monnaie

Sortie de l’Euro et dette publique - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Dette nette (milliards d’euros)

 Composition-Dette

Source : INSEE : http://www.insee.fr/fr/indicateurs/ind40/20140331/Dette_2013T4.pdf

Un argument récemment soulevé par les adversaires d’une dissolution de la zone Euro consiste à dire que le retour à des monnaies nationales poserait des problèmes insurmontables quant au financement de la dette française. Ceci se traduirait tant par la nécessité pour la Banque de France de monétiser une large part du stock de dettes existant, entraînant ainsi un risque d’hyperinflation, que par une hausse des taux sur la dette qui viendrait dégrader le solde budgétaire. On notera cependant que ces arguments sont mutuellement exclusifs. Soit la Banque de France doit monétiser « en masse », et par définition cela fera baisser les taux d’intérêts, soit elle ne procède qu’à des monétisations très réduites, qui excluent le risque d’hyperinflation, et alors se posera le problème des taux d’intérêts. Il convient donc d’analyser ce problème en séparant la question de la gestion du stock existant des dettes de son accroissement, et en regardant précisément quelle est la part de ce stock que l’on refinance chaque année.

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La situation économique au Venezuela - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Évolutions des deux taux de change (dollar/dollar)

Source : Banque Centrale du Venezuela

La situation économique du Venezuela est marquée par une série de provocations des forces de l’opposition qui cherchent à contester dans la rue le résultat des différents scrutins de 2013. Mais, ceci est aussi possible en raison d’une détérioration de la situation économique, sensible depuis le début de l’automne 2012. Invité par le gouvernement du Venezuela, j’ai fait une mission au début du mois de novembre 2013, à la suite de laquelle j’ai rédigé la note suivante pour le gouvernement. Les autorités du Venezuela m’ont autorisé aujourd’hui à la publier. Je rappelle que ces lignes n’engagent que moi et nullement le gouvernement du Venezuela, que je veux remercier de sa confiance et de l’ampleur de la documentation reçue.

Jacques SAPIR

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La Banque Centrale Européenne est une anomalie - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son site

Un nouvel exemple : l’Inde
C’est un long papier de The Economist qui est venu rappeler à quel point une banque centrale et l’Etat peuvent décider de réglementer le système financier dans le sens de l’intérêt général. Et le cas mis en avant est celui de la première démocratie du monde, l’Inde. L’article souligne à quel point l’Etat tient sous sa coupe le système financier. En effet, les banques publiques assurent trois-quarts des prêts du pays et les banques étrangères ont une part de marché limitée à 5%. La banque centrale du pays, « relativement indépendante » impose aux banques d’investir 23% de leurs dépôts en bons du trésor et d’en déposer 4% chez elle. Enfin, 40% des prêts vers les secteurs prioritaires, notamment l’agriculture.

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L’Euro et la croissance - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

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Les discours d’experts ont annoncé pendant de nombreuses années que la mise en place de l’Union Économique et Monétaire, autrement dit la « zone Euro », aurait des effets extrêmement positifs sur l’économie des pays membres. Des travaux relativement récents et très solidement argumentés viennent contredire ces affirmations.

Discours et illusions initiales

L’illusion qu’une zone monétaire caractérisée par une monnaie unique, comme l’Euro, donnerait naissance à une augmentation très forte des flux commerciaux entre les pays de cette zone monétaire a été fortement répandue. Ceci provenait de travaux tant théoriques qu’empiriques, en particulier ceux d’Andrew K. Rose.

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La Russie à la croisée de chemins - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Le sommet du G-20 s’est tenu à Saint-Pétersbourg alors que la situation de l’économie russe continue de se détériorer. Certes, en comparaison avec les résultats de la zone Euro, et en particulier avec ceux de la France, ces résultats sont acceptables et peuvent même être considérés comme bons. De même, si on les compare avec ceux de certains pays dits « émergents » comme l’Inde, ils restent satisfaisants, en particulier comparés à ceux de l’Inde.  Il n’y a pas eu en Russie de spéculation massive contre le Rouble, comme il y en a tant au Brésil qu’en Inde. Mais, du point de vue de l’évolution de l’économie russe, des besoins et des problèmes qu’elle doit affronter, ces résultats sont préoccupants (graphique 1). Ils montrent une économie aujourd’hui incapable de s’extraire d’un contexte international défavorable et de trouver en elle-même les sources d’une forte croissance.

Graphique 1

Évolutions macroéconomiques. Chiffres en indice du même mois de l’année précédente (glissement annuel)

G1

Source : Banque Centrale de Russie

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Interview de Sylvain Baron, fondateur du journal alternatif « Poil à Gratter » - par le Cercle des Volontaires

Par le Cercle des Volontaires, sur leur site

Le premier numéro de « Poil à gratter », journal alternatif, sortira après la rentrée prochaine. Il sera distribué sur Bordeaux et les environs dans un premier temps, puis à une échelle nationale dès l’année prochaine. Les sujets principalement abordés seront ceux liés à l’actualité locale, la géopolitique, l’économie, l’Union Européenne… Le projet est lancé par Sylvain Baron ; nous avons profité de son passage à Paris pour tenter d’en savoir plus.

La zone Euro, les déséquilibres des balances commerciales et l'alternative républicaine - par l'Oeil de Brutus

Par l'Oeil de Brutus, sur son blog 


Dans sa configuration actuelle, la zone euro est soumise à de forts déséquilibres de ses échanges commerciaux : l’Allemagne – et plus généralement les pays du Nord – connaissent de forts excédents tandis que les pays du Sud, et la France, sont soumis à des déficits commerciaux importants. Cette situation est issue de plusieurs phénomènes, au premier rang desquels on trouve bien sûr des compétitivités différentes (obtenus pour l’Allemagne en compressant les salaires) mais aussi des structures économiques radicalement divergentes (l’économie française étant, par exemple, très dépendante de sa consommation intérieur contrairement à son voisin d’Outre-Rhin).

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Comment la France peut-elle se sortir de son bourbier ? - par Yann

Par Yann, sur son blog

 

J'ai beaucoup parlé de l'Allemagne, du Japon des USA, de l'Europe, etc. Je me rends compte qu'il faudrait peut-être que je parle un peu plus de la France sur le plan économique. Alors que nombre    de personnes commencent à imaginer une percée du FN. Ce parti devant malheureusement petit à petit la seule alternative crédible sur le plan électoral. Il est peut-être temps de rappeler les fondamentaux de la crise française et de donner quelques solutions pour extirper notre pauvre pays du bourbier économique dans lequel trente ans d'idéologie dogmatique l'ont plongé.  

       

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Monétarisme, culte du veau d’or et néo-paganisme - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : l'article de Joe Liqueur est intéressant par son début et par sa fin. Oui, il est atterrant d'entendre la litanie libérale du "secteur privé qui SEUL produit des richesses" (voire même, chez Charles Gave, L'ENTREPRENEUR SEUL créerait ladite richesse, 90% des actifs étant des parasites de fait). Oui, la critique de l'écologisme ici faite est pertinente. Mais la façon dont l'auteur élude le problème monétaire passe difficilement. Il faut bien avoir de l'argent avant d'embaucher des salariés, dans le secteur public ou privé, car le propre du salariat est que les premiers traitements précèdent généralement les résultats, et il faut ensuite avoir un flux récurrent pour continuer à payer les salariés. Dans le cas des fonctionnaires, il faut être certain que leur création de richesses sera bien visible dans le PIB national pour être sûr d'avoir suffisemment de richesses à ponctionner pour rémunérer ces nouveaux actifs. Pour Joe Liqueur qui met ses espoirs dans une économie planifiée, il y a peu de doutes. Pour ma part, je suis plus sceptique sur la possibilité de rendre rapidement efficaces (et rentables, osons le mot) plusieurs millions de nouvelles recrues de la machine étatique. 

Faut reconnaître que le paysage martien est un peu aride. Au premier plan,
la sonde Curiosity. Images haute définition ici.  ©NASA/JPL Caltech/MSSS

Comment arriver au plein emploi et ramener le taux de chômage à son niveau frictionnel ? Avec le droit au travail, cela ne vous a pas échappé, je propose essentiellement d’embaucher des fonctionnaires. La question qui revient alors souvent est la suivante : comment va-t-on payer tous ces parasites fonctionnaires ? Où on va trouver l’argent ? Eh bien comme je l’ai déjà expliqué souvent, cette question est absurde. Et la réponse est évidente : on va les payer avec leur travail, avec ce qu’ils produisent par leur travail. Ou alors, on part du principe que ces nouveaux fonctionnaires ne produiraient rien – et/ou que, comme disait Coluche, ceux qui arriveraient en retard croiseraient ceux qui partiraient en avance… Ce que fait justement Edouard Tétreau dans un article d’une rare bêtise. Je cite (c’est moi qui souligne les passages en gras) :

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La transition écologique - par le blog L'Espoir

Par Theux, sur le blog L'Espoir

Gaël Giraud

Gaël Giraud

 Commentaire de Pablito Waal : plein d'idées intéressantes dans ce texte, malgré quelques points litigieux, comme la référence à la loi de 1973 qui aurait interdit les avances de la Banque de France à l'Etat (cf. ce qu'en disent Magali Pernin et Lior Chamla), ou l'idée de favoriser les "circuits courts", alors que l'intérêt écologique du "produire près" est très discuté. De plus, le fait que le "Peak Oil" soit repoussé (mais non supprimé) par les gaz de schistes montre que la pénurie à venir d'or noir est déjà prise en compte par les industries concernées, qui abordent des sources plus chères à l'exploitation, et multiplient les innovations. La transition énergétique vers l'après-pétrole pourrait donc se faire sans que le pouvoir politique ne le décide (ce qui n'est pas forcément une bonne chose...).

Selon l’économiste Gaël Giraud, nous nous apprêtons actuellement à être confrontés à un changement énergétique de même ampleur que celui de la révolution industrielle. A cette époque, la photosynthèse et les moulins à vent avaient été remplacés par les énergies fossiles. Aujourd’hui il importe de trouver une alternative aux énergies fossiles.

La prise de conscience de la très forte dépendance de nos économies aux énergies fossiles a coïncidé avec les chocs pétroliers des années 70. Malheureusement cette prise de conscience a été vite oubliée avec la baisse du pétrole au cours des années 80 couplée à la croyance que la finance pouvait nous « protéger »de l’émergence d’un nouveau choc pétrolier. Le problème est que les années 2000 ont été le théâtre d’un choc pétrolier équivalent à ceux des années 70. Cette forte hausse du prix du pétrole a contribué à plonger nos économies dans la situation de crise que nous connaissons actuellement.

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À propos du Revenu de Base - par le Cercle des Volontaires

Commentaire de Pablito Waal : ce texte pose problème sur plusieurs points. Certes, il est assez clairvoyant sur le fait que l'instauration du revenu de base dans un seul pays signifierait un accroissement des tensions sur l'immigration. Mais on ne peut pas en déduire que, si un progrès ne peut être étendu à l'ensemble de la planète, alors il ne doit être mis en place pour personne ! Mais les vraies failles apparaissent avec des raisonnements comme : "Seulement, que se passerait-il si tous [les pauvres du monde] avaient accès à la nourriture avec le revenu de base ? Cela aurait pour conséquence inévitable de faire chuter le marché du secteur alimentaire. L’économie liée à ces denrées s’écroulerait." Ce qui serait totalement faux : au contraire, avec une demande stabilisée et étendue à la planète, et un besoin d'alimentation constant, le marché alimentaire prospérerait, tout comme il existe toujours dans les pays développés où la grande majorité de la population a les moyens d'acheter de quoi se nourrir. Donc il est impossible d'en déduire que le revenu de base réduirait l'activité économique sur les denrées de base...Et cette erreur corrompt les développements suivants de l'article, notamment l'idée que la majorité des gens ne vivraient plus que du revenu de base, et que l'on arriverait à une société plus inégalitaire qu'aujourd'hui.
Quant à l'"économie basée sur les ressources" (EBR), d'après la présentation qui en est faite (et que j'ai déjà vu sur le site de J.Fresco)...et bien elle porte déjà un nom historique : l'économie planifiée. Le discours sur l'EBR (utilisation des moyens matériels au service d'un intérêt commun supposé universellement admis et créant l'abondance), avec ses avantages sociaux (quasi-disparition de la délinquance, etc...) est très proche du projet marxiste soviétique. Et, à ce jour, je n'ai pas vu d'argument sérieux pour montré que l'EBR était autre chose qu'un rebaptême du Gosplan (hormis peut-être la nature du régime politique).
 
 

Jacques Fresco

Je voulais vous communiquer mon impression concernant l’idée d’un revenu inconditionnel d’existence (ou revenu de base), qui est un sujet dont on entend parler de plus en plus. Étant personnellement dans une situation d’exclusion sociale et ne dépendant plus, pour ma subsistance, que du dernier cercle de solidarité que sont mes parents, il va sans dire que dans le cadre d’une économie monétisée telle que celle où nous vivons actuellement, je serais bien content de recevoir un tel revenu ! Quand on n’a pas un kopeck, la perspective de recevoir même un petit quelque chose semble forcément enviable.

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Chypre, l'île piratée - par Tomgu, Y.Duval, J.Halpern et Descartes

Commentaire de Pablito Waal : La décision de taxation sur les dépôts ne relève pas, contrairement à ce que dit Tomgu, d'une politique "ultralibérale", bien au contraire...Mais au moins, Tomgu ne s'est jamais dit de gauche, contrairement aux partis qui, en France, s'élèvent soudain en défenseurs absolus de la propriété privée. L'analyse la plus percutante parmi celles qui suivent me semble être celle de Descartes, qui considère que, plus que la taxation elle-même, c'est son imposition par l'Eurozone - par l'Allemagne, soyons clair - qui est le plus grand couac de ce nouveau rebondissement euroméditerranéen...

Addendum du 28/03 : lire aussi le texte de Joël Halpern, qui reprend en partie la position de Descartes.

chypre.jpg

Plumer les banques pour sauver les peuples, pas l'inverse ! - par Tomgu 

Chypre : pour sauver l'euro et les banques, ils volent les épargnants - par Yohann Duval 

Le prix Nobel de la paix déclare la guerre au bon sens - par Yohann Duval 

Chypre, miroir de l'Europe - par Descartes 

Quelques remarques sur la crise chypriote - par Joël Halpern, repris sur le site de V.A.R.

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L'Economie républicaine : un document de Sonia Bastille

Par Sonia Bastille, sur le blog de Darthe-Payan le Jacobin

Quelques commentaires de Pablito Waal : on se demande si certaines propositions de Sonia Bastille n'ont pas déjà été réalisées, comme le canal du Loing entre la Seine et le canal collatéral à la Loire, les offices publics de l'agriculture...on se demande aussi comment et pourquoi se feraient les relocalisations, à quoi serait affecté la création monétaire annuelle... Quand à la fiscalisation accrue des entreprises qui distribuent des dividendes au lieu d'agir, elle se heurte(ra) au principe même du capitalisme, qui est que si les capitalistes investissent, c'est pour en retirer in fine des dividendes. A part cela, la déclarations d'intentions est bien plus intéressante que tout ce que produit le Parti de Gauche.

http://www.copssa.fr/images/chemie-industrie_zoom_image.jpg

A la demande de Sonia Bastille, toujours convalescente, je porte à votre connaissance la première partie d'un texte que Sonia Bastille a adressé à Martine Billard (Coprésidente du PG). D-P.

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Martine,

Il y a une urgence vitale pour notre pays c'est la reconstitution de son capital industriel et agricole que semble ne pas voir le PG mais pas seulement le PG mais aussi l'ensemble des partis politiques et en premier lieu l...e PS et le gouvernement.

Notre pays est en passe de devenir un pays sous industrialisé. L'industrie ne représente plus qu'à peine 12,5% de notre PIB, l'agriculture moins de 3% ! Je vous rappelle qu'au début des années 80, avant que Mitterrand effectue le tournant européiste et libéral de 1983, l'industrie française comptait pour prêt de 24 % du PIB et l'agriculture était à 6% de la somme des valeurs ajoutées. Bref, nous tenions encore la route d'une puissance industrielle et agricole. Or, depuis les choix européistes de la gauche (la fameuse parenthèse jamais refermée !), notre pays s'enfonce et détruit filières après filières, secteurs après secteurs, usines après usines son industrie !

L'industrie minière a été fermée !

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Le désastre de l'euro : c'est la faute à la Suisse - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

http://www.lalettrevolee.net

C'est assez pathétique. Les partisans de l'état-nation européen affirment sans cesse que la France est bien trop petite pour se débrouiller seule dans le vaste monde.

Cela ne les empêche pas maintenant d'expliquer que les malheurs de l'euro sont dus...à la Suisse !

c'est l'objet d'un article de Daniel Gros, patron du think tank Centre for European Policy Studies. Il ne craint pas de titrer sur "une guerre monétaire passée inaperçue" (article en anglais).

L'auteur montre que, en effet, la Suisse achète énormément d'euro pour essayer de maintenir le Franc suisse à des niveaux raisonnables (oui, avec le Rwanda, la Suisse est l'un des pays qui utilisent encore un Franc pour commercer).

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Micro-débat sur l'indépendance des banques centrales - par l'ARSIN

Par l'ARSIN

 Un nouveau micro-débat, sur la question cruciale des banques centrales, et de la souveraineté de l'Etat sur la monnaie, à partir d'un article de Gecodia   :

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Micro-débat sur l'austérité - par l'ARSIN

Par l'ARSIN

L'ARSIN fait une nouvelle expérience vidéographique, en faisant non plus un résumé d'articles, mais en s'en inspirant pour faire un micro-débat de 1 à 4 minutes.

On commence avec la question de l'austérité, à partir d'un article d'Alternatives Economiques :

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