libéralisme

Je suivais Charlie - par l'Arsin

Par l'Arsin

Je ne suis pas manipulable corrige 

Article écrit le 7 janvier 2015, entre 20 et 23 heures.

 AVERTISSEMENT : cet article, peut-être publié trop tôt, ne doit pas être mal interprété. Les lecteurs peuvent comprendre que pour moi, la meilleure façon de saluer Charlie Hebdo est de dire ce que ce journal a représenté pour moi. Je ne suis pas doué pour les tirades lyriques sur les grandes valeurs, ni les appels à lutter contre un adversaire qui n'est toujours pas sérieusement identifié à l'heure où je mets en ligne cet article. Parfois, les défauts comme les qualités des disparus nous manquent.

Et sinon, essayez d'imaginer comment Charlie Hebdo aurait commenté le même événement survenu dans un autre journal, et vous comprendrez.

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Rejeter le libéralisme ? - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Après une grosse semaine d'absence, l'arsin.fr revient !

Comment peut-on ne pas être libéral ? Le terme en effet dénote initialement un esprit généreux. Les « libéralités » décrivent des dons. Le libéralisme a eu aussi ses titres de gloire, en particulier dans son opposition à l’idéologie absolutiste. Au XVIIIe siècle, il fut synonyme de progrès. Pourquoi et comment cette image s’est elle inversée?

Le libéralisme est souvent incompris, mais il faut ajouter qu’il contient en lui-même de quoi alimenter nombre de ces incompréhensions. Comme toute pensée qui fut vivante, il s’est incarné de manières très différentes tant dans le temps, que dans les différents espaces politiques et culturels où il s’est développé. Le libéralisme est toujours contextualisé. D’où la difficulté de cerner ce à quoi il renvoie. Pourtant, la tâche reste essentielle. On peut parler aujourd’hui d’un triomphe du libéralisme. Que ce soit au parti « socialiste » ou dans les rangs de l’UMP, il n’est même plus sujet à discussion, étant accepté par principe. Mais de quel libéralisme parle-t-on ? S’agit-il de la pensée originelle, qui est souvent bien ignorée, ou des formes dégénérées sous lesquelles il est aujourd’hui connu ? Tout ceci ne fait que renforcer la nécessité de chercher à le définir, non pas tant comme un principe intangible mais comme une forme vivante, parcourue de courants contradictoires, et qui est appelée à mourir après avoir beaucoup vécue.

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Le lordo-antilibéralisme est un gauchisme - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : Un article contrastant avec celui précédemment publié, par Jacques Sapir. Je ne partage pas les opinions de Joe Liqueur sur l'immigration (voir ici un article en deux parties dont le propos m'est plus acceptable).

Lea_Crespi_TeleramaFrédéric Lordon ne veut pas (trop) se fâcher avec les alter-machin.
Y parviendra-t-il ? ©Léa Crespi pour Télérama

Evidemment, il y a beaucoup de bonnes choses dans le dernier livre de Frédéric Lordon (La Malfaçon, Les liens qui libèrent, 2014). J’ai appris plein de nouveaux mots… ce qui justifierait « par soi », comme dirait notre camarade, la lecture de cet ouvrage dont l’ambition littéraire est sans doute respectable à défaut d’être justifiée. Les développements de l’auteur au sujet des institutions étatiques françaises, qui ont le mérite d’exister contrairement à celles d’un hypothétique Etat européen, ou à propos du parti « socialiste » qui est devenu un parti de droite voire plus à droite que l’UMP, ou encore du spectre qui hante la France et qui est celui d’une alliance – ou au moins d’un compromis – entre le Front national parvenu au pouvoir et le grand capital (voir mon dernier billet), tout cela rejoint parfaitement les idées que j’exprime sur ce blog depuis maintenant quelques années. Mais il y a aussi des choses moins bonnes dans La Malfaçon. Et d’abord, il y a du gauchisme. De grosses louches de gauchisme. Des pelletées de gauchisme qu’on pourrait ensevelir la tour Montparnasse avec. Du gauchisme épais, visqueux et pontifiant, où le fond du discours lordonien rejoint sa forme – que, pour la part, je persiste à trouver quelque peu indigeste.

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À lire: La Malfaçon (F.Lordon) - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

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Frédéric Lordon vient de publier un ouvrage, La Malfaçon[1], consacré tant à la construction de l’Union Européenne, qu’à la financiarisation et à l’Euro. Ce livre, il faut le dire d’emblée est excellent, tant dans la forme – et tous les lecteurs des textes de Frédéric Lordon le savent – que dans son fond. Cela n’exclut pas certaines critiques, et l’on y reviendra, mais la première chose que l’on peut dire de ce livre c’est qu’il faut courir l’acheter.

Une critique de l’Union Européenne

Le premier thème abordé est bien entendu – élection européennes obligent – la question des formes prises par ce que l’on a tendance à appeler le « construction européenne » et qui n’est en réalité que la construction d’institutions libérales dans des pays de l’Europe.

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Qu'est-ce que le néoféodalisme ? - par L'Oeil de Brutus

Par l'Oeil de Brutus, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : c'est donc Brutus qui inaugure l'année 2014 sur l'Arsin. Editant sa propre revue de presse depuis octobre 2012, baptisée "Le Vieux Cordelier" (pour reprendre un titre de la Révolution), L'Oeil de Brutus nous présente dans son numéro de décembre 2013 ce qu'il appelle le "néo-féodalisme" contemporain, en substitution de la République.

Au moins, à l'époque, ça avait de la classe.

« Notre peuple porte de graves blessures, mais il suffit d’écouter battre son cœur malheureux pour connaître qu’il entend vivre, guérir, grandir. Le jour va venir où, rejetant les jeux stériles et réformant le cadre mal bâti où s’égare la nation et se disqualifie l’Etat, la masse immense des Français se rassemblera sur la France. »

Charles De Gaulle.

Editorial – Qu’est-ce que le (néo)féodalisme ?

Au Moyen-âge, le féodalisme s’appuyait sur un système de fiefs (reliés entre eux par des réseaux de vassalité-suzeraineté), dans lequel le peuple, numériquement très majoritaire, se retrouvait sous l’autorité politique, militaire, judiciaire, fiscale et religieuse de l’aristocratie. Aristocratie qui, avec l’effet du temps, s’est progressivement coupée de tout lien avec le peuple.

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Dunkerque : le terminal méthanier, symbole d'une Europe malade - par Yohann Duval

Par Yohann Duval, sur son blog

Il y a quelques jours, des dizaines de salariés d'entreprises du dunkerquois étaient venus manifester, à l'appel de plusieurs syndicats, contre la concurrence déloyale des autres États membres de l'Union Européenne. Travailleurs sous-payés, contrats promis aux entreprises locales puis attribués à d'autres... nos compatriotes paient le prix fort de la folie des règles européennes. Cette situation est devenue totalement insupportable et les discours ne suffisent plus à contenir la colère des salariés.

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Le capitalisme est en train d'échouer (IV) - par Pablito Waal

(suite du précédent)

Conclusions

Le constat est donc le suivant : exception faite des BRIC (ou plutôt BIC, Brésil – Inde – Chine) qui rattrapent le temps perdu, le monde est engagé sur la voie d’une croissance molle, et déclinante dans de nombreux cas, voire partout lorsqu’il s’agit d’économies « matures », au développement déjà ancien. Les efforts de libéralisation, d’ouverture des frontières, l’alternance des gouvernements n’y ont pas changé grand-chose.

Et que faut-il y voir de particulier, me direz-vous ? Que le capitalisme est en train de connaître une évolution comparable à celle des pays du Comecon dans les années 1970-1980 : l’économie ne s’effondre pas (encore), mais elle se dirige vers la croissance zéro comme horizon quasi-certain. La miraculeuse faculté du capitalisme à « créer de la richesse », déjà discutable en cela que nombre de ces richesses bénéficient ou résultent d’efforts collectifs (programmes spatiaux, militaires, nucléaires, informatiques…) peu capitalistes, paraît caler.

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Le capitalisme est en train d'échouer (III) - par Pablito Waal

Suite du précédent

La croissance se raréfie-t-elle parce que nous ne serions pas assez libéraux ?

Plusieurs gouvernements ont été ici passés en revue, de lignes politiques fort différentes. Je pourrais m’attarder sur les contextes qui expliqueraient les insuccès, qu’il s’agisse des héritages du passé (l’inflation tant reprochée aux gouvernements travaillistes par les thatchériens en est un exemple), ou des entraves que les oppositions leur imposèrent (ainsi les reaganiens expliquent-ils que Ronald n’ait pu réellement diminuer les dépenses publiques américaines au cours de ses deux mandats). Mais arrêtons-nous sur un point : aucun gouvernement, qu’il fut libéral, social-démocrate, ou un quelconque mélange entre les deux, ou même encore vaguement protectionniste, bien que la tendance n’y soit plus depuis quelques décennies, n’a trouvé de réponses durables et décisives au ralentissement de la prospérité de son pays.

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Qu'est-ce que le keynésianisme ? - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : un article salutaire, car on cite trop souvent le keynésianisme en n'en retenant que ce qui nous arrange momentanément...Par contre, je ne partage bien évidemment pas le dernier paragraphe (commençant par "Pour en sortir..."). Et ce pour des raisons déjà expliquées dans le site www.pourlecommunisme.com. Les "expérimentations marxistes" (qui, en Europe, mais aussi en Chine, Corée, Mongolie, etc...) n'étaient que des extensions de l'URSS (donc forcément à peu près le même modèle, à quelques variations près) pêchaient avant tout de ce qu'elles n'avaient pas réalisées la promesse prioritaire du marxisme : la prise du pouvoir par le prolétariat. L'URSS n'a pas même réussi à être...soviétique, les soviets ayant cessé d'avoir un contenu dès 1918, quatre ans avant que l'URSS ne prenne son nom. La raison historique en est fort simple, et tient essentiellement dans la guerre civile russe, initiée par les adversaires d'un régime qui avait toujours été minoritaire, et qui, après la guerre civile, ne pouvait jouer par les urnes le pouvoir durement gardé par les armes. Et l'absence de toute démocratie soviétique, fut-ce auprès de la seule classe ouvrière, condamnait l'économie aux gaspillages et aux détournements militaro-nomenklaturistes (cf. le site précité).

Ensuite, si Brutus a raison de dire que les libéraux reconnaissent le caractère "crisogène" du capitalisme réel (pas le "capitalisme pur" des libertariens ou des manuels d'économie), les raisons n'en sont pas forcément les mêmes que celles détaillées par Marx ou Keynes. L'Ecole de Vienne fait intervenir l'Etat et les Banques Centrales, créant des excès ou défaut de liquidité, dans le mécanisme des crises cycliques du capitalisme.

QU'EST-CE QUE LE KEYNESIANISME

John Maynard Keynes, 1883-1946

Effet de mode propagandiste ou simple conjoncture, fleurissent ces dernières semaines de multiples articles pour dénoncer les travers de la politique (supposée) keynésienne menée par M. Hollande[i]. Or, parler de keynésianisme pour définir la politique (ou plutôt la non-politique) de l’actuelle clique au pouvoir relève soit d’une profonde méconnaissance de la pensée de l’auteur de la Théorie générale, soit d’une patente mauvaise foi, soit, plus probablement, des deux.

Pour comprendre le fondement de la pensée keynésienne, il faut revenir quelque peu en amont de l’histoire de la pensée économique.

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Souveraineté et Nation - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

À propos d’un article de Frédéric LORDON, et en attendant le 14 juillet.

Frédéric LORDON vient de publier un texte important où il aborde la question essentielle de la souveraineté mais aussi celle tout aussi essentielle de la Nation. On voit immédiatement l’enjeu de ce texte, et des interrogations auxquelles il cherche à répondre, dans le contexte de la crise de l’Euro, mais aussi, plus généralement, de la crise de l’idée européenne engendrée par les efforts de ceux qui se proclament les plus ardents défenseurs de l’Union européenne. Ces questions ont aussi été abordées dans le livre qu’a dirigé Cédric Durand, et j’invite les lecteurs de ce carnet de se reporter au débat que j’ai eu avec lui dans des notes précédentes.

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Le chômage, mystérieux bien que de plus en plus visible - par Descartes et les Volontaires

Commentaire de Pablito Waal :  le billet de Descartes a une bonne valeur pédagogique pour ceux qui n'ont jamais ou peu suivi de cours d'économie. Cependant, Descartes n'aborde quasiment pas la question de la croissance, sur laquelle les deux articles suivants des Volontaires apportent des signaux d'alarme.

Le chômage et ses mystères - par Descartes

Crise systémique 2013 : sous les records des Bourses, l’imminente plongée en récession de la planète - par le Cercle des volontaires

La Banque de France exhorte le gouvernement à geler le SMIC et les retraites - par le Cercle des volontaires

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Le grand marché transatlantique - par Lior Chamla

Par Lior Chamla, sur son site

Nous accueillons parmi nos partenaires le très fouillé et minutieux site La Théorie du Tout, spécialisé sur les développements de la politique européïste, qu'il s'agisse du MES/FESF, ou, comme ici, du grand marché transatlantique. Une conférence d'un des auteurs du site, Lior Chamla, d'une heure diffusée dans l'émission du Libre Teamspeak du 9/10/2011 vous en dira plus :

Mariage homosexuel : quelques choses à redire...

 

Points de vue divers mais plutôt hostiles au mariage homosexuel, pour contrebalancer le point de vue médiatique majoritairement favorable, parfois de façon outrancière, au projet de loi. Certains de nos partenaires, comme Voltaire République , ou des auteurs que nous citons comme Laurent Pinsolle, sont en revanche partisans du "mariage pour tous". Voir aussi le dossier, contrasté, réuni par Contrepoints.

Lettre d’un adopté à François Hollande - par le Cercle des volontaires
Le mariage homosexuel est-il une évidence ? - par le journal Contrepoints
Un point de vue libéral.
Mariage pour tous, euthanasie et libéralisme : la quadrature du cercle ? - par le journal Contrepoints
Un point de vue libéral et chrétien.
Mariage homosexuel : le stade supérieur de l'ultra-libéralisme ? - par Descartes

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2012, année de la lose : les meilleurs pour la fin

Suite du précédent...fin du passage en revue des échecs et des quelques succès de 2012 :

Après les mouvements organisés dirigés par de grands esprits qui auraient pu être agrégés, passons aux mouvements désorganisés et aux esprits désagrégés.

Passons rapidement sur les antisionistes : Soral, Dieudonné, Laïbi… Pour ceux-là, le bilan est clair : il est vide. Ceux qui voient en Dieudonné un acteur politique devraient comprendre qu’il n’est qu’un acteur tout court. Certes talentueux pour conserver un public sans promotion médiatique (du moins sans promotion favorable), moins pour ses films (j’ai vu son très médiocre Antisémite). Soral a échoué à prendre prise sur le FN avant 2012, et semble s’être résigné à ne plus tenir même le rôle de compagnon de route du FN. Les candidatures aux législatives de Dieudonné ou Laïbi n’ont pas dépassé les pâquerettes. Le courant « antisioniste » ne prend donc aucune forme politique en France. Auraient-ils pu se réjouir au moins qu’un état palestinien fut reconnu comme observateur à l’ONU fin novembre ?

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2012, année de la lose - les 7 familles de la "dissidence" anti-oligarchique

http://blogs.longwood.edu/interpersonalcomm/files/2012/07/imageslose-lose-small.jpg

Le début de 2013 aura au moins vu la réalisation d’une promesse : celle de notre petit tour de vue des succès et surtout insuccès de l’année qui s’est achevée. Ce texte assez long sera diffusé en plusieurs parties.

Comme énoncé dans l’article sur la sortie manquée de l’euro, 2012 aurait pu être une année prometteuse pour toute une série de mouvements et de causes « antisystème », « dissidentes ». Nous allons voir que, très globalement, cette année fut beaucoup moins riche en ruptures de rapports de force qu’on aurait pu l’attendre. Je me focaliserai bien entendu sur le cas français, avec quelques évènements internationaux allant dans le même sens.

Si le sujet vous parait flou, bon point : en effet, il l’est. Toutes les causes que nous allons lister n’ont qu’un dénominateur commun, pas assez épais pour que l’on puisse les agréger au point d’en faire des livres noirs, blancs, dorés, etc…

Ce point commun est la dénonciation d’une oligarchie, c’est-à-dire l’accaparement du pouvoir réel (économique, politique…) par une petite minorité de la population.

La définition commune s’arrête là, puisqu’on peut recenser sur cette base bien des groupes a priori sans lien. Et que l’on peut présenter ainsi, sans trop de parti-pris…enfin si, un peu quand même, puisque l'ARSIN s'inscrit elle-même dans une ou plusieurs de ces familles de "l'anti-oligarchie", qui sont :

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