nazi

Overlord et Bagration - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Les célébrations du 69ème anniversaire de la Victoire sur l’Allemagne (9 mai) annoncent celles du 70ème anniversaire du débarquement de Normandie. L’attention des médias comme celle du public va donc être focalisée sur le rôle des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne et sur une bataille qui, si elle eut une importance considérable pour la France, doit être resituée dans son contexte de l’époque. Un livre récent de Jean Lopez, Opération BAGRATION – La revanche de Staline, permet de relativiser utilement les combats qui ont eu lieu sur les plages de Normandie. Ce livre s’inscrit d’ailleurs dans un ensemble dont 4 autres ouvrages ont été publiés. Ce travail de fond place Jean Lopez parmi les meilleurs spécialistes de l’Armée Rouge et des combats de 1941 à 1945.

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A propos du "national-socialisme", par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : il s'agit d'une suite au débat entre J.Sapir et A.Bernier. L'économiste aborde ici la question du "national-socialisme", terme indéfectiblement lié au régime hitlérien sur le plan langagier, alors que ce régime n'était en fait ni socialiste, ni même vraiment nationaliste (puisque raisonnant au niveau de la "race"). Je suis très en phase avec cette analyse du Troisième Reich, et cela me conforte dans l'idée que traiter un patriote de gauche de "national-socialiste" ne peut pas être considéré comme un "constat", mais seulement comme une injure, qui ne déshonore au fond que ses auteurs.

Dans un billet publié sur ce carnet, Aurélien Bernier a répondu à certaines de mes critiques, et en a accepté d’autres, donnant ainsi un exemple rare d’ouverture au débat. Je voudrais ici le poursuivre sur un point qui me semble essentiel. Ce n’est pas l’analyse discordante (ou peut-être complémentaire) que nous faisons du tournant « européiste » du PCF. Je pense que, si désaccord il y a, il doit plus à une différence de perspective qu’à des problèmes de fond. Aurélien Bernier est venu à la politique au tout début des années 1990, je suis pour ma part venu à la politique en 1968. Ces différences de dates expliquent pour une bonne part la différence des sensibilités. Ce n’est pas, non plus, sur le poids qu’a pu exercer sur l’extrême-gauche l’idéologie de Lutte Ouvrière. J’ai, personnellement, tendance à penser qu’elle fut plus limitée que ce qu’il affirme, mais ceci est un point que de futurs historiens trancheront (s’il a eu l’importance qu’Aurélien Bernier lui accorde…).

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Une des raisons de l'arrivée de Hitler au pouvoir - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : le but de cet article n'est pas de condamner le patriotisme (pas le genre de la maison), mais de montrer qu'on concurrence difficilement un adversaire, par exemple un parti crédité de 24% aux européennes (ne remarquez-vous pas que le spectre de la "vague FN" revient désormais systématiquement avant chaque scrutin? - pour se dégonfler ensuite...), en agissant sur son terrain en n'ayant rien d'autre à proposer.

Affiches électorales, du SPD, Zentrum et KPD, sous la République de Weimar.

Extrait pris dans "De Bismarck à Hitler", Sebastian Haffner

"En 1930, les nationaux-socialistes étaient devenus un parti de masse ; en 1932, le plus grand parti du Reich, et cela pour trois raisons. [...] La deuxième raison est à chercher dans un soudain réveil du nationalisme. Elle est plus abstraite que la misère économique de l'époque, et pas toujours facile à expliquer. Il semble même curieux que la misère, le désespoir économique, puisse aller de pair avec un renouveau patriotique.

Mais il en fut ainsi ; tous ceux qui ont vécu ces années de 1930 à 1933 peuvent en témoigner. Le complexe national, les ressentiments d'après 1918 qu'exprimaient les légendes du "poignard dans le dos" ou de ces "criminels de novembre" étaient restés vivaces dans les consciences allemandes. Dans les années 1919 à 1924, ils avaient surtout été le fait de la droite ancienne, des électeurs du parti national allemand, et, en 1925, lorsque ce parti participa au gouvernement, ils s'étaient atténués quelque peu. Et voilà que maintenant tous les partis s'en inspiraient ; et même les communistes se mirent à tenir un langage patriotique ; quand aux monarchistes plus ou moins avoués qui se tenaient derrière le cabinet Brüning, cela allait de soi. Mais en agissant ainsi, ils se risquaient sur un terrain où les nationaux-socialistes étaient imbattables.

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Raymond Aron sur BHL - par Polemika

Par Florian N'Doye, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : et oui, sur un site socialiste, on peut publier un texte (de 1981) de Raymond Aron ! Plus que dans une critique de BHL pour son livre "L'Idéologie française", l'intérêt de ce texte réside avant tout dans un commentaire politique sur la nature du vichysme, par quelqu'un qui a vécu l'époque, et une mise en doute du "fascisme français" en tant que phénomène de masse. Les adhérents à la thèse de la France, en tant que nation, qui serait responsable du vichysme, en seront pour leurs frais.

Commentaire de Florian N'Doye : Vu sur le site de Riposte Laïque- pas ma tasse de thé je précise- ce magnifique texte du grand Raymond Aron sur un représentant de l'esprit snobinard "de nos plus grands esprits contemporains". Parce que tous les Français d'origine extraeuropéennes ne sont pas des baiseurs de chèvres doublés de barbares sanguinaires, contrairement à ce que sous-entendent les leaders identitaires, je tiens à remercier Riposte Laïque. On aura beau m'objecter les opinions controversées d'Aron toujours est-il que ça change nettement de la fiente textuelle et visuelle de certains hystériques. 

 

Un auteur qui emploie volontiers les adjectifs infâme ou obscène pour qualifier les hommes et les idées invite le critique à lui rendre la pareille. Je résisterai autant que possible à la tentation, bien que le livre de Bernard-Henri Lévy présente quelques-uns des défauts qui m’horripilent: la boursouflure du style, la prétention à trancher des mérites et démérites des vivants et des morts, l’ambition de rappeler à un peuple amnésique la part engloutie de son passé, les citations détachées de leur contexte et interprétées arbitrairement. Pis encore, le doute subsiste à la fin de la lecture: la violence du ton, maintenue d’un bout à l’autre du pamphlet, révèle-t-elle une indignation authentique ou le goût du scandale et de la diffusion de masse?

 

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1972 - 2012 : 40 ans pour normaliser le FN ? - par Tomgu

Par Tomgu, sur son blog

http://lactualite.over-blog.com

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Le 5 octobre 1972, Jean-Marie Le Pen, avec d'autres, fondait le Front National pour l'Unité Française (FNUF).

Depuis, de nombreux bouleversements sont intervenus dans l'histoire du parti : entrée à l'Assemblée Nationale, conquête de mairies, départ de Bruno Mégret ... Bref, le FN d'hier n'est pas le FN d'aujourd'hui. Et cela est d'autant plus vrai que Marine que n'est pas Jean-Marie.

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Pour en finir avec Vichy - par l'ARSIN

Pour ne pas remplir notre page d'accueil avec des articles sur la déclaration de Hollande sur la rafle du Vel d'Hiv, nous diffusons ces trois articles :

Dangereuse légalisation du Régime de Vichy

Par l'Association pour une Constituante, sur leur site


A la suite des déclarations récentes du chef de l’Etat et des réactions qu’elles ont entrainées, il nous a paru utile de republier ci dessous l’article de Anne-Cécile Robert, Vice-Présidente de l’Association et paru le lundi 25 septembre 2006 sur le site www.le-groupe-republique.fr . Cette continuité mérite analyse.

***

En rupture avec la doctrine officielle depuis la Seconde guerre mondiale, la responsabilité de la France pour les crimes commis par le régime de Vichy a été reconnue par le président de la République Jacques Chirac, dans un discours prononcé le 16 juillet 1995, à l’occasion de l’anniversaire de la rafle du Vel d’hiv. Le Premier ministre socialiste Lionel Jospin s’est rallié, en 1997, à cette nouvelle vision, lui apportant ainsi un soutien de poids « à gauche ».

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La seconde mort d'Emilienne Mopty - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

http://descartes.over-blog.fr

 

Commentaire de Pablito Waal : Plus encore qu'à Mélenchon, cette mise au point, qui est tout de même un hommage, que Descartes fait pour la résistante PCF Emilienne Mopty, sera surtout préjudiciable aux anticommunistes.

"Nous devons des égards aux vivants. Aux morts, nous ne devons que la vérité" (Voltaire)

 

Emilienne Mopty (1907-1943)

 

Le manichéisme de la "gauche radicale" a des côtés désespérants. L'un d'eux, c'est ce besoin irrépressible d'avoir des super-héros qu'il génère. Je ne parle pas, bien entendu de Superman ou Batman. Mais plutôt des monuments style Stéphane Hessel. Des hommes - et des femmes - qui n'ont jamais pêché, qui n'ont jamais douté, qui ne se sont jamais trompés, qui ont toujours été du "bon" côté du manche. Et qui ont fait cela tous seuls, spontanément, sans rien devoir à un maître ou à une organisation.

 

Nous sommes soumis à une idéologie lourdement romantique du héros. Notre société - il n'y a qu'à voir les controverses qui ont accompagné l'hommage de notre nouveau président de la République à Jules Ferry - est incapable d'accepter des héros ambigus, des hommes complexes, des situations où il faut prendre le bon avec le mauvais. Il nous faut des Che Guevara, en un mot, des héros ir-re-pro-chables. Et de préférence, solitaires.

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