ariel-wizman
Grands dieux mais quel massacre! Sous nos yeux. Inouï et pourtant si prévisible. Bon, il est temps de clarifier les choses et de pointer ce qui a vraiment tout l’air d’une manipulation.

Vingt années plus tôt Canal+ c’était une chaîne qui se démarquait faiblement de ses concurrentes au sens où elle était à la fois privée et de gauche. Tout est dit! Une antenne de libéralisme non-avoué qui ne fait pas de mal à une mouche. Reste que vingt ans en arrière ça avait un semblant d’originalité avec Nul Part Ailleurs ou encore avec quelques émissions cinglantes ( mais orientées) de Karl Zéro qui était loin de son rôle de producteur demeuré dans le nanar de BHL ( mais que sont allé faire Alain Delon et Lauren Bacall dans cette galère?!). C’est peut-être au niveau humour que ça a cloché grave. D’abord les Guignols pendant de gauche du Bêbête Show de TF1 plutôt droite populaire ( TF1 quoi!), lesquels de Guignols ont tout simplement eu recours à l’humour pour ringardiser tout ce qui était marqué à droite et si ils tapaient sur la gauche c’était moindre ( quoique la marionnette de Hollande c’est pas tendre non plus!). Mais sous couvert de ce faux humour subservif ou "bon pote" Canal+ a déjà oeuvré dans la manipulation politique en déterminant des moqueries à échelles diverses: Chirac était un voleur et sa femme un specimen de la femme de maison catholique traditionnelle, Balladur en précieux, Sarkozy ( de la tête-à-claque balladurienne au petit excité), De Villiers et Le Pen n’en parlons pas. Par-contre les politicards de gauche ils se moquaient d’eux, mais à degré moindre. Alors, le seul qui a osé faire une critique acerbe pour dénoncer cette supercherie de l’humour est…préparez vos ceintures…Alain Finkielkraut ( il me faut un remontant!). Lequel disait que le spectateur finissait par ne plus faire la différence entre un fait d’actualité et la dérision qui en est faite via une marionnette. Là où notre professeur à la Sorbonne botte en touche c’est que la caricature part, initialement, d’un fond de vérité et qu’elle renvoie à une certaine image que la cible a elle-même causée par son ou ses actes. Le souci vient quant c’est instrumentalisé. Vous me direz que Coluche était marqué à gauche, mais il n’épargnait pas non plus une certaine gauche caviar. Le Luron tirait à boulets rouges sur la gauche, sur Georges Marchais, mais il se payait aussi Chaban-Delmas. Quant à Desproges il était tellement nazi ( humour) que même Jean-Marie Le Pen ne trouvait pas grâce à ses yeux ( trop sémite à son goût!).