Keynes

Hollande et la "politique de l'offre" - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : rafraichissant rappel d'économie par Descartes !

Jean-Baptiste Say, 1767-1832

Il a suffi d’une petite phrase pour que tout à coup notre poulailler médiatique se mette à bruisser. François Hollande a tout à coup dit « l’offre crée sa propre demande », et cela a été suffisant pour plonger nos médias dans les affres de la découverte. Comment ? Alors ce François Hollande qu’on croyait marxiste, celui-là même qui affiche la photo de Jaures au dessus de son lit et agitait le drapeau rouge dans les meetings ne serait finalement qu’on vulgaire « social-libéral » partisan de la politique de l’offre ? Mon dieu, il nous a bien caché son jeu, ce petit…

Pareille fausse ingénuité de la part de nos médiacrates frise l’indécence.

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Retour vers le futur - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : J.Sapir publie des textes théoriques ces derniers temps, par exemple celui-ci sur l'information et la décision, très riche. Et vient ce texte sur Keynes, en continuation logique de l'article de L'Oeil de Brutus que nous avions publié récemment.

John-Maynard-Keynes

John Maynard Keynes (1883-1946)

Texte publié originellement en 2008 dans Alternatives Economiques

Le texte de J.M. Keynes sur la nécessité d’une autosuffisance nationale se révèle d’une lecture étrangement actuelle et dérangeante. Aujourd’hui, comme en 1933, les raisons de mettre en doute le Libre-Échange s’accumulent. Les experts de la Banque Mondiale ont brutalement révisé à la baisse leurs estimations des “gains” d’une libéralisation du commerce international[1], alors même qu’ils sont calculés sans référence à de possibles coûts. Une étude de la CNUCED montre ainsi que le “cycle de Doha” de l’OMC pourrait coûter aux pays en voie de développement jusqu’à 60 milliards de dollars alors qu’il ne leur apporterait que 16 milliards de gains[2]. Loin de favoriser le développement, l’OMC pourrait bien contribuer à la pauvreté mondiale.

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Qu'est-ce que le keynésianisme ? - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : un article salutaire, car on cite trop souvent le keynésianisme en n'en retenant que ce qui nous arrange momentanément...Par contre, je ne partage bien évidemment pas le dernier paragraphe (commençant par "Pour en sortir..."). Et ce pour des raisons déjà expliquées dans le site www.pourlecommunisme.com. Les "expérimentations marxistes" (qui, en Europe, mais aussi en Chine, Corée, Mongolie, etc...) n'étaient que des extensions de l'URSS (donc forcément à peu près le même modèle, à quelques variations près) pêchaient avant tout de ce qu'elles n'avaient pas réalisées la promesse prioritaire du marxisme : la prise du pouvoir par le prolétariat. L'URSS n'a pas même réussi à être...soviétique, les soviets ayant cessé d'avoir un contenu dès 1918, quatre ans avant que l'URSS ne prenne son nom. La raison historique en est fort simple, et tient essentiellement dans la guerre civile russe, initiée par les adversaires d'un régime qui avait toujours été minoritaire, et qui, après la guerre civile, ne pouvait jouer par les urnes le pouvoir durement gardé par les armes. Et l'absence de toute démocratie soviétique, fut-ce auprès de la seule classe ouvrière, condamnait l'économie aux gaspillages et aux détournements militaro-nomenklaturistes (cf. le site précité).

Ensuite, si Brutus a raison de dire que les libéraux reconnaissent le caractère "crisogène" du capitalisme réel (pas le "capitalisme pur" des libertariens ou des manuels d'économie), les raisons n'en sont pas forcément les mêmes que celles détaillées par Marx ou Keynes. L'Ecole de Vienne fait intervenir l'Etat et les Banques Centrales, créant des excès ou défaut de liquidité, dans le mécanisme des crises cycliques du capitalisme.

QU'EST-CE QUE LE KEYNESIANISME

John Maynard Keynes, 1883-1946

Effet de mode propagandiste ou simple conjoncture, fleurissent ces dernières semaines de multiples articles pour dénoncer les travers de la politique (supposée) keynésienne menée par M. Hollande[i]. Or, parler de keynésianisme pour définir la politique (ou plutôt la non-politique) de l’actuelle clique au pouvoir relève soit d’une profonde méconnaissance de la pensée de l’auteur de la Théorie générale, soit d’une patente mauvaise foi, soit, plus probablement, des deux.

Pour comprendre le fondement de la pensée keynésienne, il faut revenir quelque peu en amont de l’histoire de la pensée économique.

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Inflation et échelle mobile des salaires - par Hugo Prod'Homme

Par Hugo Prod'Homme, sur le blog de Yohann Duval

http://duvalyohann.over-blog.fr

Commentaire de Pablito Waal : je publie ce texte avec un certain scepticisme, car il illustre certains problèmes dans l'analyse "keynésienne" (ou sa version courante en France) à gauche : celle qui consiste à ignorer le point de vue de l'épargnant, qui est lui victime de l'inflation, pour ne prendre que le point de vue de l'emprunteur, le point de vue de l'épargnant étant rejeté dans la case honnie du rentier (alors qu'on n'épargne pas forcément pour capitaliser...). Qu'on soit contre les revenus du capital, c'est une chose. Mais quand l'inflation détruit le patrimoine détenu, c'est autre chose. De plus, des affirmations tonitruantes telles que "Depuis [le début des années 80], le pouvoir d’achat des salariés s’est sans cesse dégradé" n'aident pas à crédibiliser le texte.

100Francs

L’inflation, depuis quelques années, est devenue une phobie, une vulgarité, un obstacle au progrès. Les livres d’enseignement de l’économie sont formels : l’objectif doit toujours être la baisse de l’inflation. S’il faut baisser le taux de chômage, il faut aussi baisser l’inflation. Pourquoi ?

 

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Fonds souverains et keynésianisme : deux résumés de Contrepoints - par l'ARSIN

Par l'ARSIN

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Pour illustrer notre ouverture d'esprit - réelle, pas comme chez d'autres... -, nous donnons aujourd'hui la parole aux libéraux de Contrepoints.


Parce qu'ils peuvent être instructifs, de temps en temps : comme ici avec un article sur les fonds souverains africains en plein essor :

Une seconde vidéo à partir d'un article de règlement de compte entre libéraux et keynésiens : ça tombe bien, on n'est pas forcément keynésiens, dans l'ARSIN.
Vous remarquerez un petit changement dans cette vidéo par rapport aux précédentes.

Après l'euro, par Keynes - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

http://www.lalettrevolee.net

eurend.jpg

La fin de l'euro, allégorie.

 

Nous sommes en mars 2013. La France est sortie de l'euro depuis six jours, Keynes, prix Nobel d'économie, se réjouit de cette excellente nouvelle :

"Rares sont les français qui ne se réjouissent pas de la fin de l'euro. Nous sentons que nous avons enfin les mains libres pour faire ce qui est raisonnable. La période romantique est révolue, et nous pouvons nous mettre à discuter de manière réaliste le choix de la meilleur politique possible.

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