libéral

« L’action de la Troïka a été le théâtre de nombreux conflits d’intérêts » Liem Hoang Ngoc - entretien par Magali Pernin

Par Magali Pernin, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : un article un peu moins basé sur le droit cette fois-ci, interrogeant un économiste et eurodéputé du PS.

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Liem Hoang Ngoc est eurodéputé socialiste. Élu en 2009 dans la région Est, il a réussi en un mandat à s’imposer dans le groupe socialiste et démocrate comme un parlementaire en pointe sur les questions de gouvernance économique.

Monté au créneau contre l’introduction de la règle d’or budgétaire dans le Two-Pack, il a défendu un certain nombre d’amendements visant à une plus grande prise en compte des questions sociales dans la gestion budgétaire des États. C’est un travail que l’on ne peut que saluer même si l’on reste très critique du fonctionnement de la monnaie unique.
L’euro justement, il dit en « off » s’en ficher un peu : « S’il faut faire sans l’euro, on fera sans. Moi je suis pour le socialisme« .

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Nouveaux partis, anciennes idées ? - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : j'avais déjà pris connaissance du projet de "Nouvelle Donne", en m'étonnant de retrouver Olivier Berruyer dans un partie altéreuropéïste tendant à l'eurobéat, lui qui pourtant avait fini par renoncer à soutenir l'euro. Et bien tentendu, l'article de L.Pinsolle finit par une promotion de DLR, mais c'est bien légitime vu son auteur. Je précise cependant que je ne suis d'aucune manière lié au parti de N.Dupont-Aignan.

Depuis quelques mois fleurissent de nouveaux partis politiques, les deux plus connus étant Nouvelle Donne, notamment fondé par des dissidents du Parti Socialiste ou Nous Citoyens, le parti lancé par Denis Payre, ancien patron de Business Objects. Mais qu’apportent-ils vraiment au débat ?
Denis Payre, enfant des années 1980
Partout en Europe de nouveaux partis parviennent à convaincre les électeurs. Il n’était donc qu’une question de temps pour que de nouveaux partis émergent en France, étant donné le niveau de discrédit de la classe politique, FN compris. Discrédit que Christian Salmon explique bien dans les Inrocks en affirmant que « l’homme politique est peut-être en train de disparaître ».

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Guillaume Duval versus Olivier Delamarche - par le Cercle des Volontaires

Par Cyril Romano et Bigger P, du Cercle des Volontaires

Prenons deux économistes divergents et posons-leur trois questions :

1. Quelles sont les perspectives d’avenir de l’économie française ?

2. La seule solution à la crise est-elle de taxer les citoyens et de faire des réformes à la marge ?

3. La France peut elle compter sur la mondialisation et sur la théorie des vases communicants ?

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Monétarisme, culte du veau d’or et néo-paganisme - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : l'article de Joe Liqueur est intéressant par son début et par sa fin. Oui, il est atterrant d'entendre la litanie libérale du "secteur privé qui SEUL produit des richesses" (voire même, chez Charles Gave, L'ENTREPRENEUR SEUL créerait ladite richesse, 90% des actifs étant des parasites de fait). Oui, la critique de l'écologisme ici faite est pertinente. Mais la façon dont l'auteur élude le problème monétaire passe difficilement. Il faut bien avoir de l'argent avant d'embaucher des salariés, dans le secteur public ou privé, car le propre du salariat est que les premiers traitements précèdent généralement les résultats, et il faut ensuite avoir un flux récurrent pour continuer à payer les salariés. Dans le cas des fonctionnaires, il faut être certain que leur création de richesses sera bien visible dans le PIB national pour être sûr d'avoir suffisemment de richesses à ponctionner pour rémunérer ces nouveaux actifs. Pour Joe Liqueur qui met ses espoirs dans une économie planifiée, il y a peu de doutes. Pour ma part, je suis plus sceptique sur la possibilité de rendre rapidement efficaces (et rentables, osons le mot) plusieurs millions de nouvelles recrues de la machine étatique. 

Faut reconnaître que le paysage martien est un peu aride. Au premier plan,
la sonde Curiosity. Images haute définition ici.  ©NASA/JPL Caltech/MSSS

Comment arriver au plein emploi et ramener le taux de chômage à son niveau frictionnel ? Avec le droit au travail, cela ne vous a pas échappé, je propose essentiellement d’embaucher des fonctionnaires. La question qui revient alors souvent est la suivante : comment va-t-on payer tous ces parasites fonctionnaires ? Où on va trouver l’argent ? Eh bien comme je l’ai déjà expliqué souvent, cette question est absurde. Et la réponse est évidente : on va les payer avec leur travail, avec ce qu’ils produisent par leur travail. Ou alors, on part du principe que ces nouveaux fonctionnaires ne produiraient rien – et/ou que, comme disait Coluche, ceux qui arriveraient en retard croiseraient ceux qui partiraient en avance… Ce que fait justement Edouard Tétreau dans un article d’une rare bêtise. Je cite (c’est moi qui souligne les passages en gras) :

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L'école où on ne redoublera plus d'efforts - article de l'Oeil de Brutus


Commentaire de Pablito Waal : L'arsin.fr étant un site de débat, il est de notre devoir de préciser que l'article de Brutus s'inscrit dans une polémique assez ancienne. Les partisans de l'abolition du redoublement exhibent souvent des études prouvant que des enfants qui ne redoublent pas s'en sortent mieux que ceux à qui on a fait prendre une ou plusieurs années supplémentaires. Encore faut-il être sûr que les enfants comparés étaient bien comparables (les enfants non-redoublants n'avaient-ils pas déjà des connaissances plus solides que les redoublants?), et il faut aussi prendre en compte l'effet démotivateur que l'absence de redoublement peut avoir sur les élèves en général. Pour les positions anti-redoublement, voir ici ou .


Le redoublement en question

Suppression du redoublement : cassons le thermomètre, nous n'aurons plus de température - par L'Oeil de Brutus

Dans une relative indifférence, l’Assemblée nationale vient de voter la quasi suppression du redoublement scolaire. On relèvera au passage la très molle opposition de la droite décomplexée (UMP) à ce texte présenté par la droite complexée (PS), confirmant ainsi bien leur convergence idéologique.

Plutôt que de s’intéresser aux causes de ces redoublements (méthodes d’enseignement, moyens alloués, autorité professorale – notamment vis-à-vis des parents, dégradations des situations socio-familiales des enfants, etc.), on décide donc de se débarrasser du thermomètre. Ainsi, l’éducation nationale n’aura plus de température et l’on pourra voire les enfants en difficultés accumuler leurs retards et leur mal-être de classe en classe. Avec cette mesure, conjuguée à la suppression des notes, il sera donc possible de poursuivre son cursus scolaire sans absolument aucun lien avec les apprentissages requis. Si on poursuit la logique jusqu’au bout, la France pourra ainsi s’enorgueillir d’ingénieurs incapables de faire une addition ou de professeurs de lettres analphabètes[i]. Et surtout, pire encore, de citoyens qui n’ont aucune conscience de ce qu’est la Cité. Le retour à l’état de nature tant chéris par ces post-rousseauistes libertaires et/ou libertariens.

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Margaret Thatcher ou le vol de l’aigle du capitalisme libéral - par Pablito Waal

Par Pablito Waal

Elle disait qu'il était "l'un des hommes de sa vie". Il n'y aura pas de descendance.

Madame Thatcher est devenue Madame Tas d’os. Derrière ce pathétique jeu de mots, ne vous attendez pas à trouver un nouvel exercice de mollardage en série sur une sépulture, un peu comme un symétrique des vénérations adressées à feu Hugo Chavez il y a quelques semaines. Tout comme dans l’oraison vouée au président vénézuélien, je vais plutôt trouver du bon et du mauvais.

Le titre de cet article est à l’image du passage de Thatcher dans l’Histoire : atypique. Aucun chef de gouvernement n’aura autant duré au 10 Downing Street après 1945, pas même Tony Blair. Mais aussi parce que les mandats de Maggie Thatcher n’ont pas été la stricte copie de ceux de Ronald Reagan aux USA : contrairement à ce dernier, qui n’a pas empêché la hausse des dépenses publiques aux USA , elle a bien entrepris la désétatisation de l’économie britannique…avant que ce travail ne soit en bonne partie annulé par ses successeurs.

Mais point de démonologie ici sur les effets des privatisations, de la politique monétaire restrictive des années 1979-81, sur les conséquences sociales, etc…D’autres articles s’en chargeront bien assez. Je vais juste m’enquérir de chasser quelques idées reçues, retrouvées ici et là dans les articles nécrologiques, qui fondent le « mythe » Thatcher, du moins auprès de ses partisans.

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Chypre, l'île piratée - par Tomgu, Y.Duval, J.Halpern et Descartes

Commentaire de Pablito Waal : La décision de taxation sur les dépôts ne relève pas, contrairement à ce que dit Tomgu, d'une politique "ultralibérale", bien au contraire...Mais au moins, Tomgu ne s'est jamais dit de gauche, contrairement aux partis qui, en France, s'élèvent soudain en défenseurs absolus de la propriété privée. L'analyse la plus percutante parmi celles qui suivent me semble être celle de Descartes, qui considère que, plus que la taxation elle-même, c'est son imposition par l'Eurozone - par l'Allemagne, soyons clair - qui est le plus grand couac de ce nouveau rebondissement euroméditerranéen...

Addendum du 28/03 : lire aussi le texte de Joël Halpern, qui reprend en partie la position de Descartes.

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Plumer les banques pour sauver les peuples, pas l'inverse ! - par Tomgu 

Chypre : pour sauver l'euro et les banques, ils volent les épargnants - par Yohann Duval 

Le prix Nobel de la paix déclare la guerre au bon sens - par Yohann Duval 

Chypre, miroir de l'Europe - par Descartes 

Quelques remarques sur la crise chypriote - par Joël Halpern, repris sur le site de V.A.R.

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Le protectionnisme et ses ennemis - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

http://loeildebrutus.over-blog.com

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Si l'on en croit les résumés qu'en fait Brutus, les contributions de ce livre paraissent inégales. Lorsque Lordon parle des inégalités de rémunérations du travail, de taxation des revenus du capital, il me semble que ces éléments ont déjà été pris en compte par les théoriciens du libre-échange. Si la contributiond e François Ruffin semble porter sur des questions de réthorique, celles de Ha-Joon Chang et de Jacques Sapir semblent plus construites. Mais elles ne répondent pas à deux questions immédiates et fondamentales :

- la mise en place, aujourd'hui, de mesures protectionnistes renchérirait-elle les biens de consommation, et appauvrirait-elle les consommateurs français?

- ne risquerait-on pas des mesures de rétorsion de la part d'autres pays, mais aussi une perte de compétitivité de la France de par la hausse des coûts de production internes?

PRESENTATION GENERALE

Le protectionnisme et ses ennemis est un recueil de quatre articles qui abordent le thème du protectionnisme et la manière dont ce thème est ostracisé du débat public,  escamotant celui-ci au bénéfice des dogmes libre-échangistes et néolibéraux.

DEVELOPPEMENT.

A travers La « menace protectionniste », ce concept vide de sens (février 2009), Frédéric Lordon démontre comment le protectionnisme est érigé en menace par une pure construction intellectuelle hypocrite, et souvent malhonnête, pour justifier les positions libre-échangistes.

 

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Pourquoi les souverainistes ne progressent-ils pas aux élections ? - par l'ARSIN

Par l'ARSIN

Inspiré par un article de Laurent Pinsolle sur les résultats des élections néerlandaises du 12 septembre, voici un débat sur une question fondamentale de notre action : que doivent faire les souverainistes pour devenir plus influents politiquement ?

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Libéralisme : le syndrome Batman - par le Cercle des Volontaires

Par Plethon, sur le site du Cercle des Volontaires

http://www.cercledesvolontaires.fr

A quelques mois de l’élection présidentielle américaine, le dernier volet de Batman: Dark night rises est sorti dans les sallesMais alors que pour une grande partie des spectateurs Batman n’est qu’un personnage de bande dessinée, l’influence philosophique et politique qu’il représente dépasse bien les limites du simple divertissement.

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Impôts : Quand Nicolas Doze entretient le mythe du "saut de tranche" - par Yohann Duval

Par Yohann Duval, sur son blog

http://duvalyohann.over-blog.fr/

Un rappel utile sur l'impôt sur le revenu, sur un mythe auquel j'ai moi-même cru dans le passé.

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Nicolas Doze est un chroniqueur de BFM TV. Il y présente régulièrement sa "chronique éco", où il récite de manière régulière et très soutenue le catéchisme libéral : les retraites coûtent trop cher, l'État est trop gras, les grévistes ne servent à rien, le capital est trop taxé, nous payons trop d'impôts... c'est d'ailleurs sur ce dernier sujet qu'il s'exprimait Lundi 3 Septembre. L'expert entendait nous expliquer les méfaits du gel du barème et des "sauts de tranche" en matière d'impôt sur le revenu. Très bien, sauf que... les "sauts de tranche", au sens où il les entend, cela n'existe tout simplement pas.

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Pourquoi le Québec a-t-il besoin d’une Constituante ? - par l'Association pour une Constituante

Par Roméo Bouchard, sur le site de l'Association pour une Constituante

http://pouruneconstituante.fr

 

Nous publions ce texte rédigé à notre adresse par Roméo Bouchard, responsable de la campagne pour la convocation d’une Constituante au Québec. Il nous a semblé important de porter à la connaissance du public français cette revendication pour une Constituante visant à redonner force à la souveraineté populaire du Québec. Bonne lecture.
Association pour une Constituante

 

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