Italie

La guerre pour le sens de l'existence (2)

(lire la partie précédente)

Bouclier ct america

Partie 2 : Trump, Brexit, Le Pen, AfD : de quoi sont-ils les noms ?

 

Réduits au larmoiement sur ces millions d’électeurs qui « sortent du cercle de la Raison », nos plumitifs et autres encombrants des ondes et des réseaux nous parlent du « repli sur soi », des « peurs identitaires », ou, quand leurs capacités conceptuelles sont encore plus basses, de la montée du « populisme ». « Populisme » étant, dans les années 2010, le successeur de ce que fut « communautarisme » dans les années 2000, à savoir un terme flou servant d’épouvantail, qu’il y ait un début de pertinence dans la critique des faits mis derrière ce terme, ou non.

 

Bien qu’ils tombent dans le moralisme et le psychologisme de bas étage, les larmoyants n’ont pas tout faux. Qu’il y ait un mouvement de défense identitaire à l’œuvre chez un nombre croissant de peuples – les Allemands s’y sont ajoutés depuis 2013 et la création d’Alternativ fur Deutschland (AfD) -, c’est un fait. Mais sa motivation profonde échappe à la raison médiatique, qui n’y voit que peur et autres sentiments déplorables. Et ce à cause des limitations du logiciel dominant dans la caste médiatique.

Lire la suite

A propos de la géographie européenne selon Emmanuel Todd

Une version corrigée de la carte d'Emmanuel Todd présentée dans un précédent article :

Commentaire de Nationaliste Jacobin :

Loin de moi l'idée de nier l'hégémonie allemande en Europe, très néfaste pour nos intérêts nationaux. Mais je dois dire qu'en tant qu'historien-géographe amateur de géopolitique, les propos de Todd me laissent très sceptiques. Quand on lit attentivement, on s'aperçoit que ça ne repose pas sur grand-chose: des belles formules, des intuitions intéressantes sans doute, mais beaucoup d'approximations. Notamment Todd historien, j'ai beaucoup de mal à y croire...

Un exemple, je crois, est très significatif: ces cartes de l' "Empire allemand" comme celle présentée ci-dessus, je n'ai pas trouvé précisément quels critères ont été utilisés pour les réaliser. Quels facteurs ont été précisément listés et mesurés? La dépendance commerciale? L'alignement politique? Dans quels domaines? Bref, tout cela n'est pas très sérieux, et je ne pense pas que ce type de "grand entretien" fourre-tout, qui mélange beaucoup de choses, donne l'illusion du savoir sans guère aligner de faits crédibles, soit au final très efficace. Vouloir donner une "autre vision" de l'UE ou de l'Europe (ce n'est d'ailleurs pas très clair: quid de la Norvège, par exemple? Le Monténégro, lui, a simplement disparu, réannexé par la Serbie...), c'est très bien, j'approuve, mais Todd ne peut pas colorier, comme ça, une carte de l'Europe en utilisant son pifomètre et ses opinions du moment.

Commentaire / réponse de Pablito Waal:

Lire la suite

Loin des urnes, citoyens ! - par Pablito Waal

2014 sera, en France, l’année de deux convocations électorales : les municipales et les européennes. Pour ces dernières, des prédictions parues en Octobre nous agitent une fois de plus que le Front National risque de passer la barre des 20% et même de devenir le premier parti du pays. Une annonce que j’accueille avec scepticisme, tant l’épouvantail lepéniste a servi tant de fois, crédité de performances surprenantes, par exemple pour la dernière présidentielle, pour laquelle il devait déjà faire plus de 20%. Une autre raison de mon scepticisme est que les élections européennes sont traditionnellement un moment de forte abstention de l’électorat lepéniste, peu enthousiaste de dépêcher des représentants dans un Parlement dont il se soucie peu, voire dont il conteste l’existence même, tout comme le fait l’auteur de ces lignes.

Lire la suite

Le capitalisme est en train d'échouer (II) - par Pablito Waal

(suite du précédent)

Après le constat global, nous allons voir maintenant que la régression des taux de croissance n’est pas due à un certain nombre de pays, par exemple ceux de la « Vieille Europe », surfiscalisés et surréglementés, qui plomberaient la dynamique des pays riches, dynamique qui ne subsisterait que dans les pays libéraux. Les austères graphes qui suivent montrent qu’à l’exception de petits pays (parmi lesquels figurent des cas surprenants, comme la Suède, qui malgré ses réformes libérales, reste l’un des pays les plus socialisés d’Europe), la tendance des taux de progression annuelle du PIB, par tête et en parité de pouvoir d’achat, est partout en déclin. Et que la France, si elle est arrivée plus vite que d’autres à une quasi-nullité de sa « croissance potentielle », n’a fait que sauter quelques étapes avant de se faire rattraper. Nous limiterons notre constat aux trente dernières années, excluant donc la cassure de la dynamique des « Trente Glorieuses » dans les années septante, et montrant que le « cycle de Kondratieff » que certains voient commencer dans les années 1970-1980 ne s’est jamais traduit par un rythme soutenu et long d'élargissement du PIB.

Lire la suite

De Clichy à Trappes, pour finir par la Lanterne - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Notre Président s’est donc rendu à Clichy-sous-bois d’où étaient parties les émeutes de 2005. Il eut été plus opportun de se rendre à Trappes, mais le courage politique n’est pas réellement le fort de François Hollande. Notre Président tient un discours optimiste, que ce soit sur la croissance ou sur l’emploi. Mais, son Ministre des Finances, Pierre Moscovici laisse entendre que le déficit budgétaire va déraper et atteindre autour de 4% cette année, tandis que les chiffres de croissance sont constamment révisés à la baisse : de +0,8% à -0,1% pour cette année, et de +1,2% à +0,6% pour 2014. Les chiffres ne sont pas le fort de François Hollande. Notre Président annonce la création de près de 100 000 emplois d’avenir d’ici à la fin de l’année 2013. Mais, sur le terrain, le dispositif ne se met en place qu’avec les plus extrêmes difficultés. La réalité n’est pas le fort de François Hollande. Et, à vrai dire, on ne sait pas où est le fort de notre Président (si ce n’est à Brégançon, mais c’est une autre histoire).

I.Vous avez dit amélioration ?

Lire la suite

Avanti poppulisti d'Italia - par les Volontaires, J.Sapir et C.Gave

 

Sur les élections italiennes - par Jacques Sapir

Beppe Grillo, le comique-politique qui ne fait pas rire les mondialistes - par le Cercle des Volontaires

A Rome, les urnes, par la grâce de Jupiter, réssuscitent le socialisme national italien - par le Cercle des Volontaires

[Reprise] Elections Italiennes ou quand les Oints du Seigneur ramassent un raclée, par Charles Gave - par Olivier Berruyer

[Commentaire de Pablito Waal : le texte de Charles Gave, s'il est intéressant et correct dans son analyse de l'euro, n'en démarre pas moins sur des propos hallucinés. Quand Gave, au passage lui-même brillant entrepreneur, écrit : "C’est dans cette catégorie que l’on peut ranger les « entrepreneurs », et c’est d’eux et d’eux seuls que dépend la croissance économique puisqu’ils sont responsables de la « destruction créatrice » de ce cher Schumpeter sans laquelle aucune croissance n’a jamais eu lieu, nulle part"...doit-on déduire (ce qui est logique si l'on parle français) du "c'est d'eux seuls que dépend la croissance", que la performance de l'économie est totalement indifférente à celle des salariés? Que le fait que les ingénieurs, les cadres et commerciaux salariés augmentent leur productivité et la qualité de leur travail (ce qui dépend d'eux-mêmes, pas que de leur employeur) ne change rien à la valeur ajoutée nationale? Une fois de plus, un libéral, par son culte des ubermenschen entrepreneurs, insulte pas moins de 90% de la population. Après, il ne faudra pas s'étonner que les libéraux, les vrais de vrais (les libéraux pour qui l'UMP ou Obama sont socialistes) ne gagnent pas les élections... Et en plus d'insulter la majorité des gens, les propos de Gave reviennent à supposer que les économies planifiées comme l'URSS n'auraient jamais connu de croissance économique...Ce qui est faux, faut-il le préciser. Tout comme il faut préciser que la référence à la "destruction créatrice" de Schumpeter est l'occasion d'un beau sophisme : comme les entrepreneurs jouent un rôle indispensable dans la croissance, Gave en déduit que seuls eux comptent. Un peu comme si je disais que mon coeur était le seul organe important de mon corps puisqu'il est vital.

Plus loin, on lit la traditionnelle rengaine libérale sur l'Etat qui "échoue (comme toujours quand l’Etat se mêle de quelque chose en dehors des domaines Régaliens)". Ah oui. Alors l'Etat (le "socialisme" en langage libéral) échoue partout et tout le temps, mais les "socialistes" (au sens gavien) restent partout et l'essentiel du temps au pouvoir. Au bout d'un moment, il faut qu'un libéral se pose des questions, ou admette qu'il est un idéologue.]

Lire la suite

Beppe Grillo superstar - par Descartes

Par Descartes, sur son blog


Encore un excellent article de Descartes, expliquant pourquoi il n'y aura pas de Beppe Grillo en France et pourquoi (une fois de plus) Mélenchon peut aller se rhabiller.

Il n’y a plus beacoup de monde pour se souvenir combien l’américain Francis Fukuyama et sa « fin de l’histoire » furent les coqueluches médiatiques il y a à peine dix ans. Son récit était le suivant : avec l’effondrement du bloc soviétique, la société humaine était finalement arrivé à destination. L’humanité avait connu plusieurs étapes de développement et le capitalisme « démocratique » et mondialisé était la dernière. Ne pouvant pas aller au delà, nous assistions à la fin de l’histoire.

Notre continent a connu une variante de ce récit : c’était la construction européenne. Après des siècles de conflits, de compétition, d’évolutions entre monarchies, dictatures et démocraties, nous étions arrivés au stade ultime, celui de la construction d’une « société-continent » pacifiée, démocratique et n’aspirant plus à rien d’autre que s’enrichir. Hélas ! – heureusement, diront certains – ce beau rêve s’est brisé sur une crise qu’il a contribué à bâtir, celle des « bulles » financières, des déséquilibres économiques, et surtout celle des institutions politiques, minées par une vision de la politique qui prétendait – et prétend toujours – enlever le véritable pouvoir au politique pour le donner à des soi-disant « techniciens ». Et les élections italiennes sont venues à point nommé pour réveiller l’Europe à cette réalité.

Lire la suite

Trois avis souverainistes sur les élections italiennes - par l'Association pour une Constituante, l'UPR et Yohann Duval

Les deux premiers commentaires ci-dessous ont en commun de se réjouir globalement de la situation sortie des urnes, notamment pour la claque infligée au "dictateur" Mario Monti (terme pas si injuste, car un dictateur au sens romain du terme est un chef appelé pour gérer une situation de crise pendant un temps donné, qui peut être légalement mis au pouvoir, et qui dirige ensuite avec des coudées plus franches qu'un gouvernement responsable devant des représentants élus). Et aussi d'etre assez sceptique à l'égard de Beppe Grillo, grand Vainqueur du scrutin. Cédric Labrousse, auteur de La Chronique du Printemps Arabe (et aussi chroniqueur de ce qu'il appelle le "Réveil Européen") en a une vision beaucoup plus positive.

resultatitalie.jpg

Italie An I  - par l'Association pour une Constituante

Formidable poussée anti-européenne aux élections italiennes - Débâcle en vue pour Mario Monti - par l'UPR

Monti et l'UE désavoués par les Italiens - par Yohann Duval


Lire la suite

Jacques Sapir annonce un défaut grec d'ici à juin 2013

Un entretien avec Jacques Sapir, sur BFM, du 11 février dernier.

Les prédictions de Jacques Sapir finiront-elles comme sa prédiction sur la fin de l'euro en 2011, ou sur la sortie de la Grèce de l'eurozone en décembre 2012 ? En tout cas, les devenirs de Chypre, de la Grèce et de l'Italie vont à nouveau mettre à l'épreuve le M.E.S....

Voir aussi le site de Jacques Sapir, Russeurope.

L'histoire secrète du pétrole (1985) (8/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici la huitième et dernière partie de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (7/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici la septième partie de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (6/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le sixième épisode de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (5/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le cinquième épisode de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (4/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le quatrième épisode de la série :

L'économie pour les crétins - par L'Espoir

Par L'Espoir, sur leur site
http://lespoir.jimdo.com/
Deuxième volet de notre chapitre : « La France n'a pas de culture économique ! »
Sa culture catholique, sa frilosité, ses politiques d'assistanat. . . 
Les « animateurs » économiques, (je n'ose plus dire journalistes) voyant l'intérêt grandissant des citoyens pour leur « science » d'un œil condescendant, ont voulu, eux aussi, la transformer, la rendre digeste aux imbéciles qui n'avaient pas encore compris que le monde allait ainsi, ouvert, fatal. 
La crise était là : il fallait rebondir sur d'autres supports technologiques. . . Convaincre, prêcher, prophétiser. . . Mais quant à changer de discours, pas question. Le point clé, c'est la PE-DA-GO-GIE ! De jolies images, avec des bonhommes gentils et expressifs, c'est très bien pour vendre tout ça. En revanche, c'est moins bon pour penser. 

Lire la suite

RETOUR A L'ACCUEIL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×