa vie". Il n'y aura pas de descendance.

Madame Thatcher est devenue Madame Tas d’os. Derrière ce pathétique jeu de mots, ne vous attendez pas à trouver un nouvel exercice de mollardage en série sur une sépulture, un peu comme un symétrique des vénérations adressées à feu Hugo Chavez il y a quelques semaines. Tout comme dans l’oraison vouée au président vénézuélien, je vais plutôt trouver du bon et du mauvais.

Le titre de cet article est à l’image du passage de Thatcher dans l’Histoire : atypique. Aucun chef de gouvernement n’aura autant duré au 10 Downing Street après 1945, pas même Tony Blair. Mais aussi parce que les mandats de Maggie Thatcher n’ont pas été la stricte copie de ceux de Ronald Reagan aux USA : contrairement à ce dernier, qui n’a pas empêché la hausse des dépenses publiques aux USA , elle a bien entrepris la désétatisation de l’économie britannique…avant que ce travail ne soit en bonne partie annulé par ses successeurs.

Mais point de démonologie ici sur les effets des privatisations, de la politique monétaire restrictive des années 1979-81, sur les conséquences sociales, etc…D’autres articles s’en chargeront bien assez. Je vais juste m’enquérir de chasser quelques idées reçues, retrouvées ici et là dans les articles nécrologiques, qui fondent le « mythe » Thatcher, du moins auprès de ses partisans.

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L'Economie républicaine : un document de Sonia Bastille

Par Sonia Bastille, sur le blog de Darthe-Payan le Jacobin

Quelques commentaires de Pablito Waal : on se demande si certaines propositions de Sonia Bastille n'ont pas déjà été réalisées, comme le canal du Loing entre la Seine et le canal collatéral à la Loire, les offices publics de l'agriculture...on se demande aussi comment et pourquoi se feraient les relocalisations, à quoi serait affecté la création monétaire annuelle... Quand à la fiscalisation accrue des entreprises qui distribuent des dividendes au lieu d'agir, elle se heurte(ra) au principe même du capitalisme, qui est que si les capitalistes investissent, c'est pour en retirer in fine des dividendes. A part cela, la déclarations d'intentions est bien plus intéressante que tout ce que produit le Parti de Gauche.

http://www.copssa.fr/images/chemie-industrie_zoom_image.jpg

A la demande de Sonia Bastille, toujours convalescente, je porte à votre connaissance la première partie d'un texte que Sonia Bastille a adressé à Martine Billard (Coprésidente du PG). D-P.

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Martine,

Il y a une urgence vitale pour notre pays c'est la reconstitution de son capital industriel et agricole que semble ne pas voir le PG mais pas seulement le PG mais aussi l'ensemble des partis politiques et en premier lieu l...e PS et le gouvernement.

Notre pays est en passe de devenir un pays sous industrialisé. L'industrie ne représente plus qu'à peine 12,5% de notre PIB, l'agriculture moins de 3% ! Je vous rappelle qu'au début des années 80, avant que Mitterrand effectue le tournant européiste et libéral de 1983, l'industrie française comptait pour prêt de 24 % du PIB et l'agriculture était à 6% de la somme des valeurs ajoutées. Bref, nous tenions encore la route d'une puissance industrielle et agricole. Or, depuis les choix européistes de la gauche (la fameuse parenthèse jamais refermée !), notre pays s'enfonce et détruit filières après filières, secteurs après secteurs, usines après usines son industrie !

L'industrie minière a été fermée !

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L'histoire secrète du pétrole (1985) (8/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici la huitième et dernière partie de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (7/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici la septième partie de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (6/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le sixième épisode de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (5/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le cinquième épisode de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (4/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le quatrième épisode de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (3/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le troisième épisode de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (1/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Comme nos chers lecteurs l'auront remarqué, nous sommes très peu disponibles ces temps-ci. Pour vous faire patienter d'ici notre reprise, voici une série passionnante datant de 1985, "L'Histoire secrète du pétrole", diffusée à l'origine par TF1, à l'époque société nationalisée. Ce documentaire, réalisé par Jacques De Launay et Jean-Michel Charlier, compte huit épisode, depuis les débuts de l'exploitation pétrolière aux USA (1859) à 1984.

Voici le premier épisode :

Rapport Gallois sur la compétitivité : surprises et lacunes - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog
http://www.gaullistelibre.com/

Certains lecteurs l'auront remarqué, il y a quelques changements sur ce site. Nous publierons désormais également des articles de non-partenaires, mais en version très courte seulement.

Le rapport Gallois a rythmé tout le début de l’automne. Si ses propositions ne sont pas révolutionnaires, son constat n’est par inintéressant, même s’il reste partiel. Pas inintéressante non plus la réaction du gouvernement, qui a finalement décidé d’aller plus loin qu’envisagé au début…
Un rapport mi-figue, mi-raisin

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Rapport Gallois : le gouvernement ne sait plus où il va - par Yohann Duval

Par Yohann Duval, sur son blog

http://duvalyohann.over-blog.fr

Le gouvernement a donc annoncé hier ses mesures pour améliorer la compétitivité de notre économie. Parmi celles-ci, les plus emblématiques sont une hausse de la TVA et la création du "crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi". Ces nouvelles orientations font suite à la publication du désormais célèbre "rapport Gallois". Si ce rapport a été largement critiqué, doit-on pour autant considérer, comme Jean-Luc Mélenchon, que "tout est à jeter" ? Comment interpréter les décisions prises par le premier ministre ?

  

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Louis Gallois et Jean-Marc Ayrault 

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