inégalité

Inégalités, démocratie, baisse des salaires et privatisations - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

stiglitz

Un peuple peut tolérer, voir approuver, un certain niveau d’inégalité – surtout quand celui-ci est en train de se réduire, auquel cas la tolérance du peuple est forcément plus grande pour un même niveau d’inégalité. Mais au-delà d’un certain seuil, il est bien évident que le peuple ne peut plus approuver ni même accepter ou tolérer. Des inégalités trop fortes sont donc incompatibles non seulement avec la croissance économique, mais aussi avec la démocratie. C’est un peu la (double) thèse centrale développée par Joseph Stiglitz dans Le prix de l’inégalité (un ouvrage de 2012).

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Le capitalisme est en train d'échouer (IV) - par Pablito Waal

(suite du précédent)

Conclusions

Le constat est donc le suivant : exception faite des BRIC (ou plutôt BIC, Brésil – Inde – Chine) qui rattrapent le temps perdu, le monde est engagé sur la voie d’une croissance molle, et déclinante dans de nombreux cas, voire partout lorsqu’il s’agit d’économies « matures », au développement déjà ancien. Les efforts de libéralisation, d’ouverture des frontières, l’alternance des gouvernements n’y ont pas changé grand-chose.

Et que faut-il y voir de particulier, me direz-vous ? Que le capitalisme est en train de connaître une évolution comparable à celle des pays du Comecon dans les années 1970-1980 : l’économie ne s’effondre pas (encore), mais elle se dirige vers la croissance zéro comme horizon quasi-certain. La miraculeuse faculté du capitalisme à « créer de la richesse », déjà discutable en cela que nombre de ces richesses bénéficient ou résultent d’efforts collectifs (programmes spatiaux, militaires, nucléaires, informatiques…) peu capitalistes, paraît caler.

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9 américains sur 10 se trompent sur un fait étonnant...

Pour ceux qui ne comprennent absolument pas l'anglais : une expérience a été menée sur un panel d'américains par un chercheur de Harvard, pour demander aux sondés quelle était, selon eux, la répartition réelle des richesses (il doit s'agir du patrimoine ici, non des revenus) aux USA, et quelle serait la distribution idéale toujours dans leur opinion. Les interrogés ont donné une vision plus égalitaire de l'idéal que de la réalité supposée... Le plus surprenant étant que la réalité (la vraie, pourrait-on dire) est encore bien plus inégalitaire que leur supposition, et donc encore plus loin de l'idéal. Il faut toujours être prudent sur les chiffres des inégalités aux USA, qui sont aprement débattus. Mais dans cette vidéo, même si la différence entre la réalité et ce que les américains pensent qu'elle est était réduite de moitié, cela resterait énorme.

Ce que le classement PISA dit de notre système éducatif - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Bien sûr, les classements internationaux n’ont pas tous de la valeur. Certains étant mal faits, d’autres biaisés idéologiquement. Mais l’étude PISA a bonne réputation et ses résultats vont globalement dans le sens de ce que l’on ressent. Les résultats de la France sont mauvais, mais moins que certains ne le disent.
Une situation très médiocre stabilisée
Bien sûr, la France perd trois rangs dans le classement en mathématiques, reculant à la 25ème place. Mais outre le fait qu’il y ait 65 pays classés, notre score est stable, la glissade ayant eu lieu de 2000 à 2006. Sur le seul périmètre des pays de l’OCDE, nous pointons en 18ème place sur 34. Bien sûr, ce n’est pas glorieux, d’autant plus que la France avait une bien meilleure position en mathématiques dans le passé, mais nous sommes devant les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Espagne ou l’Italie. En revanche, il faut noter que l’Allemagne fait un grand bon en avant et nous dépasse nettement.

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Les étranges remèdes de The Economist pour défendre les travailleurs - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Stupeur ! La bible des élites mondialisées vient de découvrir que les revenus du travail ne cessent de perdre du terrain face aux revenus du capital dans le PIB partout dans le monde. The Economist en vient à faire un constat quasiment marxiste, mais les solutions qu’il propose ne le sont pas, naturellement…
Petite remarque d'arsin.fr : la part de la masse salariale dans le PIB sud-coréen des années 1970 atteignait-elle vraiment les 95% ?

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À propos du Revenu de Base - par le Cercle des Volontaires

Commentaire de Pablito Waal : ce texte pose problème sur plusieurs points. Certes, il est assez clairvoyant sur le fait que l'instauration du revenu de base dans un seul pays signifierait un accroissement des tensions sur l'immigration. Mais on ne peut pas en déduire que, si un progrès ne peut être étendu à l'ensemble de la planète, alors il ne doit être mis en place pour personne ! Mais les vraies failles apparaissent avec des raisonnements comme : "Seulement, que se passerait-il si tous [les pauvres du monde] avaient accès à la nourriture avec le revenu de base ? Cela aurait pour conséquence inévitable de faire chuter le marché du secteur alimentaire. L’économie liée à ces denrées s’écroulerait." Ce qui serait totalement faux : au contraire, avec une demande stabilisée et étendue à la planète, et un besoin d'alimentation constant, le marché alimentaire prospérerait, tout comme il existe toujours dans les pays développés où la grande majorité de la population a les moyens d'acheter de quoi se nourrir. Donc il est impossible d'en déduire que le revenu de base réduirait l'activité économique sur les denrées de base...Et cette erreur corrompt les développements suivants de l'article, notamment l'idée que la majorité des gens ne vivraient plus que du revenu de base, et que l'on arriverait à une société plus inégalitaire qu'aujourd'hui.
Quant à l'"économie basée sur les ressources" (EBR), d'après la présentation qui en est faite (et que j'ai déjà vu sur le site de J.Fresco)...et bien elle porte déjà un nom historique : l'économie planifiée. Le discours sur l'EBR (utilisation des moyens matériels au service d'un intérêt commun supposé universellement admis et créant l'abondance), avec ses avantages sociaux (quasi-disparition de la délinquance, etc...) est très proche du projet marxiste soviétique. Et, à ce jour, je n'ai pas vu d'argument sérieux pour montré que l'EBR était autre chose qu'un rebaptême du Gosplan (hormis peut-être la nature du régime politique).
 
 

Jacques Fresco

Je voulais vous communiquer mon impression concernant l’idée d’un revenu inconditionnel d’existence (ou revenu de base), qui est un sujet dont on entend parler de plus en plus. Étant personnellement dans une situation d’exclusion sociale et ne dépendant plus, pour ma subsistance, que du dernier cercle de solidarité que sont mes parents, il va sans dire que dans le cadre d’une économie monétisée telle que celle où nous vivons actuellement, je serais bien content de recevoir un tel revenu ! Quand on n’a pas un kopeck, la perspective de recevoir même un petit quelque chose semble forcément enviable.

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La fonctionnairophobie (partie 2 sur 4) : Les revenus et la parité au sein de la fonction publique. - par L'Œil de Brutus

Par L'Œil de Brutus, sur son blog
http://loeildebrutus.over-blog.com/
Cette série de billets s’appuie sur un article (ou plutôt sur la contradiction d’un article) écrit par M. Eric Verhaeghe et paru sur Atlantico. fr (Ce que le projet de loi de finances révèles sur le poids réel de la fonction publique sur le budget de la France) pour tordre le cou à un certain nombre de préjugés sur la fonction publique. 
Sommaire :

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