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Je suivais Charlie - par l'Arsin

Par l'Arsin

Je ne suis pas manipulable corrige 

Article écrit le 7 janvier 2015, entre 20 et 23 heures.

 AVERTISSEMENT : cet article, peut-être publié trop tôt, ne doit pas être mal interprété. Les lecteurs peuvent comprendre que pour moi, la meilleure façon de saluer Charlie Hebdo est de dire ce que ce journal a représenté pour moi. Je ne suis pas doué pour les tirades lyriques sur les grandes valeurs, ni les appels à lutter contre un adversaire qui n'est toujours pas sérieusement identifié à l'heure où je mets en ligne cet article. Parfois, les défauts comme les qualités des disparus nous manquent.

Et sinon, essayez d'imaginer comment Charlie Hebdo aurait commenté le même événement survenu dans un autre journal, et vous comprendrez.

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La légende noire de Robespierre - par Cécile Obligi

Ici la conférence donnée par l'historienne Cécile Obligi aux Ernest de l'Ecole Normale Supérieure.

Syrie : choisir un vainqueur ? - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

Les émissions consacrées à la Syrie fleurissent depuis quelques jours. C’est souvent confus. Il faut donc rendre hommage à l’Esprit public, émission de Philippe Meyer diffusée sur France Culture. Ils arrivent même à être parfois drôle sans tremper dans le mauvais goût, ce qui, sur un tel sujet, ne semble pas gagné d’avance mais apporte un petit vent de fraîcheur plutôt bienvenu. C’est là qu’hier, j’ai entendu la réflexion la plus pertinente et la plus synthétique sur le sujet, au milieu d’une tirade de Jean-Louis Bourlanges. Oui, Jean-Louis Bourlanges, ex-député européen, qui a été successivement le sous-diacre de diverses chapelles centristes (dont le Modem) où l’on cultive l’eurobéatitude la plus grotesque. [1]
C’est à 37’00 : le citoyen Bourlanges commence par souligner qu’il s’agit d’une guerre civile (pour ma part je doute que le terme soit tout à fait juste, mais laissons ce problème de côté) et cite les propos de l’historien Britannique Michael Howard à propos de la guerre civile. A savoir, trois principes directeurs pour les interventions en guerre civile :

1- « Don’t » - n’y allez pas ;
2- Si vraiment vous tenez à y aller, choisissez un camp ; mais ça ne s’arrête pas là :
3- « Choose a winner » - choisissez un vainqueur.

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Lettre d’une pigiste perdue dans l’enfer syrien - par Francesca Borri

Par Francesca Borri, sur le site du Nouvel Observateur, repris par le Cercle des Volontaires

A Alep, en avril 2013 (©MUSTAFA ALI / SIPA)

« Dormir chez les rebelles coûte 50$ par nuit; une voiture, 250$ par jour. Vous ne pouvez payer ni une assurance – 1000$ par mois – ni un fixeur. Vous êtes seul. »

Il m’a finalement écrit. Voilà plus d’un an que je lui envoie des articles à la pige. Pour lui, j’ai attrapé la typhoïde et reçu une balle dans le genou. Aujourd’hui, mon rédacteur en chef a regardé les infos et a pensé que je faisais partie des journalistes italiens qui ont été kidnappés. Il m’a envoyé un e-mail : « Si tu trouvais une connexion, pourrais-tu tweeter ta captivité ? »

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La SNCF malade des directives et des traités européens - par David Boudret (UPR)

Par David Boudret, sur la page Facebook de François Asselineau

Commentaire de Pablito Waal : un point de vue intéressant, alors que les critiques contre l'entreprise publique elle-même ont commencé à fuser, notamment sur le fait que les chemins de fer français seraient en fait plus dangereux qu'au pays de la privatisation, j'entend par là le Royaume-Uni, où les défauts de sécurité avaient été pourtant tant décriés. Des affirmations, venues du camp libéral, qui montrent surtout la malhonnêteté de leurs auteurs : s'il y a plus de morts sur les rails en France qu'au Royaume-Uni, c'est largement dû aux passages à niveaux et aux présences de personnes non-autorisées sur les voies. Les français ont des comportements plus dangereux sur la voie publique que leurs voisins d'outre-Manche, et il n'y a pas de raison que cela soit inversé lors des traversées de passages à niveaux. Passages qui sont sous la responsabilité de la SNCF, nous disent ses contempteurs libéraux, oubliant un de leurs propres principes : la responsabilité de chaque individu sur ses propres actes, avant d'imputer quoi que ce soit à une organisation. Les tragédies comme celles de Bretigny sont extrêmement rares par rapport à l'ampleur du trafic (et la longueur des voyages, supérieure en France vis-à-vis d'Albion, géographie oblige), trop rares pour que l'on puisse en tirer des conclusions statistiques. En revanche, et c'est que D.Boudret, adhérent UPR et auteur de cet article, tend à minorer, la SNCF a connu des désastres comptés en dizaines de morts dans les années 80, dont celle de la Gare de Lyon en 1988. Le fait que ces tragédies soient devenues rarissimes depuis 25 ans doit inviter à penser que l'entreprise publique est réformable, pas seulement en mal comme la lecture du texte qui suit peut le laisser penser.

 

L'accident du train Intercités Paris-Limoges, survenu le vendredi 12 juillet 2013 en gare de Brétigny-sur-Orge,  a fait 6 morts et une trentaine de blessés. Selon les premiers résultats de l'enquête, cet accident est dû à une défaillance de l'éclisse (pièce métallique lourde à l'intérieur d'un aiguillage).

La réaction publique au drame de Brétigny-sur-Orge nous rappelle à quel point les Français sont attachés à leur système de transport ferroviaire, et à quel point aussi les défaillances de celui-ci les touchent.

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Margaret Thatcher ou le vol de l’aigle du capitalisme libéral - par Pablito Waal

Par Pablito Waal

Elle disait qu'il était "l'un des hommes de sa vie". Il n'y aura pas de descendance.

Madame Thatcher est devenue Madame Tas d’os. Derrière ce pathétique jeu de mots, ne vous attendez pas à trouver un nouvel exercice de mollardage en série sur une sépulture, un peu comme un symétrique des vénérations adressées à feu Hugo Chavez il y a quelques semaines. Tout comme dans l’oraison vouée au président vénézuélien, je vais plutôt trouver du bon et du mauvais.

Le titre de cet article est à l’image du passage de Thatcher dans l’Histoire : atypique. Aucun chef de gouvernement n’aura autant duré au 10 Downing Street après 1945, pas même Tony Blair. Mais aussi parce que les mandats de Maggie Thatcher n’ont pas été la stricte copie de ceux de Ronald Reagan aux USA : contrairement à ce dernier, qui n’a pas empêché la hausse des dépenses publiques aux USA , elle a bien entrepris la désétatisation de l’économie britannique…avant que ce travail ne soit en bonne partie annulé par ses successeurs.

Mais point de démonologie ici sur les effets des privatisations, de la politique monétaire restrictive des années 1979-81, sur les conséquences sociales, etc…D’autres articles s’en chargeront bien assez. Je vais juste m’enquérir de chasser quelques idées reçues, retrouvées ici et là dans les articles nécrologiques, qui fondent le « mythe » Thatcher, du moins auprès de ses partisans.

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Amiens, morne plaine - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

http://descartes.over-blog.fr/

http://www.rue89.com/sites/news/files/assets/image/2012/08/amiens-nord-emeutes.jpg

Vous avez remarqué ? Les - rares - politiques de droite qui apparaissent ces jours-ci dans les étranges lucarnes ont l'air joyeux, reposé, libéré, en pleine forme. A contrario, les - rares - politiques socialistes apparaissent fatigués, contraints, préoccupés... Cela n'a rien de surprenant. Lorsqu'on est dans l'opposition, on peut se permettre les "faut qu'on..." et les "y a qu'à...". Dans l'opposition, tout le monde a des idées brillantes sur ce qu'il faudrait faire pour résoudre les problèmes. Mais lorsqu'on a dans les mains les leviers du pouvoir et qu'on assume parallèlement la responsabilité des conséquences - et il faut reconnaître que de ce point de vue notre système institutionnel est bien fait pour que ce parallélisme soit maintenu - on n'est plus aussi libre. Dans l'opposition, on fonctionne suivant le principe de plaisir, alors qu'au pouvoir on ne peut échapper au principe de réalité.

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