néolibéralisme

Effet sablier & Homo economicus - par l'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

EFFET SABLIER & HOMO OECONOMICUS

En 2009, Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Echos, publiait « L’effet sablier » (Flammarion). Un ouvrage aux théories intéressantes au premier abord, mais surtout riche d’enseignements sur les sous-entendus de la pensée néolibérale. Car 5 ans après, on ne peut que constater que le constat de M. Vittori n’est pas faux en soi : les classes moyennes sont effectivement en train de se faire écraser. Toutefois, ce que la lecture de son ouvrage a de réellement pertinent réside bien plus encore dans l’enthousiasme de l’auteur pour ce phénomène, dramatique pour l’équilibre de nos sociétés, et dans son absence de vision sur les conséquences : car à travers les classes moyennes, c’est bien la démocratie qui est mise en péril par cet eschatologie néolibérale décomplexée, voire exaltée.

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Jacques Sapir lit Aurélien Bernier

Par Jacques Sapir, sur son blog

Lire aussi la réponse d'Aurélien Bernier, qui reprend trop vite à mon goût les allégations sur la nature socialiste (même partiellement) du régime hitlérien.

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Le livre qu’Aurélien Bernier vient de publier aux éditions du Seuil, La gauche radicale et ses tabous, est un livre qui a une place importante dans le débat qui s’annonce sur les élections européennes de ce printemps 2014. Ce livre s’inscrit par ailleurs à la fois dans un courant d’idées, celles qui sont exprimées par une « gauche de la gauche » qui se réclame de l’idée nationale, et dans une œuvre personnelle. Aurélien Bernier a déjà publié Comment la mondialisation a tué l’écologie en 2012, livre important par son analyse sur l’interaction du « mondial » avec le « national » et le « local », et surtout Désobéissons à l’Union européenne (aux Éditions des Mille et Une Nuits). Ce dernier livre a pu passer pour une sorte de bréviaire des militants du Front de Gauche. Il a aussi publié en 2008 Le Climat, Otage De La Finance – Ou Comment Le Marché Boursicote Avec Les “Droits À Polluer” toujours aux Éditions des Mille et Une Nuits. Son nouvel ouvrage s’inscrit donc dans cette double trajectoire et pose des questions qui seront fondamentales lors des élections européennes.

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Chine: le leader historique de l'économie mondiale veut retrouver sa place - par le site l'Espoir

Par Theux, sur le site L'Espoir

Commentaire de Pablito Waal : très bon article de Theux, même si la description de la Chine comme économie "néolibérale" sans la démocratie est imparfaite : la Chine est loin d'être un pays libéral, par sa monnaie, son système bancaire, sans même parler de son protectionnisme sur lequel l'auteur fait une comparaison peut flatteuse pour l'Europe. En revanche, il note bien la probable surestimation de la croissance chinoise, ce qui rejoint l'article récemment posté par votre serviteur sur le capitalisme.

Le vent de l’histoire souffle dans le dos de la Chine et il est très probable qu’elle retrouve bientôt sa place de leader économique mondial. Sa ligne historique supérieure à 20 % du PIB global pourrait même être dépassée. Pour cela, il lui sera nécessaire de changer de modèle et de ne plus compter uniquement sur la consommation extérieure pour développer son économie. Ainsi, son véritable défi sera avant tout de mettre fin à la politique de l’Etat prédateur, qui a offert le pouvoir aux entreprises transnationales. Ces décisions seront nécessaires si la Chine souhaite conserver assez longtemps les rênes de l’économie mondiale. Analyse d’un éternel recommencement.

Historiquement, la Chine est un géant, les travaux d’Angus Maddison en attestent. Du Ier siècle après J-C jusqu’en 1820, la contribution de la Chine au produit intérieur brut (PIB) mondial a toujours été supérieure à 20 %. Sous la dynastie Qing, en 1820 précisément, elle était même de 32,9 % soit près d’un tiers de la production mondiale de richesses.

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Laurent Pinsolle lit "Les Mystères de la Gauche" de Jean-Claude Michéa

Commentaire de pablito Waal : Cela faisait un bout de temps qu'on n'avait pas parlé de Michéa ici. Si sa société de la décence des gens ordinaires est un sujet de réflexion intéressant, on peut noter quelques facilités qui confinent à l'erreur factuelle. Ainsi, dans le second article signé par Laurent Pinsolle, on trouve une référence à "l'obsolescence programmée" illustrée par la célèbre "ampoule de Livermore" et le cartel de Phébus. A propos de ces sujets, sur le site du Dr.Goulu, ingénieur depuis plus de 25 ans, on trouve ces articles (celui-là et celui-ci) forts...éclairants.
 
 

Jean-Claude Michéa fusille la gauche - par Laurent Pinsolle

Jean-Claude Michéa poursuit la déconstruction du néolibéralisme - par Laurent Pinsolle

La déconstruction du néolibéralisme n’est pas le premier objectif de ce livre de Jean-Claude Michéa. La thèse principale est d’expliquer comment ce qu’on appelle la gauche est passée d’un idéal des Lumières au capitalisme absolu. Et sur ce sujet, il se fait saignant.

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Tous enfarinés comme des boeufs ? - par Yohann Duval et Descartes

Note de Pablito Waal : je publie deux articles qui se contredisent mutuellement, sur deux blogs qui ne sont pourtant pas opposés sur l'essentiel de leurs opinions... L'ordre de publication n'est pas innocent sur l'opinion que je me fais de l'affaire, l'avis de Descartes me semblant le plus posé (comme souvent). farines.jpg

Farines animales, lasagnes de cheval : les délices néolibéraux de l'UE - par Yohann Duval

Suivez le boeuf - par Descartes

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Wendy Brown. Les habits neufs de la politique mondiale - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

http://www.lalettrevolee.net/

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Un livre lu il y a trois ans et dont je garde un excellent souvenir. La thèse principale est la suivante, en forçant le trait : il s'agit d'inviter les gauchistes à ne pas considérer que, le cadre libéral des institutions étant acquis, on pourrait se permettre d'oublier de le défendre. Car ce serait, selon elle, une grave erreur que de croire que la démocratie élective, même limitée, dans le cadre d'un état de droit, est une donnée pérenne.

Pour Wendy Brown, les progrès du néolibéralisme conduisent en effet à ne conserver de la démocratie que le mot, en la vidant de toute substance.

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Les « élites » et « l'écroulement d'un monde », selon Frédéric Lordon - par Boreas

Par Frédéric Lordon, repris sur le blog de Boreas

http://verslarevolution.hautetfort.com

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« (...) la catastrophe étant sans doute le mode historique le plus efficace de destruction des systèmes de domination, l’accumulation des erreurs des "élites" actuelles, incapables de voir que leurs "rationalités" de court terme soutiennent une gigantesque irrationalité de long terme, est cela même qui nous permet d’espérer voir ce système s’écrouler dans son ensemble.

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